En juillet, l'ONU est arrivé à une version finalisée du projet de Pacte mondial pour les migrations, dont le contenu est aussi discret dans ses détails concrets que l'intitulé suggestif. "Pour les migrations". Non pour la régulation des migrations, mais ... en soutien aux migrations ? Alors que les peuples européens croulent sous une vague migratoire qu'ils rejettent de plus en plus violemment, notamment lors des élections, alors que les Etats n'arrivent plus à digérer, prendre en charge et gérer ces masses mouvantes et assez bien encadrées par des ONG elles-mêmes soutenues, l'ONU se prépare à lancer sa campagne de normalisation et de légitimation du nouveau monde : celui qui, grâce à ces "migrants" lancés à l'assaut des résistances étatiques et sociales, va consacrer le règne des individus-roi contre les peuples et les Etats. Si de plus en plus d'Etats s'éloignent de ce suicide collectif, la France de Macron, elle, s'engage.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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mardi 13 novembre 2018
mardi 15 août 2017
Camp décolonial: la nouvelle technologie politique adaptée à la France
La deuxième édition du Camp d'été décolonial, validé par le Conseil d'Etat, stigmatise les débats en cette période estivale, pourtant peu propice aux interrogations existentielles. Il est vrai que les interrogations ne sont pas particulièrement existentielles, alternant entre l'autruche du "chacun est libre" il ne faut pas être raciste, à la condamnation du racisme anti-blanc, que la justice refuse toujours de reconnaître.
Pourtant au-delà de cet aspect conjoncturel de la question, le Camp d'été décolonial est une technologie politique mondialisée, déjà testée pour toutes les révolutions à l'Est et au Moyen Orient, soutenues par l'incontournable Soros. Le poing levé est la marque de fabrication que l'on reconnaîtra infailliblement.
jeudi 16 avril 2015
La France au détour de la République

La situation de la France aujourd'hui est difficile. Je ne parle pas du point de vue social ou économique. Je parle de l'existence de la France comme Etat-nation. Une prise de conscience semble se faire, sans pour autant poser le problème dans toute sa dimension, c'est-à-dire dans sa dimension européenne et le conflit de souveraineté. L'Europe des régions est le but de la Fédération européenne, d'une Union qui ne peut être celle des Etats.
jeudi 2 avril 2015
Les étrangers, silence et dans le rang!
La folie législative s'empare de la Douma où certains députés semblent confondre patriotisme et populisme. Bref: les étrangers ne devront pas être trop critiques envers la Russie s'ils veulent pouvoir y travailler. Compris? Tous à vos gommes.
mardi 11 février 2014
Pourquoi le referendum suisse sur la limitation de l'immigration a un écho particulier en Russie?
Voir: http://svpressa.ru/politic/article/82021/
Dimanche dernier, la Suisse, par referendum, s'est prononcée pour une immigration contrôlée. L'UE a violemment réagit, en paroles, montrant toute une surprise de façade face au raz-le-bol populaire du multiculturalisme dont les Etats européens n'ont plus les moyens. Cette situation n'est pourtant pas propre à l'Europe et le discours en Russie est plutôt favorable à la position suisse.
L'immigration de masse est considérée comme une bombre à retardement. Si l'immigration de travail est acceptable tant qu'il y a du travail pour tous, elle devient sujet à tensions sociales lorsque la situation socio-économique se dégrade. C'est une évidence. L'autre évidence est que l'Europe est en crise, économique et politique, le chômage est à son point le plus haut, les entreprises ont du mal à se développer, donc à créer des emplois qui ne soient pas subventionnés par l'Etat, bref de l'emploi réel, et les institutions sont en perte de confiance. Sur un autre plan, le manque d'intégration et le début de ghéttoisation des sociétés renforce un rejet de l'autre, rejet encore renforcé par la stigmatisation de la criminalité. Dans ce contexte, la surprise affichée par les autorités européennes, leur air outragé, surprend. Soit ils vivent dans un autre monde, sans immigrés clandestins qui luttent pour leur survie, sans immigrés qui ont une culture autre que la culture du pays d'accueil et ne soulève pas toujours l'emballement populaire des premiers jours, soit ils sont naïfs de penser que le multiculturalisme se résumme à de jolies expositions dans des salles modernes avec conférences et cocktail à la fin, soit ils sont hypocrites.
