L'ACTUALITE RUSSE EN FRANCAIS MISE AU POINT PAR RUSSIE POLITICS SUR Facebook ET Twitter!

mercredi 22 janvier 2014

La ville de Moscou externalise l'aide d'urgence aux SDF

Voir: http://izvestia.ru/news/564253

Si l'Etat a l'obligation de venir en aide aux plus défavorisés, dont les SDF font partie, surtout en période hivernale, il ne peut en assumer seul le fonctionnement. C'est la conclusion à laquelle est arrivée la mairie de Moscou.

Au printemps, Mosocu va lancer un appel d'offre aux ONG pour prendre en charge l'aide aux SDF, qui était alors assurée par la ville. Celle-ci est prête à financer l'action et à fournir des locaux. Il s'agit d'assurer le gîte et le couvert, une douche, des soins et une aide juridique, notamment pour refaire ses papiers. Sans oublier l'aide à la réinsertion.

Le problème est que peu de structures en Russie, peu d'ONG, interviennent dans ce domaine. Le SAMU social est présent, mais depuis la crise il a du restreindre ses activités.

Il est à espérer que les ONG verront dans ce mouvement un moyen de venir en aide à une population qui en a largement besoin, même si l'activité est moins reluisante que celle des droits de l'homme. Pourtant, le droit à une vie décente, la dignité de la personne humaine, devraient être les fondements de notre société.

mardi 21 janvier 2014

L'Etat russe renforce le financement de la société civile

Voir: http://izvestia.ru/news/564294

La question du financement est cruciale pour les ONG. Sans argent, elles ne peuvent correctement fonctionner. Or, la loi récemment adoptée les contraignant à s'enregistrer sur un registre spécial Agent étranger en cas de financement étranger d'une activité politique, les a conduit, dans leur grande majorité, à refuser un financement étranger.

De manière annexe, on soulignera donc que la majorité de ces ONG considéraient de facto avoir une activité politique.

Mais revenons à la question du financement. Afin de compenser les pertes de revenus, l'Etat russe augmente le financement de ce secteur et en modifie les modalités. Désormais, l'attribution des financements se fera deux fois par an, ce qui doit faciliter le travail des ONG et la planification de leur développement.

Si la compensation n'est pas encore totale, elle est significative. Par exemple, l'association "Pour les droits de l'homme" pourrait compenser à hauteur de 80%.

Cela remet sérieusement en cause l'idée selon laquelle l'Etat russe cherche à détruire la société civile. Et si l'on soutient le point de vue selon lequel il cherche par la manne financière à contrôler l'activité de ces structures, dans ce cas, l'argument peut être apporter aux sponsors étrangers.

De toute manière, le financement public doit être un moyen de mettre en place une action efficace et transparente qui doit générer l'intérêt de sponsors privés, venant du bisness ou des simples particuliers. Nous verrons rapidement si le pari sera gagnant.

vendredi 17 janvier 2014

Primakov condamne la politique néolibérale du Gouvernement et souligne la crise des modèles

Voir: http://www.mk.ru/economics/article/2014/01/15/970710-sozidatelnoe-razrushenie-medvedeva.html
http://www.rg.ru/2014/01/13/primakov.html
http://vz.ru/politics/2014/1/15/668058.html

Le fait qu'il existe une rupture idéologique entre la présidence et le Gouvernement n'est pas une nouveauté. Beaucoup d'encre a déjà coulé sur le sujet. En revanche, ce qui surprend, c'est qu'une personnalité comme Primakov fasse devant des personnalités de haut rang comme par exemple V. Matvienko (présidente du Conseil de la Fédération), de telles critiques lors de sa conférence annuelle au Club Mercury, juste la veille de la grande messe néolibérale du Forum Gaïdar.

En substance, Primakov officialise la rupture idéologique de la gouvernance en Russie. D'une part, le clan Medvedev-Chuvalov-Dvarkovitch prônant et mettant envers et contre tout en oeuvre une politique néolibérale, qui entraîne une réduction de la place de l'Etat dans l'économie, le renforcement du bisness et l'autorégulation du marché, même dans les sphères sociales. Tout cela reprenant l'idée bien connue que la gestion étatique est inefficace, les oligarques ont donc besoin de plus d'espace pour que puisse s'épanouir d'elle-même l'économie russe, comme ce fut le cas dans les années 90, avec les conséquences que nous connaissons tous.

