La guerre en Ukraine vient encore une fois d'arriver dans une nouvelle phase, qui cette fois risque de durer longtemps. Ce n'est pas la fin de la guerre, mais c'est la fin d'une guerre. Chaque partie vient de reconnaître l'existence d'une frontière posée par les armes, qu'il devient très difficile de déplacer. Les conséquences économiques et politiques sont en train d'être tirées de part et d'autre, le divorce russo-ukrainien est consommé.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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jeudi 16 mars 2017
mardi 7 mars 2017
Sberbank: quand la plus grande banque ne reconnait pas la légalité russe
Bien que, en mars 2014, la Crimée et Sébastopol aient été rattachés à la Russie et que le Président vienne d'adopter un oukase reconnaissant la validité des passeports délivrés par les Républiques de Donetsk et Lugansk sur le territoire de la Fédération de Russie, H. Gref, à la tête de la banque publique la plus importante de Russie, la Sberbank, refuse de reconnaître ces territoires et ces documents.
Pourquoi la légalité russe ne semble pas concerner la Sberbank et H. Gref?
dimanche 31 mai 2015
G. Gref ne reconnait ni la Crimée ni Sébastopol
G. Gref
Vendredi a eu lieu un évènement important pour G. Gref, ancien ministre de l'économie, maintenant à la tête de la plus grosse banque russe la Sberbank. Il a gardé la direction de la Sberbank. Au passage, il n'a pas reconnu le rattachement juridique de la Crimée et de Sébastopol à la Russie, mais ça c'est évidemment un détail.
lundi 17 février 2014
Quand le business détourne la politique
Voir: http://izvestia.ru/news/565930
Chacun se prépare aux élections de l'assemblée locale de Moscou. Le parti de Prokhorov, Grajdanskaya Platforma est, pour sa part, prêt à lancer la candidature du vice-président de la Sberbank à Moscou, Denis Konstantinov.
L'intérêt réside dans l'explication du choix du parti au nom duquel ce candidat novice veut se présenter et les raisons politico-économiques qui peuvent le pousser à entrer en politique. Les deux aspects étant liés.
Tout d'abord sur le choix du parti. Il est plus facile d'entrer à Grajdanskaya Platforma qu'à Edinaya Rossiya, car ils sont moins regardant sur le potentiel électoral du candidat. Autrement dit, peu importe le parti, l'essentiel est de participer et de pouvoir être élu. Il ne s'agit donc pas d'idéologie, pas de politique. Puisque normalement, le parti de Prokhorov est dans l'opposition. Donc hésiter entre le parti du pouvoir et un parti d'opposition montre la largesse de vues politiques de M. Konstantinov, mais également l'absence d'ambition politique du parti qui l'accueil. On soulignera également que dans son équipe de campage, on retrouve Nonna Kagramanian, de l'administration présidentielle.
Le lancement de cette candidature, dit-on, peut être le fait propre de D. Konstantinov, mais il y a de fortes chances que ce soit la décision de H. Gref, qui dirige la Sberbank. Soit celui-ci à des projets à Moscou et il serait bon d'avoir un homme dans la place, soit, de toute manière, infiltrer l'assemblée locale de la ville de Moscou ne peut que servir les intérêts de la Sberbank. Bref, appelons un chat un chat, c'est du lobbying. Mais qui utilise les élections, donc les détourne. Car le député n'est pas élu au nom de la Sberbank, mais pour représenter la population de l'arrondissement qui a voté pour lui.
Ce mélange entre le business et la politique est le meilleur moyen de détruire les institutions représentatives, qui sont à la source de la légitimité des organes d'Etat, donc de l'Etat lui-même. Une plus grande restriction du droit à être élu serait la bien venue, même si, pour cela, il est nécessaire de lancer une réelle réflexion sur la place respective du business et du politique. Tout n'est pas politique, tout n'est pas économique, sauf à vouloir tuer les deux.
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