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mercredi 16 mai 2018

Russie: Structure du nouveau Gouvernement et virage anti-néolibéral?



Hier le 15 mai, le président russe Vladimir Poutine a adopté un oukase (décret présidentiel) posant la structure du Gouvernement, qui laisse soupçonner un intéressant virage idéologique. En effet, certains fétiches de l'idéologie néolibérale, essentiellement l'enseignement, semblent remis en cause pour aller vers une politique plus détachée des recommandations internationales, dont nous voyons les effets dévastateurs en France. La Russie prend-elle un virage idéologique anti-néolibéral?

lundi 20 février 2017

Pourquoi le président V. Poutine a décidé d'adopter un oukase reconnaissant les passeports des Républiques de Donetsk et Lugansk?



En adoptant le 18 février 2017 un oukase reconnaissant la validité des documents officiels délivrés par les autorités des Républiques de Donetsk et Lugansk, le Président V. Poutine a lancé un signal très fort à l'Occident, dont ses représentants étaient réunis à ce moment-là à Munich pour la 53e Conférence sur la sécurité. 

mercredi 25 mars 2015

Départ de Kolomoïsky: fin ou début de l'histoire?


Hier, le président ukrainien P. Poroshenko a signé l'oukase démettant I. Kolomoïsky de ses fonctions, plus exactement Kolomoïsky en aurait fait lui-même la demande, le Président aurait donc accepté et officialisé sa démission. Les apparences sont sauves. Pour autant, la situation politique intérieure n'est pas évidente.

mardi 10 décembre 2013

Modernisation de la communication : la nouvelle agence de presse "La Russie aujourd'hui"

Voir: http://izvestia.ru/news/562154
http://www.gazeta.ru/comments/2013/12/09_e_5795241.shtml

L'oukase présidentiel mettant fin à l'agence de presse RIA-Novosti et à la radio la Voix de la Russie, qui diffusaient également à l'international , pour créer une nouvelle structure, Rossiya Sevodnia (La Russie aujourd'hui), est le signe d'une sérieuse réorganisation de la communication de la Russie à l'international.
 
RIA-Novosti avait été créée par Staline lors de la Seconde Guerre Mondiale et développée sous l'Union Soviétique, pour diffuser des informations sur le point de vue de la Russie dans de nombreuses langues, à l'instar de la Voix de la Russie. Ces derniers temps, RIA-Novosti avait pris un tournant plus que libéral, voire mondialiste, qui ne correspond pas à la ligne politique russe, particulièrement étrange pour une agence de presse étatique.
 
Toutefois, cette divergence reflète la lutte en place au sein de l'Etat. Sous Medvedev, il était question de privatiser les agences de presse, même RIA-Novosti, ce qui est également très surpenant, vue la spécificité de ce type de structures dans tous les pays.
 
A l'heure où la Russie est fortement critiquée dans un monde en cours d'uniformisation et d'aculturation, elle a besoin, pour faire passer son message, pour défendre et expliquer ses positions et ses choix de société, de mieux coordonner son discours. Ce qui est lancé par la création de la nouvelle agence de presse La Russie aujourd'hui.
 
Comme l'explique S. Ivanov, qui dirige l'Administration présidentielle, s'il y a une raison économique, à savoir la réduction des frais de financement des masses médias, le but est également de renforcer l'efficacité des médias étatiques, quand la Russie développe une politique autonome, défend strictement ses intérêts nationaux. Cela n'est pas facile, mais faisable, selon Ivanov.
 
Pour diriger cette nouvelle Agence, Dmitri Kicelev a été choisi. Il s'agit d'un journaliste emblématique, grand professionnel depuis longtemps. Les médias libéraux lui reprochent d'avoir travaillé àl'époque soviétique, ce qui est un signe de parti-pris idéologique. Dans cette logique, il faudrait renvoyer tous les journalistes de plus de 35 ans, pour être certains, qu'ils n'aient même pas été formés sous l'époque soviétique. Ou même tous les journalistes, car ceux qui enseignent dans les écoles de journalisme n'ont plus 20 ans depuis longtemps et peuvent parler d'un temps que nous ne connaissons pas.
 