Plus concrètement, les néolibraux se fixent comme but l'horizon 2018 pour que l'Etat ne puisse contrôler plus d'un quart de l'économie. Par ailleurs, ils proposent de passer directement à la phase post-industrielle, sans passer par la case de réindustrialisation, pourtant nécessaire après la destruction industrielle du pays dans les années 90, ce qu'illustre parfaitement Skolkovo. Sans oublier une grande vague de privatisation qui doit toucher les entreprises publiques clées, comme Rosneft, des enreprises rentables qui doivent être getillement remises entre les mains de quelques oligarques. Bref, on prend les mêmes et on recommence. Les mêmes personnes n'ont pu générer de nouvelles idées. Juste encore un détail pour illustrer le besoin d'oxygène du bisness: 110 oligarques contrôlent 35% des actifs russes. Il serit peut urgent justement de s'y attaquer, pour que l'économie dans son ensemble et non son oligarchie puisse respirer.

Face à ce déferlement néolibérale, qui a déjà frappé la Russie à la chute de l'Union soviétique dans une euphorie, alors compréhensible, pour une économie de marché dérégulée, libérée de l'emprise de l'Etat, les contraintes intérieures et internationales devraient faire réfléchir. Ce que souligne Prmakov, en opposant le cours politique choisi par le Président Poutine, dont le retour n'avait pas été prévu par ses opposants néolibéraux, à la politique de Medvedev. 

Du côté présidentiel, avec par ailleurs le soutien d'une grande partie de l'élite et de la population, l'accent est mis sur la nécessité de réindustrialisation du pays, avec l'aide et l'impulsion de l'Etat. Une vision structurée de développement qui s'oppose à la destruction créatrice encore soutenue par Medvedev. Car, selon Primakov, à l'exemple des Etats Unis ou de l'Europe, où le rôle de l'Etat s'est renforcé sous l'effet de la crise afin de ne pas aboutir à un suicide économique collectif, l'Etat russe est le seul organe à même de lancer de grands projets d'ampleur nationale, qui auront pour effet de relancer l'économie intérieure du pays en ces temps difficile.

Et la présidence se trouve aujourd'hui dans la situation difficile, où il est nécessaire de réparer les erreurs stratégiques commises sous la présidence Medvedev, tout en incitant le Gouvernement à comprendre qu'en dehors de la pensée néolibérale, il existe d'autres modes de pensée. Concrètement, le Président va renforcer la régularité de sa présidence de la réunion du Conseil des ministres. Mais est-il toujours possible de trouver un compromis?

Car cette période trouble n'est pas prête de finir. Il ne s'agit pas que d'une crise financière ou économique circonstancielle, il s'agit d'une crise de modèle. Le modèle libérale, poussé à ses extrêmes, conduit à la chute des systèmes politico-économiques, comme l'avait fait en son temps le modèle soviétique. 

Notre conception extrême du libéralisme, jusqu'auboutiste, est particulièrement destructrice, que cela concerne l'économie, le social ou la politique. Le rejet a priori de l'Etat, le renforcement de structures para-étatiques, est un luxe que l'on peut se permettre avec modération en période de croissance, mais qui risque de coûter cher en période de crise. Et je ne parle pas que de la Russie.

vendredi 10 janvier 2014

Liberté et indépendance, justice et politique: et si l'on tirait les conséquences de l'affaire Dieudonné?

Voir: http://www.lepoint.fr/societe/dieudonne-interdit-a-nantes-la-ligue-des-droits-de-l-homme-s-alarme-09-01-2014-1778726_23.php
http://www.lepoint.fr/societe/dieudonne-recours-contre-l-arrete-d-interdiction-de-son-spectacle-a-orleans-10-01-2014-1778860_23.php

Parler de l'indépendance de la justice, surtout en ce qui concerne la Russie, est incontournable. C'est un peu comme, pour un étranger, aller à Paris et ne pas voir la tour Eiffel, il serait passé à côté de la France, de la vrai, de celle que l'on montre aux touristes. S'intéresser à la Russie sans parler de l'indépendance de la justice est un non sens, de quoi encore les touristes pourraient-ils parler sérieusement? On passerait à côté du symbole. Pour le reste il faudrait réfléchir, ça se complique très vite.
 
