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jeudi 3 décembre 2015

La Russie présente à l'ONU les preuves du commerce entre la Turquie et l'Etat islamique

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Après que la Turquie ait abattu le bombardier russe SU 24 à la frontière de la Syrie et dans l'espace aérien syrien, la Russie a expliqué cet acte comme une résultante des bombardements systématiques menés par l'aviation russe contre le trafic de pétrole très lucratif pour l'état islamique. Suite aux accusations formulées par la Russie, le Président turc a demandé des preuves, annonçant son départ de la scène politique si ces preuves étaient apportées. Le ministère russe de la défense, et non le ministère des affaires étrangères, vient d'en publier une partie. Les autres seront fournies à l'ONU et aux pays intéressés.


Les bombardements par l'aviation russe des moyens de transfert du pétrole porte un coup très sérieux au financement de l'Etat islamique. En 2 mois de campagne militaire, 32 complexes d'extraction de pétrole aux mains de l'Etat islamique ont été touchés par l'aviation russe, 1800 camions citernes, 11 raffineries et 23 plateformes ont été détruits. Ce qui a fait chuter les capacités de financement dans ce secteur de 50%: de 3 millions $ par jour, les revenus estimés sont tombés à 1,5 million $ par jour.

Voir par exemple:

Bombardement de citernes dans le secteur de Es-Saura


Bombardement de la raffinerie dans le secteur de Khavsa-Kebir:




Les voies permettant la revente du pétrole vers la Turquie sont principalement au nombre de trois. Une voie à l'ouest passe vers les ports turcs sur les bords de la Méditerranée. Au nord, la voie conduit à la raffinerie Batman en Turquie. Et à l'est, le voie mène vers l'importante base de raffinerie à proximité du point d'habitation Djizre.

Carte publiée par le ministère de la défense:


Le ministère de la défense détaille les moyens de transport, les heures, etc, au moyen de photos et vidéos. Par exemple:


L'agence d'informations Ria reprend une partie des éléments fournis par le ministère de la défense, ils sont disponibles ici.

Pour autant, si les Etats Unis ne sont pas convaincus de l'implication des autorités turques dans le traffic de pétrole, ils ne remettent pas en cause le fait que du pétrole syrien provenant des zones contrôlées par l'Etat islamique arrive en Turquie. 

Selon le porte-parole du Département d'Etat:
"State Department spokesman Mark Toner agreed. “There is no Turkish government complicity in some operation to buy illegal oil from the Islamic State," he said, according to the Associated Press. "We just don’t believe that to be true in any way, shape or form.”
Vue la réaction que l'on retrouve dans les différentes structures de pouvoir américain, le rejet semble plus émotionnel et a priori, que le résultat d'une enquête sérieuse. Par exemple: 
“Let me be very clear that we flatly reject any notion that the Turks are somehow working with ISIL,” said Colonel Steve Warren, spokesman for the US-led coalition fighting against Islamic State (IS, formerly ISIS/ISIL). “That is preposterous and kind of ridiculous. We absolutely, flatly reject that notion.”
Autrement dit, la Russie peut produire tous les éléments de preuve qu'elle voudra, ils ne seront pas acceptés par les Etats Unis, qui ont ainsi montré leur volonté de défendre Erdogan envers et contre tout. Même s'il descend un bombardier russe en mission contre l'état islamique. Par là même, les Etats Unis donnent le ton. Dans la priorité des ennemis, il est possible de toucher la Russie qui lutte contre le terrorisme, mais contre la Turquie qui le finance il faut être compréhensif.

A ce théâtre de l'absurde, où les grands de ce monde sont venus démonstrativement se recueillir devant caméras, donc dans l'intimité, sur les lieux des attentats à Paris, l'on peut s'attendre à tout. Par exemple, lorsque Erdogan, fort de ce soutien Outre-Atlantique, déclare bientôt prouver que c'est Moscou qui est impliqué dans un trafic avec l'Etat islamique. 







2 commentaires:

  1. Et bien, il l'a fait ! Il a arrêté un trafiquant syrien qui portait la double nationalité et voilà que c'est la Russie qui trafique ...
    Comme dit Poutine : "Il semble qu'Allah ait décidé de punir la clique au pouvoir en Turquie en la privant de la raison et du bon sens", a-t-il dit.

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  2. Le bombardier russe abattu était un ième provocations de l'Occident (USA) envers la Russie pour qu'il rentre en guerre. Il est clair dans mon esprit que l'autorisation ou la commandite vient de Washington. Le but ultime est l'OTAN (USA) contre la Russie. Poutine se retient mais toujours, mais il y a des limites à tout. Avec les nouvelles coalitions Iraq-Iran-Hezbollah-Russie et bientôt la Chine contre DEASH + France-Grande Bretagne et Allemande en Syrie mais faisant partie de l'OTAN. Et j'en passe....Quel merdier ? Sommes-nous rentré dans la troisîème guerre mondiale ? On n'ose pas le dire, mais j'ai bien peur que c'est le cas.

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