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mercredi 7 novembre 2018

Ukraine: célébrer la libération de Kiev du joug nazi est un acte de ... séparatisme



Le 6 novembre est devenu une date tragique pour l'Ukraine fantoche post-Maïdan pro-européenne. C'est la date à laquelle en 1943 l'Armée rouge a libéré Kiev de l'occupation nazie, mais c'est donc ce jour terrible où l'Ukraine a dû attendre le Maïdan pour retrouver cette période "d'indépendance". Puisque la seule indépendance ukrainienne est celle de la collaboration nazie. Ou de reniement de soi. Hier, les organisateurs de la Marche en mémoire des 75 ans de la libération de Kiev ont été l'objet de persécutions policières. La défenderesse des droits de l'homme, Elena Berejnaya a été frappée après que la porte de son appartement ait été détruite par le SBU (KGB ukrainien). Nous attendons de "fermes" condamnations des organes de l'UE, des groupes de défenses des droits de l'homme face à ce qui est une politique d'Etat de défense du nazisme et de violation des droits de la personne. Nous attendons ...............

jeudi 7 septembre 2017

Pourquoi ce désespoir de la presse française face à la libération de Deir Ezzor?



Le 5 septembre, l'armée régulière syrienne, aidée par l'armée russe, libère la ville stratégique de Deir Ezzor d'une occupation par l'Etat islamique depuis 2014. Pourtant, les réactions dans la presse françaises sont mitigées. Et pour cause, la victoire de Bashar el-Assad s'approche. En la matière, la palme du déshonneur journalistique revient à Libération qui nous gratifie d'un article de propagande de toute beauté. Voyons cela en détail.

lundi 6 mars 2017

L'on attend toujours les félicitations occidentales pour la libération de Palmyre



La semaine dernière a été marquée par un grand évènement: l'armée syrienne, avec l'appui aérien russe, a pu libérer pour la deuxième fois la ville symbolique de Palmyre. Pourtant, cette bonne nouvelle n'a étrangement pas provoqué d'euphorie, plutôt une surprenante réaction ironique face à ce qui est une défaite importante pour Daech.

mardi 13 décembre 2016

La population d'Alep en liesse



Moins d'un 1% de la ville échappe encore au contrôle de l'armée régulière, mais les groupes terroristes restant sont encerclés et beaucoup se rendent. La population est en liesse et sort dans les rues. Cette vérité, pour eux quotidienne, est beaucoup plus importante que la propagande occidentale.

lundi 5 décembre 2016

Alep: les terroristes négocient leur reddition



Selon la presse russe, les groupes terroristes à Alep sont entrés en pourparlers secrets avec l'armée régulière syrienne pour négocier leur reddition. La libération d'Alep s'accélère, entraînant par la même la libération de la Syrie.

lundi 5 mai 2014

Odessa: la ligne rouge pour Iatséniouk

Voir: http://itar-tass.com/krizis-na-ukraine
http://itar-tass.com/mezhdunarodnaya-panorama/1165712
http://izvestia.ru/news/570285
http://itar-tass.com/mezhdunarodnaya-panorama/1165539
http://ontimer.livejournal.com/27218.html