Mais qui penserait à parler des violations des libertés en France, des problèmes d'indépendance de la justice dans le pays de Voltaire et Diderot? Personne, car cela n'a pas de sens. Pour le pays de Voltaire et Diderot. Mais ils sont bien morts, nous bien vivants. Il va donc bien falloir en parler.
 
E. Valls, notre cher ministre à poigne de fer, en tout cas au discours d'une fermeté incontestable, voulait trouver le moyen d'interdire de scène Dieudonné. Créer une loi peut-être, d'autres le suggéraient, mais à quoi cela sert-il quand il y a la Justice. Celle qui a les yeux bandés, signe d'impartialité. Devenu signe d'une honte contenue peut-être. Tout lien entre les déclarations politiques et les décisions de justices prises récemment serait mal venu.
 
Donc Dieudonné est interdit de scène à Nantes et après la confirmation en urgence du Conseil d'Etat (je ne parle pas du temps de prise de la décision, mais de la procédure), il est également interdit à Orléans par arrêté du député-maire de la ville, qui manifestement se sent libéré de toute responsabilité. Lui aussi, du coup, a le droit.
 
Peut-être y a-t-il effectivement une raison. Sociale, politique, morale, historique. Mais juridiquement, c'est difficile à formuler dans un pays qui respecte la liberté d'expression et la liberté de création artistique. Ah, ces pauvres Pussy Riot, enfermées par décision de justice, après des mois de procès contradictoire, dans la terreur hivernale russe, par le méchant président Poutine qui contrôle la justice. Une fois libérée, ces grandes artistes ... ne font plus de musiques, mais veulent défendre les droits des prisonniers, elles seront certainement mieux financées de ce côté là. Il fallait pourtant défendre - en Russie - la liberté de création de l'artiste.
 
Et en France? Est-il possible de tout faire dès que l'on ne met pas une parsonne en prison? Interdire un artiste de scène est un moyen de l'enfermer. Un moyen beaucoup plus humain pour nos penseurs modernes. Pourtant la différence est faible. Vous couper ses ailes à un oiseau, mais vous lui laisser la possibilité de trouver un autre moyen de voler. C'est vrai, il lui reste Youtube, pas à l'oiseau.
 
A quel moment doit-on limiter la liberté d'expression? Dans le cas Dieudonné, c'est "la répétition des propos qui dérivent de plus en plus" et en plus ces propos se vendent très bien, si l'on regarde la vente des billets. Cela montre l'impasse juridique de la situation.
 
Il est toujours possible d'interdire à un artiste de se produire, mais il est impossible d'interdire à des milliers de personnes de penser comme lui. A moins de glisser imperceptiblement vers un système totalitaire, dans lequel la justice devient le bras armé de la politique de santé morale déterminée par les gouvernants.
 
D'un autre côté, il est tellement plus confortable de vivre dans une société où les normes posent le bien et le mal, ce qu'il est convenu de faire et ce qu'il est mal venu d'imaginer faire, voire ce qu'il est bon de penser et ce à quoi il vaut mieux ne pas penser. C'est tellement plus rassurant de reporter la responsabilité de ses idées sur un législateur abstrait. Mais c'est tellement dégradant pour l'individu qui veut se comporter comme un homme. C'est-à-dire être libre, libre de penser, de faire, de se tromper, de réessayer, de changer, de découvrir. Libre. Et peu importe en somme ce que dit Dieudonné, le problème est que l'on ne nous permet pas de nous faire librement notre propre idée.

jeudi 9 janvier 2014

Sur la qualité rédactionnelle des lois: l'exemple de l'aide juridictionnelle gratuite en Russie

Voir: http://www.rg.ru/2014/01/09/advokat-anons.html

Selon la législation russe en vigueur, toute personne ayant de faibles revenus a droit à un avocat aux frais de l'Etat, que ce soit au moment de l'enquête ou devant le tribunal. Cette belle avancée a toutefois risqué d'être compromise par l'adoption de la loi sur les marchés publics.
 
