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mercredi 16 mai 2018

Russie: Structure du nouveau Gouvernement et virage anti-néolibéral?



Hier le 15 mai, le président russe Vladimir Poutine a adopté un oukase (décret présidentiel) posant la structure du Gouvernement, qui laisse soupçonner un intéressant virage idéologique. En effet, certains fétiches de l'idéologie néolibérale, essentiellement l'enseignement, semblent remis en cause pour aller vers une politique plus détachée des recommandations internationales, dont nous voyons les effets dévastateurs en France. La Russie prend-elle un virage idéologique anti-néolibéral?

mardi 15 juillet 2014

Pourquoi les enfants de l'élite russe vivent-ils à l'étranger?


 
En d'autres temps, Edouard Herriot, Président du Conseil sous la Troisième République française, écrivait: "L'amour de la patrie prolonge l'amour de la famille; l'amour de l'humanité prolonge l'amour de la patrie". Cela traduisait une autre culture d'Etat, une autre culture politique. Aujourd'hui, la Russie est sous le choc de l'enlèvement du fils du député Seleznov par les Etats Unis, alors qu'il était en vacances aux Maldives. Et l'idée d'un projet de loi illumine certains esprits: pour régler le problème, il faut interdire à certaines catégories de personnes travaillant pour l'Etat d'avoir des proches à l'étranger. Le gourdin pour remplacer la culture? Mais les députés s'y opposent, il faut dire que de nombreuses personnalités russes de premier plan ont leurs enfants à l'étranger. Est-ce normal ou y a-t-il un problème?
 

vendredi 25 octobre 2013

Reprise du conflict annuel sur l'idéologie du budget: entre libéralisme et social

Voir: http://izvestia.ru/news/559478

Chaque année, la discussion autour du budget relance les mêmes questions: le Fond de stabilisation est-il nécessaire? Comment estimer le prix du barile de pétrole, dont dépendent largment les ressources publiques? Quels secteurs financer sur quels secteurs économiser? De ces questions va dépendre la politique réelle mise en place par le Gouvernement.
 
Le budget proposé par Edinaya Rossiya, qui est actuellement à l'étude au Parlement, est loin de faire l'unanimité. Selon la fraction Spravedlivaya Rossiya, il ne permettrait pas de réaliser les grands axes de la politique présidentielle, tant en matière sociale, qu'en matière de relance de l'économie.
 
En effet, dans les grandes lignes, ce budget revoie à la baisse le prix du barile de pétrole, qu'il fixe à 101$, ce qui entraîne une perte pour le budget et oblige à déterminer des priorités. Dans l'ensemble, les dépenses budgétaires vont augmenter de 4,3%, par rapport au budget adopté l'année dernière. Ces augmentations vont concerner la défense (+ 18,7%), la culture physique et le sport (+26%), le paiement de la dette publique (+10%). Pour autant, le financement de la politique sociale est sérieusement revu à la baisse: santé (-8,6%), éducation (-12,9%), entretient des lieux d'habitation (-23,8%), politique sociale (-8,5%). Toutefois, afin de préserver le calme dans la population, les salaires et les retraites seront soutenus: 5% pour les médecins, 8-10% pour les enseignants, 5-10% pour les autres fonctionnaires, 8% pour les pensions. Cela permettra de compenser l'augmentation du coût de la vie et notamment des tarifs régulés: + 4,2% pour les tarifs des chemins de fer, 7,14% pour le chauffage, 8,1% pour l'électricité et 10,2% pour le gaz.
 
De cette manière, le budget prévoit des rentrées pour un montant de 13,57 trillions de roubles et des dépenses à hauteur de 13,96 trillions de roubles. Le déficit de 390 milliards de roubles peut être couvert par le Gouvernement à l'aide d'un emprunt et de privatisations. Le Fond de stabilisation, qui s'élève aujourd'hui à 2,807 trillions de roubles, recevra 344 milliards de roubles pour atteindre 3,191 trilliards de roubles. Le déficit public atteint alors 13,2% du PIB.
 
Spravedlivaya Rossiya estime que ce budget ne permettra pas d'atteindre les 3% de croissance attendus pour 2014, mais au plus 1-1,15%, car il ne permet pas de relancer l'économie, étouffe le social et bloque une partie des recettes dans le Fond de stabilisation. Pour leur part, ils proposent plusieurs mesures dans leur projet alternatif de budget. Si le prix du barile de pétrole est estimé à 110$, car en fait tout se base pour eux aussi sur le prix du barile, dans ce cas l'Etat augmente ses recettes et le budget s'équilibre. Ils proposent également d'utiliser les fonds du Fond de stabilisation pour financer le social en général. Enfin, des mesures fiscales sont proposées, comme l'introduction de paliers d'imposition, d'un impôt spécial sur les biens immobiliers de luxe, et d'une période de non imposition pour les petites et moyennes entreprises. De cette manière, ils estiment pouvoir atteindre les 3% de croissance visés.
 
