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mercredi 12 août 2015

Kandelaki contre Utkin: le glamour contre le professionalisme

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L'on a parfois l'impression de se retrouver en 2011, quand le pouvoir, trop sûr de lui commettait certaines erreurs politiques qu'il pouvait facilement éviter. Il semblerait qu'une nouvelle fois le mauvais goût atteint des sommets tels, qu'il devient justement une erreur politique, de plus. Mettre Tina Kandelaki, jouant sur le glamour à la limite de la vulgarité, à la tête de la nouvelle chaîne nationale de sport est une idée pour le moins farfelue. Et en une semaine, elle a réussi à se mettre à dos le journaliste sportif vedette de notre époque, qui refuse de travailler pour elle. Plus qu'un désaccord, une vision du monde différente.

mercredi 12 mars 2014

Billet d'humeur: pluralisme, coup d'Etat et révolution - le fantasme ukrainien

Voir: http://izvestia.ru/news/567277

Aucun système ne peut être considéré comme démocratique sans respect du pluralisme. Car seul le pluralisme donne un sens à la liberté d'expression et de pensée. Vous ne pouvez penser librement si vous n'avez pas le choix des informations. Vous n'avez donc plus de liberté de choix. Vous n'avez plus de choix. Plus de liberté.
Les informations diffusées par la télévision russe vont, évidemment, à contre sens de la politique choisie par le nouveau pouvoir à Kiev. Non seulement la Russie a le mauvais goût d'appeler un chat un chat, en l'occurence un coup d'Etat un coup d'Etat, mais elle soutient la volonté exprimée en Crimée de sortir de ce que représente la nouvelle Ukraine, incertaine, dont le caractère étatique en lui-même est aujourd'hui largement sujet à caution. Si ce n'est sur le plan politique pour nos confrères américano-européens, au moins sur le plan juridique - pas d'institutions centralisées qui fonctionnent sur l'ensemble du territoire, pas de procédures légitimes (ni légales) d'accès au povoir dans les régions, pas de procédure appelant au peuple pour la formation actuelle des organes, recours à la force et à la violence, pas de système législatif appliqué sur l'ensemble du territoire, etc. Peut-on encore parler d'Etat?
Dans ce contexte, la fragilité du pouvoir de Kiev est évidente, d'autant plus qu'une crise sociale va bientôt s'ajouter à une crise politique et à moins de mettre l'armée dans la rue contre le peuple, le nouveau pouvoir ne pourra contrôler la situation. Mais l'armée le voudra-t-elle? Il reste les fanatiques du Secteur droit. Octobre après février. On a déjà vu.
Car qui va payer? Les Etats Unis menacent la Russie de sanctions économiques ... surtout si elle ne participe pas au financement du nouveau pouvoir radicale anti-russe. L'UE est en crise et doit déjà soutenir ses propres membres pour ne pas être en faillite. Les populations ne veulent pas payer pour l'Ukraine, ni les américains, ni les européens. C'est une chose de prendre des mesures abstraites contre la Russie, qu'elles soient politiques ou économiques, c'est autre chose de mettre la main au porte-monnaie. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les gens sont beaucoup plus favorables à des sanctions politiques contre Moscou que économiques, dont ils vont avoir un retour de bâton, les économies étant interdépendantes. Qui est prêt à sacrifier son mode de vie pour une base de l'OTAN en Ukraine? Est-ce le combat existentiel auquel on pense lors de nos crises d'adolescence et de nos prises de conscience adultes? Je ne parle pas aux professionnels bien sûr.
Bref, personne ne veut payer pour l'Ukraine et la Russie ne veut pas continuer à soutenir à bout de bras l'Ukraine, si elle devient radicale et antidémocratique. Mais ça, il ne faut pas en parler, les gens risqueraient de réfléchir, les ukrainiens surtout, donc il vaut mieux couper l'information. De toute manière, ils s'en rendront compte par eux mêmes assez tôt. Mais d'ici là, qui sait ce qui peut se passer. Peut être nous, les dirigeants ne seront plus là, ou l'Ukraine ne sera plus. On verra alors.
Pour l'instant il faut couper l'information, donc la réflexion, donc la liberté. La révolution mange ses enfants, les coups d'Etat n'ont pas d'enfants. La révolution renverse totalement le système au nom de la liberté totale, elle ne demande pas l'ancienne constitution, ne garde pas les députés (en mettant les autres au pas), ne garde pas le SBU et autres. Elle veut la liberté de manière anarchique, totale, improbable, souvent destructrice. Mais elle veut la liberté, elle lance de grands débats - au moins dans les premiers temps. Le coup d'Etat veut le pouvoir, en soi, pour soi, à tout prix, à n'importe quel prix. Il n'a pas besoin de la liberté, encore moins de débats.
Donc, on coupe les médias et l'Occident applaudit. Les radicaux ukrainiens feraient-ils ce que nos vieux ou jeunes routards cyniques de la politique aimeraient tellement faire? Se passer du peuple, de la démocratie, de la liberté et enfin avoir le pouvoir, le vrai, même un instant, un instant seulement.

vendredi 21 février 2014

La guerre se gagne en images: vers la fermeture des chaînes russes en Ukraine?

