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mardi 20 octobre 2015

Narychkine et la grandeur méconnue de l'aviation suisse

Swiss AF Boeing FA-18D Hornet.jpg

Hier soir, alors que l'avion du président de l'assemblée parlementaire russe, S. Narychkine, est en route pour la réunion de l'Assemblée de l'Union interparlementaire, un avion de chasse se rapproche dangereusement de lui. La Russie pensait qu'il s'agissait d'un avion de chasse français, finalement il est suisse. La Suisse qui en appelle à une procédure normale ... 

lundi 19 octobre 2015

Poroshenko: l'anglais, deuxième langue officielle en Ukraine


Le Président ukrainien, enfin, si l'on peut dire, fait des propositions qui paraissent de plus en plus fantaisistes, voire caricaturales. Ainsi, l'anglais doit devenir une langue officielle, la deuxième langue de travail en Ukraine.

jeudi 10 avril 2014

Ukraine: journalistes russes s'abstenir

Voir: http://www.rg.ru/2014/04/10/mkz-anons.html
http://www.rg.ru/2014/04/08/osce-anons.html

Dmitry Kisselev lors de son émission analytique de fin de semaine, tant décriée en Occident, lorsqu'il expliquait, en fait, que seuls les Etats Unis et la Russie étaient capables de se détruire mutuellement par des bombes atomiques, d'où le danger d'une escalade des tensions. Version quelle que peu différente de celle présentée par les médias européens.
 
L'OSCE et le Comité international pour la défense des journalistes s'inquiètent. C'est louable de leur part. Plus d'une vingtaine de journalistes russes, qu'ils viennent de la télévision ou de la presse écrite, se sont vu dernièrement refuser l'accès au territoire ukrainien, alors qu'ils venaient pour exercer leur profession. Et cela concerne des journalistes de tout bord politique, allant de Kommersant (presse libérale bien vue en Occident) à Rossiïskaya Gazeta (qui sert également de journal pour la publication des actes normatifs, comme le Journal officiel en France).
 
Donc, journalistes russes s'abstenir.
 
Et ces organisations d'exprimer leur profonde inquiétude pour la liberté d'expression en Ukraine, puisque aucun pays démocratique ne peut porter atteinte de cette manière et impunément à la liberté du journalisme. Chaque journaliste a le droit d'exprimer son point de vue, même s'il est différent de celui de ses confrères.
 
Hourra! Hourra! Hourra! Applaudissez en coeur mes bien chers frêres, mes bien chères soeures! D'aucuns dirait, c'est l'heure du Boogy Woogy. Laissez couler une larme au coin de l'oeil, qu'elle descende doucement, lentement, pour que chacun ait bien le temps de la voir. Ces organismes ne sont donc pas politisés, comme le pensent les mauvaises langues et les tenants de cette ridicule théorie du complot, ou de cette théorie du complot parfaitement ridiculisée. Non, cent fois non, que nenni bonnes gens, nous vivons dans une société démocratique qui sait défendre ses valeurs lorsqu'elles sont en péril.
 
C'est justement pour cette raison que les sanctions prises par l'UE à l'encontre, notamment, du journaliste Dmitri Kisselev, l'interdisant de séjour dans les pays de l'UE, en raison de son activité professionnelle, sont justifiées. Et elles le sont pour deux raisons:
  • L'UE n'est pas un pays, donc on ne peut pas lui reprocher d'être non démocratique. C'est un organisme international, supra-national, pré-fédéral, on ne sait plus très bien ce que c'est, mais ce n'est pas un Etat. Elle n'est donc pas obligée d'être démocratique, elle est composée d'Etats démocratiques. Et leur légitimité démocratique semble automatiquement teinter l'UE de démocratisme. Un peu comme le linge dans la machine, les couleurs déteignent.
  • Dmitry Kisselev n'est pas un journaliste mais un propagandiste, car il défend un point de vue différent de celui de ses confrères européens. Donc l'interdiction d'exercer son métier ne touchent pas le journalisme, il s'agit bien au contraire d'une saine protection contre la propagande, qui elle, on le sait bien, est interdite dans nos pays aux médias tant diversifiés.
Logique non? Bref,dormez bien bonnes gens, n'oubliez pas de prendre vos somnifères le soir, vos antidépresseurs le matin, de bien regardez les journaux TV, peu importe lequel ça ne change rien. Et vous vivrez heureux.
 
