Nous avons parlé il y a quelques jours du scandale autour de CNN qui, allée trop loin dans la propagande anti-russe, s'est retrouvée dans l'obligation de faire le ménage à l'intérieur (lire notre article ici). Voici maintenant une vidéo cachée sur un producteur de CNN, très locace, expliquant que tout cela n'est que du business, les journalistes de CNN n'ayant aucune preuve d'un quelconque lien entre Trump et la Russie.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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lundi 3 juillet 2017
vendredi 6 juin 2014
Un arrière goût de fin d'Empire ...
Notre modèle occidental libéral et démocratique a un mauvais goût de fin d'Empire. Ce qui me fait penser à cela ? Les dérives de la presse, les manipulations politiques et la faiblesse - voire l'absence - de l'argumentation.
Dans le désordre.
Vite, vite, l'Ukraine est victime potentielle d'une agression militaire de la part de la Russie et il faut protéger d'urgence sa population civile contre cette atteinte attendue de leur droit à la vie et à la santé. C'est en substance le recours inter-étatique déposé par le gouvernement provisoire ukrainien le 13 mars 2014 devant la CEDH. Etrangement, la Cour n'a pas reconnu à l'Ukraine le rôle de victime, mais au contraire a enjoint les deux parties à ne pas prendre de mesures, notamment militaires, pouvant porter atteinte à la vie et à la santé des populations civiles. Le renforcement de l'opération "anti-terroriste" est en ce sens un plein succès de l'application des décisions de la CEDH et des mesures provisoires adoptées ... Passons, d'ailleurs la presse occidentale libre n'en a pas trop parlé.
Les dérapages de la porte-parole du département d'Etat américain, J. Psaki, font rire. Le dernier en date, cette jeune femme se compare à l'Ukraine démocratique, toujours là, alors qu'on la disait sur le départ. La pauvre. Son métier n'est pas facile. Elle doit rendre acceptable une position qui humainement, éthiquement, ne l'est pas. D'une certaine manière, elle ferait presque acte de résistance en étant aussi mauvaise. Une sorte de résistance passive qui pousserait les masses obéissantes à se réveiller. Qui sait ?
Et enfin, la cerise sur le gateau, l'interview de V. Poutine par la crème du journalisme français. Oups, les médias français ne vous ont pas tout montré, vous auriez été surpris il faut dire. Pour la éniènne fois V. Poutine rappelle que la Russie ne veut pas récupérer l'Ukraine. Absurde. Pour la énienne fois il répète avec calme et compétence la même chose. Evidemment, vous ne l'avez pas entendu. Si vous voulez avoir peur pour le niveau du journalisme français et de la liberté de la presse en France, lisez l'intégrale ici. Par exemple à propos de l'expansionisme russe:
"[Passage coupé]Question (Elkabbach) – Et à l’avenir ? Voulez-vous reconstituer l’empire dans ses anciennes frontières ou voulez-vous continuer à développer votre pays à l’intérieur de ses propres frontières ?
Vladimir Poutine – Nous souhaitons développer notre pays à l’intérieur de ses frontières, bien sûr. Mais – et ceci est très important – comme d’autres pays dans le monde, nous voulons utiliser des moyens modernes pour devenir plus compétitifs, notamment grâce à l’intégration économique. C’est ce que nous faisons dans l’espace de l’ex-URSS dans le cadre de l’Union douanière et de l’Union eurasiatique. "
Ce n'est qu'un passage pour vous mettre l'eau à la bouche.
Dans l'ensemble, les journalistes semblaient totalement dépassés par l'évènement. Et en fait, vous savez à quoi cela m'a fait penser? A l'interview de Thatcher à la fin de l'époque soviétique par les journalistes soviétiques. Elle a été très forte, ils ont dû montré l'interview et même les coupes n'ont rien pu y faire.
