Vous vous souvenez des Mistrals, ces porte-hélicoptères que la France a refusé de livrer à la Russie, rompant ainsi unilatéralement son contrat en raison du lancement par Kiev de la guerre contre les populations du Donbass? La Russie mène des pourparlers avec l'Egypte pour les équiper. La diplomatie française est vraiment à la hauteur de tous les défis!
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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mardi 18 avril 2017
mardi 19 août 2014
Le résultat de la guerre en Ukraine passe par celui des clans russes
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| Anatoly Chubais, à la tête de Rosnano |
Plusieurs guerres simultanées sont menées aujourd'hui autour du conflit ukrainien. En Ukraine elle-même, une guerre chaude et sanglante. On dirait presque entre les putschistes de Kiev contre les loyalistes du Donbass. En Occident, une guerre d'influence et de prise de contrôle des Etats Unis sur l'Europe, qui a tourné à l'avantage des Etats Unis. En générale, une guerre idéologique qui débouche sur une guerre économique et politique entre les Etats Unis, envoyant en tête de proue les Etats inféodés, et la Russie, cela sur fond de conflit ukrainien. Et comme la clé de toutes ces confrontations est la vision du monde qui en découle, l'imbroglio se défera, en grande partie, en fonction de la guerre politique que se mènent les clans russes.
D'une part se trouve le néolibéralisme triomphant, qui ne veut d'aucun conflit pouvant porter atteinte à ses bénéfices et se moque du chef, qu'il soit russe, américain ou chinois, l'importe peu, son mode de fonctionnement est mondialisé. Il fait de l'argent, il est conditionné pour cela. D'autre part, l'on trouve les libéraux classiques, qui fonctionnent dans un cadre étatique national et ont besoin d'un Etat souverain et fort. Ils comprennent que perdre ce cadre conduit à la destruction des repères identitaires de la population.
L'alternative est donc relativement simple: soit la Russie oppose sa souveraineté, rejette le cadre économique mondialisé et doit renforcer son indépendance économique, soit la Russie fait l'impasse sur sa souveraineté et accepte la domination économique étrangère qui se transformera en domination politique à très court terme.
Et tout cela sur fond de conflit ukrainien, qui sert de catalyseur.
mercredi 25 juin 2014
Ukraine: la Russie fait-elle le pari de la paix ou le choix de la tranquillité?

A la surprise générale, le Président russe V. Poutine a hier officiellement demandé au Conseil de la Fédération de mettre fin à l'autorisation de recourir aux forces armées sur le territoire ukrainien pour défendre les russes. Je dis bien à la surprise générale, car vous auriez du voir la tête du journaliste qui l'annonçait hier dans l'après-midi sur la chaîne Russia 24. Il avait du mal à lire son texte, ses yeux étaient exhorbités.
mardi 24 juin 2014
Début du plan Poutine de sortie de crise en Ukraine?

Hier, lundi 23 juin, pour la première fois depuis le début de la guerre civile en Ukraine, les différentes parties se sont réunies autour d'une table, sous l'égide de l'OSCE et de l'ambassadeur russe en Ukraine, pour tenter d'amorcer une sortie de crise.
mardi 17 juin 2014
L'Ukraine refuse le gaz russe
Cette fois-ci c'est fait, Gazprom a coupé le gaz pour l'Ukraine, qui refuse de payer, et passe en régime de prépaiement, mais maintient évidemment le transit vers l'Europe. En revanche, personne ne peut garanir la quantité qu'il restera à la sortie d'Ukraine vers l'Europe. C'est du déjà vu.
Etrange politique ukrainienne. Pour l'instant, ils n'ont pas d'autres alternatives réalistes et opérationnelles d'ici l'hiver. Il est possible de faire la cigale, mais ce ne peut être une politique nationale.
A ce jour, et selon le contrat existant entre les deux pays, l'Ukraine doit 4,458 milliard de dollars à la Russie. Elle ne pourra recevoir de gaz que lorsqu'elle aura remboursé sa dette et payé en avance la somme équivalente au volume de gaz qu'elle veut recevoir.
Mais, malgrè l'insistance du commissaire européen à l'énergie, Yatséniuk continue sa politique suicidaire pour son pays. Oui, le gaz de schiste américain est merveilleux, plus cher, écologiquement dangereux et de toute manière pas opérationnel de suite. Oui, l'Ukraine avec le concours de compagnies étrangères a renforcé l'exploitation du gaz sur son territoire. Mais, elle ne peut couvrir ses besoins.
Dans l'impasse, elle se comporte de manière incohérence. Ou bien elle est étrangement conseillée. Elle refuse de payer sa dette, refuse les prix contractuels négociés alors entre les deux pays et demande à Gazprom de lui rembourser ce qu'elle estime lui avoir trop payé en vertu d'un prix qu'elle fixe elle-même, à peu près deux fois inférieur à celui du marché en Europe.
Donc, Gazprom a déposé un recours à Stockholm pour arbitrer le conflit avec Naftogaz (la compagnie ukrainienne) pour un montant équivalent à celui de la dette. Pour sa part, et pour ne pas rester en reste, Naftogaz a introduit également un recours contre gazprom, pour un montant de plus de 6 milliards, qui correspondrait au trop payé.
Espèrons que le prochain hiver ne soit pas trop froid, car le gaz de schiste américain ne peut être livré en Europe, plus cher que le gaz russe, que dans quelques années.
Espèrons que le prochain hiver ne soit pas trop froid, car le gaz de schiste américain ne peut être livré en Europe, plus cher que le gaz russe, que dans quelques années.
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