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mercredi 16 mai 2018

Russie: Structure du nouveau Gouvernement et virage anti-néolibéral?



Hier le 15 mai, le président russe Vladimir Poutine a adopté un oukase (décret présidentiel) posant la structure du Gouvernement, qui laisse soupçonner un intéressant virage idéologique. En effet, certains fétiches de l'idéologie néolibérale, essentiellement l'enseignement, semblent remis en cause pour aller vers une politique plus détachée des recommandations internationales, dont nous voyons les effets dévastateurs en France. La Russie prend-elle un virage idéologique anti-néolibéral?

mardi 21 mars 2017

L'Académie des sciences russe continue à se battre

V. Fortov, président de l'Académie des sciences de Russie


La réforme de 2013 de l'Académie des sciences de Russie continue à porter ses fruits. Maintenant, même élire son président devient de facto impossible. Ou comment l'Académie des sciences risque de perdre le peu d'indépendance qui lui reste.

jeudi 24 novembre 2016

V. Poutine demande aux Tartuffes de faire leur choix: la carrière administrative ou scientifique



Hier fut l'une des rares fois où regarder le journal du soir provoque un intense sentiment de satisfaction. Sentiment tellement sincère et profond que je ne peux pas m'empêcher de le partager. Même s'il ne s'agit certainement pas de l'information la plus importante, elle est particulièrement significative: V. Poutine demande, avec une ironie à peine voilée, au président de l'Académie des sciences de Russie si les hauts fonctionnaires et gouverneurs qui ont été élus au rang d'Immortels sont à ce point indispensables pour le développement de la science. Et ... panique à bord. Quel plaisir de voir les Tartuffes de la science remis à leur place de carriéristes à l'égo surdimensionné.

mardi 29 octobre 2013

Les dangers pour l'Académie des sciences se précisent et se confirment

Voir: http://www.kommersant.ru/doc/2330721
http://www.kommersant.ru/doc/2327614

D. Medvedev vient de signer les statuts de l'Agence fédérale qui va gérer les finances de l'Académie des sciences et dont dépendent les instituts de recherche. Tant la nomination de son directeur, que la disparition de certaines dispositions importantes ne présagent rien de bon pour l'avenir de cette institution historique.
 
L'Académie des sciences, fondée par Pierre le Grand, qui a traversé les révolutions, les guerres, les changements d'idéologie, semble difficilement survivre à la vision libérale concurrentielle tous azimuts qui envahie aussi la science en Russie.
 
Il faut être efficace. Donc, le Gouvernement créé une Agence qui va libérer du poids de la gestion les Académiciens, qui va déterminer quelles orientations doivent être financées, donc qui va déterminer ces mêmes orientations. Et, pour la diriger, un (très) jeune homme, financier, dynamique, qui a une bonne mémoire dit-on, un jeune homme qui semble très doué pour faire rapidement carrière est nommé. Il s'agit de Mikhail Kotiukov, vice-ministre des finances, 37 ans, qui n'a aucun expérience de la science. Il est porté par son mentor, l'ancien gouverneur de la région de Krasnoïarsk, qui l'a amené avec lui a Moscou lorsqu'il est entré au Gouvernement. Ce jeune homme ira loin, si le système de valeurs ne change pas, ne se rétablie pas. Donc celui qui ne connaît l'enseignement supérieur et la recherche que pour avoir été assis sur les bancs de la fac pourra diriger l'Agence qui va faire la pluie et le beau temps d'une institution qui marque l'histoire de toute la science russe.
 
