L'odieuse arrestation du rédacteur en chef de RIA Novosti Ukraine, Kirill Vyshinsky et le silence qui entoure cette violation inacceptable des valeurs démocratiques dans la presse internationale montrent, s'il en est encore besoin, à quel point l'Occident a l'indignation sélective. Car ici un journaliste est arrêté en raison de ses articles, de ses publications dans les réseaux sociaux. Et aucune condamnation ferme de la communauté internationale, des milieux journalistiques. Mesdames et Messieurs les journalistes, avez-vous à ce point intégré la servitude qu'il vous soit devenu impossible d'envisager la liberté d'expression en dehors des opinions "qu'il se doit" de défendre?
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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vendredi 18 mai 2018
mardi 15 novembre 2016
Russie: Le ministre de l'économie interpellé pour corruption dans la privatisation de Bachneft
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| A. Oulioukaïev, ministre de l'économie et du développement russe |
Le ministre russe de l'économie et du développement vient d'être interpellé et est en ce moment interrogé par le Comité d'enquète pour flagrant délit de corruption: il est accusé d'avoir extorqué sous la menace 2 millions $ aux dirigeants de Rosneft afin de donner son accord à la privatisation de Bachneft. L'on se souviendra de ses grands discours sur ce fameux "climat d'investissement", les lois du marché et autres slogans contemporains. S'il a pu faire cela avec Rosneft, c'est-à-dire I. Sechin, imaginons ce qui a pu se passer avec des hommes d'affaires ayant moins de carrure politique ... Mais le couperet est tombé et tous les politiques de répéter en coeur: tous égaux devant la loi. Les temps ont changé, la Russie d'aujourd'hui ne peut pas se permettre ce genre d'individus.
mercredi 7 septembre 2016
Ce blogueur russe qui n'a pas été arrêté pour une chasse aux Pokemons

Les médias versent des larmes de crocodiles pour ce pauvre blogueur russe arrêté parce qu'il chassait le Pokemon dans une église. Sauf qu'il n'est pas un simple "blogueur", qu'il n'a pas été arrêté en raison de la chasse au Pokémon et que ça ne s'est pas passé dans l'église.
lundi 27 juin 2016
Le gouverneur Belykh arrêté pour corruption: le clan libéral s'insurge
Après les gouverneurs des régions de Sakhaline et des Komis, c'est au tour du gouverneur de la région de Kirov, Nikita Belykh, d'être arrêté pour corruption, trosième gouverneur en moins d'un an. Pour autant, cette fois-ci, la lutte contre la corruption ne plait ni aux libéraux, ni à Transparency International. J'oubliais de préciser: Nikita Belykh était un des dirigeants du parti très libéral Les Forces de Droites (SPS). Il semblerait que ça change tout ... Du coup, il ne peut plus être question de corruption.
vendredi 14 août 2015
Affaire I. Markov : la justice italienne doit-elle aider le pouvoir ukrainien à se débarrasser de ses opposants
Igor Markov, ancien député à la Rada ukrainienne, ancien prisionnier politique, passé dans l'opposition au pouvoir ukrainien actuel, un des fondateurs du Comité de salut ukrainien, vient d'être arrêté en Italie sur demande du bureau d'Interpol de Kiev ... pour des faits qui ont amené le pouvoir politique actuel à le libérer comme prisionnier politique après le coup d'Etat. La justice ukrainienne va se trouver face à un dilemne - ou à une opération comptable - combien coûte l'indépendance?
mardi 29 avril 2014
L'UE financerait des camps de détention en Ukraine
Voir: http://itar-tass.com/politika/1153468
http://uralpress.ru/news/2014/04/24/na-ukraine-nachato-stroitelstvo-konclagerey-dlya-oppozicionerov-yugo-vostoka

Photo d'un de ces camps ukrainiens de détention actuellement en construction
http://uralpress.ru/news/2014/04/24/na-ukraine-nachato-stroitelstvo-konclagerey-dlya-oppozicionerov-yugo-vostoka

Photo d'un de ces camps ukrainiens de détention actuellement en construction
Le ministère des affaires étrangères russe est particulièrement inquiet de la violation systématique des droits de l'homme en Ukraine, notamment concernant l'intimidation et l'arrestation de nombreux opposants venant du Sud Est de l'Ukraine, de l'enlèvement et des mauvais traitements subis par des élus populaires comme P. Gubarev (gouverneur populaire), par l'absence de contrôle sur la circulation des armes ayant conduit notamment à l'attentat contre le Maire de Kharkov G. Kernes qui se trouve à l'hôpital entre la vie et la mort après avoir reçu une balle près du coeur. Et tout ça sous les yeux des missions de l'OSCE, qui prennent des notes et ne font rien, qui couvrent des officiers militaires de l'OTAN oeuvrant sous faux mandat de l'OSCE. Et tout ça alors que non seulement il n'est pas question de désarmer le Secteur droit, mais les oligarques commencent à constituer des armées privées.
