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mardi 2 mai 2017

Odessa, 3 ans déjà en toute impunité

Odessa, 2 mai 2014. 48 morts, plus de 250 blessés. Tous des habitants d'Odessa. Ce n'est pas "un terrible incident", ni même "une tragédie". C'est un massacre. Voulu et organisé. Le nouveau pouvoir, encore contesté après le coup d'Etat du Maïdan a besoin d'écraser dans le sang la contestation dans l'Est du pays pour arrêter la contagion. Le 2 mai 2014, ce pouvoir ukrainien pro-européen, soutenu à bout de bras par nos dirigeants, par l'UE, par les Etats Unis, par le fameux "Monde libre", par le clan du Bien contre le Mal, ce nouveau pouvoir reçoit le sacre par le sang de ses concitoyens. Silence dans les médias occidentaux: des "terroristes" pro-russes, voire russes, sont morts eux-mêmes, dans un incendie, étouffés. Terrible accident. Blocus de l'information dans le "Monde Libre". 

Ne pas pardonner. Ne pas oublier. Vidéo +21ans pour comprendre l'ampleur de l'horreur:



mardi 11 août 2015

Boeing MH17: échange de coups médiatiques

Résultats de recherche d'images pour « BUK »
Pour info, c'est ça un BUK

Alors que l'enquête autour du crash du Boeing MH17 dans la région de Donetsk traîne depuis un an, l'échec de la politisation d'un tribunal pénal international semble avoir emballé la machine à information. D'un côté, comme annoncé aujourd'hui,  les "experts" auraient trouvés - il y a un an - des morceaux de BUK et ne viennent de le comprendre que maintenant. D'un autre côté, une conversaton entre un espion de la CIA David Stern vient d'être diffusée par le journaliste britanique Caleb Hilbert. Fake ou les joueurs ouvrent le jeu? Qui sait. Mais Stern serait en train de déposer à la Lubianka ...

lundi 9 mars 2015

Assassinat de Nemtsov: des racines religieuses?



Suite à l'assassinat de Boris Nemtsov en face du Kremlin dans la nuit du 28 février, 5 suspects furent arrêtés et placés hier en détention préventive jusqu'au 28 avril par la justice. Deux d'entre eux reconnaissent leur cupabilité, trois invoquent leur innocence. Quant au motif, rien n'est encore claire, seules des "fuites" anonymes dans les milieux bien informés sous-entendent des motifs d'ordre religieux.

mercredi 22 octobre 2014

L'enquête sur le crash du Falcon du PDG de Total à Vnukovo 3





Le crash de l'avion du PDG de Total, Christophe de Margerie, à l'aéroport Vnukovo 3 dans la nuit de lundi à mardi fut un choc, tant en France qu'en Russie. En effet, le PDG de Total était l'image des véritables chefs d'entreprise qui ne suivent pas la politique mais veulent l'influer, sinon en être indépendants. Il n'a jamais soutenu les sanctions économiques, ni contre la Russie, ni en général comme instrument de pression, car il ne s'agissait que de la démonstration de l'échec de la diplomatie. 

En voyage en Russie où, démonstrativement, il continuait et développait les activités de l'entreprise, son avion privé s'est écrasé lors du décollage en percutant un camion de déneigement des pistes. Voici la version officielle. Mais elle soulève baucoup de questions et la communication sur le sujet est plus qu'étrange.

vendredi 18 juillet 2014

Comment l'avion de la Malaysia Airlines a-t-il pu s'écraser dans la zone de guerre ukrainienne ?

Диспетчер: «Два украинских истребителя были замечены рядом с самолетом перед тем, как он исчез с радаров» | Русская весна
Hier, un avion de la compagnie Malaysia Airlines s'est écrasé dans la région de Donetsk. Les  passagers et les  membres d'équipages sont morts, soit presque 300 personnes. La première question qui vient à l'esprit est comment un avion de ligne qui effectue une liaison régulière entre Amsterdam et Kuala Lumpur a pu survoler un zone en guerre? Donc pourquoi l'espace aérien n'était-il pas fermé? Parce que, officiellement, il n'y a pas de guerre, officiellement il y a une petite opération menée par Kiev contre des terroristes. La première raison de la mort de ces personnes est l'hypocrisie. Mais au-delà de cet aspect, plusieurs faits surprennent et les hypothèses s'accumulent.