Le budget est bien l'acte qui dévoile la réelle tendance idéologique d'un régime. Ici, le virage libéral, dans le sens d'une réduction du social est visible, même si les salaires sont préservés pour garder la paix sociale. L'absence d'une politique fiscale de relance de l'économie, à juste titre soulignée par Spravedlivaya Rossiya risque d'être dommageable. La paix pourra-t-elle s'acheter si facilement? Les hésitations sont toujours perceptibles.

mercredi 3 avril 2013

Le hijab et l'enseignement en Russie: la résolution d'un conflit en douceur

Voir: http://kommersant.ru/news/2161476

Dans un pays multi-confessionnel comme la Russie, la question du vivre ensemble est un compromis délicat qu'il faut entretenir au quotidien. Si la France a pu adopter la loi contre le port du voile islamique, la Russie doit louvoyer pour atteindre le même résultat, tout en préservant une certaine paix sociale, notamment dans les régions où l'islam est religion dominante.
 
En octobre de l'année dernière, un premier conflit est médiatisé concernant l'interdiction du hijab dans un établissement scolaire d'un village du Kraï de Stravropol. V. Poutine, voulant éviter la stigmatisation du conflit, se déclare contre l'autorisation de porter de hijab à l'école, mais pour éviter les tensions, favorable au retour de l'uniforme scolaire.
 
En mars de cette année, un conflit semblable émerge au sein de l'université médicale d'Etat de Krasnoïarsk. Le réglement intérieur de l'Université prévoit en effet l'interdiction du port de tout vêtement à connotation religieuse. Un jeune étudiante venant du Daghestan et portant le hijab en cours s'est donc faite renvoyée. La procuratura s'est penchée sur l'affaire et considère que, effectivement, le règlement intérieur doit être modifié, car il contrevient à la loi fédérale sur l'enseignement. De son côté, la famille (la diaspora daghestanaise comme l'appelle l'article) discute avec la direction de l'Université et parvient à un compromis: la jeune fille réintègrera l'Université en septembre, pour reprendre les cours là où elles les a interrompus, mais elle ne portera plus le hijab.
 
Donc, si la loi n'interdit pas formellement le port de vêtements religieux, celui-ci n'est effectivement pas désirable. Et les familles comprennent également l'importance de l'intégration sociale de leurs enfants lors et après leurs études.
 
 
 
 

mercredi 28 novembre 2012

Classement des pays en fonction de l'enseignement: Russie 20e, France 25e

Voir: http://www.kommersant.ru/doc/2077485

Alors que l'ensignement russe a en général mauvaise presse, que certaines familles cherchent à envoyer leurs enfants étudier soit à l'étranger, soit dans des écoles étrangères, le classement qui vient d'être réalisé par l'agence anglaise de recherche Economist Intelligence Unit renverse les idées reçues.
 
Afin de réaliser cette étude, l'agence indépendante a eu recours à une soixantaine de critères réunis en plusieurs blocs. Il s'agit bien sûr de la part de financement de l'Etat dans l'enseignement, du salaire des enseignants par rapport au salaire moyen national, du taux d'embauche des jeunes à leur sortie du système d'enseignement, des résultats dans des classements internationaux ... Mais, situant le système d'enseignement dans le système socio-économique global du pays, il est également tenu compte de facteurs comme la répartition du PIB par habitant, le taux de chômage, le taux de délinquance ...
 
Et les résultats ont largement surpris. Les têtes de liste sont la Finlande et la Corée du Sud, viennent ensuite Hong Kong, le Japon et Singapour. Selon les auteurs du classement, ces pays démontrent une réelle culture de l'enseignement et le statut social de l'enseignant y est particulièrement élevé.
 
Les Etats Unis, pour leur part, arrivent en 17e position, la Slovaquie en 19e, la Russie en 20e, la République Tchèque en 22e et la France en 25e sur 40.
 
Le ministre de l'enseignement et de la recherche s'est déclaré particulièrement satisfait par ce résultat - inattendu. Ce classement montre que s'il est nécessaire d'améliorer certains aspects du système d'enseignement russe, la remise en cause ne doit pas être systémique, le système fonctionne dans sa globalité.