Et dans ce contexte particulièrement tendu, qui ressemble de plus en plus à une course pour écraser toute opposition possible, processus largement soutenu par les déclarations politiques américaines, l'UE vient en aide aux Etats Unis pour faire le sale travail. On se souvient de l'annonce des prisons de la CIA sur le territoire européen, et nombreux sont ceux qui alors criaient aux délires des partisans de la théorie du complot. Donc ne crions pas trop vite aujourd'hui.
Il semblerait que, sans avoir tirer les leçons d'un passé que la société moderne ne veut plus voir ni connaître mais réécrire, les mêmes erreurs soient à nouveau reproduites. L'UE finance la construction de camps de détention en Ukraine pour officiellement recueillir les étrangers en situation irrégulière venant d'Afrique et des pays arabes. Il s'agit de baraquements dans le même style que ceux des camps de concentration nazis, d'une capacité d'accueil largement supérieure au taux d'immigration en Ukraine.
La construction de ces bâtiments s'accélère et doit être finie pour juin 2014. La Russie a peur que ces bâtiments ne servent à cacher de la face du monde ces hordes de citoyens de seconde zone venant du Sud-est, ces opposants et autres individus qui ne soutiennent pas la cause et l'idéologie du gouvernement de Kiev. L'accélération des arrestations, des enlèvements, des intimidations contre les opposants, l'ouvertures de fausses affaires pénales contre les candidats, la condamnation expresse des victimes des radicaux et non des auteurs des actes, ne permettront pas l'organisation de réels procès. La farce judiciaire peut fonctionner contre quelques individus, mais quand la répression est massive, cela risquerait de soulever des questions dérangeantes, auxquelles même les portes-paroles américains auront du mal à répondre et à convaincre. Donc, il risque de falloir cacher ce que l'on ne peut justifier.
Les Etats Unis ont l'habitude de ces politiques, l'UE a l'habitude de se taire et d'obéir dans ces affaires, donc finalement ce qui se construit en Ukraine est malheuresement tout à fait plausible. Tout est possible quand la loi du silence règne.
vendredi 25 avril 2014
Journalisme: le prix du silence en Ukraine, le prix du sang
Voir: http://www.vesti.ru/doc.html?id=1513982
http://www.vesti.ru/videos?vid=594242

"Presse"
http://www.vesti.ru/videos?vid=594242

"Presse"
Les chars, les hélicoptères de guerre et l'armée ukrainienne attaquent et encerclent la ville de Slaviansk, on y compte déjà des morts - des civils sans armes; des snippers commencent à semer le trouble selon un scénario que l'on a déjà vu à Odessa; des soldats américains sont débarqués en Pologne et dans les pays baltes (?) et la Russie active des mouvements d'entraînements aux frontières ukrainiennes; la valse des dirigeants américains apportant les cartes de l'OTAN fait couler le sang à l'Est et Obama envisage de prendre des mesures directes contre Poutine.
Bref, pour ceux qui avaient encore un doute, non le monde n'est pas devenu fou, les dirigeants perdent simplement le sens des réalités car ils ont perdu toute responsabilité. A côté de l'armée officielle, des armées non officielles voient le jour et se substituent à l'Etat, les oligarques ukrainiens, au lieu d'investir dans l'économie nationale, lancent chacun leur armée privée et, contrairement à l'armée étatique, paient grassement les soldats. Si cela ne suffit pas, il y a toujours les contractuels étrangers que ces mêmes oligarques annoncent employer pour rétablir l'ordre en Ukraine, ces "soldats" n'ayant aucun risque de pactiser avec une population qu'ils ne comprennent pas.
Dans ce contexte, la politique de Kiev envers les journalistes est claire comme de l'eau de roche: à aucun prix l'information ne doit passer. Et la chasse aux journalistes russes s'intensifie: tout russe étant un espion potentiel.
Hier, des journalistes russes de NTV sont arrêtés. Selon les services de sécurité ukrainiens (SBU), ils tentaient de filmer des lieux stratégiques. Ils ont donc été arrêtés et son considérés comme des espions, comme l'affirment ces services. La preuve en est: lors du tournage, ils utilisaient des appareils camouflés. Voilà, chers concitoyens, votre conscience sera sauve, ce sont bien des espions, des russes.
