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lundi 28 décembre 2015

Bilan économique russe 2015: le prix incontournable de l'émancipation politique



Les chiffres fournis par le ministère russe de l'économie pour l'année 2015 sont loin d'être très bons. Mais il est important de les replacer dans le contexte, à savoir celui d'une pression internationale très forte visant justement à faire tomber l'économie russe afin de conduire à un changement de politique, voire de gouvernement. Par ailleurs, certains secteurs ont réussis à se développer malgré tout, comme l'agriculture, démontrant ainsi l'effectivité des programmes étatiques d'aide au développement de la production intérieure. Et sur la scène internationale, les Etats Unis ont reconnu que leur tentative d'isolement de la Russie a échoué. Reste à la Russie de garantir sa souveraineté financière.

mardi 30 décembre 2014

Les députés ukrainiens votent un budget fictif

Yatséniuk montrant le budget aux députés, qui ne pourront le voir de plus près.

Pour continuer le théâtre de l'absurde en Ukraine. Imaginez un Parlement, son rôle, son prestige. Une des fonctions clés des parlementaires est l'adoption du budget. Certes, l'adoption. Mais surtout la discussion, point par point, car ainsi ils exercent leur contrôle sur l'exécutif, c'est-à-dire sur le Gouvernement. Mais l'Ukraine, une fois de plus, nous a montré que tout est possible: les députés ont discuté pendant des heures d'un budget dont ils n'ont pas lu la rédaction modifiée par le Premier ministre et qu'ils ont fini par adopter en désespoir de cause, au petit matin, en le voyant de loin agité dans les mains de Yatséniuk, plus cynique que jamais. Vive la démocratie ukrainienne!

mercredi 10 décembre 2014

Navalny ou quand la lutte contre la corruption est un commerce très rentable

Alexeï Navalny

Alexeï Navalny a très bonne presse en Occident. Il est souvent montré en exemple de la lutte contre la corruption, tente de tenir l'image de ce preux chevalier sans peur et sans reproche. L'image de cette société civile contemporaine, que l'on voudrait tellement pure, à l'inverse de ce pouvoir que l'on dit tellement corrompu. Par nature et où qu'il soit. D'ailleurs cette démarche profite de l'appui de diverses structures, comme la CEDH, qui condamne, en l'occurrence la Russie, à dédommager le préjudice morale que peuvent subir ces soldats de la démocratie, dès que l'Etat veut faire respecter l'ordre public. Ainsi plusieurs milliers d'euros pour l'arrestation et la condamnation de A. Navalny, lorsque la manifestation terminée, il cherchait à enrôler les troupes pour marcher vers les bâtiments officiels, pour rester dans la rue, etc. Un schéma classique de déstabilisation que l'on retrouve à Hong Kong ou ailleurs. La Cour européenne ne comprend pas que ce multi-récidiviste ait été condamné à 15 jours de rétention, pour lui laisser le temps de la réflexion et dissuader d'autres de prendre le même chemin.

Pourtant, il est vrai que A. Navalny, et les membres de son parti du Progrès, sont habitués à se faire financer par le budget local, comme le montre une enquête menée par le journal centriste Izvestia. Et ce depuis quelques années et à hauteurs de plusieurs millions de roubles.

vendredi 17 octobre 2014

Augmentation du budget de la justice en Russie


Nous avons tous et toujours un certain décalage entre notre vision d'une situation et l'état réel des choses. Ainsi, lorsque l'on parle des salaires en Russie, on voit toujours de pauvres citoyens payés avec un lance pierre. Remettons un peu d'ordre dans nos a priori. En ce qui concerne les salaires des juges en 2014. 100 000 roubles (2000 / 2500 euros en fonction du cours du rouble) de salaire mensuel pour les juges de premier niveau, à plus d'un demi-million de roubles (10 000 / 12 000 euros) pour les juges de la Cour suprême. C'est une grille de salaire comparable aux salaires de la magistrature en France. Et le budget prévoit une augmentation pour les années à venir.

vendredi 25 octobre 2013

Reprise du conflict annuel sur l'idéologie du budget: entre libéralisme et social

Voir: http://izvestia.ru/news/559478

Chaque année, la discussion autour du budget relance les mêmes questions: le Fond de stabilisation est-il nécessaire? Comment estimer le prix du barile de pétrole, dont dépendent largment les ressources publiques? Quels secteurs financer sur quels secteurs économiser? De ces questions va dépendre la politique réelle mise en place par le Gouvernement.
 
