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vendredi 18 décembre 2015

Très forte restriction des chaînes russes au Kazakhstan

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Au Kazakhstan, alors que les chaînes de TV russes sont déjà interdites de diffusion autrement que sur le cable, la situation ne cesse de se durcir. Cette situation en Ukraine, identique sur le fond, avait provoqué la fureur des pouvoirs publics russes, ici, le silence est total. Il est vrai que le Kazakhstan est un pays ami, quand l'Ukraine est entrée en conflit ouvert contre la Russie et la culture russe. Ca change tout ... Vraiment?


Aujourd'hui déjà les chaînes russes ne sont plus disponibles au même rang que les chaînes en kazakh, elles sont considérées comme des chaînes étrangères et releguées avec leurs consoeurs anglosaxonnes sur le câble payant. Sauf que le kazkh moyen regardait plus les chaînes russes, de meilleure qualité que les chaînes nationales et regarde beaucoup moins les chaînes anglosaxonnes. 

Question de langue, de culture. Mais justement, tout est fait pour que cela change.

Et pour agraver la situation, le Président kazakh a signé une réforme de la loi sur l'audiovisuel selon laquelle les chaînes étrangères, donc également russes, ne pourront plus diffuser de publicité au 1er janvier 2016. Ce qui entraîne la suppression pure et simple des chaînes russes, dont le spectre de diffusion est plus large que le Kazakhstan et ne peuvent supprimer la publicité juste pour ce pays. Et l'on parle de toutes les grandes chaînes fédérales russes (Pervyi kanal, NTV, le groupe des chaînes publiques, etc.). Sans même parler de la perte de profit si elles réussissent à s'adapter.

Des négociations sont en cours avec le Président kazakh pour atténuer les exigences en ce qui concerne les chaînes russes, mais celui-ci ne semble pas pressé de répondre.

Et les choses promettent encore de s'agraver. D'ici le 1er janvier 2017, toutes les chaînes étrangères doivent avoir une représentation dans le pays pour pouvoir diffuser et les chaînes publiques doivent constituer un partenariat avec le business local et ne peuvent détenir plus de 20% des parts.

Cette politique, faite toute en douceur, non officiellement orientée contre la langue et la culture russe, est beaucoup plus intelligente et dangereuse que la méthode de confrontation directe mise en place en Ukraine. Ici au aucune réaction. C'est un peu le cas de la grenouille plongée dans l'eau froide, et qui reste gentillent à bouillir lorsque la température augmente lentement. Il semblerait qu'elle soit bientôt cuite.

Il est vrai que la Russie considère le Kazakhstan comme un partenaire, comme un ami. Est-ce que cela change grand chose? Si la politique menée revient à contrevenir aux intérêts de la Russie dans la région, elle ne devrait pas faire de différence. L'amitié sur la scène internationale est une attitude très relative. Et le Kazakhstan ressemble de plus en plus à un cheval de Troie dans l'Union eurasienne. 


6 commentaires:

  1. Est-ce à rapprocher du "tir dans le dos" de la Turquie ?

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  2. D'après Wikipédia(https://en.wikipedia.org/wiki/Russians )il y aurait environ 37% de Russes ethniques ... au Kazakhstan. Ceci explique peut-être cela ?

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    1. c'est surtout une question de préservation de zone d'influence

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  3. Tout contrôle des chaines de télévision accessibles par la population est impossible du fait de la transmission par satellite. Dans des pays aussi répressifs que l'Iran il existe une multitude de paraboles plus ou moins bien cachées sur tout le territoire.

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  4. Cette information est simplement fausse, avez vous une fonte de cette information?

    Merci

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    1. Qu'est-ce qui est faux? Si cette info est fausse, donnez nous des sources de la "véritable" situation. Merci.

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