Le 5 mai, Navalny, l'opposant "démocratique" voulu par l'Occident, bénéficiant d'environ 1% de soutien dans la population russe (c'est parce que la Russie est une dictature, ne l'oubliez pas, sinon ...) mais unanimement porté par les médias occidentaux (dans toute la liberté de leur diversité) a rempli - momentanément - son contrat. Il a refusé de manifester là où un accord avait été trouvé avec la ville de Moscou, il a mis des enfants dans les rues dont certains ont été arrêtés puis relâchés, il a lui-même été arrêté et relâché, des photos de violences policières et des Cosaques ont été montées en épingle et sorties de leur contexte par les médias "indépendants". Bref, la communauté internationale a pu s'indigner avec soulagement (cette bonne veille Russie), avant de devoir avaler le Régiment Immortel, qui devient vraiment indigeste pour cet Occident décadent. Ce Régiment Immortel qui a littéralement balayé le réseau de sales gosses que Navalny arrive encore à enrôler. L'opposition se désolidarisant de plus en plus, reste les jeunes en mal de révolte et les excités.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
jeudi 10 mai 2018
mardi 8 mai 2018
Le nouvel oukase de mai de V. Poutine: libéralisme économique et conservatisme social
Hier a eu lieu la cérémonie officielle d'entrée en fonction du président Vladimir Poutine. A cette occasion, il a adopté un nouvel oukase de mai fixant les buts économiques et sociaux du développement du pays d'ici 2024, les anciens oukases de mai ayant été dans l'ensemble exécuté, sinon dans la lettre du moins dans l'esprit. Dans l'ensemble, il reprend les annonces de politique intérieure faite lors du Discours devant le Parlement (voir notre texte ici), tentant un équilibre entre libéralisme économique et conservatisme social. En voici les principales dispositions.
lundi 7 mai 2018
La leçon de Kemerovo: De Harry Potter en Scylla
Il est des cas où vous avez prévu d'écrire un texte et finalement, au fur et à mesure de vos recherches, vous comprenez que vous devez en écrire un autre. C'est le cas aujourd'hui. Vendredi, j'ai par hasard écouté l'émission de Mikhalkov, Bessagon TV, sur le Syndrome Harry Potter. Ensuite, j'ai appris que la chaîne fédérale Russie 24 avait décidé de suspendre la diffusion de cette émission, qui reste disponible sur Youtube. L'ayant écoutée, je n'ai pas compris où était le problème. Mais la suspension m'a dérangée et je voulais écrire un petit texte, un billet d'humeur sur le sujet.
Je l'ai donc réécoutée et ai dû écouter la précédente, Combien de personnes doivent encore périr (sur Kemerovo). Et là j'ai compris. Compris que le problème était beaucoup plus profond que la bêtise d'un ministre à la réaction primaire, pour tenter maladroitement de cacher ses faits et gestes. Le Syndrome Harry Potter. Et la tentative non moins stupide d'une chaîne tentant de cacher l'arrogance creuse d'un ministre.
Retour sur un évènement dans l'évènement.
vendredi 4 mai 2018
Le Clan atlantiste ne peut accepter que la Russie défende les valeurs occidentales classiques
L'évolution du conflit entre le Clan atlantiste et la Russie montre qu'il n'est pas conjoncturel, mais fondamental. Dans le sens où ce conflit touche les fondements de ce Clan, lui-même éloigné des valeurs occidentales. L'hystérie qui se dégage de ces manoeuvres en rase campagne n'est que le résultat de cette distance croissante entre le comportement destructeur de ces pays et les valeurs occidentales, dont la Russie est aujourd'hui plus proche. Ce qui contribue à provoquer une montée de haine, accompagnant l'impasse dans laquelle le Bloc atlantiste s'enfonce.
jeudi 3 mai 2018
Russie: le tribunal médiatique remis en cause par les professionnels
Ces derniers temps, toutes les accusations médiatiques portées par la presse et servant la campagne anti-russe atlantiste s'écroulent les unes après les autres dès que les professionnels ne peuvent plus détourner les yeux. Les enquêteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ne cessent de se promener à Douma en Syrie, en vain. Ils n'ont pu non plus établir la provenance du produit qui est censé avoir temporairement touché les Skripal à Londre. Sans parler du revirement incroyable dans l'affaire du dopage russe, dont la "preuve" n'a pas été considérée comme établie par le Tribunal arbitral du sport.
mercredi 2 mai 2018
Odessa, le 2 mai: le combat pour le monde russe
Le combat pour la mémoire est le combat pour le pouvoir. Or, la tragédie d'Odessa le 2 mai 2014 reste vivante dans les mémoires. D'où l'urgence de réécrire l'histoire, de gommer les évènements, de changer leur signification. De reprendre le pouvoir. Il y a 4 ans à Odessa, des habitants de la ville furent brûlés vifs dans la Maison des Syndicats, car ils refusaient que le fascisme ne détruise leur ville. Ceux qui voulaient sauter par les fenêtres servaient de cible aux extrémistes massés autour du bâtiment. Aujourd'hui, ces mêmes extrémistes veulent organiser une Marche pour célébrer leurs héros, ceux qui ont plongé la ville et la population dans la peur et le chaos. Ce qu'ils appellent la première victoire sur le Monde russe. Aucune réaction internationale. Aucune condamnation de l'Europe qui s'effondre doucement sous le poids de ses compromis. De sa compromission.
(+ 18ans)
lundi 30 avril 2018
L'Arménie, une révolution au scénario très bien orchestré
L'Arménie est sur le point d'accomplir une nouvelle révolution, comme l'Ukraine, en moins radical, mais qui promet d'être tout aussi destructrice pour le pays. Revendications au départ sociales, finalement prise de pouvoir de la rue, d'une minorité politique "qui veut changer les choses", mais refuse de s'embarrasser des règles démocratiques. Le 1er mai, le nouveau Premier ministre, l'homme fort du pays, doit être élu par le Parlement. Mais l'opposition de rue affirme déjà que si ce n'est pas son candidat, minoritaire, le mouvement ne sera plus pacifique. Comment a-t-on pu en arriver là? Retour sur la malédiction de l'espace post-soviétique.
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