Publications

jeudi 12 octobre 2023

Conflit en Ukraine : l'aide atlantiste est maintenue - quel que soit l'agenda international


Entre les habituelles difficultés budgétaires américaines et l'inattendue reprise de la guerre en Israël, beaucoup espèrent voir baisser, qui sait peut-être même cesser, l'aide apportée à l'Ukraine contre la Russie par les pays de l'Axe. Bien loin de cette fantasmagorie, Zelensky convoqué à l'OTAN se voit confirmer un soutien, qui est par ailleurs épaulé directement par de nouvelles aides américaines. Le conflit en Ukraine est bien prévu pour durer jusqu'à la défaite militaire d'un des deux camps, l'Axe atlantiste ou la Russie. Les autres théâtres de conflit ne changent rien à la donne.

Il est habituel d'entendre qu'il suffirait que l'Occident cesse de fournir des armes à l'Ukraine, pour que le conflit cesse. En effet. Mais, cela ne veut pour autant strictement rien dire, car cette déclaration, que l'on entend également régulièrement dans la bouche des hauts responsables russes, est fondée sur le mythe de la souveraineté de l'Ukraine. Comme si l'Ukraine menait elle-même la guerre. Cette guerre est celle de l'Axe. Ces pays fournissent donc leur "aide", sous différentes formes, aux forces qui combattent pour eux. Et en grande partie à leur place. Pourquoi devraient-ils cesser de fournir armes et aide financière ? Ils cesseront le jour où, soit ils capituleront, soit ils auront gagné.

Ainsi, Zelensky a été convoqué à l'OTAN, pour ce qui est appelé par le NYT une visite surprise (comme s'il avait lui-même décidé d'y aller), pour que le message soit passé publiquement, notamment aux pays membres de l'Alliance, qui se réunissent pour deux jours : l'aide à l'Ukraine continue, car c'est le combat de l'Axe et la guerre d'Israël n'y change rien. Comme l'a déclaré Stoltenberg :

"Votre combat est notre combat, votre sécurité est notre sécurité et vos valeurs sont nos valeurs", a déclaré Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'OTAN, au début de deux jours de réunions entre les chefs de la défense de l'alliance. « Et nous resterons aux côtés de l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra. »

Les habituelles difficultés budgétaires américaines n'y changement évidemment rien non plus. L'Ukraine vient de recevoir une nouvelle aide américaine via la Banque mondiale :

"L'Ukraine a reçu mercredi une aide d'un montant de 1,15 milliard de dollars (1,08 milliard d'euros) des États-Unis dans le cadre du programme PEACE en Ukraine, a déclaré le ministère ukrainien des Finances."

Cette aide non-militaire est destinée à maintenir en action les structures de l'état-fantôme ukrainien et l'illusion d'une guerre menée par cette entité, désormais juridiquement et politiquement inexistante. 

"En 2023, l'Ukraine a déjà reçu 10,9 milliards de dollars de soutien budgétaire direct des États-Unis sous forme de subventions", a commenté le ministère.

"Depuis le début de la guerre, le budget de l'État ukrainien a déjà reçu 22,9 milliards de dollars des États-Unis", a déclaré le ministre des Finances, Serhiy Martchenko, cité par son ministère.

Par ailleurs, l'aide militaire continue. Le Secrétaire américain de la Défense a assuré une aide constante et ininterrompue à l'Ukraine. En plus des aides européennes devant faire la jonction le temps que le cirque budgétaire américain ait pris fin, pour cette fois, le Royaume-Uni alloue une aide de 115 millions d'euros de son Fonds international pour l'Ukraine, aide qui doit être officiellement annoncée lors de la réunion de coordination des soutiens militaires à l'Ukraine, organisée ... à Bruxelles ... sous l'égide des Etats-Unis. De son côté, l'Allemagne renforce son aide :

  • Berlin va livrer à son allié ukrainien dans les prochaines semaines de nouveaux systèmes de défense antiaérienne, des chars et d’autres véhicules blindés « afin de protéger les infrastructures essentielles pour le début d’hiver ».

S'il y a bien un élément de langage qu'il faudrait modifier, c'est celui de "l'aide" atlantiste apportée à l'Ukraine. Les pays de l'Axe n'aident pas l'Ukraine, ils font la guerre en Ukraine et par l'Ukraine, contre la Russie. Et cela n'aide en rien l'Ukraine, dans une guerre qui par ailleurs n'est pas la sienne. 

 


11 commentaires:

  1. Pendant que le secrétaire Gal de l'OTAN dit "Et nous resterons aux côtés de l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra." la République Populaire de Chine avance ses pions.

    Pour en revenir à l'Ukraine, il paraîtrait que l'armée Russe se soit mise à bombarder Avdeevka (située à 14kms de Donetsk) avec des bombes planantes d'une tonne et demi.

    La prochaine étape prévue par l'OTAN, sera peut-être de fournir à l'Ukraine des missiles balistiques à portée intermédiaire (2000 à 4000kms) pour bombarder jusqu'à l'Oural ?

    Quant à la Banque mondiale qui fournit une aide à l'Ukraine dans le cadre du programme PEACE (ça ne s'invente pas), il serait de bon ton de la renommer Banque mondialiste.

