Le Congrès américain entend légiférer sur les sanctions contre la Russie, la plaçant au même titre que la Corée du Nord ou l'Iran dans la liste des dangers premiers pour les Etats Unis, et limitant ainsi la possibilité pour Trump de négocier en tête à tête avec son homologue russe. Pourtant, Trump est-il réellement opposé à reprendre le contrôle du marché énergétique européen et à affaiblir son concurrent russe? Ou comment les sanctions américaines servent deux buts: économique, tout d'abord, avec le marché énergétique européen et géopolitique, ensuite, par la dissociation de l'oligarchie énergétique russe de la politique internationale menée par le Kremlin. Dans les deux cas, la Maison Blanche applaudit.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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mardi 25 juillet 2017
mardi 25 août 2015
L'UE veut régler les problèmes de sa politique énergétique aux frais de Gazprom

La question de la sécurité énergétique de l'UE est comme un vieux serpent de mer qui n'en finit pas tourner en rond. L'UE est énergétiquement dépendante. Elle a beau diversifier son approvisionnement, elle reste dépendante. Et en grande partie de la Russie. Elle pourrait acheter ailleurs, mais ce serait plus cher. Quant aux pays de l'Est, toute leur infrastructure est adaptée depuis la période soviétique.
L'UE a beau s'énerver et menacer, elle ne peut rien contre l'histoire et la géologie. Mais est-ce à Gazprom de payer la facture?
samedi 7 mars 2015
Mikhail Fridman ou le nouveau jeu des sanctions contre la Russie

Mikhail Fridman est un des oligarques les plus riches du pays, qui n'a jamais fait de politique et qui n'est pas tombé sous le coup des sanctions que l'Occident a imposé à un certain nombre d'hommes d'affaires russes. Pourtant, la Grande Bretagne veut bloquer l'achat d'une filiale allemande de RWE dont le capital est en partie constitué par des actifs britaniques concernant différentes zones pétrolières en Mer du Nord. La Grande Bretagne exige un autre acheteur, ce qui est une première dans les milieux d'affaires. Mais il faut dire que la situation est spéciale. Voyons en quoi.
mercredi 22 février 2012
Les promesses électorales de V. Poutine: 8% du PIB pour 2012
Сколько стоит Путин
Зарубежные экономисты оценили предвыборные обещания Владимира Путина
Зарубежные экономисты оценили предвыборные обещания Владимира Путина
Des experts étrangers ont chiffré les promesses électorales de V. Poutine. Il s'agit en gros d'une augmentation budgétaire de 4,8 trillions de roubles, soit 8% du PIB de 2012. Pour financer ces dépenses, la Russie a besoin d'un cours moyen du pétrole à 130$ le baril, soit 11% de plus que le prix prévu par le budget.
Seulement en ce qui concerne l'armée, il est prévu de dépenser 23 trillions de roubles, bien que le pouvoir précise qu"il ne s'agit pas d'une militarisation du budget. Ces fonds doivent être affectés à divers secteurs, comme les forces nucléaires, la défense aérienne et spatiale, le renseignement, les communications, les avions sans pilotes, etc.
En matière sociale, il est promis une augmentation des pensions de retraite sans recul de l'âge de la retraite, une augmentation des salaires moyens dans la fonction publique, augmentation des bourses et autres qui correspondent à 1,5% du PIB.
Sans oublier l'ambitieux programme de relance de l'activité économique "Les 100 pas", ayant pour but de faire passer la Russie de la 120e à la 20e place du classement Doing Business de la Banque mondiale. Sans être chiffré, il doit faciliter l'obtention des documents adinistratifs en réduisant la bureaucratie, la simplification de la comptabilité, la création d'un Ombudsman pour les entrepreneurs, l'harmonisation de la législation avec les standards européens, etc.
Selon les analyses de Capital Economics, les promesses peuvent être tenues avec un prix du baril à 130%. En 2012, le budget se base sur un prix du baril à 117% et en 2008 il se basait sur un prix du baril à 55%. Parallèlement, les trois budgets à venir sont prévus déficitaires: 876,6 milliard de roubles en 2012, environ 1 trillion de roubles en 2013 et 491 milliards de roubles en 2014.
Mais pour l'instant la dette publique de la Russie n'est pas très élevée, environ 10% du PIB, ce qui laisse une marge de manoeuvre au Gouvernement.
L'augmentation des dépenses publiques provoque des critiques de la part de certains experts, rappelant que sous A. Koudrine il y avait une certaine discipline budgétaire, qui ne semble plus être la règle.
D'autres rappellent que l'augmentation des dépenses dans certains secteurs risque de se financer par la réduction des dépenses dans d'autres secteurs. Mais pour l'instant il est difficile de dire lesquels.
Il est vrai que la politique budgétaire russe tranche avec ce qui se passe en Europe aujourd'hui, avec les diktats des instances monétaires et financières européennes et internationales. Pourtant où est le problème?
La Russie a besoin de moderniser ses équippements, de relancer son économie et de soutenir la fonction publique. Il est nécessaire de faire progresser le niveau de vie de ses citoyens.
Ce qui est prévu ici.
Ce qui va à l'encontre des politiques budgétaires européennes et américaines. Mais les résultats dans ces pays sont-ils à ce point enviables qu'il faille défendre à tout prix leur extension à tous les pays?
Les populations seraient plus sceptiques que leurs gouvernants dans la réponse.
Si la Russie a les moyens de sa politique, elle a peut être une porte de sortie pour éviter le cercle vicieux qui est en train d'étouffer l'Europe.
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