Le combat pour la mémoire est le combat pour le pouvoir. Or, la tragédie d'Odessa le 2 mai 2014 reste vivante dans les mémoires. D'où l'urgence de réécrire l'histoire, de gommer les évènements, de changer leur signification. De reprendre le pouvoir. Il y a 4 ans à Odessa, des habitants de la ville furent brûlés vifs dans la Maison des Syndicats, car ils refusaient que le fascisme ne détruise leur ville. Ceux qui voulaient sauter par les fenêtres servaient de cible aux extrémistes massés autour du bâtiment. Aujourd'hui, ces mêmes extrémistes veulent organiser une Marche pour célébrer leurs héros, ceux qui ont plongé la ville et la population dans la peur et le chaos. Ce qu'ils appellent la première victoire sur le Monde russe. Aucune réaction internationale. Aucune condamnation de l'Europe qui s'effondre doucement sous le poids de ses compromis. De sa compromission.
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