Après le massacre d'Odessa, lors duquel les membres de Secteur droit et des combattants de Maïdan ont fait brûler vifs, dans l'Immeuble du syndicat le QG, des partisans d'un référendum sur la fédéralisation de l'Ukraine, la question des responsabilités est cruciale. Elle permet aux uns de faire semblant de gouverner, elle donne aux autres l'illusion d'être au-dessus des combats. Pourtant, une ligne politique a peut être été tracée.
Si ces évènements ont autant choqué, c'est par leur caractère inique, bestial, la négation même de toute humanité. Faire brûler des gens dans un immeuble, tirer sur ceux qui veulent en sortir, bloquer les portes, compter ceux qui se jettent dans le vide, bloquer l'arrivée des secours et des pompiers. Le tout sous le regard vide des forces de l'ordre. Ensuite, entrer dans le bâtiment, compter les morts comme on compte les points dans un jeu vidéo, prendre des objets comme on brandit des trophées. C'est inhumain. Cela rappelle les exactions nazies lors de la seconde guerre mondiale, lorsque des villages ont vu leur population brûlée vive dans les églises.
Autres temps, autres moeurs? Non, c'est ici, c'est maintenant et c'est à nouveau en Europe. Et à nouveau les instances européennes et internationales sont incompétantes, aveugles. Elles soutiennent au nom d'intérêts très particuliers un régime qui se retourne contre son peuple. Elles salissent le nom de démocratie, elles dénaturent les droits de l'homme. Elles collaborent aux exactions d'un régime qui a perdu tout lien avec la réalité. Comme les dirigeants européens dans leur grande majorité l'avaient fait avant, ils le refont aujourd'hui. Toujours cette faiblesse, toujours cette hypocrisie.
La seule différence entre ces deux époques est l'ampleur de la vague médiatique. Même si les médias officiels peuvent limiter l'impact des informations dérangeantes, ils ne peuvent totalement les taire. Les sources sont diversifiées, il n'est plus possible de dire: je ne savais pas. Et il est délicat de dire: je ne veux pas savoir.
Donc il faut trouver un responsable. Très vite. Comme à son habitude, Iatséniouk fait un discours dans lequel il essaie d'avoir un peu de prestance, pour cela il fait de grandes pauses théâtrales presque entre chaque mot. Il faut bien faire comprendre que ce qu'il dit est important. Donc, ce qui a été commis est un crime contre l'Ukraine. Bravo! Il se souvient qu'à Odessa habitent également des ukrainiens. Et, bien sûr, la Procuratura doit trouver les liens avec la Russie qui est responsable de cette provocation.
Pendant ce temps, le Los Angeles Times affirme que l'incendie a pris spontanément, des sources en France affirment que l'origine de l'incendie est inconnue. Il vaut mieux dans ce cas ne pas montrer les coktails molotovs préparés par ces charmantes jeunes ukrainiennes, blondes, les yeux bleux - ou même bruns, ne soyons pas racistes - le sourire au lèvre. Il ne faut pas montrer les membres de Secteur droit les lancer sur bâtiment qui alors prend feu. Il ne faut pas montrer la foule déchaînée tirer sur la façade. Il ne faut pas montrer cette foule frapper les hommes à terre. Seulement les images passent quand même. Donc l'affirmation de Iatséniuk ne tient pas.
Et premier miracle dans cette guerre civile qui s'évertue à n'en pas porter le nom, les Etats Unis désavouent leur marionnette. Le pauvre Iatséniouk, il avait tant essayer de se comporter en homme d'Etat, mais ce n'est pas donné aux marionnettes. L'ambassadeur des Etats Unis en Ukraine affirme officiellement que le Département d'Etat ne détient aucune preuve permettant d'impliquer la Russie d'une manière ou d'une autre dans les tragiques évènements qui ont eu lieu à Odessa le 2 mai.