Dans le cadre de la législation concernant les contrats conclus par l'Etat, qui concernent les prestations commerciales, le législateur avait assimilé l'aide juridictionnelle. En effet, l'avocat se fait payer. Pour autant peut-on dire qu'il assure une prestation commerciale? Oui, c'est absurde. Mais c'est aussi très significatif de la mentalité des parlementaires et du Gouvernement à l'origine du texte.
 
Cela revenait à tuer dans l'oeuf le système de l'aide juridictionnelle. Car, avant de contacter un avocat, quel que soit le jour, quelle que soit l'heure, les forces de police ou les magistrats devaient lancer la procédure de marché public, avec appel d'offre etc. Oui, ça aussi c'est absurde.
 
Heureusement, les avocats ont réagis et ont mis le doigt sur le caractère ubuesque de la situation, qui fut très discrètement réglée.
 
Rappelons, en passant très vite, que D. Medvedev préside l'association des juristes de Russie ...

mercredi 8 janvier 2014

Le rôle de Greenpeace dans le sort du bateau de pêche Oleg Naydenov au Sénégal

Voir: http://www.greenpeace.org/africa/en/Press-Centre-Hub/Press-releases/Greenpeace-response-to-the-arrest-of-the-Russian-vessel-Oleg-Naydenov-in-Senegalese-waters/
http://itar-tass.com/obschestvo/875100

Est-ce la réponse du berger à la bergère? Greenpeace réapparaît dans un conflit, cette fois-ci presque de manière indirecte, avec la Russie.
 
Selon le site officiel de l'association, un avion militaire français a détecté le bateau de pêche Oleg Naydenov le 23 décembre, ce que l'AFP fut la première a annoncé. Mais quand Greenpeace affirme que bateau pêchait illégalement dans les eaux territoriales sénégalaises, la Guinée Bissau ne comprend pas pourquoi ce bateau fut arrimé avec violence dans ses eaux à elle, alors qu'elle avait donné toutes les autorisations de pêche.
 
L' Oleg Naydenov est un bateau de pêche appartenant à l'entreprise Phénix, ayant à son bord 62 marins russes et 20 de Guinée Bissau. Lors de l'attaque menée par l'armée officielle sénégalaise, des blessures sérieuses furent causées aux personnes civiles à bord. Maintenant, le bateau se trouve dans la base militaire de Dakar et les blessés n'ont pu avoir accès à des soins médicaux ni pu faire constater l'ampleur de leurs blessures.
 
Si dans un premier temps, Greenpeace a réussi à prendre le temps de déplorer les violences physiques réelles causées à des civiles, en tout cas dans la version russe de son site, dans son dernier communiqué de presse, en anglais du moins, il n'est plus question que d'insister auprès du Président du Sénégal et du Gouvernement sénégalais pour qu'ils maintiennent le cap de la fermeté. Les violences causées par l'armée sénégalaise ne sont même plus mentionnées, elles doivent faire partie de ce que l'on appelle communément les dégâts collatéraux, ici dans son grand combat pour la pêche. Remarquez, cela peut se comprendre. S'il y a surpopulation d'humains, on risque bientôt de manquer sérieusement de poissons ...
 
Or, la délégation russe devait entamer les négociations avec le pouvoir sénégalais le 7 janvier en vue de la résolution de l'affaire. Ce qui, au minimum, aurait permis de savoir quels chefs d'accusation étaient portés à l'encontre de ce navire. Mais selon l'agence russe de pêche, les relations de Greenpeace, soutenue par la France rappelons-le, avec le Gouvernement sénégalais et surtout depuis le dernier communiqué de presse, ont permis de faire échouer la rencontre. Celle-ci est pour l'instant reportée sine die.
 
S'il est important de lutter contre la pêche illégale, les pressions exercées sur les Etats, souverains, étrangers, des Etats qui ne sont pas des colonies marionnettes, sont assez éloignées d'une conception même très souple de l'Etat de droit. Sans oublier que détenir un bateau étranger sans avoir formulé de chefs d'accusation ne donne pas forcément une bonne image de la grande démocratie souveraine sénégalaise. Ne parlons même pas du fait que des blessés n'aient pas accès aux soins médicaux. Mais quelle importance, Greenpeace a sa vengeance.

vendredi 27 décembre 2013

Bon climat d'investissement! Bonne année! Juste pour rire ...

