Publications

vendredi 1 février 2019

Silence en Occident autour de la disparition de citoyens russes en Ukraine



La disparition et le décès de citoyens russes en Ukraine, condamnés ou accusés par les autorités ukrainiennes, ne semblent pas particulièrement émouvoir en Occident. Imaginez que le capitaine du navire militaire ukrainien interpellé en Russie ait disparu, imaginez qu'un prisonnier ukrainien soit décédé suite aux coups reçus dans un lieu de privation de liberté. Un scandale en aurait immédiatement suivi, sans oublier de nouvelles sanctions. Mais ici, rien. Silence. Valery Ivanov meurt dans une colonie pénitentiaire à Lvov et rien. Le capitaine du bateau de pêche Nord disparaît de son lieu de résidence surveillée par les Ukrainiens, on n'en parle pas. La manipulation des consciences collectives se fait non seulement par la manière dont les faits sont traités, mais aussi par le choix opéré de traiter ou de taire une information. En voici un exemple.

lundi 28 janvier 2019

Le Blocus de Leningrad : entre célébration et déconstruction du discours



Dimanche, la Russie a célébré les 75 ans de la fin du Blocus de Leningrad par l'armée allemande, qui en 872 jours a coûté la vie, selon les estimations, jusqu'à 1,5 million de personnes, dont 90% sont mortes de faim et de froid. Ce n'est rien de moins qu'un génocide, organisé et prémédité. Mais un génocide contre lequel la population s'est battue chaque jour, dont elle est sortie vainqueure et qui reste gravé dans la mémoire collective pour constituer un des éléments fondateurs de la Nation russe. Et ce n'est peut-être pas innocent de voir apparaître en Russie maintenant une reconstitution du discours, insistant sur les "mensonges" de l'époque soviétique, qui a construit ce mythe fondateur. Or, tout discours national édulcore, car il crée. Le reconstituer, c'est déstabiliser les fondements de la société.