Il faut dire aussi qu'une réelle chasse à l'espion russe est lancée en Ukraine, sur initiative de ces mêmes oligarques. Selon le cas, vous pouvez toucher jusqu'à 5000 dollars pour remise d'un espion terroriste russe, ce qui est synonyme, et si vous ramener son arme, on vous paie aussi.
Aujourd'hui, des journalistes, toujours russes mais l'OSCE vous dirait que c'est pure coïncidence, de la chaîne russe Life News ont également été arrêtés. Ils furent déportés car, je cite, leur présence sur le territoire de l'Ukraine présente un danger pour son intégrité territoriale et sa sécurité. Quand on vous disait que la parole est une arme, il ne fallait quand même pas prendre l'expression au pied de la lettre...
En d'autres termes, il faut que le pouvoir de Kiev puisse sans trop de bruits et d'images qui risqueraient de finir par passer à l'Ouest et feraient réfléchir la population européenne encore assoupie, il faut donc qu'ils puissent faire la guerre à ces terroristes-fédéralistes. Car oui, le fédéralisme est pénalement incriminée semble-t-il et assimilé au séparatisme. Ce qui permet d'ailleurs à ce même pouvoir d'ouvrir des enquêtes pénales contre les candidats à la présidentielle qui ne partagent pas leur point de vue. Oleg Tsarev en sait quelque chose. Candidat de l'Est à la présidentielle, il en est à sa troisième accusation pénale, la dernière ayant eu lieu après qu'il ait été passé à tabac par les anciens manifestant pacifiques de Maïdan, qui ont refusé de le laisser monter dans l'ambulance et finalement l'ont remis entre les mains du Procureur. Celui-ci, en toute logique, l'a accusé de fédéralisme. Vous ne voyez pas le rapport? Moi non plus. Mais il semblerait que nos voisins ukrainiens aient consommés Le Roi Ubu à excès.
Dans tout ce cirque, reste quand même une interrogation. A quoi sert-il d'aller aussi loin? Des opérations coup de poings ont lieu dans différentes villes de l'Est, le sang est versé, etc. Le pouvoir ukrainien semble s'être acculé dans une impasse: détruire son peuple ou s'autodétruire. Comment envisager des élections présidentielles, même si elles sont vitales pour le processus de légitimation, quand toute une partie du territoire ne veut pas les organiser, car estime que les circonstances ne permettent pas d'assurer la sérénité du scrutin.
Est-ce de cette manière que le pouvoir compte finalement unifier son peuple? A moins d'imaginer le pire: ce pouvoir ne considère pas la population de l'est, russophone, comme une composante de son peuple, mais comme un groupe terroriste. Ce qui explique peut être cette décision inique d'encercler toute une ville. Prendre une population en otage, une population civile, de toute classe d'âge, de la maternelle à la retraite, rappelle les heures noires d'un autre régime, face à une autre population.
Mais à cette époque-là, la France, l'Angletterre, le Canada, les Etats Unis s'étaient alliés à la Russie soviétique pour combattre un mal plus grand que l'opposition idéologique entre le socialisme et le libéralisme, pour combattre l'extrémisme qui nie la valeur humaine à certaine catégorie d'hommes et de femmes. Aujourd'hui, l'Europe unie sous la banière américaine soutient un régime qui utilise l'armée contre son peuple, le Président américain justifie même cette décision en qualifiant d'action anti-terroriste.
Je ne me reconnais pas dans ces valeurs qui ne sont pas les valeurs européennes, libérales et humanistes. Quelle antinomie existe-t-il entre la Russie et les Etats Unis qui justifient pour ces derniers une politique négationniste?
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mardi 11 mars 2014
La préparation des élections présidentielles en Ukraine: arrestation du candidat M. Dobkine
Comment ne pas s'interroger sur les doubles standards démocratiques qui règnent en Ukraine et à propos de l'Ukraine. D'une part, le pouvoir de Kiev s'estime légitime, car il possède la légitimité populaire exprimée à Maïdan. Ce qui lui a permis de prendre le pouvoir, de modifier les institutions et d'adapter la législation, sans aucun contrôle démocratique du peuple ukrainien dans son ensemble.
D'un autre côté, quand un gouverneur est élu par la population, sur une place, comme à Maïdan, mais une place qui n'est pas celle de Maïdan, Gubarev, ce gouverneur populaire, est arrêté pour avoir fait exactement ce que ceux qui sont au pouvoir à Kiev aujourd'hui ont fait hier. Les uns sont des héros, les autres des terroristes.
