L'Arménie est sur le point d'accomplir une nouvelle révolution, comme l'Ukraine, en moins radical, mais qui promet d'être tout aussi destructrice pour le pays. Revendications au départ sociales, finalement prise de pouvoir de la rue, d'une minorité politique "qui veut changer les choses", mais refuse de s'embarrasser des règles démocratiques. Le 1er mai, le nouveau Premier ministre, l'homme fort du pays, doit être élu par le Parlement. Mais l'opposition de rue affirme déjà que si ce n'est pas son candidat, minoritaire, le mouvement ne sera plus pacifique. Comment a-t-on pu en arriver là? Retour sur la malédiction de l'espace post-soviétique.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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lundi 30 avril 2018
lundi 29 janvier 2018
La grande révolution populaire de Navalny n'a pas eu lieu
De 1000 à 2500 personnes à Moscou selon les sources, environ 1500 à Saint-Pétersbourg, quelques centaines voire quelques dizaines dans les villes de province et 1 personne à Petropavlovsk, la grande "grève des électeurs" organisée par Navalny et soutenue à bout de bras par toute la presse occidentale n'a pas eu lieu. Le Maïdan russe, tant préparé par ses organisateurs expérimentés en la matière, s'est finalement transformé en promenade dominicale pour écoliers, quand même entourés de quelques accompagnateurs majeurs.
lundi 22 janvier 2018
Election présidentielle russe: Sobchak 1 - Navalny ?
La carte de l'opposition médiatique se précise: Ksénia Sobchak vient d'obtenir ses 100 000 signatures, nécessaires à l'officialisation de sa candidature à l'élection présidentielle russe et Alekseï Navalny vient de voir fermer le Fonds qui s'occupait du financement de son état-major de campagne, sans être toutefois candidat.
mercredi 20 janvier 2016
Kadyrov et les limites du contrat social
Un nuage de scandales semble entourer la personnalité non conventionnelle du dirigeant de la Tchétchénie, R. Kadyrov. Il faut dire que son franc parler brûle les oreilles policées de la bien pensance, lui qui préfère le verbe haut, les paroles colorées qui frappent. Or, nous avons à tel point peur des mots et de leur signification que nous avons peur d'appeler un chat un chat, un balayeur un balayeur, un chacal un chacal.
Autrement dit, dire que l'opposition non systémique russe joue non seulement contre le système - ce qui justifie son appellation - mais contre la Russie elle-même est de l'extrémisme. Dire que la Russie est autoritaire et qu'heureusement elle s'écroulera après le départ de V. Poutine, c'est de la liberté d'expression.
lundi 25 mai 2015
Kazakhstan: Nazarbaïev paie le prix de sa victoire électorale
Avec l'adoption de son plan des 100 pas, non pas les 100 fleurs ni les 100 jours, 100 pas, Nazarbaïev a évité une révolution en couleur à son pays et a pu préserver son poste, avec l'accord de la communauté internationale. Et pour cause, il donne carte blanche pour destructurer un système d'Etat de toute manière trop affaiblie par des décennies de pouvoir autoritaire.
mardi 11 novembre 2014
De la Yougoslavie à l'Ukraine, quand l'histoire se perfectionne

Bombardements de l'OTAN en Yougoslavie
Les mécanismes en jeu aujourd'hui en Ukraine ne sont - malheureusement - pas nouveaux. Ils furent déjà expérimentés. Les révolutions en couleurs ont déjà détruits des pays, séparés des peuples. Mais même avant d'être en couleur, la Yougoslavie a connu sa révolution en noir en blanc: les noirs - méchants - serbes ou plus généralement slaves, contre les gentils, défendus par les bombes de la communauté internationale. Car, comme nous le savons et le voyons, la communauté internationale ne peut être que du bon côté. de celui des gentils.
Comme il nous faut regretter le vide intellectuel sur la question en France, je vous propose de regarder, en français, la rencontre organisée sur cette question à la Librairie Tropiques avec Michelle Brand, historienne, préfacière d'un ouvrage conçu par des auteurs américains analysant comme les français n'osent plus le faire le conflit en Ukraine.
lundi 10 novembre 2014
Les murs de la démocratie
L'on vient de fêter la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. L'on en profite pour en construire un autre, sans briques et sans miradors, qui passe à travers les pays, les esprits et les cœurs. Un nouveau mur qui se moque des frontières. Qui se moque des Etats.