Le budget proposé par Edinaya Rossiya, qui est actuellement à l'étude au Parlement, est loin de faire l'unanimité. Selon la fraction Spravedlivaya Rossiya, il ne permettrait pas de réaliser les grands axes de la politique présidentielle, tant en matière sociale, qu'en matière de relance de l'économie.
 
En effet, dans les grandes lignes, ce budget revoie à la baisse le prix du barile de pétrole, qu'il fixe à 101$, ce qui entraîne une perte pour le budget et oblige à déterminer des priorités. Dans l'ensemble, les dépenses budgétaires vont augmenter de 4,3%, par rapport au budget adopté l'année dernière. Ces augmentations vont concerner la défense (+ 18,7%), la culture physique et le sport (+26%), le paiement de la dette publique (+10%). Pour autant, le financement de la politique sociale est sérieusement revu à la baisse: santé (-8,6%), éducation (-12,9%), entretient des lieux d'habitation (-23,8%), politique sociale (-8,5%). Toutefois, afin de préserver le calme dans la population, les salaires et les retraites seront soutenus: 5% pour les médecins, 8-10% pour les enseignants, 5-10% pour les autres fonctionnaires, 8% pour les pensions. Cela permettra de compenser l'augmentation du coût de la vie et notamment des tarifs régulés: + 4,2% pour les tarifs des chemins de fer, 7,14% pour le chauffage, 8,1% pour l'électricité et 10,2% pour le gaz.
 
De cette manière, le budget prévoit des rentrées pour un montant de 13,57 trillions de roubles et des dépenses à hauteur de 13,96 trillions de roubles. Le déficit de 390 milliards de roubles peut être couvert par le Gouvernement à l'aide d'un emprunt et de privatisations. Le Fond de stabilisation, qui s'élève aujourd'hui à 2,807 trillions de roubles, recevra 344 milliards de roubles pour atteindre 3,191 trilliards de roubles. Le déficit public atteint alors 13,2% du PIB.
 
Spravedlivaya Rossiya estime que ce budget ne permettra pas d'atteindre les 3% de croissance attendus pour 2014, mais au plus 1-1,15%, car il ne permet pas de relancer l'économie, étouffe le social et bloque une partie des recettes dans le Fond de stabilisation. Pour leur part, ils proposent plusieurs mesures dans leur projet alternatif de budget. Si le prix du barile de pétrole est estimé à 110$, car en fait tout se base pour eux aussi sur le prix du barile, dans ce cas l'Etat augmente ses recettes et le budget s'équilibre. Ils proposent également d'utiliser les fonds du Fond de stabilisation pour financer le social en général. Enfin, des mesures fiscales sont proposées, comme l'introduction de paliers d'imposition, d'un impôt spécial sur les biens immobiliers de luxe, et d'une période de non imposition pour les petites et moyennes entreprises. De cette manière, ils estiment pouvoir atteindre les 3% de croissance visés.
 
Le budget est bien l'acte qui dévoile la réelle tendance idéologique d'un régime. Ici, le virage libéral, dans le sens d'une réduction du social est visible, même si les salaires sont préservés pour garder la paix sociale. L'absence d'une politique fiscale de relance de l'économie, à juste titre soulignée par Spravedlivaya Rossiya risque d'être dommageable. La paix pourra-t-elle s'acheter si facilement? Les hésitations sont toujours perceptibles.

mercredi 19 septembre 2012

La crise autour de l'adoption du budget ... de crise

Voir: http://www.kommersant.ru/doc/2025478

A la surprise générale, le projet de budget 2013 et le projet de budget prévisionnel pour 2014 et 2015 sont apparus sur la page internet du ministère des finances, avant la réunion du Gouvernement prévue pour leur adoption.
 