Mais, la jeunesse et le manque d'expérience n'est pas forcément un signe d'incompétence. C'est vrai. Toutefois la peur de la confrontation avec les représentants du système en est un, de signe d'incompétence. Et ici l'on remarque la mystérieuse disparition dans les statuts de l'Agence des dispositions concernant le Conseil scientifique qui devait co-diriger cette fameuse Agence. Surprenant? Hélas, non pas vraiment. Il devait être composé à égalité de scientifiques nommés par le Président, par l'Académie des sciences, par l'assemblée générale de l'Académie et de chercheurs de l'Académie. Ce Conseil scientifique était alors considéré comme l'organe directeur principal de l'Agence. Dans la version définitive du texte signée par le Premier Ministre, il est simplement fait allusion a la possibilité de créer des organes consultatifs (experts, conseils ...). Et la composition sera prise en charge par le directeur de l'Agence. Un Conseil scientifique pourrait voir le jour, mais son statut sera discuté à part. Ce qui laisse que peu d'espoir pour la composition d'un organe indépendant et compétent.
 
Bref, l'Académie des sciences vient de perdre son indépendance de manière définitive. Elle est tombée entre les mains d'un jeune vice-ministre des finances de 37 ans qui ne la connait que par les chiffres. Et l'on peut s'interroger sur l'intérêt réel que peut présenter pour ce Gouvernement le développement de l'Académie des sciences. Beaucoup se sont déjà (et personnellement) investis dans le projet Skolkovo, devant sauver l'honneur de la Russie en matière d'innovation. Ils auraient pu beaucoup plus simplement relancer cette branche dans l'Académie, le projet eut été plus institutionnel, moins personnel et peut être moins fructueux, vus les scandales à répétition. Mais non, un autre choix a été fait. Et la réforme de l'Académie des sciences doit s'analyser au regard de ce facteur.  Les représentants de cette idéologie n'ont pas intérêt à aider l'Académie des sciences à se réformer pour renforcer son efficacité. Triste jour ...

vendredi 5 juillet 2013

Les députés votent la réforme de l'Académie des sciences et non sa liquidation

Voir: http://www.gazeta.ru/science/news/2013/07/05/n_3019733.shtml
http://izvestia.ru/news/553157

Aujourd'hui, en deuxième lecture, les députés ont adopté le texte remanié de la réforme de l'Académie des sciences. Et cette fois, il s'agit bien d'une réforme. Ce qui provoque l'énervement de Livanov.
 
En 24 heures, l'Administration présidentielle, en collaboration avec les académiciens et la Douma, a totalement remanié le projet de loi sur l'Académie des sciences, qui garde peu de traits communs avec le précédent.
 
Alors que Livanov, dans un interview au jouranl Izvestia, vient finalement de lire le projet et confirme bien sa volonté de créer un "club" de scientifiques-experts au service du pouvoir, le texte adopté renverse totalement la logique.
 
Le statut de l'Académie des sciences ne sera pas modifié, il restera celui d'un établissement public et les trois institutions resteront indépendantes les unes des autres. Le lien entre les académiciens et les instituts de recherche ne sera pas coupé, ce qui permettra de ne pas transformer les académiciens en "experts de poche". En revanche, le statut de membre-correspondant n'existera plus, il n'y aura que des académiciens et les biens seront gérés par une structure, mais dont la composition devrait être déterminée par les académiciens.
 
Bref, l'Académie est sauvée, Livanov est démenti, mais ça, c'est secondaire. L'important est que les académiciens aient pu faire front contre la volonté d'assujettissement de bureaucrates affamés et incompétents. Et, faisant d'une pierre deux coup, de réelles réformes peuvent être lancées. Pour plus de détails, il faudra attendre l'adoption du texte définitif à l'automne.

jeudi 4 juillet 2013

Quelqu'un prend-il connaissance des projets de loi avant de les voter? Livanov lève le doute...

Voir: http://izvestia.ru/news/553076

Ce qu'il est convenu d'appeler "la réforme" de l'Académie des sciences continue à provoquer de nouveaux scandales.
 
