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mardi 20 octobre 2015

Narychkine et la grandeur méconnue de l'aviation suisse

Swiss AF Boeing FA-18D Hornet.jpg

Hier soir, alors que l'avion du président de l'assemblée parlementaire russe, S. Narychkine, est en route pour la réunion de l'Assemblée de l'Union interparlementaire, un avion de chasse se rapproche dangereusement de lui. La Russie pensait qu'il s'agissait d'un avion de chasse français, finalement il est suisse. La Suisse qui en appelle à une procédure normale ... 

mercredi 1 juillet 2015

La Finlande interdit la Russie d'assemblée parlementaire de l'OSCE

Председатель Государственной думы России Сергей Нарышкин
S. Narychkine, visage de l'ennemi public en Europe 

Le président du Parlement russe, S. Narychkine, et l'intégralité de la délégation russe, se voient interdits de séjour en Finlande à l'occasion de la session d'été de l'assemblée parlementaire de l'OSCE en raison des sanctions prises par l'UE. Rappelons que l'OSCE est un organe indépendant de l'UE. De fait, l'UE a réussi à exclure la Russie, membre fondateur de cette organisation, sans que des sanctions supplémentaires ne soient nécessaires. Même si la décision est légalement contestable, elle reste dans la ligne directe de la politique européenne contemporaine.

mercredi 2 juillet 2014

Russie/OSCE: l'heure d'un choix stratégique est arrivée

Бенджамин Кардин

La délégation russe, dirigée par le président de la Douma S. Narychkine, a participé à la réunion de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE qui s'est tenue à Bakou du 28 juin au 2 juillet. Les résultats sont considérés comme particulièrement satisfaisants par la délégation russe: deux résolutions anti-russes ont été adoptées, un amendement proposé par la Russie demandant la mise en place de réunions ternaires Ukraine-Russie-OSCE (qui existe déjà) a été accepté, mais la Russie a quand même voté contre le texte de la résolution car il est totalement anti-russe. Un beau succès. Comme l'affirme la délégation russe sur tous les tons. Comment expliquer la crise de "psakisme" aigüe qui semble toucher de plein fouet la diplomatie russe, pourtant si efficace ces derniers temps?

mardi 2 juillet 2013

L'Académie des sciences en sursis

Voir: http://www.gazeta.ru/science/2013/07/01_a_5402737.shtml

Hier, une assemblée générale extraordinaire de l'Académie des sciences de Russie a, semble-t-il, permis de freiner l'opération d'appropriation lancée par Livanov, ministre de l'enseignement et de la recherche, qui ne s'attendait pas à la capacité de réaction d'une institution qu'il jugeait moribonde.
 
Tout le week end, les académiciens sont montés au créneau, notamment médiatique. Le message à faire passer est clair: si le gouvernement réforme l'Académie des sciences comme il entend le faire par le projet déposé, sans aucune consultation ni avec les organismes concernés, ni avec les organismes consultants sur les projets de loi, ce n'est pas une réforme, mais une mise à mort. Non seulement du système académique, mais également de la science en Russie. Telle est en substance l'idée de la résolution officielle.
 
Il faut souligner, quand même, que le Gouvernement a réussi l'exploit de faire l'unanimité contre lui, quelles que soient les tendances politiques. Même au seins des académiciens, certains ont refusé, si le projet prenait forme, d'entrer dans cette espèce d'association de chercheurs. Ce fut le cas de grands noms de la science russe, ayant une renommé mondiale, comme Valentin Roubakov ou Vladimir Zakharov. Parallèlement, certains instituts de l'Académie ont demandé au minimum la démission de Livanov, allant même jusqu'au départ du Gouvernement. Pour leur part, les communistes annonçaient la tentative de réunir le quorum permettant de lancer la procédure de mise en responsabilité du Gouvernement de la Douma.
 
