La politique extérieure de cette étrange institution qu'est l'Union européenne, si l'on peut qualifier ainsi les voyages de certains de ses membres et représentants, soulève de plus en plus de questions. Après l'arrivée, aussi furtive que médiatisée, de cinq députés européens à la frontière vénézuélienne apportant leur soutien au mouvement atlantiste visant à destituer le "méchant" Maduro (qui garde trop la main sur le pétrole), c'est Donald Tusk qui débarque en Ukraine, soutenir le "gentil" Poroshenko dans sa difficile campagne présidentielle. Vision manichéenne et retravaillée du monde en fonction d'intérêts à court terme. Nous y sommes habitués. Mais lorsque Donald Tusk termine son discours devant le Parlement par le salut des nazis de l'UPA, "Slava Ukraine!", à quoi il lui a été répondu dans la bonne vieille tradition des années 40 "Gueroiam Slava", l'on s'inquiète. "Gloire à l'Ukraine! Gloire aux héros", c'est le salut officiel des groupes pro-nazis ukrainiens UNA-UPA, lors de la Seconde Guerre mondiale.
Nous aimerions donc beaucoup savoir si cette reconnaissance du nazisme est la position officielle de l'Union européenne ou s'il s'agit uniquement de la position de Donald Tusk. Les élections européennes approchent, la question de la participation, et donc de la légitimation, de cette structure doit être posée.