Il faut donc s'adapter et relâcher une grande partie des personnes arrêtées à la suite du massacre. Car, ceux qui furent arrêtés ne sont pas ceux qui ont lancés les coktails molotovs, ne sont pas ceux qui ont tiré sur les gens qui voulaient sortir du bâtiment, ce ne sont pas ceux qui ont battu les blessés à terre. Ce sont les partisans du fédéralisme qui ont, semble-t-il, du seul fait de leur existence, perturbé l'ordre public. Il ont en plus eu l'outrecuidance de survire aux flammes, aux tirs et aux coups. C'est indécent.
En effet, 172 personnes avaient été arrêtées juste après les évènements, après une rapide enquête il en reste finalement 127, contre lesquels une affaire est ouverte. La population d'Odessa se regroupe devant les bâtiments des forces de l'ordre, demande leur libération, la démission du maire de la ville, etc. Finalement, 67 partisans du fédéralisme sont libérés sur ordre de la Procuratura.
Qui va être responsable? Le chef de la police de la région d'Odessa est démis de ses fonctions et des policiers sont inculpés, car ils n'ont pu maintenir l'ordre dans la ville. En réaction à la libération des victimes, les membres de Secteur droit s'en prennent à la police de la région. Pour les calmer, le nouveau chef de la police, leur dit qu'il était sur Maïdan lui aussi (c'est donc un gage d'objectivité, en tout cas un critère de recrutement) et qu'il va reprendre toute cette affaire en main, ils peuvent être rassurés.
De nombreuses questions se posent, à l'intérieur, comme à l'extérieur.
En ce qui concerne le comportement de la police lors du massacre d'Odessa, pourquoi la police n'a rien fait? Elle laisse passer dans la rue des membres de Secteur droit avec une arme visible à la main (voir photo en haut de l'article). Elle semble également, au début des évènements, regouper des membres de la police en civil, avec un bandeau rouge au bras, ces membres à bandeau rouge feront partie des tireurs ensuite, pour quoi faire? Leur donner les consignes? Dans ce cas, la police est partie prenante au massacre. Cela pourrait-il s'expliquer par le fait que des éléments extrémistes furent enrôlés ces derniers temps pour compléter les effectifs, et faire le sale travail?
Vous voyez ici un policier en uniforme bien entouré de bandeaux rouges.
Donc, à l'intérieur, Iatséniouk a le choix entre reconnaître son impossibilité à contrôler le pays, les organes publics et l'Etat, soit à admettre son implication et dire que l'arrestation et le massacre des opposants est le fondement de sa politique d'Etat. D'Etat démocratique, européen. Soutenu et financé par l'Europe, les Etats Unis, le FMI, etc.
C'est évidemment impossible. Donc, la police locale est responsable. Et les russes. Heureusement qu'ils sont là, sinon il suffit de les inventer.
Seulement l'argument russe ne passe pas, même aux Etats Unis. Il n'a vraiment ici aucun sens. Et pour la première fois, alors que jusqu'à présent les américains avaient tout couvert, justifié, expliqué, ou simplement avaient gardé un pieux silence, le Département d'Etat, par la voix de son ambassadeur en Ukraine dit non. Les russes n'y sont pour rien. Il faut une enquête objective. C. Ashton aussi, au nom de l'UE, trouve la couleuvre un peu grosse, et demande une enquête. Afin de satisfaire les attentes innatendues de justice de ses partenaires, la Russie prépare une requête devant la Cour européenne des droits de l'homme contre les exactions commises par l'Ukraine à Odessa.
Autrement dit, il semblerait que le pouvoir actuel en Ukraine ait franchi une ligne, soit en ordonnant, soit en laissant faire, soit en ne pouvant empêcher, ce massacre, ligne au-delà de laquelle les Etats occidentaux ne peuvent soutenir et protéger le régime en place. Qui devient trop ouvertement criminel. Pour autant, il y a peu de chance que cela ait des conséquences directes pour ce régime, s'il ne réitère pas cette "erreur stratégique", pour employer un terme on ne peut plus cynique vues les circonstances, mais qui à mon sens traduit bien le point de vue des "partenaires" de la Russie sur ce "dossier".