Alors que le ministre de l'enseignement et de la recherche met en oeuvre la transformation de l'Académie des sciences en une sorte de club à disposition du pouvoir, que V. Poutine refuse de décaler le vote du projet de loi, que le texte est adopté dans une mise en scène parlementaire en première lecture (donc sur la conception générale), que la deuxième lecture (accords sur les mécanismes du projets de loi) - contrairement aux garanties données par le président de le Douma Narychkine - aura lieu demain, donc sans tenir compte des propositions des académiciens eux-mêmes et que seule la troisième lecture (cosmétique linguistique) sera repoussée en septembre, dans ce contexte de passage en force, Livanov fait preuve d'une pleutrerie indicible.
 
Finalement, pour éviter les coups, il déclare aux journalistes n'avoir pas totalement lu  le projet de loi ... Oui, il en a formulé la conception, mais ce n'est pas lui qui l'a écrit ... et pas réellement lu non plus. On se croirait dans un bac à sable: ce n'est pas moi monsieur, j'étais même pas au courant... Minable.
 
La réaction n'est pas toujours mieux. Le vice-président du comité de la Douma pour l'enseignement se révolte, mais il aurait mieux fait de se taire. Selon lui, c'est compréhensible quand des députés ne lisent pas les lois, mais les ministres, ah non, c'est inadmissible!
 
Donc si j'ai bien compris, ceux qui déposent les projets de loi ne les lisent pas et ceux qui les votent non plus. Intéressant. Qui s'en occupe alors? S'ils sont trop occupés pour cela, il serait peut être temps de les remplacer par des personnes qui ont le sens de l'intérêt public?
 
Si la Maison blanche (gouvernement) et le Kremlin (administration présidentielle) trouvent de telles déclarations - pas l'acte lui-même, mais le fait de le prononcer publiquement - inadmissibles, selon des députés Edinaya Rossiya, Livanov ne risque rien pour quelques paroles.
 
Donc tout va bien. Le projet sera adopté et peu importe les dispositions concernant l'organisation du travail des scientifiques, le plus important est que le patrimoine des académies passe entre les bonnes mains. Et là, pas d'inquiétude, ces dispositions ont parfaitement été lues par les intéressés. Le reste, et bien on verra.

mardi 2 juillet 2013

L'Académie des sciences en sursis

Voir: http://www.gazeta.ru/science/2013/07/01_a_5402737.shtml

Hier, une assemblée générale extraordinaire de l'Académie des sciences de Russie a, semble-t-il, permis de freiner l'opération d'appropriation lancée par Livanov, ministre de l'enseignement et de la recherche, qui ne s'attendait pas à la capacité de réaction d'une institution qu'il jugeait moribonde.
 
Tout le week end, les académiciens sont montés au créneau, notamment médiatique. Le message à faire passer est clair: si le gouvernement réforme l'Académie des sciences comme il entend le faire par le projet déposé, sans aucune consultation ni avec les organismes concernés, ni avec les organismes consultants sur les projets de loi, ce n'est pas une réforme, mais une mise à mort. Non seulement du système académique, mais également de la science en Russie. Telle est en substance l'idée de la résolution officielle.
 
Il faut souligner, quand même, que le Gouvernement a réussi l'exploit de faire l'unanimité contre lui, quelles que soient les tendances politiques. Même au seins des académiciens, certains ont refusé, si le projet prenait forme, d'entrer dans cette espèce d'association de chercheurs. Ce fut le cas de grands noms de la science russe, ayant une renommé mondiale, comme Valentin Roubakov ou Vladimir Zakharov. Parallèlement, certains instituts de l'Académie ont demandé au minimum la démission de Livanov, allant même jusqu'au départ du Gouvernement. Pour leur part, les communistes annonçaient la tentative de réunir le quorum permettant de lancer la procédure de mise en responsabilité du Gouvernement de la Douma.
 
Alors que l'assemblée plénière se tenait, le président de la Douma, S. Narychkine tentait déjà de calmer le jeu, sans faire perdre la face ni au ministre Livanov, ni au Gouvernement (puisque le projet est soutenu par Medvedev). Il a donc annoncé que le texte passerait en première lecture à la Douma le 3 juillet, demain, mais quant aux deux autres lectures, qui sont décisives, elles n'interviendront qu'après les vacances parlementaires, en automne. Entre temps, les académies seront consultées, il sera tenu compte du projet de réforme en cours de préparation par le nouveau président de l'Académie des sciences qui vient d'être élu, mais qui n'a pas encore été confirmé par le Président.
 
