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mercredi 2 juillet 2014

Russie/OSCE: l'heure d'un choix stratégique est arrivée

Бенджамин Кардин

La délégation russe, dirigée par le président de la Douma S. Narychkine, a participé à la réunion de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE qui s'est tenue à Bakou du 28 juin au 2 juillet. Les résultats sont considérés comme particulièrement satisfaisants par la délégation russe: deux résolutions anti-russes ont été adoptées, un amendement proposé par la Russie demandant la mise en place de réunions ternaires Ukraine-Russie-OSCE (qui existe déjà) a été accepté, mais la Russie a quand même voté contre le texte de la résolution car il est totalement anti-russe. Un beau succès. Comme l'affirme la délégation russe sur tous les tons. Comment expliquer la crise de "psakisme" aigüe qui semble toucher de plein fouet la diplomatie russe, pourtant si efficace ces derniers temps?

jeudi 13 mars 2014

Le Conseil de l'Europe ne peut pas vouloir savoir ce qui s'est passé à Kiev

Voir: http://izvestia.ru/news/567359
http://www.vesti.ru/doc.html?id=1368925



Le temps passe très vite et la mémoire est courte. En tout cas, beaucoup l'espèrent, car leur légitimité en dépend. Et l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe ne veut pas mettre en place une commission d'enquête pour savoir ce qui s'est passé à Kiev, lors de la prise de pouvoir.
A quoi bon en effet. Dans les couloirs, la situation est plus ou moins claire, mais mettre en place une commission obligerait à rendre public les exactions des opposants, du Secteur droit et de toute cette frange fascisante. Or, ils sont maintenant au pouvoir, ils doivent être financés pour le développement démocratique de l'Ukraine, qui va de paire avec quelques crédos biens connus: table rase de la justice, coupe sèche dans les subventions sociales et les retraites, coupe sèche dans les dépenses de l'Etat (ce qui permet de l'affaiblir), réforme de l'éducation (qui l'a demandée sur Maïdan?), etc.
Il faut réécrire les évènements et non les analyser. Peu importe les demandes sociales et politiques des premiers jours, de ces jours où des gens, dont ce n'était pas le métier, étaient dans les rues. Il faut mettre en place le schéma FMI/UE de la démocratie, des organisations qui elles n'ont pas à le respecter. Des organisations qui ont déjà affaiblis des Etats plus forts que l'Ukraine. Des organisations qui elles ne sont pas suicidèrent.
Donc l'on veut oublier de savoir qui a tiré sur qui, qui a financé ceux qui ont tirés. On met les uns à genoux, les autres sont érigés en héros, mais l'on ne veut surtout pas vouloir savoir. Il faudrait alors dire. Ce qui est dangereux. Le rapport sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie l'a déjà largement montré. Parfois, les commissions se mettent vraiment à enquêter.
Il vaut mieux réécrire l'histoire présente, pour l'avenir. Parler d'une annexion par la Russie, d'une occupation du territoire par les forces militaires de Moscou. Reprendre la réthorique de la guerre froide et faire fi des faits qui dérangent. Réécrire, toujours réécrire, il en restera bien quelque chose. Le temps que le doute s'installe suffisamment pour faire oublier.
Faire oublier que l'annexion suppose une occupation par la force d'un territoire étranger pour ensuite, toujours par la force, le faire entrer dans son propre territoire. Ce qui ne cadre pas très bien avec l'allègresse qui accompagne ce référendum. Décision prise par les autorités de Crimée, sur demande de la population de Crimée. En Crimée, selon les accords conclus avec l'Ukraine après la chute de l'URSS, la Russie a le droit d'avoir des militaires pour protéger sa base navale. Et elle paie assez cher le budget ukrainien pour cela. Il n'y a donc pas d'occupation, à moins de considérer que l'existence de bases militaires étrangères dans un pays est en soi un signe d'occupation. Les Etats Unis occupent donc la plupart des pays dans le monde. Quant à la violence, elle a eu lieu à Kiev, pour la prise de pouvoir, pas en Crimée et pas par l'armée. Il n'y a donc pas d'annexion. En absence de structures étatiques globalement effectives, l'Etat est considéré comme défaillant. Une population a toujours le droit à l'autodétermination. La Crimée a déclaré son indépendance. Ensuite elle est libre d'en faire ce qu'elle veut.
Ce n'est pas la Russie qui a agressé l'Ukraine. Mais l'on peut se demander quel rôle a été dévoué à l'UE dans cette crise et il serait certainement intéressant d'enquêter sur la question. Pourquoi les leaders de l'opposition, au pouvoir aujourd'hui, bénéficient d'une telle impunité? Pourquoi les voit-on partout courir de l'ambassade américaine aux instances européennes? Ils n'ont pas un pays à mettre sur pied? Alors pourquoi ne pas enquêter? Pourquoi ne pas vouloir savoir qui l'on soutient?
Parce qu'on le sait déjà. 
Et l'ancien responsable des services secrets ukrainiens, en fonction lors des évènements, A. Yakimenko, le déclare publiquement, l'explique parfaitement. Il ne fait que confirmer ce que tout le monde sait. Le rôle de marionnettiste chevronné joué par les Etats Unis, pour défendre ces intérêts qui leurs sont légitimes, cette exception, cette vision du monde qu'il ne faut surtout pas changer.
Mais il faut se taire.