Les murs ne se construisent pas pour se protéger, ils revendiquent. Le pouvoir sur un territoire. Sur les hommes de ce territoire. L'Europe prend doucement fin à l'ombre du mur atlantique. Entraînant avec elle les restes de ses traditions démocratiques.
mardi 7 octobre 2014
Hong Kong: la tentation de la "Maidaïnocratie"
Occupy Central, Hong Kong
Ces deux dernières semaines ont été marquées par la montée du mouvement Occupy Central à Hong Kong. En effet, des étudiants très prévoyants et citoyens sont montés à l'assaut du pouvoir de Pékin pour demander dans la ville des élections libres et démocratiques ... en 2017. Oui, en 2017. Et ce juste avant les fêtes nationales du 1er octobre, conduisant les pouvoirs locaux à annuler les différentes cérémonies. Et cela juste quand les Etats Unis, par la voix du vice-ministre de la défense, annoncent s'inquiéter de la tentative par la Chine d'une remise en cause de l'ordre mondial, c'est-à-dire d'un monde américano-centré. Alors on retrouve des mouvements "pacifistes" qui occupent des espaces publiques. On les voit apporter à manger. On les voit jeunes, très jeunes. Car la jeunesse est l'avenir. Elle détient la vérité, de manière innée, car elle est jeune. Elle peut donc être coupée de tout, notamment de ses racines, qui ne sont qu'une illusion d'optique. Dépassé. La génération Iphone est l'avenir de l'humanité post-moderne, la "Maidaïnocratie" l'avenir de la démocratie.
vendredi 11 juillet 2014
Deuxième phase révolutionnaire: le Manifeste du Front Populaire de Libération Ukrainien
Dans un premier temps, le mécontentement populaire, organisé et structuré, a donné Maïdan. Pour les droits sociaux, contre les oligarques et le pouvoir de la corruption qui détruit l'Etat. Avec le coup d'Etat à Kiev, les oligarques ont pris les régions, se sont appuyés sur des forces armées radicales, et certaines néo-nazies, pour assurer leur pouvoir par la force. Une autre voie n'était pas possible : il fallait asservir la population par la peur. Finalement, les radicaux sont surreprésentés à la rada et un autre oligarque a pris le pouvoir, grâce à l'élection présidentielle, dont la campagne fut téléguidée, préparée et financée de l'étranger. Maïdan a perdu, le peuple ukrainien est à nouveau dépossédé et pressuré. En réaction, le sud-est se soulève et prend les armes. D'une intervention "anti-terroriste", Kiev a fini, par incompétence politique ou par volonté profonde, par provoquer une guerre civile qui permet un nettoyage ethnique. Dans ce contexte, Novorossia est reconstituée par référendum local, les armes grondent, les civils meurent sous les coups de l'armée ukrainienne ou sont évacués malgrè l'absence de corridor humanitaire. Dans ce contexte difficile, les dirigeants de Novorossia tentent de se positionner politiquement. Non, ils ne sont pas séparatistes, ils veulent vivre en Ukraine mais dans une autre Ukraine. Non ils ne sont pas pro-russes, ils sont ethniquement russes, pour une Ukraine libre, réellement européenne comme elle l'a toujours été et non corrompue, ce qu'elle n'est pas. Le Manifeste du Front Populaire de Libération Ukrainien est adopté.
vendredi 16 mai 2014
Le modèle turc pour l'internet russe? L'autre visage de la loi des Bloggers
Voir: http://izvestia.ru/news/570863
Сурковъ @SurkovRussia Follow
Сурковъ @SurkovRussia Follow
Почитал интервью "Известиям" зам. главы Роскомнадзора какого-то ксензова... Захотелось вступить в "Правый сектор".
Twit de Surkov: "J'ai lu l'interview à Izvestia du vice-directeur de Roskomnadzor, un certain ksenov ... J'ai eu envie d'entrer dans Secteur droit."
Internet est devenu le lieu de tous les fantasmes et de toutes les peurs. Chacun y écrit sa vie, ou celle qu'il aimerait avoir. Il peut virtuellement devenir une autre personne, même incognito, avoir des amis virtuels, vivre des aventures virtuelles, bref vivre dans notre monde moderne ... virtuellement. Chacun ses choix et cela a peu d'importance. Mais internet est aussi un moyen de faire passer des informations en masse, donc d'avoir une influence sur le mode de penser, la manière de voir le monde, la manière de le concevoir. Il a une influence directe sur notre comportement et la diffusion d'un système de valeurs. Il peut avoir une incidence directe sur la vie d'individus très concrets.
Or, dans notre société mondialisée, les valeurs et le modèle est avant tout américanisé. Cela ne pose pas de problèmes fondamentaux en Europe, le processus est depuis longtemps à l'oeuvre, il fut indolore et à dose homéopathique. Et vus les résultats, il est possible désormais d'affirmer que l'homéopathie est très efficace.
Mais en dehors du bloc Etats-Unis Europe, il existe encore des pays qui veulent défendre leur culture nationale, à une autre dimension que "l'exception culturelle" à la française. La Russie en fait partie, la Chine ou la Turquie d'une certaine manière aussi et leurs modèles sont très critiquables.