Voir: http://www.infox.ru/authority/mans/2013/12/11/Ukrainskiy_parlamyen.phtml

Alors que les chaînes ukrainiennes sont, dans leur grande majorité, acquises à l'UE, Rossiya 24 et Rossiya 1, deux chaînes russes diffusées en Ukraine sur le cable et par satellite, semblent déranger vu le contexte politique actuel.
Si nombres d'analystes soulèvent la question de la myopie politique de l'UE et des Etats Unis, des médias qui donnent en générale une vision manichéenne des choses, la petite ouverture des médias en Ukraine semble déranger certains de ses propres parlementaires.
Le discours tenu par Rossiya 24 et par Rossiya 1, qui met l'accent sur la radicalisation du mouvement de contestation et les atteintes physiques portées aux forces de l'ordre, chose inadmissible dans n'importe quel pays, dérange. Car ces chaînes font dissonance vu le contexte médiatico-politique actuel, il ne faut pas diffuser des images qui pourraient faire réfléchir la population, des images qui pourraient relativiser le combat pour la défense des valeurs européennes mené par les hommes encagoulés. Des personnes que l'on ne voudrait pas voir au pouvoir chez nous.
Donc ces chaînes ont été qualifiées, par des parlementaires ukrainiens, d'anti-ukrainiennes et ils sont prêts à en demander l'interdiction de diffusion, hors satellite. Leur traitement de l'actualité est par trop partial. Elles donnent notamment la parole à des hommes politiques, des parlementaires, des dirigeants de région ukrainiens qui ne sont pas d'accord avec les radicaux. Si le critère est la partialité, on peut faire le vide dans le champ médiatique. Mais la partialité n'apparaît en général, qu'à partir du moment où l'on ne partage pas l'idée défendue. Car derrière toute "objectivité" il y a un choix d'images et de mots. C'est humain.
A l'heure où l'Ukraine a besoin de mettre fin au conflit sanglant dans ses rues, il est évident que le combat pour les images est fondamental. De lui dépendra quelle vision le monde aura des vainqueurs et des vaincus. Mais en dépend également la crédibilité des Etats Unis et de l'UE, qui s'investissent très activement dans le conflit et ont besoin d'une "certaine" couverture médiatique des évènements, de ces manifestations pacifiques, notamment à l'intérieur du pays.
Il sera ainsi possible de diffuser, sans risquer de commentaires désobligeants, l'image du premier ministre polonais, pays tout aussi indépendant et souverain que l'Ukraine, annoncer que Yanukovych est d'accord pour des élections anticipées. Il vaut mieux en effet ne pas trop se poser de questions ...
Il sera également possible de ne pas diffuser l'image de ce gouverneur menoté et tabassé par une foule cagoulée, menacé personnellement en plus des menaces prononcées contre de la vie des membres de sa famille, tout cela pour ne pas avoir voulu signer une lettre de démission. Le visage en sang, la feuille dans les mains. Il est en place depuis quelques mois ... c'est un crime.
La guerre n'a pas besoin de liberté d'information et d'expression, elle a besoin de soldats.

mardi 7 février 2012

La chaîne Rossiya-1 ne diffusera plus d'émissions "trop" politiques jusqu'aux élections

На период до выборов ВГТРК откажется от острых политических передач, чтобы не звучала критика власти


La chaîne de télévision publique Rossiya-1 a pris la surprenante décision de ne plus diffuser d'émissions pouvant provoquer un débat politique trop virulent du 4 février au 4 mars. Ainsi, les émissions de reportages "Correspondant spécial" (Специальный корреспондент) et de débats politiques "Processus historique" (Исторический процесс) seront suspendus. Quant à l'émission de débat "Poedinok", elle n'aura lieu que la dernière semaine avant les élections et ne présentera que les débats officiels de la campagne.

Le directeur de la chaîne explique cette décision comme une nécessité pour ne pas tomber sous le coup d'une critique concernant un engagement pour l'un ou l'autre des candidats, sans oublier que dans cette période des invités peuvent utiliser la plateforme télévisuelle pour déborder le cadre normal d'un débat. Toutefois, la chaîne continuera à couvrir les manifestations et observera le temps d'antenne entre les différents candidats.

Pour certains politologues, cette décision est politique. Le pouvoir est non seulemnt en quête d'une victoire, mais il a également bésoin de légitimité. Il est donc nécessaire que la campagne soit un peu calmée.

Du point de vue de la négation de la critique, cette mesure sera inefficace puisque les autres chaînes continuent à diffuser des émissions politiques où l'opposition est de plus en plus présentes, donc où la critique se renforce. De plus, les critiques les plus virulentes circulent sur internet.

Il est des chance sque ce ne soit qu'un coup d'épée dans l'eau.