    Comme les hyènes sur leur proie, ces gens là ne lâcheront qu'à partir du moment où on leur aura cassé les reins.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'espère que c'est pour bientôt !!

      Supprimer
  2. En effet, les néoconservateurs américains et leurs valets de l'Union Européenne font feu de tout bois pour faire durer le plus possible le conflit russo-ukrainien qui oppose effectivement la Russie à tous les états membres de cette organisation inutile, dispendieuse, et totalement inefficace qui s'appelle OTAN. Il faut bien réaliser que l'OTAN est juste un club privé d'acheteurs de matériels de guerre conçus et produits aux USA par leur complexe militaro-industriel. La cotisation annuelle de ce club privé repose sur une ponction de 2 % du PIB de chaque pays "invité" en échange de son "membership", plus évidemment l'achat de munitions et de services associés lourdement facturés par les "usual suspects" comme Raytheon, Northrop Grumman, Boeing, Lockheed Martin, etc.
    Le vrai patron de l’OTAN est le général américain Christopher Cavoli, qui a un de ses bureaux au Pentagone. On notera que le cours des actions de ces sociétés industrielles a chuté depuis quelques semaines, ce qui illustre les dissensions entre les pays de l'alliance atlantique en ce qui concerne le soutien accordé à l'Ukraine qui se chiffre actuellement en centaines de milliards, sans qu'aucun citoyen n'ait été consulté à ce sujet, que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe. L'UE a comme projet de faire entrer l'Ukraine et de lui faire un cadeau de bienvenue sous la forme d'une ligne de crédit non remboursable de 180 milliards d'euros environ. Autant dire que tout cela commence à faire tousser les ministres des finances de tous bords qui se demandent compte-tenu de leur endettement grave où et comment trouver l'argent à injecter dans le tonneau des Danaïdes qu'est l'Ukraine. Mais il ne faut pas sous-estimer la puissance du complexe militaro-industriel US qui a noyauté tous les circuits de décision relatifs à la Défense dans tous les pays occidentaux (Cf dossier du F-35 en Suisse versus le Rafale). Les financiers US ne sont pas en reste non plus, et au-delà des grosses banques comme Goldman Sachs qui participent à l’effort de guerre ukrainien, il y a aussi des sociétés financières qui louchent déjà sur le coût de la reconstruction de ce qu’il restera de l’état ukrainien comme évidemment Blackrock et consorts. Le fonds KKR est de ce point de vue intéressant (Kravis Kohlberg & Roberts) car il a financé les campagnes électorales du Sieur Emmanuel Macron en sous-main et est accessoirement un marchand d’armes. Quoi de mieux pour un marchand d’armes que des guerres qui n’en finissent plus ? C’est le rêve de tout professionnel du marketing : créer un besoin permanent et vendre derrière le maximum de produits et de services (pour Pfizer et le Covid, on est dans ce type de schéma : on crée des maladies pour proposer dans la foulée des remèdes, qui coûtent un bras et qui n’ont pas été testés évidemment, business is business). Compte-tenu de l’endettement mineur de la Russie et de la vigueur actuelle de son économie, si je devais parier, je ne miserais pas un kopeck sur l’Ukraine et ses associés otaniens qui commencent à voir l’opinion publique se retourner contre eux (Cf Allemagne et Pologne par exemple).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. bonjour Camembert Electrique, avez-vous un blog? merci

      Supprimer
    2. Non je n'ai pas de blog. Désolé :)

      Supprimer
    3. Oui tout à fait d’accord et j’ajouterai que l’armée ukrainienne est totalement détruite donc c’est fini .

      Supprimer
    4. Les chambres de Washington DC ne comptent pas. Elles ne jouent JAMAIS aucun rôle dans le déclenchement des guerres. Ce sont les grands banquiers new yorkais qui ont toujours décidé, avec leur CFR et via le Deep State.
      Et l'homme de White House ne joue qu'un rôle d'aboyeur public, sinon il est liquidé.

      Supprimer
  3. Nous craignons à juste titre que la guerre faite par l'empire états-uniens n'ait jamais de fin.
    Qu'est ce qui pourrait l'arrêter ? Un épuisement de la Russie et une demande de "paix" de sa part ? Une trahison de sa caste oligarchique globaliste ? Des événements extérieurs : effondrement des pays européens suivi de révolutions "populistes", réveil de la Chine et menaces envers les USA, ... ?
    Le Kremlin devrait réfléchir à tout ça.

    RépondreSupprimer
  4. Les USA n'aident pas les Ukrainiens, ils les tuent. Après tout ce sont des Slaves comme les Russes, des "animaux" eux aussi.

    RépondreSupprimer
  5. Van Lying a promis 185 milliards d'euros sur 7 ans aux Ukronazis dès qu'ils auront été admis dans l'empire de Bruxelles c'est à dire demain. Le montant a été calculé selon les Rêgles Communautaires, il comprend 80 milliards au titre de la PAC Politique Agricole Commune. Les Français paieront et les paysans qui survivent crèveront plus vite.

    RépondreSupprimer
  6. Les gross médias mondialistes français viennent en douce à la rescousse de l'Ukraine : " le terroriste d'Arras est un Russe et Poutine n'a pas condamné son acte ! "

    RépondreSupprimer

L'article vous intéresse, vous avez des remarques, exprimez-vous! dans le respect de la liberté de chacun bien sûr.