Lorsque l'on regarde l'internet chinois ou turc, le premier qualificatif qui vient à l'esprit est la fermeture. L'internet est "filtré", certaines ressources comme Facebook, Youtube, Twitter ou Google peuvent être selon le pays soit simplement interdit, soit d'accès restreint car ces ressources sont considérées comme un élément de l'américanisation des sociétés. L'efficacité à court terme est incontestable, l'efficacité "retour" à long terme également: l'interdiction générale provoquant l'envie, ces pays cultivent très activement la radicalisation de leur opposition et l'amour irréfléchi pour une Amérique qui redevient idéalisée et donc idéale.
Entre le laisser tout faire et le tout interdit, la Russie tente de trouver sa voie, une voie qui lui permette de protéger la population contre les dangers réels d'internet: l'extrémisme, la pornographie, la pédophilie, l'incitation à la haine religieuse, l'incitation au suicide, ect. Ces problèmes existent dans tous les pays et une coopération entre les gouvernements et les entreprises du secteur virtuel est incontournable.
La Russie aussi a adopté ces mesures, mais elle se rend compte de la difficulté de les faire appliquer. Par exemple Twitter, entreprise totalement américaine, ne le fait quasiment jamais, Facebook et les autres, plus implantés dans différents pays, discutent, mais sont difficiles à convaincre. Et dans ce contexte de délicate coopération, une loi sur le statut des bloggers entrera en vigueur au 1er août et les obligera à s'enregistrer.
Cette loi concerne non pas tous les bloggers, mais certains, les plus célèbres, russes et russophones, ceux-qui ont plus de 3000 entrées par jour, donc ceux qui ont la possibilité d'influencer l'opinion publique. Ces bloggers, sans être totalement assimilés à des masses médias, en reprennent certains traits: l'obligation de vérifier la véracité de l'information publiée, le droit de diffuser des publicités, l'obligation de respecter la législation concernant l'extrémisme, la langue etc. A la différence, ils revêtiront une responsabilité personnelle quand la responsabilité des journalistes est souvent assumée par leur rédaction, ils ne bénéficieront pas des accréditations lors des conférences de presses, etc. Mais, ô bonheur, le concept de blogger sera fixé par la loi, ils auront le droit de chercher l'information, de la diffuser, notamment en ce qui concerne les organes publics.
Et là on voit à quel point le vice-directeur du département à peu près équivalent au CSA, se moque du monde dans l'interview qu'il donne à Izvestia en expliquant le plus sérieusement du monde toutes ces absurdités. D'un autre côté, il n'a pas le coix, la loi a été adoptée, il va devoir l'appliquer et manifestement ne sait pas du tout comment.
Bref, l'absurdité consiste en ce que la loi n'apporte rien en matière de droit pour les bloggers, qui, comme tout individu, avant l'adoption de cette loi, ont toujours eu le droit de communiquer avec les organes publics pour demander des informations. C'est déjà dans la législation, cela s'appelle le principe de transparence et l'administration est obligée de répondre à toutes les questions des administrés, en Russie aussi. Ensuite, les contenus publiés sur les plateformes, en russe ou en Russie, doivent être conformes à la législation russe. Et déjà aujourd'hui, si vous incitez les gens à la ségrégation raciale, au suicide, vous appelez à la pédophilie, votre publication doit être retirée et vous risquez une condamnation pénale. Si le contenu est faux, son auteur peut être attaqué en diffamation. Donc, rien de nouveau non plus ici. Les bloggers ne seront pas a priori accrédités comme journalistes pour les conférences de presse, donc la loi fixe la pratique et ne la modifie pas. Autrement dit, techniquement, elle n'apporte quasiment rien. Sauf l'obligation de vérifier la véracité de l'information, ce qui est plutôt flou.
Son apport est "politique". Elle fixe la politique du pays face aux bloggers russes et russophones et elle la place sur le terrain de la restriction, voire de la défensive. L'accent n'est pas mis sur la liberté de communication, d'expression, mais sur la restriction, la méfiance. Car reste vivante, et parfois non sans fondement, la peur des réseaux sociaux comme plateforme révolutionnaire. Dans le même temps, tout le monde comprend bien que le modèle chinois est trop radicale. Remarquez, la Russie veut développer un produit concurrent, nationale, mais de qualité équivalente pour attirer l'attention des utilisateurs. Pourquoi pas. Il y déjà des produits comme Vkontakte ou yandex etc. Ce qui n'ôte rien à la popularité des produits internationaux ou purement américains. L'intérêt est ailleurs, sans oublier l'habitude.
La fin de l'interview donne la réponse: avec cette loi, en cas de réel danger socio-politique, il y aura la base légale pour fermer les ressources comme Facebook ou Twitter afin d'éviter des désordres sociaux majeurs. Donc, faire légalement ce que la Turquie avait fait dans l'urgence.