V. Poutine, à Sotchi, a tenu une réunion devant la presse avec la plupart des ministres - mais sans la présence de D. Medvedev qui était occupé à Skolkovo - quelques heures après la parution inédite du document. Et le conflit a ainsi pu être porté au public par la presse. Car le problème principal est que le budget ne prévoit pas l'intégration de la réalisation des oukases présidentiels de mai, concernant la hausse des salaires, la réforme du système de retraite, le développement de l'investissement en Extrême Orient et en Sibérie etc. Cela ressemble un peu à une mise en scène.
 
Bref, les oukases sont restés lettre morte. Il semblerait qu'il y ait eu un manque de temps pour les intégrer dans le budget, qui doit et couvrir une hausse des dépenses publiques, et assurer un équilibre des finances de l'Etat, et lutter contre l'inflation, et développer le pouvoir d'achat. Il s'agit donc a priori d'un budget impossible à mettre en oeuvre.
 
Mais deux ministres vont formellement payer le crime de lèse majesté et recevront un avertissement. Les choses vraissemblablement en resteront là. De toute manière, les modifications demandées par le Président ne sont pas techniques mais structurelles et le Gouvernement n'aura pas le temps de les intégrer. Il y a donc de fortes chances pour que le texte définitif du projet reste celui publié par le ministère des finances.
 
N'y a-t-il pas une certaine hypocrisie dans ce "conflit"? Le Président, comme le note la presse, semblait très bien au courant du projet de budget. Donc, il aurait pu y faire introduire ses promesses électorales s'il y en avait eu réellement une volonté. N'est-ce pas un moyen un peu facile de faire passer des promesses finalement populistes à la trappe de la réalité des rigueurs budgétaires actuelles. Un peu comme en France, la faute est reportée sur Bruxelles dès qu'il y a un problème, ici c'est le Gouvernement qui paie la note des promesses faites et des oukases non accomplis.

vendredi 25 mai 2012

La Douma veut renforcer ses fonctions de contrôle budgétaire

Voir: http://www.izvestia.ru/news/525443

En Russie, comme dans la plupart des Etats modernes, les compétences de l'exécutif sont devenues prépondérantes au détriment du législatif qui s'enlise dans un rôle plus technique. Ce déséquilibre est souvent néfaste au bon fonctionnement du système institutionnel. Un des aspects de la fonction parlementaire, qui peut être renforcé en vue d'un rééquilibrage institutionnel, est la fonction de contrôle. Les députés russes sont en train de préparer des modifications à la législation en vigueur allant en ce sens.

Plus concrètement, il s'agit pour le Parlement de se ressaisir des compétences en matière budgétaire. Aujourd'hui, le rôle des députés est minime. Ils participent à l'élaboration du budget, mais le contrôle quant à la bonne utilisation des fonds publics appartient au Gouvernement et se cantonne à la vérification de l'envoie des fonds publics attribués à la bonne personne. En ce qui concerne la bonne utilisation des fons publics faite par le destinataire, elle est purement formelle. Par exemple, une école doit être contruite, si le bâtiment est édifié, le contrôle s'arrête. Mais rien n'existe en matière du contrôle de la qualité de la contruction, de son adéquation avec les sommes utilisées. Cet écueil permet le développement de la corruption et des détournements de fonds, en faisant des économies, par exemple, au cours de la construction. Résultat, parfois, en hiver, le chauffage ne fonctionne pas correctement ou un toit s'effondre, des murs se lezardent ...

Les parlementaires, en accord avec la Cour des comptes, veulent reprendre la main et conduire une vérification de la "bonne" utilisation des fonds publics, de l'efficacité de leur utilisation, de l'adéquation du montant avancé avec le résultat obtenu.