En Russie, la question de l'immigration se pose également d'une manière devenue cruciale. En hausse avec la chute de l'URSS, et comme le dit le proverbe, Moscou n'est pas élastique et compte environ 2 millions de clandestins. Les clandestins sont des esclaves modernes, vivant dans des conditions insalubres pour un salaires de misère. Salaire, par ailleurs, qui est réparti entre ses employeurs. Ainsi, un balayeur à Moscou qui a officiellement 50 000 roubles par mois (environ 1100 euros) n'en touche en réalité qu'un quart. Toute une partie des fonctionnaires vivent de ce bisness. Difficile à remettre les choses en cause dans ce cas, même si les tentatives ne manquent pas.
Pourtant, si un referendum était organisé aujourd'hui demandant aux moscovites s'ils veulent une limitation de l'immigration, plus de 60% se prononcerait positivement, selon les dires d'un député communiste.
Alors, pourquoi ne pas organiser de referendum sur les questions sociales importantes, comme en Suisse? Parce qu'en Russie, le recours au referendum est presque tombé dans les oubliettes au niveau fédéral, et extrêmement rare au niveau locale. Donc l'exemple suisse fait réfléchir ...
mardi 17 décembre 2013
La langue socle de la Nation? Vu de Russie et de France
Parfois, par hasard, au détour d'un chemin et d'un article, des liens se font, des ramifications apparaissent et d'étranges questions surviennent. Pour lesquelles nous n'avons, par ailleurs, pas forcément La réponse, l'unique réponse, cette vérité incontestée et incontestable qui nous permettrait de dormir tranquillement sur nos deux oreilles, tout en se posant la question existentielle du menu pour les fêtes de Noel.
Malheureusement, même si la question du menu me travaille également, une autre est venu perturber cette douce période de fêtes. La langue est-elle le socle de la Nation? Sincèrement, je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'est le socle de la Nation. Mais intuitivement, je sens ce qu'il ne peut pas être. Ce qui divise, va à l'encontre de la Nation.
En France, la seule langue officielle de la République est le français. Et la seule langue reconnue existante sur le territoire nationale est le français. En effet, la France a très longtemps rejeté l'idée même de la ratification de la Charte européenne des lagues européennes et minoritaires, et pour cause. L'Etat français s'est historiquement construit contre. Contre les pressions extérieures soit, mais surtout contre les seigneurs locaux, contre les régions, contre cette diversité, notamment linguistique. Une langue, un pays, un peuple cela fait une Nation, un Etat. Et cet Etat-Nation auquel nous sommes tellement habitués semble immuable, ne retient donc plus vraiment notre attention. Ainsi apparaît la possibilité d'introduire à l'école le multilinguisme. Non, il ne s'agit pas de renforcer l'étude de langues étrangères comme l'anglais, l'allemand, le chinois ou le russe. Mais de prévoir des formes de coexistence linguistique avec l'arabe ou des dialectes africains. Nos dirigeants pensent peut-être ainsi arriver à niveler le niveau des élèves, à atteindre cette sacrosainte égalité républicaine, ici pourtant largement dévoyée. Mais peut importe, nous ne sommes plus à une louche près. Dans la foulée, d'ailleurs, pourquoi ne pas tout à coup précipiter la ratification de cette Charte européenne, l'arabe et les dialectes africains pourront alors être reconnus comme des langues minoritaires sur le territoire nationale et bénéficier ainsi de la protection que leur accorde ce statut juridique. Tout s'enchaîne merveilleusement bien. La France va donc très bien, elle n'a pas d'autres problèmes à régler, puisque celui des hausses d'impôts et taxes est finalement arrivé pour remplir les caisses de l'Etat, le mariage homosexuel est adopté, Paris organisera les JO Gay - bon, on fait ce qu'on peut là où il reste encore quelques compétences ...
Cette étrange modernisation de la conception de la Nation, cette étrange image que donne la France en dehors des frontières de l'Union européenne, provoque parfois une certaine incompréhension, au regard de son histoire, de ses traditions, du respect et de la fièreté d'elle-même qu'elle affichait en d'autres temps.
En Russie, la langue française jouait sous l'Ancien Régime un rôle spécifique. Langue de la noblesse, de la culture, chacun au minimum s'efforçait de truffer son langage de quelques mots en français. Pouchkine désespérait d'imaginer les femmes de la noblesse parler et écrire en russe. C'était tout un symbole. C'était.
Contre ces mouvements de reniement, le balancier passe d'un extrême dans l'autre. Mais les temps changent, les étrangers aussi. Maintenant, des députés LDPR ont déposé à la Douma un projet de loi visant à sanctionner l'utilisation d'une langue étrangère par les russes et par les étrangers sur les lieux de travail, lorsque cela n'est pas rendu nécessaire par leur profession. Cela vise bien sûr à la protection de la langue russe contre l'anglicisme, comme ce fut le cas en France, mais le but est également politique. Il vise également l'étranger proche.
