La question de la présence militaire française au sol en Syrie est une question extrêmement délicate, la Syrie est un Etat souverain, qui n'a en rien appelé la République à son secours. Des forces au sol seraient donc signe d'une ... occupation. Or, 60 snippers français viennent de se faire interpeller par l'armée régulière syrienne, après s'être perdus. Rassurez-vous, ils furent libérés, mais que faisaient-ils là-bas? Que faisons-nous là-bas? Etrangement, aucune info ne filtre dans la presse française ...
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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mercredi 11 avril 2018
Les Etats-Unis iront-ils jusqu'à la guerre en Syrie, ouvrant la voie à un conflit mondial?
Le conflit hybride syrien risque dangereusement de se "traditionnaliser". Trump s'est donné jusqu'à ce soir pour annoncer sa décision d'une intervention militaire de grande ampleur en Syrie, avec le soutien particulièrement actif de la France. La présence russe au sol permettra-t-elle de calmer les ardeurs guerrières de nos politiciens en mal de grandeur? Espérons.
mercredi 30 septembre 2015
Syrie: la Russie forme une coalition concurrente avec la Syrie contre l'Etat islamique
Le conflit entre les Etats Unis et la Russie prend un nouveau tournant, après les négociations qui ont eu lieu entre les deux chefs d'état en marge de l'assemblée générale de l'ONU. Et des raidissements, notamment sur le dossier syrien, sont clairement perceptibles outre-atlantique.
mardi 2 juin 2015
Risque d'un nouveau conflit armé: la Transnistrie doit pousser la Russie à la faute

Avec l'impossibilité de résoudre le conflit en Ukraine, la situation autour de la Transnistrie s'est à nouveau durcie. Cette petite République autoproclamée indépendante de la Moldavie lors du démantèlement de l'Union soviétique est protégée par un contingent russe de forces de la paix, la Russie étant l'un des garants de la stabilité du territoire. Mais la Moldavie devenue pro-européenne et l'Ukraine majoritairement anti-russe, ce petit territoire se transforme en un instrument de destabilisation de la région, instrument à propos duquel la Russie n'a toujours pas réussie à se décider.
mercredi 9 juillet 2014
John Tefft, nouvel ambassadeur américain en Russie

John Tefft
Le nouvel homme fort de la diplomatie américaine en Russie est un habitué de la préparation et de l'analyse des révolutions dans l'espace-post soviétique. En Géorgie au bon moment, en Ukraine il a laissé la situation prête à l'emploi, son arrivée officielle à Moscou est un signal à double sens. Et du côté américain, et du côté russe. Nous lançons une attaque frontale contre la Russie / Nous sommes au courant et prêt à vous accueillir. Les jeux sont faits.
mercredi 25 juin 2014
Ukraine: la Russie fait-elle le pari de la paix ou le choix de la tranquillité?

A la surprise générale, le Président russe V. Poutine a hier officiellement demandé au Conseil de la Fédération de mettre fin à l'autorisation de recourir aux forces armées sur le territoire ukrainien pour défendre les russes. Je dis bien à la surprise générale, car vous auriez du voir la tête du journaliste qui l'annonçait hier dans l'après-midi sur la chaîne Russia 24. Il avait du mal à lire son texte, ses yeux étaient exhorbités.
lundi 3 mars 2014
Ukraine, vers la fin de la Pax Americana?
Voir: http://izvestia.ru/news/566846
A partir du moment où V. Yanukovych s'est réfugié en Russie et l'a appelée à l'aide pour restaurer l'ordre constitutionnel. A partir du moment où les autorités de Crimée ont officiellement demandé la protection de la Russie. A partir du moment où le Conseil de la Fédération a donné son accord de principe au Président russe pour utiliser les forces armées, si nécessaire, afin de restaurer l'ordre constitutionnel ukrainien et garantir son intégrité territoriale, protégeant ainsi la population russe, la situation est devenue hystérique.
B. Obama déclare que la Russie va payer cher pour sa politique. Le Canada et la Grande Bretagne rappellent pour consultation leurs ambassadeurs ou responsables de missions diplomatiques après que le Conseil de la Fédération ait demandé au Président russe de rappeler son ambassadeur aux Etats Unis. Otawa, Paris, Londres et Washington interrompent la préparation du G8 qui doit se tenir à Sotchi. Autrement dit, les Etats Unis bougent leurs pions pour faire pressions sur la Russie, les pions étant le Canada et les pays européens. Ce qui montre encore si nécessaire le degrè d'indépendance de l'UE et les implications que cela peut avoir pour les pays membres.
En effet, la Pax Americana en vigueur depuis la chute de l'Union soviétique suppose, sinon l'obéissane aveugle des pays, du moins leur passivité. Et ces derniers temps, la Russie fait preuve sur la scène internationale d'une trop grande autonomie. Elle ose s'opposer. S'opposer en Syrie et avoir raison de ne pas vouloir provoquer un conflit armé en soutenant des mercenaires et des fanatiques religieux. S'opposer en Ukraine en ne reconnaissant pas la légitimité d'un Gouvernement qui s'impose par la force, instaure immédiatement une confusion des pouvoirs en la personne d'un Président par intérim qui fusionne le législatif (il est le speaker de la Rada) et l'exécutif. Un régime qui met un point d'arrêt à la Cour constitutionnelle et pense même à lancer des enquêtes pénales contre ses membres. Un pouvoir qui s'appuie sur des partis et des groupes extrémistes. Qui annule en conséquences la loi interdisant la propagande extrémiste. Qui remet en cause, dans un pays multiéthnique, la loi sur la diversité des langues. Etc.
Peut importe le fond, peu importe le droit, la Russie a osé s'opposer et elle doit payer. Elle doit payer très cher, elle doit le payer de sa souveraineté. Car accepter l'opposition de la Russie sur la scène internationale, c'est revenir à un ordre bipolaire, ce que les Etats Unis ne veulent à aucun prix.
Pourquoi, effectivement, ne pas garantir les accords signés sous l'égide de nos superbes ministres des affaires étrangères? Pourquoi ne pas condamner la montée extrémiste qui risque de toucher l'Europe en ricochet? Qui va payer pour le soutien de l'économie ukrainienne ? Peu importe. L'enjeu n'est plus l'Ukraine. Que l'on ne se trompe pas. Il n'y a pas de guerre entre la Russie et l'Ukraine, mais un conflit qui peut dégénérer en Ukraine entre la Russie et les Etats Unis. Les dernières mesures prises par la Russie montre qu'elle ne veut plus de la Pax Americana. Les sanctions économiques envisagées par les Etats Unis à l'encontre de la Russie et que l'UE, n'ayons aucuns doutes, s'empressera de recopier en bon élève, n'auront aucune incidence sur l'économie américaine, elles en auront surtout sur l'économie déjà moribonde européenne.
Dans ce conflit pour l'indépendance, la Russie n'aura aucun allié. Chacun retient son souffle et attend de voir qui sera le vainqueur pour choisir son camp. Ni les BRICS avec qui elle développe ses échangent, ni la Chine qui devient un partenaire stratégique. La réaction de B. Obama a montré que c'était un combat à mort. Un combat pour la supprématie. Donc un combat irrationnel. Et l'escalade du conflit ne dépend pas que de la Russie, mais du degrè de radicalisation que sont prêts à atteindre les Etats Unis, à travers leurs pions bien sûr.
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