vendredi 19 juillet 2013

Affaire Navalny: oui il y a eu des pressions sur la justice, mais pas comme on vous le fait penser

Voir: http://www.gazeta.ru/politics/2013/07/19_a_5441677.shtml
http://www.newsru.com/finance/24jun2013/navlnybonus.html
http://1prime.ru/finance/20130717/764956759.html
http://www.gazeta.ru/politics/news/2013/07/17/n_3048333.shtml

Au théatre de l'absurde, les manipulés sont roi. Sur cette scène règne l'indépendance de la justice. Hier, Navalny a été condamné, avec son complice, à 5 ans de réclusion (non, pas dans un camp, il faut quand même savoir un peu de quoi l'on parle) et à 500 000 roubles d'amendes. Et ceci pour une bagatelle bien sûr. Le Navalny-Businessman, celui d'avant le blogger/défenseur des droits de l'homme/futur candidat aux élections présidentielles, avait juste organisé le vol de 10 000 m3 de bois, s'enrichissant illégalement au passage d'un peu plus de 16 millions de roubles.
 
Suite au verdict, une manifestation est organisée, Koudrine décrie même l'injustice, les Etats Unis oubliant un instant Snowden, peuvent revenir à la charge et parlent de procès politique. Certains commentateurs de s'écrier au nouveau Mandela (et oui, cela fait trop longtemps que l'on parle de Khodorkovsky, qui en plus, décidemment, n'arrive pas à être populaire). En plus hier, Oh cynisme, c'est le Mandela Day, le Day-D de la lutte pour la justice sociale. Et la Russie fait exprès (mais si, je vous l'assure) de rendre un verdict de condamnation ce jour-là. En l'honneur de la justice, tous les tribunaux du monde auraient donc dû suspendre leurs audiences hier ... Bref, tous les journaux libéraux, c'est-à-dire en fait toute la presse sur internet, lance d'une voix d'une seule ce cri déchirant: Procès politique, prisonnier politique. 
 
Sur le fond de l'affaire, autrement dit de savoir si les faits sont avérés ou non, peu importe, cela est de toute manière trop techique, il faudrait avoir suivi tout le procès, lire des comptes rendus d'audience, lire les dossiers ... quelle importance. L'opposition occidentale-libérale au grand méchant loup a besoin d'un leader crédible, ce dont elle manque cruellement aujourd'hui, alors on le fabrique, quitte à rogner les angles pour faire tomber en dehors du champs médiatique ce qui fait mal.
 
Bref, la machine libérale, qui lutte tant pour l'indépendance de la justice, fait plier la procuratura. Et ce procureur qui argumentait encore hier pour l'arrestation et la culpabilité de Navailny se voit contraint de déposer un recours pour qu'il soit libéré et bénéficie d'une liberté de circulation limitée en attendant que le jugement ne devienne définitif. Et ça marche. Les pressions permettent de faire libérer Navalny ce matin, sur décision du juge et sur la demande de ce même procureur. Les libéraux de tous poils, et pas uniquement russes, ont donc conduit le procureur à nier le droit. Comment? Très simplement. Ils déclarent, et le procureur obligé de reprendre cette argumentation stupide, que le juge n'avait pas le droit de décider de la détention provisoire de Navalny hier, car il était avant en liberté surveillée. C'est complètement faux. Non seulement, dans le système russe en particulier, et dans le système continental en général, le juge a le droit de se prononcer sur les mesures de contrainte concernant la période allant du prononcé de la décision de justice sur le fond au moment où elle deviendra définitive (art. 97 du Code de procédure pénale), mais il a également le droit de modifier ou annuler ces mesures de contraintes (art. 299 al. 1 point 17 CPP), c'est-à-dire de laisser la personne condamnée en liberté ou de le placer en détention provisoire. Donc, ici, très concrètement, la justice a subi des pressions de la part des libéraux, ceux-là mêmes qui veulent tant défendre son "indépendance". En cela, ils ont conduit à politiser le procès.
 
Mais qui est Navalny, que représente-t-il pour provoquer tant d'intérêts claniques?
 
On nous présente souvent Navalny comme un preux chevalier sans peurs et sans reproches, partant au combat contre l'iniquité, la corruption, prenant le parti des faibles contre les forts. Cet être blanc et désintéressé oeuvrant pour le bien de tous. Cet opposant de premier ordre qui fait trembler le Kremlin et serait devenu le meilleur cauchemar de Vladimir Poutine.
 
Très belle histoire, qui n'a pourtant, et malheureusement, rien à voir avec la réalité. Allons y par étape.
 
Navalny, homme politique, a eu besoin des voix d'Edinaya Rossiya, qu'il décrie tant, pour pouvoir être candidat aux élections du maire de Moscou. Voix qu'il a accepté, simplement parce qu'il ne peut lui-même les réunir. Selon un dernier sondage, 63% des russes ne savent pas qui est Navalny. Sans oublier qu'il était alors pourvu d'environ 8% des intentions de vote ... Un peu léger pour gagner, même avec l'appui impressionnant d'Edinaya Rossiya. Le monde des bloggers ne se recoupe pas du tout avec celui de la vie réelle. Donc pour en faire la figure de proue de l'opposition qui va faire tomber V. Poutine, les médias occidentaux et libéraux russes qui relaient, obéissant, les messages de leurs sponsors, vont un peu vite en besogne. Les élections se passent en Russie, pas en France ou aux Etats Unis, où l'opinion publique est mieux préparée, pour le grand dam de ces libéraux.
 