Il est des choses importantes quand même. On ne peut pas se permettre de passer à côté. Surtout en cette fin d'année, il est fondamental de ne pas se tromper dans ses voeux. Imaginez, vous pouvez simplement souhaiter de la santé, du bonheur, voire de la réussite. C'est tellement banal ... et plus personne ne semble y croire. Envoyer ce type de voeux, c'est comme envoyer une carte pré imprimée. Vous dites clairement à votre correspondant que vous remplissez vos obligations, vous ne l'avez pas oublié et, ça, c'est le plus important. Mais vous n'allez certainement pas faire l'effort d'imaginer ce qui, à lui personnellement, pourrait lui faire plaisir l'année suivante. D'ailleurs, quelque chose pourrait-il vraiment lui faire plaisir?
 
Bref, parlons de choses sérieuses, entre gens sérieux. D'aucuns nous parlent du réchauffement climatique. Ca c'est un thème de fin d'année. Pas très original, mais toujours mieux que bonne santé. Donc le climat. Mais pas celui-là. Le climat d'investissement. Vous voyez, c'est déjà moins commun. Quoi que ...
 
Donc le climat d'investissement, ce nouveau barômètre du bien-être économique de tout Etat moderne qui se respecte, ne semblerait pas, finalement, exposé au danger du réchauffement en Russie. Mais rien ne sert de s'emballer trop tôt, ce qui serait bon pour les plantes vertes ou les animaux sauvages, ne l'est pas pour les hommes d'affaires. Toute ressemblance mise à part, il est très important de bien construire ses catégories.
 
Pourtant, ce n'est pas faute de faire des efforts. D'un côté, on rappelle que les off-shores ne sont plus une options bien vues, mais on vous relâche Khodorkovsky. Et Koudrine, le Monsieur Economie de notre belle Russie affirme que cela est bon pour le climat d'investissement. Mais quand on fait un prêt, sous forme d'achat d'obligations d'Etat, à l'Ukraine, c'est mauvais pour le climat. La décision est politique. La première aussi, soit dit en passant, très vite. Donc, le climat d'investissement, barômètre économique, est politique. C'est un peu l'histoire de l'âne ...
 
Pourquoi tous ces atermoiements? C'est pourtant simple de le réchauffer ce climat. Voici une petite recette:
  • vous libérer en masse les hommes d'affaires (quel dommage, l'amnestie des hommes d'affaires ne fut pas massive, il faut dire qu'ils avaient quand même commis un certain nombre d'infractions ...);
  • vous rayer de la carte du monde juridique le droit pénal des affaires (et les partisans existent, ceux de l'annulation du droit pénal aussi car pas d'infraction, pas de criminalité, c'est un point de vue ...);
  • vous réduisez au maximum l'impôt sur les sociétés, sur les bénéfices et sur tout ce qui concerne les affaires en général (le taux d'imposition est déjà ridiculement bas en Russie);
  • et vous évitez tout contrôle étatique (oups, le contrôle existe)
Autrement dit, vous créez un Paradis pour hommes d'affaires, le climat sera exceptionnel, mais pas pour tout le monde. Car gommée artificiellement, la criminalité existera quand même, car les individus, ceux qui ne sont pas des hommes d'affaires mais n'en sont pas moins des hommes, ne seront plus autant protégés, etc.
 
Et l'on arrive bien à la conclusion selon laquelle un âne borgne est cher. Ce climat n'est vivable que pour le bisness, pas pour la société ni pour l'Etat qui ne peut plus remplir ses fonctions de base.
 
Faisons donc fi de ce climat d'investissement et, Chers lecteurs, pour cette nouvelle année, je ne vous souhaiterai pas de la santé, de l'argent, du bonheur, de la réussite, d'autres l'ont déjà fait. Je vous souhaiterai de ne pas être trop sérieux, de rire lorsque vous aurez envie de pleurer, de rêver et de vous battre pour vos rêves, d'être enthousiastes et excessifs. Bref de passer une année pleine de vie.
 
Bonne année!