Quand l'incompétence se généralise, le discours se crispe et les médias sont tenus en laisse. Mais c'est rarement bon signe pour l'avenir....
vendredi 16 mai 2014
Le modèle turc pour l'internet russe? L'autre visage de la loi des Bloggers
Voir: http://izvestia.ru/news/570863
Сурковъ @SurkovRussia Follow
Сурковъ @SurkovRussia Follow
Почитал интервью "Известиям" зам. главы Роскомнадзора какого-то ксензова... Захотелось вступить в "Правый сектор".
Twit de Surkov: "J'ai lu l'interview à Izvestia du vice-directeur de Roskomnadzor, un certain ksenov ... J'ai eu envie d'entrer dans Secteur droit."
Internet est devenu le lieu de tous les fantasmes et de toutes les peurs. Chacun y écrit sa vie, ou celle qu'il aimerait avoir. Il peut virtuellement devenir une autre personne, même incognito, avoir des amis virtuels, vivre des aventures virtuelles, bref vivre dans notre monde moderne ... virtuellement. Chacun ses choix et cela a peu d'importance. Mais internet est aussi un moyen de faire passer des informations en masse, donc d'avoir une influence sur le mode de penser, la manière de voir le monde, la manière de le concevoir. Il a une influence directe sur notre comportement et la diffusion d'un système de valeurs. Il peut avoir une incidence directe sur la vie d'individus très concrets.
Or, dans notre société mondialisée, les valeurs et le modèle est avant tout américanisé. Cela ne pose pas de problèmes fondamentaux en Europe, le processus est depuis longtemps à l'oeuvre, il fut indolore et à dose homéopathique. Et vus les résultats, il est possible désormais d'affirmer que l'homéopathie est très efficace.
Mais en dehors du bloc Etats-Unis Europe, il existe encore des pays qui veulent défendre leur culture nationale, à une autre dimension que "l'exception culturelle" à la française. La Russie en fait partie, la Chine ou la Turquie d'une certaine manière aussi et leurs modèles sont très critiquables.
Lorsque l'on regarde l'internet chinois ou turc, le premier qualificatif qui vient à l'esprit est la fermeture. L'internet est "filtré", certaines ressources comme Facebook, Youtube, Twitter ou Google peuvent être selon le pays soit simplement interdit, soit d'accès restreint car ces ressources sont considérées comme un élément de l'américanisation des sociétés. L'efficacité à court terme est incontestable, l'efficacité "retour" à long terme également: l'interdiction générale provoquant l'envie, ces pays cultivent très activement la radicalisation de leur opposition et l'amour irréfléchi pour une Amérique qui redevient idéalisée et donc idéale.
Entre le laisser tout faire et le tout interdit, la Russie tente de trouver sa voie, une voie qui lui permette de protéger la population contre les dangers réels d'internet: l'extrémisme, la pornographie, la pédophilie, l'incitation à la haine religieuse, l'incitation au suicide, ect. Ces problèmes existent dans tous les pays et une coopération entre les gouvernements et les entreprises du secteur virtuel est incontournable.
La Russie aussi a adopté ces mesures, mais elle se rend compte de la difficulté de les faire appliquer. Par exemple Twitter, entreprise totalement américaine, ne le fait quasiment jamais, Facebook et les autres, plus implantés dans différents pays, discutent, mais sont difficiles à convaincre. Et dans ce contexte de délicate coopération, une loi sur le statut des bloggers entrera en vigueur au 1er août et les obligera à s'enregistrer.
Cette loi concerne non pas tous les bloggers, mais certains, les plus célèbres, russes et russophones, ceux-qui ont plus de 3000 entrées par jour, donc ceux qui ont la possibilité d'influencer l'opinion publique. Ces bloggers, sans être totalement assimilés à des masses médias, en reprennent certains traits: l'obligation de vérifier la véracité de l'information publiée, le droit de diffuser des publicités, l'obligation de respecter la législation concernant l'extrémisme, la langue etc. A la différence, ils revêtiront une responsabilité personnelle quand la responsabilité des journalistes est souvent assumée par leur rédaction, ils ne bénéficieront pas des accréditations lors des conférences de presses, etc. Mais, ô bonheur, le concept de blogger sera fixé par la loi, ils auront le droit de chercher l'information, de la diffuser, notamment en ce qui concerne les organes publics.