Bonne nuit!

mercredi 12 mars 2014

Billet d'humeur: pluralisme, coup d'Etat et révolution - le fantasme ukrainien

Voir: http://izvestia.ru/news/567277

Aucun système ne peut être considéré comme démocratique sans respect du pluralisme. Car seul le pluralisme donne un sens à la liberté d'expression et de pensée. Vous ne pouvez penser librement si vous n'avez pas le choix des informations. Vous n'avez donc plus de liberté de choix. Vous n'avez plus de choix. Plus de liberté.
Les informations diffusées par la télévision russe vont, évidemment, à contre sens de la politique choisie par le nouveau pouvoir à Kiev. Non seulement la Russie a le mauvais goût d'appeler un chat un chat, en l'occurence un coup d'Etat un coup d'Etat, mais elle soutient la volonté exprimée en Crimée de sortir de ce que représente la nouvelle Ukraine, incertaine, dont le caractère étatique en lui-même est aujourd'hui largement sujet à caution. Si ce n'est sur le plan politique pour nos confrères américano-européens, au moins sur le plan juridique - pas d'institutions centralisées qui fonctionnent sur l'ensemble du territoire, pas de procédures légitimes (ni légales) d'accès au povoir dans les régions, pas de procédure appelant au peuple pour la formation actuelle des organes, recours à la force et à la violence, pas de système législatif appliqué sur l'ensemble du territoire, etc. Peut-on encore parler d'Etat?
Dans ce contexte, la fragilité du pouvoir de Kiev est évidente, d'autant plus qu'une crise sociale va bientôt s'ajouter à une crise politique et à moins de mettre l'armée dans la rue contre le peuple, le nouveau pouvoir ne pourra contrôler la situation. Mais l'armée le voudra-t-elle? Il reste les fanatiques du Secteur droit. Octobre après février. On a déjà vu.
Car qui va payer? Les Etats Unis menacent la Russie de sanctions économiques ... surtout si elle ne participe pas au financement du nouveau pouvoir radicale anti-russe. L'UE est en crise et doit déjà soutenir ses propres membres pour ne pas être en faillite. Les populations ne veulent pas payer pour l'Ukraine, ni les américains, ni les européens. C'est une chose de prendre des mesures abstraites contre la Russie, qu'elles soient politiques ou économiques, c'est autre chose de mettre la main au porte-monnaie. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les gens sont beaucoup plus favorables à des sanctions politiques contre Moscou que économiques, dont ils vont avoir un retour de bâton, les économies étant interdépendantes. Qui est prêt à sacrifier son mode de vie pour une base de l'OTAN en Ukraine? Est-ce le combat existentiel auquel on pense lors de nos crises d'adolescence et de nos prises de conscience adultes? Je ne parle pas aux professionnels bien sûr.
Bref, personne ne veut payer pour l'Ukraine et la Russie ne veut pas continuer à soutenir à bout de bras l'Ukraine, si elle devient radicale et antidémocratique. Mais ça, il ne faut pas en parler, les gens risqueraient de réfléchir, les ukrainiens surtout, donc il vaut mieux couper l'information. De toute manière, ils s'en rendront compte par eux mêmes assez tôt. Mais d'ici là, qui sait ce qui peut se passer. Peut être nous, les dirigeants ne seront plus là, ou l'Ukraine ne sera plus. On verra alors.
Pour l'instant il faut couper l'information, donc la réflexion, donc la liberté. La révolution mange ses enfants, les coups d'Etat n'ont pas d'enfants. La révolution renverse totalement le système au nom de la liberté totale, elle ne demande pas l'ancienne constitution, ne garde pas les députés (en mettant les autres au pas), ne garde pas le SBU et autres. Elle veut la liberté de manière anarchique, totale, improbable, souvent destructrice. Mais elle veut la liberté, elle lance de grands débats - au moins dans les premiers temps. Le coup d'Etat veut le pouvoir, en soi, pour soi, à tout prix, à n'importe quel prix. Il n'a pas besoin de la liberté, encore moins de débats.
Donc, on coupe les médias et l'Occident applaudit. Les radicaux ukrainiens feraient-ils ce que nos vieux ou jeunes routards cyniques de la politique aimeraient tellement faire? Se passer du peuple, de la démocratie, de la liberté et enfin avoir le pouvoir, le vrai, même un instant, un instant seulement.

vendredi 2 août 2013

En Russie, le problème tient plus de l'élite que du peuple

Voir: http://izvestia.ru/news/554748

Quand vous assistez à des tables rondes dont les participants sont des "libéraux", comme il est convenu de les appeler, même si pour cela le concept est dévoyé, vous entendez souvent cette affirmation: Mais le peuple russe n'est pas près pour la démocratie!