Pour sa part, ce nouveau président de l'Académie des sciences, V. Fortov, doit s'entretenir avec le Président V. Poutine et chercher une issue "pacifique" au conflit initié par Livanov, notamment par des discussions avec ce ministère.
 
Pour ne pas laisser retomber la pression, le syndicat des collaborateurs scientifiques organise des manifestations publiques. Ainsi, dans toutes les régions de Russie, doivent se tenir des réunions regroupant les collaborateurs scientifiques des académies. A Moscou, une réunion est prévue à 16h aujourd'hui en face du bâtiment du présidium de l'Académie des sciences. Par ailleurs des piquets doivent être régulièrement organisés. Ils commenceront dès demain  à 9h30 devant la Douma, où des fleurs seront individuellement déposées pour conjurer l'enterrement de la science. Comme cette "manifestation" n'a pas été convenue avec la mairie de Moscou, on verra comment elle se passera.
 
Dans tous les cas, l'Académie a gagné du temps. Avec un peu de chance et beaucoup d'énergie, cela permettra d'enterrer cette fois le projet de loi et de mener une réforme en douceur, mais en profondeur de la science en Russie.

vendredi 28 juin 2013

Corporate raid du Gouvernement sur le système de l'Académie des sciences de Russie

Voir: http://izvestia.ru/news/552742
http://www.tvc.ru/ShowNews.aspx?id=1b5ad18b-dea1-4136-b43d-a42d7ef62b65

L'histoire de l'Académie des sciences de Russie remonte à Pierre le Grand. Par oukase du 28 janvier (8 février) 1724, il créé l'Académie des sciences de St Petersbourg. C'est alors la première Académie scientifique russe fondée sur le modèle européen. En 1917, elle prend le nom d'Académie des sciences de Russie et après la révolution d'Octobre elle devient l'Académie des sciences de l'URSS. Elle a survécu à tous les régimes, à toutes les révolutions. Mais elle ne pourra pas survivre à l'ambition stérile du Gouvernement Medvedev, à leur pseudo-libéralisme infantile, à la vanité d'un ministre de la recherche et de l'enseignement, Livanov, lui-même touché par des scandales de détournements de fonds publics lorsqu'il fut recteur et dont l'enquête est en cours. Hier, Medvedev et Livanov triomphaient en annonçant la fin de l'Académie, cette institution d'un autre temps. Annonce faite juste après l'élection de son nouveau président (qui doit encore être confirmé par le Président Poutine), juste avant les vacances universitaires d'été, juste avant les vacances parlementaires, forçant les députés à adopter la loi dans l'urgence avant de partir.
 
C'est un raid du Gouvernement sur l'Aacadémie. Avant d'en chercher les raisons possibles et les implications politiques, voyons en quoi cela consiste.
 
Le système de l'Académie des sciences est composé de cinq établissements publics d'enseignement et de recherche, l'Académie des sciences, l'Académie de la médecine, l'Académie de l'agriculture (les Académie de l'ingénieurie de la construction et celle des arts ne seront pas touchées). Ces trois établissements publics vont être dissous et fondu, non pas sous le statut d'établissement public, mais sous une forme d'association publique. Actuellement, les membres se divisent en académiciens et en membres correspondants, qui eux sont beaucoup plus nombreux. Avec la réforme on ne compera que des académiciens, qui toucheront jusqu'à ce que mort s'en suivent 100 000 roubles par mois, mais en contre partie, il sera interdit de faire entrer de nouveaux membres pendant trois ans.
 