Le but n'est pas de surveiller les bloggers: aucuns nouveaux moyens ne seront attribués à cet effet, ni en budget, ni en personnel. Il faudra se débrouiller avec les moyens existants. Les compagnies internationales ne coopéraient que du bout des doigts avant la loi, elles continueront après: pour elles rien n'a changé. Donc la loi "blogger" n'est pas une loi de situation normale, c'est une loi de situation d'urgence, une loi d'exception pourtant adoptée dans une situation ordinaire. C'est une loi qui est adoptée dans le contexte de la peur de la propagation des révolutions.
Mais juste pour finir un petit rappel. Si les révolutions de couleurs sont arrangées de l'extérieur, elles sont également, au début, soutenu à l'intérieur par une partie significative de la population, en raison principalement des problèmes de corruption de ces régimes, corruption qui met à mal leur légitimité. Or, s'il est possible à court terme de bloquer les discussions concernant les problèmes réels dans le pays, cela ne les règle pas. Et s'ils ne sont pas réglés dans le Parlement, dans le Gouvernement, dans les tribunaux, ils finissent par l'être dans la rue. Il est alors trop tard pour bloquer internet.
La loi "Blogger" est donc une loi inutile, qui ne fait que traduire la peur des parlementaires et d'une partie de la sphère gouvernante. Il serait préférable de donner des signaux forts de la lutte contre la corruption, pas seulement en paroles mais en actes. Et la possibilité d'appliquer l'amnestie à Serdiukov est un contre signal de poids qu'aucune loi ne fera digérer.
mercredi 12 mars 2014
Billet d'humeur: pluralisme, coup d'Etat et révolution - le fantasme ukrainien
Voir: http://izvestia.ru/news/567277
Aucun système ne peut être considéré comme démocratique sans respect du pluralisme. Car seul le pluralisme donne un sens à la liberté d'expression et de pensée. Vous ne pouvez penser librement si vous n'avez pas le choix des informations. Vous n'avez donc plus de liberté de choix. Vous n'avez plus de choix. Plus de liberté.
Les informations diffusées par la télévision russe vont, évidemment, à contre sens de la politique choisie par le nouveau pouvoir à Kiev. Non seulement la Russie a le mauvais goût d'appeler un chat un chat, en l'occurence un coup d'Etat un coup d'Etat, mais elle soutient la volonté exprimée en Crimée de sortir de ce que représente la nouvelle Ukraine, incertaine, dont le caractère étatique en lui-même est aujourd'hui largement sujet à caution. Si ce n'est sur le plan politique pour nos confrères américano-européens, au moins sur le plan juridique - pas d'institutions centralisées qui fonctionnent sur l'ensemble du territoire, pas de procédures légitimes (ni légales) d'accès au povoir dans les régions, pas de procédure appelant au peuple pour la formation actuelle des organes, recours à la force et à la violence, pas de système législatif appliqué sur l'ensemble du territoire, etc. Peut-on encore parler d'Etat?
Dans ce contexte, la fragilité du pouvoir de Kiev est évidente, d'autant plus qu'une crise sociale va bientôt s'ajouter à une crise politique et à moins de mettre l'armée dans la rue contre le peuple, le nouveau pouvoir ne pourra contrôler la situation. Mais l'armée le voudra-t-elle? Il reste les fanatiques du Secteur droit. Octobre après février. On a déjà vu.
Car qui va payer? Les Etats Unis menacent la Russie de sanctions économiques ... surtout si elle ne participe pas au financement du nouveau pouvoir radicale anti-russe. L'UE est en crise et doit déjà soutenir ses propres membres pour ne pas être en faillite. Les populations ne veulent pas payer pour l'Ukraine, ni les américains, ni les européens. C'est une chose de prendre des mesures abstraites contre la Russie, qu'elles soient politiques ou économiques, c'est autre chose de mettre la main au porte-monnaie. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les gens sont beaucoup plus favorables à des sanctions politiques contre Moscou que économiques, dont ils vont avoir un retour de bâton, les économies étant interdépendantes. Qui est prêt à sacrifier son mode de vie pour une base de l'OTAN en Ukraine? Est-ce le combat existentiel auquel on pense lors de nos crises d'adolescence et de nos prises de conscience adultes? Je ne parle pas aux professionnels bien sûr.
Bref, personne ne veut payer pour l'Ukraine et la Russie ne veut pas continuer à soutenir à bout de bras l'Ukraine, si elle devient radicale et antidémocratique. Mais ça, il ne faut pas en parler, les gens risqueraient de réfléchir, les ukrainiens surtout, donc il vaut mieux couper l'information. De toute manière, ils s'en rendront compte par eux mêmes assez tôt. Mais d'ici là, qui sait ce qui peut se passer. Peut être nous, les dirigeants ne seront plus là, ou l'Ukraine ne sera plus. On verra alors.