jeudi 13 mars 2014

Le Conseil de l'Europe ne peut pas vouloir savoir ce qui s'est passé à Kiev

Voir: http://izvestia.ru/news/567359
http://www.vesti.ru/doc.html?id=1368925



Le temps passe très vite et la mémoire est courte. En tout cas, beaucoup l'espèrent, car leur légitimité en dépend. Et l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe ne veut pas mettre en place une commission d'enquête pour savoir ce qui s'est passé à Kiev, lors de la prise de pouvoir.
A quoi bon en effet. Dans les couloirs, la situation est plus ou moins claire, mais mettre en place une commission obligerait à rendre public les exactions des opposants, du Secteur droit et de toute cette frange fascisante. Or, ils sont maintenant au pouvoir, ils doivent être financés pour le développement démocratique de l'Ukraine, qui va de paire avec quelques crédos biens connus: table rase de la justice, coupe sèche dans les subventions sociales et les retraites, coupe sèche dans les dépenses de l'Etat (ce qui permet de l'affaiblir), réforme de l'éducation (qui l'a demandée sur Maïdan?), etc.
Il faut réécrire les évènements et non les analyser. Peu importe les demandes sociales et politiques des premiers jours, de ces jours où des gens, dont ce n'était pas le métier, étaient dans les rues. Il faut mettre en place le schéma FMI/UE de la démocratie, des organisations qui elles n'ont pas à le respecter. Des organisations qui ont déjà affaiblis des Etats plus forts que l'Ukraine. Des organisations qui elles ne sont pas suicidèrent.
Donc l'on veut oublier de savoir qui a tiré sur qui, qui a financé ceux qui ont tirés. On met les uns à genoux, les autres sont érigés en héros, mais l'on ne veut surtout pas vouloir savoir. Il faudrait alors dire. Ce qui est dangereux. Le rapport sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie l'a déjà largement montré. Parfois, les commissions se mettent vraiment à enquêter.
Il vaut mieux réécrire l'histoire présente, pour l'avenir. Parler d'une annexion par la Russie, d'une occupation du territoire par les forces militaires de Moscou. Reprendre la réthorique de la guerre froide et faire fi des faits qui dérangent. Réécrire, toujours réécrire, il en restera bien quelque chose. Le temps que le doute s'installe suffisamment pour faire oublier.
Faire oublier que l'annexion suppose une occupation par la force d'un territoire étranger pour ensuite, toujours par la force, le faire entrer dans son propre territoire. Ce qui ne cadre pas très bien avec l'allègresse qui accompagne ce référendum. Décision prise par les autorités de Crimée, sur demande de la population de Crimée. En Crimée, selon les accords conclus avec l'Ukraine après la chute de l'URSS, la Russie a le droit d'avoir des militaires pour protéger sa base navale. Et elle paie assez cher le budget ukrainien pour cela. Il n'y a donc pas d'occupation, à moins de considérer que l'existence de bases militaires étrangères dans un pays est en soi un signe d'occupation. Les Etats Unis occupent donc la plupart des pays dans le monde. Quant à la violence, elle a eu lieu à Kiev, pour la prise de pouvoir, pas en Crimée et pas par l'armée. Il n'y a donc pas d'annexion. En absence de structures étatiques globalement effectives, l'Etat est considéré comme défaillant. Une population a toujours le droit à l'autodétermination. La Crimée a déclaré son indépendance. Ensuite elle est libre d'en faire ce qu'elle veut.
Ce n'est pas la Russie qui a agressé l'Ukraine. Mais l'on peut se demander quel rôle a été dévoué à l'UE dans cette crise et il serait certainement intéressant d'enquêter sur la question. Pourquoi les leaders de l'opposition, au pouvoir aujourd'hui, bénéficient d'une telle impunité? Pourquoi les voit-on partout courir de l'ambassade américaine aux instances européennes? Ils n'ont pas un pays à mettre sur pied? Alors pourquoi ne pas enquêter? Pourquoi ne pas vouloir savoir qui l'on soutient?
Parce qu'on le sait déjà. 
Et l'ancien responsable des services secrets ukrainiens, en fonction lors des évènements, A. Yakimenko, le déclare publiquement, l'explique parfaitement. Il ne fait que confirmer ce que tout le monde sait. Le rôle de marionnettiste chevronné joué par les Etats Unis, pour défendre ces intérêts qui leurs sont légitimes, cette exception, cette vision du monde qu'il ne faut surtout pas changer.
Mais il faut se taire.