En remettant dans le contexte, un étranger arrivant travailler en Russie va devoir connaître la langue et la Constitution. La langue, comme les russes l'ont compris, est bien un élément de la Nation. C'est un élément d'identification. Renoncer, partiellement, à sa langue est une marque de volonté d'intégration et de respect pour le pays dans lequel on arrive.
Pour autant, cette idée de réforme est également le signe d'une politique d'unification nationale, qui va à l'encontre des dérives communautaristes françaises, qui en fait continue le modèle français aujourd'hui tant décrié. Les risques d'excès sont toujours présents, ne sont pas négligeables, car la plus grande difficulté pour la Russie aujourd'hui va être d'arriver à trouver cet équilibre précaire entre la préservation de son identité sans rejet de l'évolution, malgrè les exemples peu reluisant donnés dans d'autres pays. Eviter que les extrêmes des uns ne justifient les extrêmes des autres.
La langue est-elle donc finalement le socle de la Nation? Elle en fait partie, elle en est un symbole, elle est un symbole dans un symbole. Et tout simplement, comment développer sa culture, donc son identité, en perdant sa langue? Que peut-on alors proposer aux autres? Comment exiger le respect lorsque l'on ne se respecte pas soi-même?
lundi 21 octobre 2013
Le Conseil de la Fédération veut un contrôle des mouvements d'extrême droite russes
Voir: http://izvestia.ru/news/559175
Le sénateur Konstantin Dobrinine s'est officiellement adressé au ministère de l'intérieur pour demander une enquête spéciale sur le meurtre de deux immigrants venus d'Asie centrale (Ouzbekistan et Azerbaïdjan) après le pogrom résultant du meurtre de Egor Scherbakov.
Parallèlement au pogrom ayant fait suite au meurtre de Egor Scherbakov, lors duquel les forces de police ont arrêté environ 400 personnes, les corps de deux immigrants ont été retouvés, lacérés au couteau. Selon le sénateur K. Dobrinine, de tels actes peuvent se répéter, car la mouvance d'extrême droite devient de plus en plus forte chez les jeunes.
Comme le souligne à juste titre le sénateur, la protection doit être identique pour tous les individus vivant sur le sol russe. Les forces de l'ordre ont démontré une réaction rapide, forte et efficace pour arrêter l'assassin de E. Scherbakov, et si la médiatisation avait moins été poussée cela aurait été encore mieux, mais maintenant l'Etat doit démontrer la même volonté d'arrêter les assassins de migrants.
Les réactions provoquées par la requête étaient prévisibles. Les grandes associations nationalistes réfutent leur implication dans les meurtres, ils affirment agir sur la politique intérieure russe et ne pas exister pour tuer les gens. Selon elles, ce doit être le fait de groupuscules marginaux, ou même ce peut ne pas être du tout un meurtre raciste. Selon les associations de migrants, de toute manière la police sympathise avec les mouvements d'extrême droite, ils ont peur maintenant de sortir dans la rue et rien de bon n'est à attendre de ce qui se passe. Quant aux forces de l'ordre, ils affirment évidemment renforcer le contrôle de ces groupuscules car leur priorité est la protection de l'ordre public.
Bref un discours convenu. Chacun tient son rôle. Nous verrons avec quelle rapidité et médiatisation les assassins de migrants seront arrêtés. C'est aussi cela l'Etat de droit, la justice pour tous.
mardi 16 juillet 2013
Augmentation de l'immigration en Russie
Voir: http://izvestia.ru/news/553760
L'immigration a augmenté de 12% et si l'on prend les données sur les trois dernières années, on obtient une augmentation de 37% (2009-2012), selon le directeur du service fédéral de migration.
Actuellement, en Russie seulement 800 000 personnes étrangères vivent de manière permanente, ce qui est 10 fois moins que dans les pays de l'Union européenne. Il faut toutefois prendre ces chiffres avec des pincettes, car l'immigration clandestine est forte, d'autres personnes vivent en Russie sous le régime de visa qu'ils refont régulièrement etc.
Les autorités russes pensent s'inspirer des mécanismes en vigueur dans les Etats européens pour réformer leur quotat de travailleurs étrangers, en introduisant le critère de la préférence nationale. Il y aurait ainsi une hiérarchie géographique: la priorité serait donnée aux travailleurs de la région où l'offre d'emploi est ouverte, puis aux résidants des autres régions russes et enfin aux étrangers.
Soulignons également que depuis le début de l'année 10 millions de migrants sont passés en Russie.
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