Pour l'instant il faut couper l'information, donc la réflexion, donc la liberté. La révolution mange ses enfants, les coups d'Etat n'ont pas d'enfants. La révolution renverse totalement le système au nom de la liberté totale, elle ne demande pas l'ancienne constitution, ne garde pas les députés (en mettant les autres au pas), ne garde pas le SBU et autres. Elle veut la liberté de manière anarchique, totale, improbable, souvent destructrice. Mais elle veut la liberté, elle lance de grands débats - au moins dans les premiers temps. Le coup d'Etat veut le pouvoir, en soi, pour soi, à tout prix, à n'importe quel prix. Il n'a pas besoin de la liberté, encore moins de débats.
Donc, on coupe les médias et l'Occident applaudit. Les radicaux ukrainiens feraient-ils ce que nos vieux ou jeunes routards cyniques de la politique aimeraient tellement faire? Se passer du peuple, de la démocratie, de la liberté et enfin avoir le pouvoir, le vrai, même un instant, un instant seulement.
lundi 27 janvier 2014
Ukraine: quand nos valeurs sont-elles devenues des slogans?
Dans toutes révolutions ou tentatives de révolution, on retrouve des constantes: une minorité organisée qui entraîne une majorité, un groupe politique minoritaire qui veut prendre le pouvoir, des slogans qui doivent légitimer et couvrir le sang.
Si l'on est moins théorique, on y retrouve de la chaire humaine sur les pavés, des cris, des larmes, du sang et des chants pour colorier la couverture médiatique et rassurer.
L'on retrouve tout cela en Ukraine. Dans un pays au bord de la faillite, qui se déchire, qui risque de se diviser. Et les représentants du département d'Etat américain, de l'Union Européenne, détournent un regard myope pour répéter l'horreur de la politique russe qui veut reconstruire l'Union soviétique. Une Russie pourtant bien absente de la scène médiatique.
Et les valeurs, nos valeurs, de liberté, de respect de la personne humaine, du droit des peuples à l'autodétermination sont tournées en dérision par ceux-là mêmes qui doivent les protéger. Pour les avancer sans rougir, il ne faut pas parler des soldats de Maîdan, cagoulés et bien entraînés, par qui d'ailleurs, la question reste ouverte. Il faut cesser de respirer lorsque les cocktails molotov et les balles sortent des rangs des manifestants pacifistes. Il ne faut pas voir le portait de ce triste sire Bandera guider ces résistants de la place Maîdan. Triste sire s'il en est et bien loin des valeurs européennes, à la pointe du nationalisme ukrainien, terroriste, collaborateur lors de la Seconde Guerre mondiale. Un palmarès qui semble donner des ailes à cette opposition dénommée démocrate.
Pourquoi nos dirigeants soutiennent-ils à l'étranger des mouvements qu'ils essaient à tout prix de discréditer chez eux? Y aurait-il deux poids deux mesures? Pourquoi les médias tiennent-ils sur ces questions un pieux silence? Dérangeant et gêné. Qu'avons nous fait de la liberté chez nous?
Est-ce parce que nous traitons avec cynisme nos propres valeurs que nous les laissons mettre à terre à nos frontières?
La liberté devient l'obéissance bon ton, le respect de la personne humaine devient celui de certains, les peuples peuvent s'autodéterminer comme il leur est expliqué de le faire. C'est, semble-il, ce que nous exportons le mieux ces derniers temps.
A quel moment avons-nous pris la mauvaise direction? A quel moment avons-nous fait des valeurs pour lesquelles nos ailleux se sont battus de simples slogans ?
lundi 8 octobre 2012
Anatomie des mouvements contestataires, Udaltsov et la guerre médiatique
Voir le film http://www.dni.ru/polit/2012/10/5/241591.html
Contre: http://www.specletter.com/obcshestvo/2012-10-05/ntv-rasstavil-gruzinskie-aktsenty-v-oppozitsii.html
Pour: http://www.politonline.ru/groups/4508.html
Contre: http://www.specletter.com/obcshestvo/2012-10-05/ntv-rasstavil-gruzinskie-aktsenty-v-oppozitsii.html
Pour: http://www.politonline.ru/groups/4508.html
Vendredi soir, sur NTV, est sorti le deuxième volet de la série documentaire sur l'opposition russe, ses financements et son idéologie. Le premier volet visait à démontrer le financement étranger - américain - d'une partie des opposants, le second concerne Udaltsov, son soutien géorgien et ses ambitions révolutionnaires.
L'essentiel du documentaire consiste en une conversation filmée en caméra cachée entre Udaltsov et un géorgien, le vice-président du comité de la défense et de la sécurité au Parlement géorgien, pour le développement et le financement des mouvements de contestation du pouvoir en Russie.
