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mardi 19 février 2019

Facebook v. RT : quel monde gagnera?



CNN, sur informations fournies par le German Marshall Fund (un organe financé par l'OTAN, les Etats-Unis, l'Allemagne, la Commission européenne, Google et bien d'autres éléments de l'atlantisme) "dévoile" les liens entre RT (et donc la Russie) et certains projets diffusant des vidéos sur des sujets de société sur Facebook. Ayant déjà été pris en main par qui de droit (ou lancé par lui?), Facebook qui a depuis longtemps oublié les principes de la liberté d'expression pour fidèlement servir ses maîtres, bloque ces pages indésirables. Le Monde Libre pourra souffler un instant, quelques millions d'abonnés pourront être ramenés dans le droit chemin. Celui de la Vérité incontestable et unique. Amen.


Le German Marchall Fund est une organisation qui se présente comme apolitique, faisant de l'analyse. Une ONG parfaite. En tout cas, parfaitement dans l'air du temps. Ce que confirme la liste de ses plus importants contributeurs, au nombre desquels on compte différents gouvernements, l'OTAN, la Commission européenne, Google, de grosses entreprises :



Cette institution, hautement indépendante (de la Russie), a transmis des informations à CNN, selon lesquelles, quatre projets d'informations en anglais, en partie liés à RUPTLY, gérés par Maffick Media, n'indiquent pas leur lien avec RT ... et donc avec la Russie :
Company records in Germany show that 51% of the company is owned by Ruptly. The remaining 49% is controlled by former RT presenter Anissa Naouai, who is Maffick's CEO. The records were first reported by the German outlet T-online and later by the Alliance for Securing Democracy, which brought it to CNN's attention. The Alliance for Securing Democracy is part of the German Marshall Fund, which receives funding from the US, German and other governments. 
Or, ce sont des comptes énormes, avec plusieurs millions d'abonnés, les vidéo ont été vues plus de 2,5 milliards de fois. Facebook a immédiatement fermé ces pages, sans avertir, sans justifications.


Facebook, dans un communiqué, a expliqué vérifer les gros comptes, pour que les utilisateurs sachent d'où viennent les informations. transparence oblige, explique et ... justifie. Or, Maffick Media n'indiquait pas ses liens et ses sources de financement. Ce qui par ailleurs est partout le cas ... Mais, ici, c'est la Russie. Même CNN note le côté non-habituel de la démarche de Facebook, mais la Russie et ses trolls, c'est bien connu et ça justifie tout ... au nom de la sacro-sainte transparence :
The move was an unusual one for Facebook. The company does not require users to provide information about parent companies, but it is rolling out ways to try to increase transparency about who runs popular Facebook pages, and it has been taking aggressive steps to tackle covert government-backed information operations on its service. In 2016, a Kremlin-linked troll group ran a network of pages designed to look like they were operated by real American activists.
Protéger la liberté et bloquer l'accès à l'information, Orwell doit se retourner dans sa tombe:
"People connecting with Pages shouldn't be misled about who's behind them. Just as we've stepped up our enforcement of coordinated inauthentic behavior and financially motivated spam over the past year, we'll continue improving so people can get more information about the Pages they follow," a Facebook spokesperson said in a statement
A juste titre, la rédactrice en chef de RT, M. Simonian, parle d'un combat géopolitique:
«Personne ne fait plus confiance à la liberté, personne ne parle plus de la liberté, c'est une confrontation géopolitique non dissimulée dans laquelle nos médias jouent le rôle d'arme absolue. Je doute qu'ils aient été créés à cette fin, mais telle est la réalité»
En effet, il n'y a donc aucune raison pour que la situation s'améliore tant que le combat n'aura pas abouti à un vainqueur - et un vaincu. Cet ordre global ne peut supporter d'exception, de dissidence, sinon il n'est plus global.
 


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