lundi 25 février 2013

Poste de police à louer

Voir: http://pravo.ru/news/view/82961/

Une enquête est ouverte à l'encontre du directeur du service de logistique d'un poste de police dans l'Oblast de Sverdlovsk. Il faut dire que son idée était originale.

De mars 2010 à novembre 2011, il a loué une partie du poste de police à un entrepreneur local, pour un loyer mensuel de 5 à 7 000 roubles (soit environ 110 à 180 euros). Ce qui lui a permis de récolter illégalement une somme de 140 000 roubles.

Evidemment, c'est illégale. Evidemment les locaux du poste de police sont la propriété de la collectivité locale. Evidemment un enquête est ouverte puisque ses compétences en logistique ne lui permettent pas de conclure ce type d'accords.
 
Il semble que chez les petits chefs locaux, la notion de bien public se perde. Si c'est public, c'est à tout le monde, donc c'est aussi à moi...

vendredi 9 novembre 2012

Intensification de la lutte contre la corruption: après la défense, le développement régional

Voir: http://ria.ru/investigation/20121108/910046524.html
http://www.gazeta.ru/social/2012/11/08/4845557.shtml

Il semblerait qu'une réelle volonté politique ait émergé en matière de lutte contre la corruption. Après les scandales autour du ministère de la défense, qui n'en finissent pas, c'est le tour du ministère du développement régional, mais lui a déjà tiré les leçons.

Lors de la préparation du sommet de l'APEC-2012 (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) qui s'est déroulé à Vladivlostok du 2 au 9 septembre, des fonds budgétaires fédéraux avaient été débloqués pour la construction de différents bâtiments et infrastructures à hauteur de 600 milliards de roubles. Or, selon le département de la lutte contre la corruption du ministère de l'intérieur, 93 millions de roubles ont été soit détournés, soit utilisés à d'autres fins que celle pour lesquelles les fonds ont été prévu.
 
Une affaire pénale pour escroquerie à grande échelle, qui prévoit une peine de privation de liberté allant jusqu'à 10 ans, est ouverte. Mais pour l'instant, les protagonistes de l'affaire n'ont pas encore été identifiés. Dans le cadre de l'enquête, les enquêteurs du FSB vérifient  les documents de la direction de l'Extrême Orient, qui était en charge de la préparation du sommet. Il semblerait que les bureaux moscovites aient été également contrôlé, mais la direction de concernée ne confirme pas. Tout a commencé après la visite du président de la Cour des comptes à Vladivostok.
 
Selon les déclarations dans la région, le contrôle du FSB concernerait une autre affaire pénale ouverte contre l'institution, qui concerne une fraude à hauteur de 170 millions de roubles dans les contrats concernant l'assurance des travaux de construction, notamment de l'Université fédérale d'Extrême Orient, qui doit être le fleuron du nouveau développement régional.
 
Afin d'éviter que le scandale ne touche également le ministère du développement régional, celui-ci mène une politique de coopération active avec le ministère de l'intérieur quant à l'enquête sur la légalité de l'utilisation des fonds budgétaires par la direction de l'Extrême Orient.
 
Il reste à voir comment va évoluer l'enquête. Cette direction est appelée, de toute manière à disparaître, puisqu'elle a été créé en 2008 pour coordonner les travaux de préparation du sommet, qui a eu lieu. Déjà, son volume en personnel a diminué de 60%. Mais cela ne règle pas la question de l'efficacité, puisque de nombreux problèmes se sont posés au fur et à mesure de la préparation du sommet, les membres de la direction interprétant plus que largement les directives fédérales et le calendrier.