Et là on voit à quel point le vice-directeur du département à peu près équivalent au CSA, se moque du monde dans l'interview qu'il donne à Izvestia en expliquant le plus sérieusement du monde toutes ces absurdités. D'un autre côté, il n'a pas le coix, la loi a été adoptée, il va devoir l'appliquer et manifestement ne sait pas du tout comment.
Bref, l'absurdité consiste en ce que la loi n'apporte rien en matière de droit pour les bloggers, qui, comme tout individu, avant l'adoption de cette loi, ont toujours eu le droit de communiquer avec les organes publics pour demander des informations. C'est déjà dans la législation, cela s'appelle le principe de transparence et l'administration est obligée de répondre à toutes les questions des administrés, en Russie aussi. Ensuite, les contenus publiés sur les plateformes, en russe ou en Russie, doivent être conformes à la législation russe. Et déjà aujourd'hui, si vous incitez les gens à la ségrégation raciale, au suicide, vous appelez à la pédophilie, votre publication doit être retirée et vous risquez une condamnation pénale. Si le contenu est faux, son auteur peut être attaqué en diffamation. Donc, rien de nouveau non plus ici. Les bloggers ne seront pas a priori accrédités comme journalistes pour les conférences de presse, donc la loi fixe la pratique et ne la modifie pas. Autrement dit, techniquement, elle n'apporte quasiment rien. Sauf l'obligation de vérifier la véracité de l'information, ce qui est plutôt flou.
Son apport est "politique". Elle fixe la politique du pays face aux bloggers russes et russophones et elle la place sur le terrain de la restriction, voire de la défensive. L'accent n'est pas mis sur la liberté de communication, d'expression, mais sur la restriction, la méfiance. Car reste vivante, et parfois non sans fondement, la peur des réseaux sociaux comme plateforme révolutionnaire. Dans le même temps, tout le monde comprend bien que le modèle chinois est trop radicale. Remarquez, la Russie veut développer un produit concurrent, nationale, mais de qualité équivalente pour attirer l'attention des utilisateurs. Pourquoi pas. Il y déjà des produits comme Vkontakte ou yandex etc. Ce qui n'ôte rien à la popularité des produits internationaux ou purement américains. L'intérêt est ailleurs, sans oublier l'habitude.
La fin de l'interview donne la réponse: avec cette loi, en cas de réel danger socio-politique, il y aura la base légale pour fermer les ressources comme Facebook ou Twitter afin d'éviter des désordres sociaux majeurs. Donc, faire légalement ce que la Turquie avait fait dans l'urgence.
Le but n'est pas de surveiller les bloggers: aucuns nouveaux moyens ne seront attribués à cet effet, ni en budget, ni en personnel. Il faudra se débrouiller avec les moyens existants. Les compagnies internationales ne coopéraient que du bout des doigts avant la loi, elles continueront après: pour elles rien n'a changé. Donc la loi "blogger" n'est pas une loi de situation normale, c'est une loi de situation d'urgence, une loi d'exception pourtant adoptée dans une situation ordinaire. C'est une loi qui est adoptée dans le contexte de la peur de la propagation des révolutions.
Mais juste pour finir un petit rappel. Si les révolutions de couleurs sont arrangées de l'extérieur, elles sont également, au début, soutenu à l'intérieur par une partie significative de la population, en raison principalement des problèmes de corruption de ces régimes, corruption qui met à mal leur légitimité. Or, s'il est possible à court terme de bloquer les discussions concernant les problèmes réels dans le pays, cela ne les règle pas. Et s'ils ne sont pas réglés dans le Parlement, dans le Gouvernement, dans les tribunaux, ils finissent par l'être dans la rue. Il est alors trop tard pour bloquer internet.