Bref, D. Kicelev ne va pas défendre l'idéologie libérale mondialiste, même si son discours n'est pas soviétique, mais analytique et national. La bulle libérale frise alors l'hystérie, comme l'illustre l'article de gazeta.ru mis en référence plus haut, et critique la nouvelle propagande d'Etat.
 
Autrement dit, lorsqu'il s'agissait d'une ligne libérale mondialiste, ce n'était pas de la propagande, mais quand il s'agit de défendre les intérês nationaux, c'est de la propagande. Logique. D'une certaine manière. En tout cas compréhensible. Le clan Medvedev vient de perdre son outil de propagande et ça énerve. Ca c'est logique.

mardi 22 janvier 2013

Le FSB doit mettre en place un système de défense contre les cyberattaques

Voir: http://hitech.newsru.com/article/21jan2013/fsvvshckrs
http://www.newsru.ru/russia/22jan2013/putin.html
http://www.rg.ru/2013/01/21/set-site.html

La protection des données informatiques et la sécurisation de l'espace virtuel est un enjeu majeur de notre époque. En ce sens, le Président V. Poutine, par oukase le 15 janvier 2013, a demandé au FSB de mettre en place un système de défense des données informatiques et de sécurisation d'internet, comme cela est en place en Europe et aux Etats Unis.
 
Le problème est réel. Sur les seuls sites de la présidence, de la Douma et du Conseil de la Fédération, selon les données du FSB, chaque jour sont déjouées environ 10 000 DOS-attaques. Sans compter les attaques contre les données des grandes banques ou entreprises.
 
Les motivations sont différentes. D'une part, l'information est devenue une arme. Tout autant l'information véritable, secrète, dans le sens intérieure, dans les domaines économiques, sociaux ou militaires, qui sont la proie de l'intérêt grandissant de services extérieurs. Mais cela concerne aussi la fausse information, qu'il est possible de diffuser, l'information a contenu illégal, extrémiste ou terririste, qui utilise aujourd'hui largement internet pour rapident se propager.
 
D'autre part, la criminalité "en ligne" concerne l'appropriation d'informations de caractère économique, financier, sur les entreprises et banques, pour la revendre ou l'exploiter à son propre profit. Cette nouvelle forme de criminalité s'est fortement développée dans tous les Etats.
 
Par cet oukase, le Président entend concentrer les forces et centraliser la responsabilité de mise en place d'un système de défense. Il revient également à cette structure d'évaluer la situation de la sécurité des données en Russie, de contrôler le niveau de sécurité des infrastructures sensibles en matière d'information et d'établir les sources des incidents liés aux ordinateurs.
 
Par exemple, le groupe Anonymous organise de par le monde des attaques de sites officiels. Ils s'en sont pris ces derniers temps au site de la présidence et du parti Edinaya Rossiya, pour la Russie, mais également aux Etats Unis, au site de la CIA ou du Pentagone. Ils se sont par ailleurs adressés au Président Obama pour faire reconnaître les DOS-attaques comme une forme de contestation sociale. Ici, il sera important de différencier les attaques qui visent à s'approprier des informations pour les revendre ou les utiliser contre leurs propriétaires d'origine - ce qui ne peut en aucun cas être une forme de contestation sociale, mais constitue simplement une activité criminelle - et les attaques qui ont pour but de bloquer momentanément un site, d'y incérer un contenu visant à le tourner en dérision, ce qui peut être considéré comme une forme de contestation.
 
 

vendredi 11 janvier 2013

Renforcement de la responsabilité locale et confusion des mécanismes

Voir: http://www.rg.ru/2013/01/11/regioni-dok.html

Le Président russe V. Poutine a adopté le 29 décembre 2012 un oukase qui vient d'être publié aujourd'hui, renforçant les mécanismes de responsabilité des autorités locales.
 
L'oukase n°1718 prévoit deux mécanismes. Le premier permet aux dirigeants des Sujets de la Fédération de présenter à l'exécutif fédéral une proposition visant à prendre des mesures disciplinaires contre les dirigeants des organes territoriaux du pouvoir exécutif d'Etat, quand ils n'exécutent pas correctement leurs fonctions. Ce mécanisme permet une meilleure circulation de l'information, de la faire remonter plus rapidement.
 
