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mardi 11 février 2014

Pourquoi le referendum suisse sur la limitation de l'immigration a un écho particulier en Russie?

Voir: http://svpressa.ru/politic/article/82021/

Dimanche dernier, la Suisse, par referendum, s'est prononcée pour une immigration contrôlée. L'UE a violemment réagit, en paroles, montrant toute une surprise de façade face au raz-le-bol populaire du multiculturalisme dont les Etats européens n'ont plus les moyens. Cette situation n'est pourtant pas propre à l'Europe et le discours en Russie est plutôt favorable à la position suisse.
 
L'immigration de masse est considérée comme une bombre à retardement. Si l'immigration de travail est acceptable tant qu'il y a du travail pour tous, elle devient sujet à tensions sociales lorsque la situation socio-économique se dégrade. C'est une évidence. L'autre évidence est que l'Europe est en crise, économique et politique, le chômage est à son point le plus haut, les entreprises ont du mal à se développer, donc à créer des emplois qui ne soient pas subventionnés par l'Etat, bref de l'emploi réel, et les institutions sont en perte de confiance. Sur un autre plan, le manque d'intégration et le début de ghéttoisation des sociétés renforce un rejet de l'autre, rejet encore renforcé par la stigmatisation de la criminalité. Dans ce contexte, la surprise affichée par les autorités européennes, leur air outragé, surprend. Soit ils vivent dans un autre monde, sans immigrés clandestins qui luttent pour leur survie, sans immigrés qui ont une culture autre que la culture du pays d'accueil et ne soulève pas toujours l'emballement populaire des premiers jours, soit ils sont naïfs de penser que le multiculturalisme se résumme à de jolies expositions dans des salles modernes avec conférences et cocktail à la fin, soit ils sont hypocrites.
 
En Russie, la question de l'immigration se pose également d'une manière devenue cruciale. En hausse avec la chute de l'URSS, et comme le dit le proverbe, Moscou n'est pas élastique et compte environ 2 millions de clandestins. Les clandestins sont des esclaves modernes, vivant dans des conditions insalubres pour un salaires de misère. Salaire, par ailleurs, qui est réparti entre ses employeurs. Ainsi, un balayeur à Moscou qui a officiellement 50 000 roubles par mois (environ 1100 euros) n'en touche en réalité qu'un quart. Toute une partie des fonctionnaires vivent de ce bisness. Difficile à remettre les choses en cause dans ce cas, même si les tentatives ne manquent pas.
 
Pourtant, si un referendum était organisé aujourd'hui demandant aux moscovites s'ils veulent une limitation de l'immigration, plus de 60% se prononcerait positivement, selon les dires d'un député communiste.
 
Alors, pourquoi ne pas organiser de referendum sur les questions sociales importantes, comme en Suisse? Parce qu'en Russie, le recours au referendum est presque tombé dans les oubliettes au niveau fédéral, et extrêmement rare au niveau locale. Donc l'exemple suisse fait réfléchir ...
 
 

jeudi 14 novembre 2013

Les propositions de Rogozine, un espoir pour la régulation de l'immigration clandestine

Voir: http://www.kommersant.ru/doc/2342739

Le problème de l'immigration clandestine, de la pauvreté et les questions inter-ethniques qu'il entraîne arrive dans une nouvelle phase qui laisse entrevoir un espoir. Trois mesures principales sont en préparation.
 
Il s'agit tout d'abord de reconnaître le statut d'utilité publique aux associations s'occupant de l'insertion et de l'accompagnement des migrants. Elles leur fournissent une aide, des cours de russe, des cours sur la culture et la civilisation russe. Cette approche positive est fondamentale pour aider les migrants à s'intégrer dans la société. Si ces ONG peuvent bénéficier de ce statut, elles auront alors un accès privilégié à l'aide de l'Etat, notamment en matière de financement, ce qui n'est pas moins important.
 
Ensuite, le régime sans visas doit être réguler. Il ne doit plus être possible de résider indéfiniment sur le territoire russe, mais une limite de 90 jours par période de 6 mois peut être délimitée, ce qui va limiter les possibilité de travail clandestin. En ne sortant pas du territoire dans la période voulue, le migrant se met en infraction et peut se voir refuser l'accès pendant un certain nombre d'années. Le contrôle peut être facilité par la création d'une carte d'identité électronique pour les migrants, permettant de fixer les informations.
 