La loi "Blogger" est donc une loi inutile, qui ne fait que traduire la peur des parlementaires et d'une partie de la sphère gouvernante. Il serait préférable de donner des signaux forts de la lutte contre la corruption, pas seulement en paroles mais en actes. Et la possibilité d'appliquer l'amnestie à Serdiukov est un contre signal de poids qu'aucune loi ne fera digérer.
vendredi 11 avril 2014
Reconnaissance internationale du journalisme russe: les professionnels contre les politiques
Voir: http://www.kommersant.ru/doc/2448616
http://gb.ru/archives/31557
http://trueinform.ru/modules.php?name=News&file=article&sid=18833
http://www.rg.ru/2014/04/10/rt-site.html
http://gb.ru/archives/31557
http://trueinform.ru/modules.php?name=News&file=article&sid=18833
http://www.rg.ru/2014/04/10/rt-site.html
Alors que les sanctions européennes s'acharnent contre les journalistes et les médias russes, interdisant certains d'entrer en Europe, voulant suspendre la diffusion des médias russes, que ce soit aux Etats Unis ou en Europe, les milieux professionnels de la télévision décernent les prix aux journalistes russes pour la qualité de leur travail.
Rappelons que lors des moments de gloire médiatique du conflit en Syrie, quand tous les regards étaient tournés vers cette région, la chaîne russe diffusant en anglais aux Etats Unis, Russia Today, s'est vue suspendue: son point de vue alternatif, contre une intervention militaire dans la région, devenait dérangeant, voire dangereux. Donc, rien de nouveau avec la crise ukrainienne, il faut baillonner les médias lorsqu'ils dérangent. Pourtant, cette même chaîne vient de raffler plusieurs prix au Festival New York 2014 organisé par les professionnels du journalisme à Las Vegas, dépassant même CNN. La première place dans la catégorie le meilleur documentaire d'information, la troisième place dans la catégorie News promotion et également en Science et Technologie. Donc, la même chaîne sanctionnée par les politiques, voit son travail reconnu par les professionnels.
Et l'histoire vient de se répéter à Cannes. Le directeur de la chaîne russe Pervyi Kanal, première chaîne du pays, vient de recevoir un prix d'honneur pour son apport à la chaîne et à la profession.
Je vous laisse vous-même en tirer les conclusions.
mercredi 20 mars 2013
Douma v. Moskovsky Komsomolets: question de principe ou question de pouvoir?
Voir: http://kommersant.ru/doc/2150123?fp=32
http://www.mk.ru/specprojects/free-theme/article/2013/03/15/826727-politicheskaya-prostitutsiya-smenila-pol.html
http://www.mk.ru/specprojects/free-theme/article/2013/03/15/826727-politicheskaya-prostitutsiya-smenila-pol.html
Le 16 mars, le journal Moskovsky Komsomolets publie un article au vitriol concernant trois députés-femmes, posant la question de la prostitution politique. Mais de trois députés Edinaya Rossiya. Et là la Douma s'emballe. Issaev, une des figures clés du Parti, prévient que la vengeance sera terrible. Jirinovsky, qui a du oublier que LDPR est indépendant d'Edinaya Rossiya, joue l'esprit de corps et demande presque l'expropriation du journal et le banissement de son rédacteur en chef. Oubliant au passage le droit de propriété et les domaines de compétence.
L'article frappe fort. Mais c'est aussi le risque encouru par les personnes publiques, de voir leurs prises de position et leurs propos disséqués, et pas forcément objectivement. Ces trois députés ont eu des parcours politiques atypiques, plein de rebondissements, ont soutenu ou initié les projets de lois les plus contestés ces derniers temps. Le journal les attaque.
Mais les députés de poser la question de l'abus du droit de parole. L'article est-il insultant? Non. Satyrique? Oui. En quoi y a-t-il abus alors? La requête a été transmise à l'organe compétent et sa réponse est très attendue.