Alors que l'assemblée plénière se tenait, le président de la Douma, S. Narychkine tentait déjà de calmer le jeu, sans faire perdre la face ni au ministre Livanov, ni au Gouvernement (puisque le projet est soutenu par Medvedev). Il a donc annoncé que le texte passerait en première lecture à la Douma le 3 juillet, demain, mais quant aux deux autres lectures, qui sont décisives, elles n'interviendront qu'après les vacances parlementaires, en automne. Entre temps, les académies seront consultées, il sera tenu compte du projet de réforme en cours de préparation par le nouveau président de l'Académie des sciences qui vient d'être élu, mais qui n'a pas encore été confirmé par le Président.
 
Pour sa part, ce nouveau président de l'Académie des sciences, V. Fortov, doit s'entretenir avec le Président V. Poutine et chercher une issue "pacifique" au conflit initié par Livanov, notamment par des discussions avec ce ministère.
 
Pour ne pas laisser retomber la pression, le syndicat des collaborateurs scientifiques organise des manifestations publiques. Ainsi, dans toutes les régions de Russie, doivent se tenir des réunions regroupant les collaborateurs scientifiques des académies. A Moscou, une réunion est prévue à 16h aujourd'hui en face du bâtiment du présidium de l'Académie des sciences. Par ailleurs des piquets doivent être régulièrement organisés. Ils commenceront dès demain  à 9h30 devant la Douma, où des fleurs seront individuellement déposées pour conjurer l'enterrement de la science. Comme cette "manifestation" n'a pas été convenue avec la mairie de Moscou, on verra comment elle se passera.
 
Dans tous les cas, l'Académie a gagné du temps. Avec un peu de chance et beaucoup d'énergie, cela permettra d'enterrer cette fois le projet de loi et de mener une réforme en douceur, mais en profondeur de la science en Russie.

vendredi 28 septembre 2012

Le conflit entre la Conseil de l'Europe et la Russie s'intensifie

Voir: http://izvestia.ru/news/536385

Le 1er octobre s'ouvre la session automnale de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Le monitoring concernant la Russie passant entre les mains des ministres, ce qui est un signe diplomatique assez fort, le président de la Douma, S. Narychkine, est revenu sur son intention de conduire la délégation russe lors des débats concernant la Russie. Ce qui dérange les députés européens.
Le contenu de la déclaration européenne concernant la Russie était connue de S. Narychkine. Les critiques touchent essentiellement la garantie des libertés civiles et la protection de la liberté d'opinion. Autrement dit, il va surtout s'agir d'un suivi de l'actualité. Le président de la Douma était prêt à prendre part à la discussion. Mais quand, avant même le début des débats, le niveau du monitoring de la Russie est renforcé diplomatiquement et passe au niveau des ministres, ce qui indique un mécontentement profond des parlementaires européens concernant l'exécution de ses obligations par la Russie, S. Narychkine est revenu sur ses intentions. La décision diplomatique est prise avant même le début des débats, il y a donc peu de chance qu'il s'agisse d'une réelle discussion, c'est-à-dire d'un échange d'arguments, d'une écoute des arguments de l'autre.
La réaction de A. Puchkov, à la tête du Comité de la Douma pour les relations extérieures est assez émotionnelle. Selon lui, c'est un évènement sans précédent, d'autant plus que la Russie est un des membres qui participe le plus au financement du budget du Conseil de l'Europe. Il indique également qu'aucun pays ne modifie sa législation intérieure en fonction de pressions extérieures.
Le fait que la Russie soit un des plus gros payeurs ne donne aucun passe-droit et n'est pas ici un argument. Il ne s'agit pas de la possibilité d'acheter un statut spécial. De même, la Russie étant membre du Conseil de l'Europe, elle a accepté de prendre en compte au niveau de la législation et de son application les règles de droit européen et les valeurs européennes, qu'elle partage.
En revanche, l'acharnement improductif contre la Russie de la part des instances européennes fait réfléchir. Il est évident que la démarche européenne n'est pas sans arrière pensée. Et l'Europe sort de sa compétence quand elle veut intervenir dans des affaires concrètes, comme Pussy Riot. Ces derniers temps l'Europe a largement développé des déclarations politiques très critiques envers la Russie, ce qui n'a eu absolument aucun effet positif sur l'évolution de la législation et de son application dans le pays. Ne serait-il pas temps de changer de tactique, si le but est réellement celui affiché, à savoir la diffusion des valeurs européennes "classiques"? Parce que le chemin suivi ne sert qu'à provoquer une crispation de la Russie, qui, à l'inverse des pays européens, est encore en mesure de défendre sa souveraineté.