Enfin, une couverture médicale doit être obligatoire. Chaque année, entre 3,5 millions et 10 millions de migrants, sans couverture médicale, bénéficient de soins en Russie. Rien que pour la ville de St Petersbourg, on compte 1,5 millions de migrants soignés aux frais du budget local, soit environ 5 milliards de rouble. Cette situation est difficile à gérer pour les régions. Ainsi, la possession d'une couverture médicale deviendra un élément obligatoire pour pouvoir entrer sur le territoire russe et sera vérifiée à la frontière.
 
 

lundi 28 octobre 2013

Regards croisés Russie-UE, par Caroline Voos: les émeutes dans la banlieue de Moscou suite au meurtre d’un jeune Russe le week-end du 12-13 octobre 2013



Dans le journal Le Monde (France), Marie Jégo estime que le racisme en Russie est « caractérisé par une grande expression de violence »  à l’égard des Caucasiens, des migrants d’Asie centrale ou des étrangers au « faciès non slave ».

A la question les Russes sont-ils plus racistes qu’ailleurs ?

Tout en répondant par la négative, la journaliste enchaîne : le discours xénophobe est débridé et commun aux principaux courants politiques, qui l’exploitent dans un contexte socio-économique donné.

Elle souligne encore la position ambigüe de Vladimir Poutine et de l’Eglise orthodoxe et évoque d’autres contentieux entre la Russie et l’Europe (homosexuels, Pussy Riot) et conclut qu’au temps de l’URSS l’intégration était possible.


Dans le Courrier de Russie, la Rédactrice en chef, Inna Doulkina, fustige les journalistes occidentaux qui jouent à nouveau aux lecteurs l’éternelle pièce de la Grande Méchante Russie, tellement plus confortable pour marquer les esprits.

Mais il faudra bien passer à une autre interprétation que celle de la xénophobie primaire poursuit-elle. Les habitants sont descendus dans la rue, tant leur exaspération est grande de vivre près d’un marché (de Birioulevo), où  la mafia azerbaïdjanaise sévit, l’esclavage fleurit, où les immigrés clandestins sont légions et le russe devenu langue morte, alors que dans le même temps ils ont demandé la fermeture de ce marché depuis bien longtemps.

C’est donc un message clair adressé aux autorités municipales d’une part, aux immigrés de l’autre : « Nous avons l’obligation de respecter la culture de l’Autre, et le droit d’exiger le même respect vis-à-vis de la Nôtre ».

 
Quelles réflexions tirer de ces deux articles ?

Tout d’abord, il semble qu’à l’heure actuelle, que ce soit en Europe ou en Russie, nous sommes tous interpellés face aux défis à relever concernant les problèmes de l’immigration.

Avant de stigmatiser la Russie, il convient donc de balayer devant sa propre porte.

Des violences interethniques ?

Celles-ci sont fréquentes dans de nombreuses capitales européennes comme Londres ou Paris. Par quel hasard, une cité comme Moscou, capitale d’un ancien Empire, y  échapperait-elle ?

D’autre part, surfer sur le thème de l’immigration, la peur de l’islam et la xénophobie en quête d’un électorat plus large, n’est pas l’apanage des seuls courants politiques russes et je ne vise pas uniquement  nos partis ultranationalistes ou d’extrême droite.

Ensuite, il n’y a pas de  solution miracle.

Ni l’introduction de visas pour les ressortissants de la CEE, ni la scission du nord Caucase ne résoudrait le problème. En Russie, comme en Europe, il y aura toujours des immigrés. Cela n’empêche pas qu’il y ait des mesures à prendre au niveau local.

Poursuivre les criminels avec le même zèle qu’ils soient slaves ou non slaves, demander aux uns de respecter les lois, les us et coutumes du pays et aux autres de faire preuve de tolérance, être à l’écoute et au contact des habitants pour que tous considèrent Moscou comme leur ville.