En attendant, le rédacteur en chef, Pavel Gusev devrait quitter le Journal, pour que la politique rédactionnelle puisse être totalement repensée, selon Jirinovsky. Il doit également quitter ses fonctions à la Chambre civique, où il a été nommé par le Président et non par la Douma. Il doit quitter la présidence de l'association des journalistes, mais la décision dépend de l'assemblée générale. Bref, en fait, la Douma n'a pas de moyens d'action légaux, s'énerve, crie fort et veut faire peur.
Le porte parole du Président a précisé que Poutine est au courant de la situation, mais qu'il n'intervient pas dans l'affaire.
Comme le souligne un autre membre de la Chambre civique, ces députés ont le droit de s'adresser à la justice, si elles estiment que leurs droits ont été bafoués. Par ailleurs, la Cour suprême satisfait plus de 60% des recours visant à la défense de la réputation. Alors, pourquoi attendre?
Bref, Edinaya Rossiya ne supporte toujours pas la critique. Il faut dire que les députés se sentent très mal à l'aise ces derniers temps, avec tous les scandales concernant leur étrange richesse. Car personne n'explique d'où vient tout cet argent. Et dans ce contexte, Jirinovsky, très en verve, a déclaré hier qu'il vaudrait mieux annoncer une amnestie générale pour les députés en ce qui concerne la déclaration de leurs biens, sinon le système va s'écrouler. Mais ... l'amnestie doit-elle également concerner les moyens par lesquels ils ont acquis cette richesse?
Déclaration révélatrice s'il en fallait. Ainsi, la question ici est effectivement une question de principe: il ne sert à rien de fouiller, car vous allez trouver. Mais comme tout le monde le sait, ça ne sert à rien. Tout le monde est comme ça.
En fait, ces charmants députés sembleraient avoir peur. Tous ces individus, arrivistes et résidus des années 90, n'osent pas imaginer que les choses puissent fonctionner autrement. Car quelle serait leur place dans cette nouvelle société?
C'est bien une question de principe, car c'est la question du pouvoir.
jeudi 17 janvier 2013
Les députés s'emparent de l'affaire Pozner
Voir: http://top.rbc.ru/society/16/01/2013/840669.shtml
Suite aux déclarations de Pozner, journaliste politique à la télévision, qui ont choqué en raison de la teneur de ses propos envers la Douma (jeu de mot entre Douma d'Etat et Dura-idiote d'Etat), une vague d'attaque médiatique et politique a pris forme.
Que chacun exprime son opinion est normal, mais là, la Douma s'en mèle et force le processus, la vengeance. Non contente d'une condamnation politique, elle se lancer sur le terrain juridique. Alors elle veut savoir combien gagne réellement Pozner sur la chaîne Pervyi Kanal, s'il n'est pas plus payé que ses collègues 100% russes.
Pour obtenir cette information, les députés ont besoin d'obtenir tout d'abord un vote à la majorité. Ce qu'ils n'ont pu obtenir une première fois. Alors, ils remettent le couvert, et comme par magie, l'obtiennent la deuxième fois et même largement, avec 236 voix pour et 39 voix contre.
Cette vague entre dans le cadre du projet de loi visant à interdir aux journalistes ayant une nationalité étrangère et discréditant la Russie de travailler dans les médias publics. Mais quel est le rapport entre le salaire d'un journaliste et la possibilité d'appréciation de son travail? S'il est mauvais, de toute manière il est toujours trop payé et s'il est bon il mérite d'être bien payé. Et en ce qui concerne le projet de loi: est-il vraiment nécessaire? Une chaîne ne peut-elle sans une loi garder ou non un journaliste en appréciant la qualité de son travail? Et comment et qui va apprécier ce qui constitue la "discréditation"? Toute critique risque de devenir de la discréditation, alors que la critique est nécessaire à l'Etat. Cela semble être un projet de loi non seulement inutile, mais dangereux pour la qualité du métier de journaliste.
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