Partant de la déclaration publique de Udaltsov selon laquelle, le centre de leurs préoccupations n'est pas les élections mais la révolution, l'entretien vise à concrétiser les dires. Prise de Kaliningrad - coupée de la Russie par une zone couverte par l'OTAN, explosion d'une voie de chemin de fer allant vers la Sibérie avec l'aide de criminels afin de couper le pays en deux, financement stable à hauteur d'environ 35 000 dollars par mois pour tout organiser ...
Evidemment, la première réaction est de crier à la phobie habituelle de l'étranger, au réflexe de la conspiration.
Ce que fait une partie de l'opposition. Pourtant, Udaltsov, sur Les échos de Moscou, n'a pas contesté le fond de ses paroles. Et les critiques ne les remettent pas en cause. Elles veulent ridiculiser la vidéo, mais ne touchent pas au fond. Autrement dit, il n'est pas démontré que la conversation n'a pas eu lieu.
Mais le changement de pouvoir - et de politique - en Géorgie peut avoir une influence sur l'évolution des évènements. Mais il reste à déterminer s'il s'agit des élucubrations d'un héros solitaire en mal de révolution ou bien de la conviction d'une partie représentative de l'opposition? Là, il y a un doute.
Les paroles de Udaltsov sont extrêmes, elles constituent une incitation et une préparation à un changement de régime par la violence. Des députés et des sénateurs demandent l'ouverture d'une enquête pour vérifier les faits.
En tout cas, la guerre médiatique entre l'opposition qui se radicalise et le pouvoir se renforce. Le danger dans ces démarches est qu'il ne s'agit pas d'une approche rationnelle, mais les deux parties jouent sur l'affectif, les peurs ancestrales, les racourcis faciles. Face à la figure de l'opposant révolutionnaire on oppose la réthorique du complot, sans se poser plus de questions, sans chercher à comprendre. A la guerre comme à la guerre ...
mardi 6 mars 2012
Le rêve de Mc Cain ne s'est pas réalisé: la révolution n'a pas eu lieu hier soir
Voir: http://top.rbc.ru/politics/06/03/2012/640593.shtml
http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2012/03/05_a_4027949.shtml
http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2012/03/05_a_4026477.shtml
http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2012/03/05_a_4027949.shtml
http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2012/03/05_a_4026477.shtml
Une question tourne et revient constamment en tête. Une question qui ne laisse pas tranquille. Mais pourquoi le sénateur Mc Cain donne-t-il autant d'atouts à V. Poutine?
Parce que V. Poutine fatigue la population avec ses déclarations sur le grand méchant voisin outre-Atlantique qui ne cherche que par tous les moyens à détruire le pays. Il est donc urgent de se regrouper autour de lui et le choix devient pour ou contre la Russie et il ne s'agit plus d'une élection où l'on doit choisir des candidats. Et il devient même normal de fermer la vie politique, d'asphyxier le pays. Les gens sont fatigués de ces annonces. Ils commencent à avoir du mal à y croire.
Et voici ce cher sénateur Mc Cain, qui depuis les élections parlementraires, ne cesse de menacer/annoncer le printemps russe. Aujourd'hui encore il annonce que le mouvement ne fait que commencer.
Ainsi, il justifie les discours de Poutine. Ainsi, il fait peur à une partie de la population qui n'aurait pas voté pour Poutine et l'a fait, instinct de survie. Ainsi, il décrédibilise l'opposition qui est perçue comme un ennemi et non comme un élément indispensable du système. Ainsi, le sénateur Mc Cain participe à la dénaturation de l'institution des élections, pourtant si chère au coeur des américains, et à juste titre.
Et ce qui s'est passé hier lors de la manifestation pour les élections propres sur la place Pouchkine fait réfléchir. Il est difficile de se faire une idée. Tout commence dans le calme. 15 à 25 milles personnes selon les sources viennent dire que leurs attentes n'ont pas pris fin avec les résultats des élections, avec la victoire de Poutine. Que maintenant l'ancien/futur président doit réaliser les promesses faites. Chacun des orateurs prend la parole. Dit ce qu'il a sur le coeur. Chacun dans son style habituel. Navalny plus virulent mais pas très concret. Le député Ponomarev appelle à des consultations permanentes pour maintenir une présence et une pression. Prokhorov remercie ses électeurs, sans provoquer une ovation. Udaltsov s'emballe pour une sorte révolution/manifestation permanente à la Trotsky, c'est déjà un réflexe, mais sans très bien savoir où cela doit conduire. Enfin, dans les temps, Ryjkov, calmement, lit la résolution, annonce la fin du meeting et chacun rentre chez soi. Les gens commencent à partir dans le calme.
Trop calme?