Avant d'être un défenseur des droits de l'homme, ce militant désintéressé est un businessman. Pour exemple, grâce à l'appui du milliardaire Lebedev, qui lui ouvre de nombreuses portes particulièrement rentables, Navanly est entré au Conseil d'administration d'Aéroflot. Pas mal quand même. D'une manière générale, l'année dernière il a gagné 9,299 millions de roubles (1 euro = 42 roubles), dont 7,482 millions grâce à son activité d'avocat (qui a défendu ce défenseur des droits de l'homme??? Nous n'en avons jamais entendu parlé ...). Par ailleurs, son activité contre la curruption et le détournement de fonds publics (Rospil) lui a rapporté 8,521 millions de roubles. Il possède également des actions dans différentes compagnies: Barnaulskaya Gueneratsia, Sberbank (banque de Russie) et dans de nombreuses compagnies liées à l'énergie à savoir l'équivalent de l'EDF russe, Lukoil, Gazprom, Rosneft etc. La liste est longue ... et significative. Autrement dit, c'est un businessman très bien intégré dans le système et dans le clan libéral au pouvoir.
 
Alors que signifie tout cela?
 
Quand Navalny a commencé à s'empêtrer dans des affaires judiciaires, autrement dit quand il a été rattrapé par son passé, il s'est soudain senti pousser des ailes politiques et a déclaré vouloir être Président. C'est son droit. Quel était l'intérêt de Edinaya Rossiya à soutenir cette personne qui les critique si vertement? Souvenez-vous des élections à Khimky. Qu'est devenue Tchirikova, l'égérie d'opposition qui allait révolutionner la vie politique par sa puissance de réflexion? Elle a perdu, on pouvait s'y attendre, et l'on n'en entend plus parler. L'opération élection-Navalny était du même acabit. Mais soutenir aussi ouvertement l'opposant alors que son procès était en cours était également une pression très forte sur la justice, qui a su louvoyer entre les vagues. Donc le clan libéral s'est mis en branle. Comme cela n'a pas été suffisant, l'arrière-garde est entrée en jeu et la justice a plié. Vu le nombre de fois où Navalny répète remercier tous ceux qui sont intervenus pour le soutenir, et vu ses liens d'affaires il ne manque pas de soutien (je ne parle pas des manifestations qui ne sont que les décors du théatre), ce sont bien tous ces libéraux qui ont fait pression sur la justice.
 
Maintenant comment croire des gens qui manipulent la justice pour obtenir ce qui est dans leur intérêt? S'il utilisent les moyens qu'ils attribuent à leurs adversaires, que pourraient-ils apporter de plus en étant au pouvoir?
 
Enfin, cette affaire révèle un problème beaucoup plus profond, qui ne touche malheureusement pas que la Russie. La justice ne peut être indépendante que lorsqu'elle est sereine. Obama obligé d'intervenir pour calmer les foules après la décision d'un jury. Un procureur russe doit se ridiculiser en public pour satisfaire l'idéologie libérale. L'indépendance de la justice devient une farce gigantesque de part le monde. Elle a toujours été un mythe, mais accepté comme tel. Car parler de l'indépendance de la justice, c'est avant tou choisir la moindre dépendance. Le système anglo-saxon a choisi la dépendance partisane, électorale, donc celle qui vient du bas. Le système continental a choisi la dépendance systèmique, par la nomination, celle qui vient de l'Etat. Les deux systèmes se valent, chacun a sa logique. Mais l'intensification de la lutte pour l'indépendance de la justice dévoie la justice, la politise, la destabilise. Car la justice est devenue indépendante lorsqu'elle rend les décisions qui sont attendue sur un plan politique. C'est l'équilibre de nos systèmes qui est en jeu.