vendredi 28 septembre 2012

Le conflit entre la Conseil de l'Europe et la Russie s'intensifie

Voir: http://izvestia.ru/news/536385

Le 1er octobre s'ouvre la session automnale de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Le monitoring concernant la Russie passant entre les mains des ministres, ce qui est un signe diplomatique assez fort, le président de la Douma, S. Narychkine, est revenu sur son intention de conduire la délégation russe lors des débats concernant la Russie. Ce qui dérange les députés européens.
Le contenu de la déclaration européenne concernant la Russie était connue de S. Narychkine. Les critiques touchent essentiellement la garantie des libertés civiles et la protection de la liberté d'opinion. Autrement dit, il va surtout s'agir d'un suivi de l'actualité. Le président de la Douma était prêt à prendre part à la discussion. Mais quand, avant même le début des débats, le niveau du monitoring de la Russie est renforcé diplomatiquement et passe au niveau des ministres, ce qui indique un mécontentement profond des parlementaires européens concernant l'exécution de ses obligations par la Russie, S. Narychkine est revenu sur ses intentions. La décision diplomatique est prise avant même le début des débats, il y a donc peu de chance qu'il s'agisse d'une réelle discussion, c'est-à-dire d'un échange d'arguments, d'une écoute des arguments de l'autre.
La réaction de A. Puchkov, à la tête du Comité de la Douma pour les relations extérieures est assez émotionnelle. Selon lui, c'est un évènement sans précédent, d'autant plus que la Russie est un des membres qui participe le plus au financement du budget du Conseil de l'Europe. Il indique également qu'aucun pays ne modifie sa législation intérieure en fonction de pressions extérieures.
Le fait que la Russie soit un des plus gros payeurs ne donne aucun passe-droit et n'est pas ici un argument. Il ne s'agit pas de la possibilité d'acheter un statut spécial. De même, la Russie étant membre du Conseil de l'Europe, elle a accepté de prendre en compte au niveau de la législation et de son application les règles de droit européen et les valeurs européennes, qu'elle partage.
En revanche, l'acharnement improductif contre la Russie de la part des instances européennes fait réfléchir. Il est évident que la démarche européenne n'est pas sans arrière pensée. Et l'Europe sort de sa compétence quand elle veut intervenir dans des affaires concrètes, comme Pussy Riot. Ces derniers temps l'Europe a largement développé des déclarations politiques très critiques envers la Russie, ce qui n'a eu absolument aucun effet positif sur l'évolution de la législation et de son application dans le pays. Ne serait-il pas temps de changer de tactique, si le but est réellement celui affiché, à savoir la diffusion des valeurs européennes "classiques"? Parce que le chemin suivi ne sert qu'à provoquer une crispation de la Russie, qui, à l'inverse des pays européens, est encore en mesure de défendre sa souveraineté.