Udaltsov annonce alors devant les quelques centaines de manifestants qui s'attardent qu'il ne partira pas tant que Poutine n'a pas quitté le pouvoir. Prend place autour de la fontaine, y installe une tente. Navalny le rejoint. D'autres activistes aussi. Les journalistes en profitent pour les approcher et les photographier à loisir. Les forces de l'ordre leur signifient qu'il est temps de partir. Ils refusent. L'avertissement est répété. La réponse aussi.
Ensuite, bien sûr, les forces de l'ordre agissent avec la délicatesse qui les caractérise: les réfractaires sont traînés de force dans les forgons, l'immunité parlementaire ne protège plus, la place est vidée en quelques minutes. Quelques groupes d'activistes continuent à scander leurs slogans dans les rues ou dans le métro.
Voici la révolution moscovite d'hier soir.
A quoi cela sert-il? A rien, un autre temps d'action commence. Si l'on veut réellement modifier le système.
Udaltsov était clairement pressenti pour prendre la relève du parti communiste, Ziouganov étant en fin de parcours. Il a bénéficié d'une médiatisation surprenante vue son statut. Mais a-t-il la carrure d'un politicien? De sérieux doutes planent.
Les gens hier soir ont montré qu'ils voulaient que les choses changent. Mais il n'y a pas de volonté de tout casser. Le rêve de Mc Cain s'échoue aux pieds de la volonté populaire. Mais Poutine doit réellement transformer le système. En a-t-il la volonté? On peut aussi en douter. Mais il n'a pas le choix. Nécessité fait loi!
lundi 27 février 2012
Moscou protégé par un cordon humain, mais après?
Dimanche, à 14 h, dans le cadre du mouvement lancé depuis les élections législatives "Pour des élections propres" et à une semaine des présidentielles, un cordon humain a fait le tour de Moscou sur le périphérique central de la ville, Sadovoe Koltso. Plus de 30 000 personnes se sont données la mains.
Pour la plus grande part d'entre eux, de simples citoyens qui ne veulent pas voir se répéter aux présidentielles ce qui s'est passé pour les législatives.
Avec eux, bien sûr, quelques personnalités d'opposition, comme Navalny, Udaltsov, Nemtsov ou même Jirinovsky, avant clown du pouvoir, il devient clown de l'opposition.
Sur le chemin, quelques pancartes pro-Poutine pendues aux fenêtres, quelques activistes, loin de tous être en âge de voter, scandaient des slogans contre les manifestants. Mais tout s'est passé dans le calme, sans altercations.
Selon les derniers sondages d'opinions, les intentions de vote en faveur de V. Poutine vont de 55% à 65%, ce qui lui garantirait une victoire au premier tour. Alors qu'il y a peu de temps de cela, il était en dessous des 50%.
Volonté de forcer les chiffres, peut être. De préparer la population à une élection au premier tour, il y a des chances. Toutefois, il y a aussi un autre phénomène à prendre en compte. L'activité des manifestants. leur calme et leur détermination. L'absence de leader et l'inconnu qui suivrait une victoire de l'opposition de rue fait peur aux gens, qui peuvent se ranger derrière Poutine, pas pour un vote "Poutine", mais pour un vote "sécurité".
L'activisme a deux faces, il faut l'accepter. La démonisation des deux parties est aussi naïve et improductive que la recherche et le culte du Héros. Aussi peut démocratique.
Chacun doit accepter le risque de la défaite électorale, pour continuer Pacifiquement le combat politique, qui ne s'arrête pas aux élections, mais est un processus constant. Les processus récents de remise en cause systématique des résultats électoraux sont particulièrement destructeurs. Tout d'abord, parce qu'ils contiennent le risque de mettre au pouvoir la minorité et non la majorité. Ensuite parce qu'ils décrédibilisent le seul mécanisme démocratique d'accession au pouvoir, l'élection, sans qu'il n'existe d'alternative.
Le mouvement protestataire tel qu'il existe entre les deux élections doit arriver à son terme. Il faut lui trouver un remplacement, une autre forme d'action - constructive - qui permette l'évolution du modèle politique russe sans révolution. Qui veut en Russie d'un scénario libyen ou syrien pour la Russie?
lundi 30 janvier 2012
Pas de révolutions oranges en Russie pour l'instant
Нарышкин: «оранжевая революция» в России неосуществима
Aujourd'hui, le département de la Douma pour les relations avec la société civile et les médias a cité le nouveau président de la Douma, S. Narychkine. Celui-ci affirme que le sénario d'une révolution orange en Russie n'est pas réaliste. Les gens comprennent que le changement du système politique peut et doit se faire dans le cadre de la loi et ils ne veulent pas que les changements remettent en cause l'existence de l'Etat.
Les propos de S. Narychkine sont - pour l'instant - le reflet d'une réalité. Cela se voit dans le style des manifestations qui ont eu lieu notamment à Moscou. Tout se passe dans le calme ... mais dans la détermination.