Ca, c'est la première manière de tuer le système. Par ces mécanismes, il est institué une espèce de Club veillissant pour immortels scientifiques. Dont la composition est figée, avant qu'elle ne perde tout intérêt. Pour comprendre l'ampleur du désastre, il faut savoir que, uniquement pour l'Académie des sciences, cela entraîne la mort lente de plus de 500 instituts de recherche, coupe la respiration à plus de 55 000 chercheurs (dont aujourd'hui 500 académiciens et 746 membres correspondants).
 
Le second coup est porté à l'autonomie de cette institution, autonomie qui n'avait même pas été remise en cause sous la période soviétique. Ce nouveau Club va devoir s'occuper uniquement de la science, donc il sera "déchargé" de tout ce qui concerne la gestion. Et le patrimoine en jeu est colossale, des bâtiments et des terrains extrêmement biens situés, trop bien peut être... Donc pour ne pas déranger ces pauvres professeurs Tournesol, une Agence rattachée soit directement au Gouvernement, soit au ministère de l'enseignement et de la recherche va être créée. Elle va gérer tout ce patrimoine, ainsi que la question du financement des recherches de cette Académie dépecée. Non seulement il s'agit d'une expropriation de facto, mais en plus ils n'auront plus la maîtrise de leur ordre du jour scientifique. Cela va passer entre les mains du Gouvernement. Double bénéfice pour celui-ci.
 
Mais d'où vient cet acharnement? Rappelons-nous que Livanov avait commencer à entrer en conflit avec l'Académie. Finalement, V. Poutine et des parlementaires avaient pris le parti de l'Académie et l'affaire en était restée là. L'élection du nouveau président de l'institution avait été organisée, avec beaucoup d'effervescence et de débats. Finalement, un homme plus jeune (vue la moyenne d'âge des académiciens) a été élu, avec la volonté de rajeunir l'institution, de la dynamiser, de la moderniser intelligemment. De l'intérieur, en profondeur et en douceur. Il n'en aura pas eu le temps. Pourquoi?
 
L'attaque contre l'enseignement devient un enjeu de pouvoir, qui dépasse les frontières. Il faut réformer, rénover, tout ce système continental qui semblerait défaillant au regard de critères qu'il ne maîtrise pas (raiting, listes des revues très localisées. etc). L'attaque par l'opposition politique n'a pas marché, il n'y a pas de soutien de la population. L'attaque par le judiciaire vient de tourner court avec la réforme annoncée. Il faut réagir. Reste la science. La science qui est la pierre angulaire du développement possible de toute société développée. La science qui fut de tout temps l'emblême de la Russie. Il faut la destabiliser avec la slogan de la modernisation, qui en soi-même ne signifie rien.
 
Politiquement, cela montre s'il en est encore besoin, une cristallisation du conflit entre les deux clans politiques réels en Russie, national contre mondialiste. National et non nationaliste, j'insiste. Mondialiste et non réformiste, puisque le clan national aussi réforme.
 
Et là on s'interroge sur le silence de V. Poutine. Il devrait destituer le Gouvernement pour mettre ses actes en conformité avec ses paroles. Mais en a-t-il la force? Et surtout en a-t-il la volonté? Oui, ce n'est pas le meilleur moment. Les élections de Moscou se préparent. La réforme de la justice est enfin en marche. Mais il ne peut continuer à jouer sur les deux tableaux. Il doit entrer en politique. Car, sinon, seulement deux explications sont possibles: 1) Malgrè ses discours, l'implication du bisness est trop forte dans les milieux de pouvoir pour qu'il puisse réagir. Mais dans ce cas ces grands discours sur le patriotisme économique doivent se compléter par des actes de patriotisme politique qui peuvent faire mal au porte-monnaie. Sinon, ce n'est que de l'hypocrisie. 2) Il est politiquement trop faible, soit objectivement, soit il n'en a finalement pas la carrure. Dans ces deux cas, de toute manière, un Président, surtout en temps de crises politiques décisives, n'a pas le droit d'être faible.
 
Son silence et son inaction, pour l'instant conduisent à se poser des questions qui ne présagent rien de bon pour l'avenir politique de la Russie.