Dans ce contexte, il faut quand même préparer les élections présidentielles. Le chef de Secteur droit annonce sa candidature, personne n'osera rien dire, surtout depuis que des armes lourdes ont "disparu". Mais quand l'ancien gouverneur de Kharkov, M. Dobkine, se présente aux présidentielles, il est arrêté.
Il est en effet plus facile de se débarrasser de ses adversaires pour s'arranger entre soi.
Et pendant ce temps, les institutions américaines, internationales et européennes se demandent quelles sanctions prendre à l'égard de la Russie.
Nous vivons dans un monde merveilleux!
mercredi 15 mai 2013
Qu'en est-il de la collaboration des services russes et américains de renseignement en matière de lutte contre le terrorisme?
Voir: http://izvestia.ru/news/550221
Suite à l'attentat de Boston, les Etats Unis avaient proposé à la Russie une collaboration étroite entre leurs services de renseignements, surtout en matière de lutte contre le terrorisme. Il semblerait qu'après cet étrange attentat, il fut reconnu que le terrorisme existait bien dans le Caucase et qu'il faille lutter contre cet ennemi. Comment concrètement réaliser cette collaboration, c'est une autre question.
Et un bel exemple vient d'être mis à jour.
Le 14 mai, hier, un agent secret de la CIA a été arrêté à Moscou par le contre-espionage, alors qu'il tentait de recruter un agent russe, lui promettant jusqu'à un million de dollars de revenus dans l'année. Cet agent ... avait travaillé notamment sur les questions de terrorisme ... et sur le Caucase.
Il est surprenant que cet agent de la CIA l'ait contacté sur son mail personnel, puis l'ait appelé sur son portable. Mais comment a-t-il obtenu ces informations?
Très simplement. Après l'attentat, dans le cadre de cette fameuse collaboration des services, les russes ont organisé une visite commune, avec les collègues américains, en Daghestan, où habitent les proches des présumés auteurs de l'attentat de Boston. Lors de cette visite, les contacts se sont bien passés. Et ainsi, l'échange des coordonnées personnelles a pu naturellement se faire. Ce qui est moins naturelle, c'est l'utilisation, en remerciement semble-t-il, que les agents américains en ont faite.
Mais les surprises ne s'arrêtent pas ici. Cet agent de la CIA travaillait en Russie sous une excellente couverture, il était le troisième attaché du département politique de l'ambassade des Etats Unis en Russie. Et là, la boucle est bouclée.
Protégé par sa couverture diplomatique, il a été remis à l'ambassade.
De quelle forme de collaboration parle-t-on?
mercredi 7 décembre 2011
Les manifestations continuent ... les arrestations aussi!
Voir: http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2011/12/06_a_3861454.shtml
http://www.specletter.com/vybory-20112012/2011-12-07/ecshe-ne-maidan-no.html
http://www.specletter.com/news/2011-12-07/40780.html
http://www.kommersant.ru/doc/1832878?stamp=634588520786355766
http://www.specletter.com/vybory-20112012/2011-12-07/ecshe-ne-maidan-no.html
http://www.specletter.com/news/2011-12-07/40780.html
http://www.kommersant.ru/doc/1832878?stamp=634588520786355766
Hier soir sur Triumfalnaya Plochad à Moscou - une place centrale où se déroule habituellement les manifestations non autorisées de l'opposition - face à la manifestation organisée par Nachi et Molodaya Guardia Edinaya Rossiya, se sont regroupées près de 1500 personnes pour protester contre les falsifications des résultats des élections législatives de dimanche. 569 personnes ont été arrêtées.
Alors que les jeunes activistes pro-kremlin manifestaient avec des ours en peluche et des tambours pour célébrer la victoire d'Edinaya Rossiya aux élections parlementaires de dimanche, des opposants, dont Nemtsov, se sont regroupés au cri de "Russie sans Poutine!" et "Honte!". A peine la manifestation commencée, les arrestations ont débutés, avec une surprenante violence. Les gens ont été chargés de force dans les fourgons, des journalistes aussi, certains ont été battus dans le fourgon par des policiers qui les maintenant de force sur le sol, sautaient à pieds joints dessus. Après avoir été libéré par d'autres policiers, le journaliste de Kommersant, par exemple, a été prévenu qu'il ne saurait pas le nom du policier qui l'a ainsi agressé et qu'il devrait plutôt dire merci d'avoir été libéré.
Même des députés, de Iabloko ou de Spravedlivaya Rossiya se sont retrouvés dans le fourgon, en compagnie d'opposants "durs" comme Limonov ou Nemtsov. Leur carte de députés ne les ont pas aidés.