Il se comprend également en lecture conjuguée  avec le second mécanisme, qui prévoit la possibilité pour les chefs des organes exécutifs fédéraux d'initier une procédure de démission de ses fonctions d'un dirigeant local, lorsque celui-ci n'exécute pas correctement ses fonctions. Autrement dit, comme le dirigeant d'un Sujet est responsable du travail des différents organes locaux, ces deux mécanismes se complètent.
 
Toutefois un problème juridique survient. Que le pouvoir fédéral puisse remettre en cause les fonctions d'un fonctionnaire local nommé, cela reste dans la tradition administrative. Mais, les dirigeants des Sujets sont à nouveau élus. Et la question du fondement juridique d'un tel droit se pose. En principe, le parallélisme des formes est de rigueur. Une personne nommée encourre une responsabilité administrative / discilinaire. Une personne élue encourre une responsabilité politique / électorale. La responsabilité pénale, ou civile, est ici hors sujet, elle reste juridictionnelle alors qu'il est question dans cet oukase des responsabilités non juridictionnelles. Autrement dit, si le travail d'un dirigeant de Sujet n'est pas satisfaisant, c'est à l'Assemblée locale uniquement que devrait revenir le droit de provoquer sa responsabilité politique et posant la question aux électeurs. Le pouvoir central ne peut exercer de tutelle sur des organes locaux élus, c'est la logique de la démocratie locale.

vendredi 28 décembre 2012

L'adoption en Russie: une question de souveraineté nationale

Voir: http://www.gazeta.ru/politics/2012/12/28_a_4909837.shtml

Le Président russe vient de signer la loi en réponse à la Liste Magnitsky, adoptée par le Congrès américain. Dans, le même temps, et en attendant qu'une loi vienne réglementer la question, V. Poutine a également signé un oukase facilitant le régime de l'adoption nationale, notamment en mettant en place des facilités fiscales et des aides.
 
Que la presse "libérale" s'écrie à l'erreur stratégique, à l'erreur politique, rien d'étonnant. Il est appréciable qu'ils rappellent toutefois que le régime juridique de l'adoption est une compétence souveraine dans chaque pays.
 
Il est également intéressant de voir l'hystérie provoquée par la fin du marché, car c'est bien de cela qu'il s'agit, du marché de l'adoption internationale, en tout cas de la remise en cause des accords bilatéraux avec les Etats Unis à compté du 1er janvier 2013.
 
En annonçant une réponse adaptée, il était curieux de savoir en quoi elle consisterait, puisque peu de ressortissants américains placent leur argent dans les banques russes et ils n'investissent pas en masse le marché immobilier. Mais le marché de l'adoption est florissant et la réponse fait mal. Pour s'en convaincre, il suffit de voir l'ampleur de la réaction. Car en soi, il est difficile de voir ce qu'il y a de chocant à vouloir que ses enfants soient adoptés par des nationaux et non des étrangers. Ces familles sont en général très bien, le problème n'est pas là, mais l'adoption internationale n'est pas une pratique courante - surtout à grande échelle - dans les pays développés. Combien d'enfants sont adoptés chaque année en France par des ressortissants étrangers, pour les emmener dans leur pays?
 
Une autre interprétation, non exclusive, est également possible. En réagissant ainsi, la Russie a fait acte de souveraineté. Elle a eu l'outrecuidance de réagir, dans sa sphère de compétence en plus, sur une question qui ressort de l'intérêt propre du pays. Le simple fait de réagir deviendrait une erreur stratégique internationale. Ce n'est plus habituel. Maintenant il faut sourire, baisser la tête en continuant à sourire, et ensuite dire très fort que de toute manière cela ne touche pas la souveraineté nationale. Ou bien reprendre l'analyse développée dans certaines contributions pro-européennes, dans lesquelles des chercheurs très sérieux vous expliquent très sérieusement que de toute manière la souveraineté n'est plus adaptée au monde moderne, que la nation est un anachronisme et que l'Etat-nation n'est plus apte à garantir la démocratie. Il est vrai que dans ce contexte de faiblesse politique rampant, les réactions d'un Etat qui ose assumer sa souveraineté peut faire peur ... aux frileux. 