Cela n'implique pas la faiblesse des revendications. Et il serait dangereux que le pouvoir en place sous-estime la force du sentiment populaire.
Si les réformes annoncées ne sont pas menées. Si elles ne servent qu'à orner de quelques éléments démocratiques une réalité qui ne changera pas . Le peuple ne sera pas dupe.
Si les ressources administratives et les falsifications sont utilisées en masse pour faire passer V. Poutine au premier tour, alors qu'il pourrait légitimement et dans le calme gagner les présidentielles au deuxième tour, ce pourrait être un détonateur pour que les mouvements de masse ne soient plus aussi pacifiques.
Il serait dommage de risquer de faire peser sur l'Etat un risque aussi important. Alors qu'il y a une possibilité de faire évoluer le système sans ces dérives révolutionnaires dont les conséquences sont incontrôlables. Alors qu'il y a une crise financière, économique et systémique mondiale qui nécessite un Etat fort et légitime pour la conjurer.
jeudi 25 août 2011
Le sénateur John McCain espère la révolution en Russie ... et légitime le Front populaire de Poutine
Sur le thème voir: http://www.rb.ru/topstory/politics/2011/08/24/171505.html
http://www.regnum.ru/news/polit/1438510.html
http://www.newsru.com/world/24aug2011/maccain.html
http://www.regnum.ru/news/polit/1438510.html
http://www.newsru.com/world/24aug2011/maccain.html
Le sénateur John McCain, dans sa grande mansuétude, estime que, après la Libye, la révolution doit être attendue en Syrie tout d'abord, puis en Chine ... et en Russie. Il souligne que ces peuples ne sont majoritairement pas satisfaits de la situation politique dans leur pays - en Russie il est vrai à peine 20% de la population estime que le putsh de 1991 a permis une amélioration. Les gens commencent à lutter pour leurs droits sans peur du pouvoir. Le mode de gouvernance est largement emprunt de soviétisme - et donc d'autoritarisme. Donc la révolution est inévitable, ce qui semble réjouir M. McCain.
Si le pouvoir russe ne semble pas capable de sortir de la logique soviétique de gouvernance, ce qui le rend inefficace, John McCain, pour sa part, semble incapable de sortir de la logique de guerre froide, ce qui le rend non seulement inefficace, mais également dangereux pour l'instauration d'un projet européen en Russie. Remarquez, ceci est peut être justement le but...
En effet, par ce type de déclaration, le sénateur McCain décrédibilise l'action de l'opposition politique russe puisqu'il force l'assimilation entre lutte contre le pouvoir politique qui déforme le système et la lutte contre l'Etat russe. Ainsi, l'opposition n'est plus considérée comme luttant contre un système liberticide, mais contre son propre pays. Ce qui fait le jeu du pouvoir.
De plus, en affirmant son espoir en la révolution, John McCain nie toute possibilité de réaliser un projet européen en Russie, c'est-à-dire une "normalisation" de la situation politico-juridique par des moyens pacifiques et systémiques et de même l'encrage de la Russie dans la culture politico-juridique européenne, qui est sa culture historique naturelle. La position du sénateur américain est donc simplement destructrice, sans proposer aucune voie de développement. Ce qui est emblématique de la situation des pays où une révolution a récemment eu lieu: le shéma reste la remise en cause du système liberticide en place, mais sans tenir compte des besoins sociaux des populations concernées. Comme si la "liberté" pouvait à elle seule tout justifier.
Sans oublier qu'en affirmant l'existence d'un danger pour l'Etat, il permet de légitimer le Front populaire de Poutine. Ce Front ne peut être légitime que dans le cas d'un danger global face auquel la société toute entière doit faire bloc. Dans le cas contraire, ce qui est pour l'instant le cas, il n'a aucune légitimité car il n'est que l'incarnation d'une volonté de concentrer encore plus le pouvoir, de détruire toute possibilité de pluralisme politique. Par ses déclarations, le sénateur McCain sert sur un plateau un argument de poids au pouvoir en place ... et enracine la faiblesse du pluralisme politique.
Pour évaluer l'importance de cette déclaration, il faudrait savoir quelles forces représente John McCain. S'il ne représente que lui-même, il est certes regrettable de voir des hommes politiques de ce niveau faire preuve d'une telle légèreté, mais cela ne va pas plus loin. Dans le cas contraire...
Quoi qu'il en soit, cette fantasmagorie généralisée quant à l'imminence d'une révolution en Russie devrait avoir un effet positif, si le pouvoir russe devient raisonnable. Le seul moyen d'éviter ce danger, qu'il soit virtuel ou réel, est de commencer à réellement libéraliser la sphère politique, normaliser la sphère juridique et différencier les sphères économique et politique. D'autant plus que la Russie a déjà fait sa "révolution démocratique" en 1991. Il est temps de construire!
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