Quand des journaliste se sont approchés des jeunes adolescentes Nachi qui tenaient les tambours en leur demandant si elles considéraient les élections "propres", elles regardaient ailleurs pour ne pas répondre. L'une d'entre elles s'est mise à crier hystériquement "Ne me touchez pas! Ne me touchez pas!".
Les forces de l'ordre se positionnaient entre les deux groupes de manifestants. Quand un journaliste a voulu passé le cordon vers les opposants, étrangement un policier l'a laissé passer. Quelques minutes plus tard il se fait bousculer par les forces de l'ordre en arrière, qui lui disent "Maintenant tu vas en prendre!".
Les policiers voulaient renvoyer les gens vers le métro. Ne se tenant plus, l'un d'entre eux a hurler dans le porte voix "Je me moque de qui est au pouvoir! Nachi ou les fachistes! Vous devez partir!".
Même Medvedev sur Twitter a critiqué le comportement de l'opposition en utilisant le mat, qui une langage ordurier venant des prisonniers. Ce n'est pas vraiment digne d'un chef d'Etat.
Si certains ont peur d'un retour vers 91, la population en est encore loin. Mais il y a une raz-le-bol général. Et une certaine hésitation sur la marche à suivre. L'honnêteté des élections est remise en cause par une grande partie de la population. La cote de confiance de Edinaya Rossiya est en chute. Mais le paysage politique a été efficacement désorganisé et la relève n'est pas encore prête. Pour l'instant les gens ont encore quelque chose à perdre et ne semblent pas prêt à jouer le tout pour le tout.
Toutefois, quand les urnes ne permettent plus d'exprimer la volonté populaire, elle s'exprime dans la rue. La museler n'est aujourd'hui plus possible. Soit les politiques vont le comprendre et pourront intégrer cette volonté dans les mécanismes constitutionnels prévus à cet effet, la rendant alors constructive, soit ils voudront la contenir en dehors du système, la rendant agressive et dangereuse pour le système. L'avenir le dira.
mardi 6 décembre 2011
Amnesty international demande la libération des manifestants arrêtés le jour des élections
Amnesty International призвала российские власти освободить задержанных в ходе самого масштабного митинга против итогов выборов
Amnesty International demande aux pouvoirs russes de libérer les manifestants arrêtés lors des manifestations pacifiques contre les violations des droits électoraux, qui ont eu lieu le jour des élections parlementaires de dimanche. Simplement à Moscou, près de 300 personnes ont été arrêtées par les forces de l'ordre, dont le politicien d'opposition I. Iachine, le blogger A. Navalny et le rédacteur en chef de The New Times I. Barabanov.
Selon la directrice de Amnesty international Europe et Asie centrale, ces arrestations honteuses démontrent l'incapacité du gouvernement russe à respecter le droit de ses citoyens à exprimer librement ses opinions et à se réunir.
Les représentants d'Amnesty International ont vu de quelle manière la police a procédé à l'arrestation de personnes qui manifestaient, sans aucune provocation de leur part. Même des personnes qui ne participaient pas aux manifestations ont été interpellées et conduites au poste de police ... au cas où.
On rappellera que lors des manifestations à Moscou, on a compté près de 8000 personnes. Lors de la manifestation autorisée à Tchistie Prudie - dans le centre de Moscou - le nombre de manifestants augmentait avec une telle rapidité après 20 minutes, que la police a été obligée d'élargir la zone autorisée. Ce fut une des manifestations les plus importantes à Moscou ces dernières années.
Quand le défilé est passé devant le bâtiment de la Commission centrale électorale, sont sortis des slogans comme "La Russie sans Poutine! Honte! Constitution! C'est notre ville!". Les arrestations ont alors rapidement commencés.
Selon les forces de l'ordre, à la fin du temps prévu de manifestation, ils ont prévenu que maintenant les gens devaient se disperser, car la poursuite des manifestations n'était pas autorisée. Or, certains manifestants ont réagis de manière agressive et ont commencés à s'en prendre aux voitures. Ils ont été obligés de les arrêter.
Par ailleurs, V. Surkov, le premier vice-directeur de l'Administration présidentielle, considère l'estimation des violations de la législation électorale surévaluée. Quant au Président Medvedev, il doute sérieusement des vidéos mises sur Youtube montrant en image les bourrages d'urnes et autres falsifications.
L'arrestation des manifestants est un sport national en Russie. La peur panique du pouvoir envers les mouvements de masse est irrationnelle, mais elle démontre surtout son incapacité à entrer dans n'importe quelle forme de dialogue avec la société et à gérer les conflits. Sa baisse de popularité risque de provoquer encore un raidissement et de renforcer les rapports conflictuels, si le pouvoir ne sait entrer dans le dialogue.
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