Cette initiative est un signal positif. Principalement, parce qu'il démontre en lui-même une certaine prise de consience par les parlementaires de leur rôle et de leurs obligations devant la société. En ce sens, les mouvements populaires des derniers mois commencent à porter leurs fruits et seront réellement positifs s'ils permettent une normalisation du fonctionnement institutionnel. Ils commencent déjà à provoquer une rupture du parlement monolithe, à la solde du parti du pouvoir et les partis commencent à se positionner en fonction de leur électorat et non uniquement en fonction de demandes "extérieures" à la politique.

mercredi 22 février 2012

Les promesses électorales de V. Poutine: 8% du PIB pour 2012

Сколько стоит Путин
Зарубежные экономисты оценили предвыборные обещания Владимира Путина


Des experts étrangers ont chiffré les promesses électorales de V. Poutine. Il s'agit en gros d'une augmentation budgétaire de 4,8 trillions de roubles, soit 8% du PIB de 2012. Pour financer ces dépenses, la Russie a besoin d'un cours moyen du pétrole à 130$ le baril, soit 11% de plus que le prix prévu par le budget.

Seulement en ce qui concerne l'armée, il est prévu de dépenser 23 trillions de roubles, bien que le pouvoir précise qu"il ne s'agit pas d'une militarisation du budget. Ces fonds doivent être affectés à divers secteurs, comme les forces nucléaires, la défense aérienne et spatiale, le renseignement, les communications, les avions sans pilotes, etc.

En matière sociale, il est promis une augmentation des pensions de retraite sans recul de l'âge de la retraite, une augmentation des salaires moyens dans la fonction publique, augmentation des bourses et autres qui correspondent à 1,5% du PIB.

Sans oublier l'ambitieux programme de relance de l'activité économique "Les 100 pas", ayant pour but de faire passer la Russie de la 120e à la 20e place du classement Doing Business de la Banque mondiale. Sans être chiffré, il doit faciliter l'obtention des documents adinistratifs en réduisant la bureaucratie, la simplification de la comptabilité, la création d'un Ombudsman pour les entrepreneurs, l'harmonisation de la législation avec les standards européens, etc.

Selon les analyses de Capital Economics, les promesses peuvent être tenues avec un prix du baril à 130%. En 2012, le budget se base sur un prix du baril à 117% et en 2008 il se basait sur un prix du baril à 55%. Parallèlement, les trois budgets à venir sont prévus déficitaires: 876,6 milliard de roubles en 2012, environ 1 trillion de roubles en 2013 et 491 milliards de roubles en 2014.

Mais pour l'instant la dette publique de la Russie n'est pas très élevée, environ 10% du PIB, ce qui laisse une marge de manoeuvre au Gouvernement.

L'augmentation des dépenses publiques provoque des critiques de la part de certains experts, rappelant que sous A. Koudrine il y avait une certaine discipline budgétaire, qui ne semble plus être la règle.

D'autres rappellent que l'augmentation des dépenses dans certains secteurs risque de se financer par la réduction des dépenses dans d'autres secteurs. Mais pour l'instant il est difficile de dire lesquels.

Il est vrai que la politique budgétaire russe tranche avec ce qui se passe en Europe aujourd'hui, avec les diktats des instances monétaires et financières européennes et internationales. Pourtant où est le problème?

La Russie a besoin de moderniser ses équippements, de relancer son économie et de soutenir la fonction publique. Il est nécessaire de faire progresser le niveau de vie de ses citoyens.

Ce qui est prévu ici.

Ce qui va à l'encontre des politiques budgétaires européennes et américaines. Mais les résultats dans ces pays sont-ils à ce point enviables qu'il faille défendre à tout prix leur extension à tous les pays?

Les populations seraient plus sceptiques que leurs gouvernants dans la réponse.

Si la Russie a les moyens de sa politique, elle a peut être une porte de sortie pour éviter le cercle vicieux qui est en train d'étouffer l'Europe.