Si l'on se permet de ne pas éviter les rappels historiques, ô combien intéressants, avec l'évolution des assemblées populaires qui a commencé au Xe siècle, les vetche (вече), l'histoire de grandes villes comme Novgorod la grande, Belgorod ou autres, on risquerait de découvrir des racines démocratiques, des mécanismes profondément démocratiques, tant de décision que de contre pouvoir dans une Russie féodale loin, très loin des stéréotypes actuels.

Si l'on discute avec les gens, ceux de la rue, lorsque les enfants sont en train de jouer et que les parents s'ennuient, donc discutent, on se rend compte qu'ils sont plus que près pour la démocratie, qu'ils la veulent. Mais... Et j'insiste, Mais, ils ne l'associent pas avec le chaos des années 90, lorsque ces mêmes libéraux d'aujourd'hui étaient au pouvoir. Ils prennent très au sérieux leur devoir életoral, regarde attentivement ce que les candidats peuvent apporter pour résoudre ce qui les inquiètent: la médecine, les relations avec les administrations diverses et variées, l'accès aux maternelles, le programme des écoles, comment entrer à l'université et obtenir un diplôme qui permette à leurs enfants de travailler. Donc, oui, les gesticulations sur les places publiques, les "occupy import", et autres grandes messes d'une partie minoritaire, mais bruyante, de la population ne les intéressent pas. Ils ne le prennent pas au sérieux. Surtout après y avoir goûté et avoir compris quels en sont les buts.

Peut-on pour autant affirmer que "les russes", en tout cas "ces russes", ne sont pas prêts pour la démocratie? Pour certains auteurs et "penseurs autoproclamés", oui: ces russes constituent une sorte de masse grise informe. L'entretient de deux représentants de cette caste, les écrivains Akounine et Chichkine, dans la revue Aficha en est une démonstration.

Il est vrai que ces deux auteurs ont des points communs. L'un écrit essentiellement des romans policiers, l'autre de la prose. Mais surtout, l'un vit en France et l'autre en Suisse. Et la haine du régime s'est transformée chez eux en haine du pays, qu'ils appellent la patrie monstrueuse.

Leur analyse, d'une finesse politique sans pareil, vaut le détour. Donc, si les russes n'ont jamais eu de sentiment de fièreté, c'est parce que tout a été importé, la liberté, la république, le parlement etc. Un petit cours d'histoire du droit (russe) leur ferait certainement du bien. Historiquement, les institutions russes se sont développées en parallèle avec ce qui se développait dans d'autres pays européens.

Ensuite, le peuple russe n'existerait pas, ce serait une sorte de corps, un corps sans âme, donc en fait un cadavre, comme le souligne justement l'auteur de cet article dans Izvestia, Gleb Kouznetsov. A côté de cette masse informe, donc, il y aurait deux groupes ceux, qui ont pour héros Tchékhov ou Pasternak et les autres, qui glorifient Ivan le Terrible, Staline et maintenant Poutine. Donc, les premiers sont les gentils libéraux qui veulent réformer le pays pour le bien. Les seconds sont les méchants qui cassent les réformes faites par les premiers. - Combien de russes regrettent les grandes réformes économiques des années 90 où ils ne percevaient pas de salaires, où l'insécurité était partout présente, où l'Etat ne finançaient plus les services publics de base? Aucun? Ils ne comprennent donc pas ce qu'est le libéralisme ... A moins qu'il ne s'agisse pas de libéralisme en fait ... 

Quand les gentils, cette "aristocratie libérale", revient au pouvoir, que font-ils? Ils prennent aux méchants pour redonner aux gentils... Non, ce n'est pas une plaisanterie. Comme le souligne, G. Kouznetsov, leur schéma n'est pas très original: arrestation, confiscation, redistribution. Voici le libéralisme que prônent ces grands penseurs libéraux.

En guise de conclusion, rappelons avec l'auteur de cet article, que chacun peut trouver ce qu'il cherche dans l'histoire de n'importe quel pays. En Europe, vous trouverez et l'Etat de droit et Vichy, et les droits de l'homme et les violences policières, et l'accès à l'administration et la corruption. Chacun trouve ce qu'il cherche. Et cela n'a strictement aucune signification.

En revanche, ce que vous trouverez de moins en moins en Europe c'est la liberté de la presse, la liberté de parole, l'aternative politique réelle, le consensus social et la fièreté nationale. Vous y trouverez de plus en plus de politiquement correct, de schéma de pensée qui évitent de penser, de non dits et de non droit. Est-ce ce libéralisme que veut la Russie?