jeudi 10 mai 2012

Le programme économique de V. Poutine: garder la tendance libérale, avec un accent social

Voir: http://kremlin.ru/news/15232

Le retour de V. Poutine à la présidence a fortement inquiété les milieux économiques libéraux. Il est intéressant de noter que le jour même de son investiture, V. Poutine a pris plusieurs ouakses, concernant les points sensibles de la politique russe: l'armée, la politique étrangère ou encore l'économie.

Dans son oukase du 7 mai 2012 sur la politique économique de la Fédération de Russie, il met l'accent sur les finalités sociales de l'économie, rappelle la ligne libérale, mais commence son attaque contre certaines pratiques, particulièrement rentables pour nombres de libéraux russes.

Les finalités sociales se concrétisent essentiellement par la nécessité de créer et de moderniser d'ici à 2020 25 millions de postes qualifiés.

Sur le plan strictement économique, il s'agit évidemment du renforcement de l'investissement, de la productivité, de la simplification des mécanismes comptables ...

On notera quelques éléments particulièrement intéressants dans cet oukase:
  •  Les contrats publics, en matière de services et de fournitures, ont fait l'objet d'une réforme controversée. L'oukase demande un état des lieux de la réalisation de la réforme, notamment en ce qui concerne les consultations publiques préalables à la conclusion du contrat. Elément fondamental pour éviter le favoritisme envers certains "proches".
  • En ce qui concerne le mouvement de privatisations des grandes entreprises russes, l'oukase prévoit la révision du programme. Toutefois, d'ici à 2016, les entreprises étatiques ne constituant pas l'exploitation de monopoles naturelles et n'ayant pas trait à la défense doivent sortir du patrimoine public.
  • Renforcer la transparence financière, notamment en luttant contre l'utilisation des sociétés off shore pour éviter le paiement de l'impôt. Et cela va toucher les intérêts d'une part non négligeable de "libéraux" bon ton.
  • La limitation de l'acquisition par des sociétés publiques ou à capitaux majoritairement publics d'actifs dans le secteur privé. Il s'agit ainsi d'une volonté de distancier l'Etat de l'économie, de limiter son rôle en tant qu'acteur.
  • La facilitation de la création et du développement de l'activité privée, notamment par des mesures fiscales, administratives et autres.
  • La création avant le 1er décembre 2012 d'un Défenseur des droits des entrepreneurs.
  • Favoriser la participation des entreprises étrangères aux concours visant à la construction des routes fédérales et régionales.
  • Avant le 1er décembre 2012, modifier la législation afin d'éviter l'utilisation de la voie pénale à des fins économiques contre les entrepreneurs, notamment en précisant les compétences entre les juridictions de droit commun et les juridictions d'arbitrages pour les affaires économiques.
  • Et enfin un point qui touche évidemment la question du développement économique de la Russie, mais de manière indirecte: le Gouvernement doit faire ses propositions avant le 1er octobre 2012 afin de garantir l'indépendance et l'objectivité des décisions de justice.
Ce programme est très large et pour cette raison nous n'en avons présenté que quelques points. Dans l'ensemble, si l'on tient compte de l'oukase sur la politique étrangère dans lequel le Président confirme le mécanisme d'intégration de la Russie dans l'OMC et rappelle la nécessité de renforcer la structure de l'Union eurasienne, on note une certaine continuation sur le fond. Le principe de libéralisation de l'économie. Mais cela avec moins de "fanatisme". Par exemple, et espérons-le, il ne semble plus s'agir d'une dépénalisation totale de l'économie, mais de lutter contre les déviances conduisant à utiliser le pénal pour des affaires qui ne ressortent que d'un conflit économique. Il semble aussi que le processus de privatisation annoncé soit plus rationnel et cherche un compromis entre les intérêts stratégiques de l'Etat et les besoins de développement autonome de la sphère privée. Sans oublier le soutien réitéré au développement du secteur des PMI et PME.