jeudi 15 mars 2012

La Douma deviendrait-elle un lieu de discussion?

Сергей Нарышкин объявил дискуссии открытыми
Спикер призвал Госдуму работать по-новому


Hier, 14 mars, le nouveau président de la Douma, chambre basse du Parlement, a présenté sa nouvelle vision de la "politique maison". Dialogue, respect des points de vue et ouverture.

Selon S. Narychkine, les résultats auxquels peut prétendre la 6e Douma "vont dépendre de la capacité des différentes forces politiques au dialogue". En ce sens, "le rôle et l'autorité de la Douma dans le système des organes du pouvoir démocratique doivent augmenter". Pour cela, "la Douma doit être considérée dans la société comme une autorité en matière de dialogue compétent et respecteux sur toutes les questions de bases". Selon ses paroles, "dans un contexte politico-social radicalement différent, la production normative sera un facteur déterminant d'évolution". C'est pourquoi il est important "de défendre son point de vue dans un dialogue au maximum ouvert avec les représentants de différents courants politiques".

Le président de la Douma a porté une attention particulière au principe de séparation des pouvoirs, selon lequel "la Douma doit prendre en toute indépendance les décisions ressortant de sa sphère de compétence". Toutefois, "cela ne doit pas conduire à un conflit entre les branches de pouvoirs". C'est pourquoi, il invite les députés "à se débarrasser des faux stéréotypes hérités des débuts du parlementarisme russe". A la place de cela, S. narychkine préconise d'utiliser avec plus d'efficacité le mécanisme des auditions parlementaires.

Si ce discours a fait l'unanimité, l'opposition reste sur ses gardes. Rappelant que ces préconisations au discours et à l'ouverture doivent surtout être adressées à Edinaya rossiya, qui a toujours l'habitude de décider seule, d'écarter les projets de lois des autres partis sans explication et de ne pas permettre aux autres fractions d'influer sur la prise de décision. D'autres rappelleront aussi que beaucoup de jolis discours ont résonné dans les murs de la Douma sans que rien ne change derrière.

La baisse des résultats électoraux du parti Edinaya rossiya, les mouvements citoyens entre les deux élections ouvrent une nouvelle voie. Celle de la mise en place d'un réel parlementarisme équilibré. Le parti du pouvoir doit comprendre que le temps n'est plus à la gestion autocratique des questions sociales et politiques, mais réellement au dialogue. Ce qui n'implique pas seulement de laisser parler les gens, mais de prendre en compte leur parole.

jeudi 15 décembre 2011

B. Gryzlov quitte la Douma: Edinaya Rossiya doit donner l'illusion d'un changement

Борис Грызлов больше не будет спикером Государственной думы


Après huit années à la tête de la Douma, Boris Gryzlov renonce à ce poste et refuse son mandat de député. Qui le remplacera? Pour l'instant la situation n'est pas claire, les candidats ne se pressent pas.

Le 14 décembre, B. Gryzlov a déclaré qu'après deux mandats consécutifs à la tête de la Douma il quittait ce poste et ne prenait pas son mandat de député, mais restait dans l'appareil de direction d'Edinaya Rossiya.

Les candidats pour le remplacer ne sont pas nombreux, certaines sources à la Douma ou à l'Administration présidentielle avancent les noms de Alexandre Joukov ou de Sergueï Narychkine. Mais rien n'est encore confirmé.

