Avec l'arrêt de Grande Chambre Molla Sali contre Grèce, la CEDH continue son oeuvre de déstructuration des sociétés européennes, en opposant l'individu au groupe, la minorité à la majorité, en consacrant par un raisonnement a contratio le principe d'un possible recours à la Charia en Europe contre le droit national, se fondant sur le droit de libre identification des individus à une minorité - en l'occurrence musulmane. Il suffit pour cela que les parties soient d'accord pour écarter le droit civil au profit de la Charia. A quand le droit pénal ?
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
vendredi 28 décembre 2018
mercredi 26 décembre 2018
Billet en passant : Cette autre guerre, celle de l'idéologie
Beaucoup s'interrogent sur la Troisième Guerre mondiale, d'aucuns de prévoir où elle commencera, et les zones de conflits ne manquent pas, d'autres de l'assimiler au terrorisme. A chaque fois, l'on imagine une guerre comme elles furent. Avec des Etats et des armées, qui se lancent les unes contre les autres. D'où "troisième". D'où "mondiale". Celle-ci aura pourtant très peu de chance d'avoir lieu, faute d'Etats et d'hommes d'Etat. Faute d'être contraire aux intérêts du commerce. Mais la guerre nouvelle, effectivement la dernière, est en cours. Cette guerre non pas des Etats, mais contre les Etats, cette dernière guerre de ce monde errant autour de l'idéologie libérale. Qui a fait autant de morts que le communisme, qui a enchaîné les hommes à leur outil de travail puis à leurs découverts bancaires, qui a retourné des systèmes politiques, détruit des Etats, ouvert des guerres locales, massacré, brûlé, gazé en masse. Et continue. Avec des Etats affaiblis ne pouvant réagir comme Etat. Des managers falots à la place des politiques. Cette guerre est la Chienlit généralisée. Parfaitement illustrée dans la zone ukrainienne.
mardi 25 décembre 2018
lundi 24 décembre 2018
Russie : Koudrine et Gref à la recherche du bonheur, faute d'assumer la réalité
En cette période de Noel, chacun est sous l'influence de la magie de Noel. Mais il semblerait que certains n'en sortent pas - ou plus - de toute l'année, qu'ils s'y réfugient, qu'ils cherchent le magique faute de ne pouvoir assumer le réel. C'est déjà terrible, humainement, lorsque cet effondrement intérieur touche un individu, cela devient une question de sécurité nationale lorsqu'il s'agit du PDG de la Sberbank, H. Gref, qui est la plus grande banque publique du pays, et du gourou néolibéral A. Koudrine, à la tête de la Cour des comptes. Séminaires sur le bonheur, invitation de gourous pseudo-hindouistes, distribution d'ouvrages américains mormons, tout cela sur fond de grands shows primitifs sur le développement personnel allant jusqu'à un demi-million de roubles la place, une évolution inquiétante ... et dangereuse. L'impasse néolibérale, appuyée sur un management tout-puissant et primitif s'enfonce, comme l'on dit en Russie, dans son zastoï (impasse).
dimanche 23 décembre 2018
Vous aviez adoré Navalny? Pourquoi n'aimez-vous pas Drouet?
L'un des leaders des Gilets Jaunes, Eric Drouet, qui avait alors appelé à aller à l'Elysée suite à "l'invitation" de Macron, a appelé l'Acte VI à manifester à Montmartre. Il s'est fait arrêter hier ... car la manifestation n'était pas autorisée. La presse reste sur le sujet d'une neutralité toute partisane, les organismes internationaux se taisent, les ONG de défense des droits de l'homme sont trop occupées et la CEDH est simplement absente. C'est vrai, ce n'est pas un Navalny pour s'opposer à Macron et défendre Drouet. Pour parodier La Fontaine, selon que vous serez atlantiste ou souverainiste, les jugements de cour vous rendrons blanc ou noir. Bref, Drouet ne défend pas la "bonne cause". Il n'a que le peuple avec lui.
vendredi 21 décembre 2018
Haro sur la liberté d'expression : l'Occident en liberté surveillée
Ce qui faisait la force du système libéral occidental, c'était sa souplesse, c'est-à-dire sa capacité à intégrer et digérer la critique, la diversité de la parole. Cette période est manifestement révolue, tout ce qui sort de la pensée unique est considérée comme de la désinformation et la Russie est fautive. La sanction est donc obligatoire, logiquement pour préserver la "liberté surveillée" orwellienne des peuples. C'est ce que l'on voit de toute part avec les nouvelles sanctions américaines touchant des médias russes, les attaques contre RT en Grande-Bretagne et la validation de la loi dite contre les Fake News, qui légitime le renforcement du contrôle sur le contenu "exact" des informations. Nos sociétés passent en mode silence, les cuisines sont réouvertes.
jeudi 20 décembre 2018
L'oligarque Deripaska offre aux Etats-Unis l'aluminium russe
Le géant, autrefois russe, de l'aluminium, sous le double effet des sanctions ciblées du Trésor américain et de l'allégeance idéologique de son dirigeant, Oleg Déripaska, vient de passer sous contrôle américain et britannique. La globalisation économique allant de paire avec la globalisation politique, tant que les oligarques russes continueront à servir les intérêts globalistes, la Russie ne pourra que mettre en danger sa souveraineté.
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