Voilà quelques règles de bon sens qui peuvent être suivies par tous (UE-Russie), bien que je ne prétende pas que cela soit  facile …

 

lundi 7 octobre 2013

La Russie face à l'islamisme radical

Voir: http://www.rosbalt.ru/video/2013/10/03/1183106.html

Ces derniers temps, la Russie a renforcé sa politique de lutte contre l'immigration clandestine, ce qui fut salué par une grande partie de la population du pays, et tente de lancer un mouvement visant à favoriser l'emploi de citoyens russes, voire de différentes régions, plutôt que de recourir à la main d'oeuvre bon marché venant des républiques voisines. Il semblerait que cette politique ne plaise pas à tout le monde.
 
Le 27 septembre, à côté de la station de métro Otradnoe à Moscou, à proximité de la mosquée, a eu lieu une manifestation non autorisée d'islamistes radicaux. Ils considèrent la politique menée par la Russie comme une déclaration de guerre contre les mulsulmans et l'Islam, appellent au soutien de leurs combattant en Tchétchénie, en Syrie et en Afganistan. Et, surtout, appellent de leurs voeux à l'instauration d'un Califat islamiste en Russie, pour lutter contre cet Etat, qui n'est pas amical avec leur communauté.
 
Le choc des cultures est présent en Russie, comme il l'est dans tous les pays. Les donnés du problème changent simplement en fonction du choix de politique fait par l'Etat. Si la Russie est un Etat multiconfessionnel, elle entend protéger ses racines chrétiennes face à la montée de l'Islam et ne pas permettre l'assimilation de la croyance en une réligion avec l'utilisation de la radicalité celle-ci à des fins politiques. C'est le choix fait par la Russie, et elle l'assume. Même s'il diffère en de nombreux points des politiques menées en Europe. Car la liberté du culte ne doit pas conduire au renoncement de ses racines culturelles. Et le respect de l'autre ne peut s'accompagner du dénigrement de soi. La tolérance est une relation, elle nécessite deux sujets.
 
 

mardi 27 novembre 2012

Renforcement de la lutte contre l'immigration clandestine en Russie

Voir: http://asozd2.duma.gov.ru/main.nsf/(Spravka)?OpenAgent&RN=177578-6&02
http://pravo.ru/news/view/80174/

L'entrée illégale sur le territoire russe est un problème qui prend de plus en plus d'ampleur avec le temps. Par entrée illégale, on entend le passage de la frontière par des personnes étrangères non munies d'un titre régulier leur donnant droit à l'accès au territoire russe. Pour réagir face à ce problème et vu l'inefficacité des sanctions aujourd'hui existantes, le Gouvernement a déposé à la Douma un nouveau projet de loi prévoyant la mise en place d'une responsabilité pénale pour ces personnes.
 
Selon les données du Ministère de l'intérieur et de Service fédéral de migration, la justice a été amenée à prendre, en 2011, des décisions de reconduite administrative à la frontière à l'égard de 32 287 personnes étrangères. Les données, en ce qui concerne le refus d'accès au territoire russe, sont également en hausse. En 2008, les gardes frontières ont du refusé l'accès au territoire à 14 600 personnes, en 2009 à 18 400, en 2010 à 19 400 et en 2011 à 20 600 personnes ne pouvant présenter un titre légal pour entrer en Russie.
 
Par ailleurs, parallèlement à ces chiffres, une pratique de détournement de la législation tend à se développer. Des individus ayant fait l'objet d'une interdiction du territoire pour avoir violé la législation en vigueur, une fois retournés dans leur pays, font une nouvelle demande de papiers d'identité, comportant une modification de leur identité (nom de famille, par exemple). Une fois munis de ces nouveaux documents, ils peuvent à nouveau entrer sur le territoire russe. Les organes du FSB, sur une période allant de 2009 à 2011, ont ainsi trouvé 591 personnes entrant dans cette catégorie (162 en 2009, 138 en 2010 et 291 en 2011).
 
Afin de pouvoir renverser cette tendance, un projet de loi a été déposé à la Douma le 23 novembre. Il prévoit l'introduction de sanctions pénales à l'encontre des personnes violant la législation sur le régime d'entrée sur le territoire russe. Il peut s'agir soit d'une amende allant jusqu'à 300 000 roubles, soit d'une condamnation à un travail d'intérêt général allant jusqu'à 4 ans, soit une peine de privation de liberté allant aussi jusqu'à 4 ans. S'il s'agit d'une violation de la législation faite de manière organisée ou en groupe, c'est-à-dire avec des circonstances aggravantes, dans ce cas la privation de liberté peut aller jusqu'à 6 ans.