La question est d'autant plus sensible que si Gryzlov a pu diriger une Douma où Edinaya Rossiya avait la majorité constitutionnelle, donc dans une période de tranquilité politique totale, la nouvelle configuration politique, qui ne donne que la majorité simple à Edinaya Rossiya, va obliger le nouveau président à négocier avec l'opposition.

Les manifestations post-électorales n'y sont pas non plus rien. Le pouvoir doit donner l'image d'un changement, d'une prise en considération des revendications populaires. Or, la seule idée qui ait été accolée à Gryzlov en huit année, est celle que le Parlement n'est pas un lieu de discussion. Cette position doit être radicalement modifiée pour calmer le bon peuple.

Pour l'instant, le pouvoir ne sait pas encore comment concrètement réagir, qui nommer. D'autant plus que tous les postes avaient depuis longtemps été répartis, bien avant les élections, et les derniers évènement obligent à une nouvelle répartition des cartes.

vendredi 28 octobre 2011

Youri Loujkov veut défendre sa réputation devant la justice

Юрий Лужков подал в суд на Сергея Нарышкина
Кремль советует бывшему мэру не увязывать дело с политикой


L'ancien maire de Moscou, Youri Loujkov, a été appelé comme témoin dans l'affaire de la banque de Moscou. Selon le porte-parole du Kremlin, N. Timochenko, cette affaire n'a rien de politique, il est même amusant et stupide de parler du caractère politique des actions de l'ancien maire de Moscou, c'est simplement une affaire de corruption. Y. Loujkov ne l'apprécie pas de la même manière et a déposé un recours devant la justice contre le chef de l'Administration présidentielle S. Narychkine, pour défendre son honneur. Il demande une compensation morale d'un million de roubles.

En effet, S. Narychkine avait déclaré dans les médias que la démission de ses fonctions de Youri Loujkov était due à l'inefficacité de la gestion de la ville de Moscou et au niveau inacceptable de corruption dans la ville entretenu par lui et son entourage.

Au journal Izvestia, Loujkov répond que, en ce qui concerne l'efficacité de la gestion de la ville, c'est aux moscovites d'apprécier et non à l'administration présidentielle. Or, il a plusieurs fois été réélu dans des élections ouvertes à la concurrence et jusqu'au jour de sa démission des fonctions, le pouvoir ne lui a jamais fait une seule remarque quant à la gestion de la ville, il a même été décoré par Medvedev pour son activité.

Quant à Elena Batourina, l'épouse de Y. Loujkov, elle déclare être prête à recourir également en justice contre les propos de S. Narychkine, qui doit soit prouver ce qu'il avance, soit démissionner et s'excuser publiquement. ce qu'elle n'attend évidemment pas de se part.

Il faut toutefois rappeler que la déclaration de S. Narychkine a été faite le lendemain de l'interview de Loujkov sur radio Svoboda où il critiquait vertement l'action de Medvedev. Il a par ailleurs précisé sur TV Dojd ("Дождь") que c'est justement le lendemain de sa déclaration qu'il a été appelé à comparaître comme témoin dans l'affaire de la banque de Moscou.

L'équipe et l'entourage de Loujkov étaient ils impliqués dans des shémas de corruption ou de détournements de fonds? Les moscovites ont peu de doutes à ce sujet. Mais il est vrai que ce n'est pas une raison suffisante pour attaquer la réputation d'un homme - sans avancer de preuves. Problème: le pouvoir était au courant depuis longtemps des activités de Loujkov et de son entourage, pourquoi tout à coup réagir et n'avancer aucune preuve? Le shéma impliquerait-il trop de personnes?

Autre fait intéressant: le pouvoir est à ce point décridibilisé que toute action pour lutter contre la corruption prend une dimension politique. C'est peut être vrai. Peut être pas. Mais systématiquement le doute apparaît. Ce qui entrave encore l'efficacité des actions menées dans ce domaine.

Peut être aussi parce que la lutte contre la corruption n'a pas une dimension systémique, mais beaucoup trop personnelle.