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mercredi 14 septembre 2022

Le Traité de Kiev sur la sécurité ou la constitution sous l'égide de l'OTAN et de l'UE d'une alliance militaire contre la Russie


Le site de la présidence ukrainienne a publié hier le texte du Traité de Kiev sur la sécurité, dont les travaux ont été conduits très discrètement par Anders Rasmussen, ancien Secrétaire général de l'OTAN avec la contribution d'anciens Premiers ministres, de anciens ministres, de hautes responsables et d'universitaires occidentaux, prévoyant la mise en place d'un mécanisme obligatoire d'implication militaire des pays de l'OTAN et amis dans le conflit ukrainien. Le but affiché est non seulement de permettre de transformer toute l'Ukraine en plateforme de combat contre la Russie, mais surtout d'arriver à l'anéantissement de la Russie elle-même, dernier obstacle véritable à l'avènement de ce pouvoir. Les pays européens, vont-ils in fine se laisser entraîner dans cette guerre globale par leur faiblesse et le fanatisme de leurs élites dirigeantes ?

Le texte de ce Traité de Kiev (disponible ici en anglais) prévoit différentes dispositions, qui devraient faire sérieusement réfléchir les populations en Occident. Car finalement, l'OTAN va faire reposer le prix de sa guerre sur les épaules de l'Europe, qui est déjà la plus exposée au coût des sanctions et de l'aide militaire apportée à l'Ukraine.

Les pays garants de la sécurité de l'Ukraine sont la zone atlantiste, la fidélité idéologique étant le critère:

"Les garanties de sécurité doivent être codifiées dans un document de partenariat stratégique conjoint appelé le Pacte de sécurité de Kiev, cosigné par un groupe central de partenaires qui agiraient en tant que garants de l'autodéfense de l'Ukraine. Cela pourrait inclure, mais sans s'y limiter, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, la Pologne, l'Italie, l'Allemagne, la France, l'Australie, la Turquie et les pays nordiques, baltes et d'Europe centrale. Outre le document de partenariat stratégique, l'Ukraine et certains États garants peuvent signer des accords bilatéraux portant sur des questions spécifiques liées aux garanties de sécurité entre l'Ukraine et les États garants. En plus des principaux garants, divers niveaux de pays pourraient se joindre à des questions supplémentaires ou spécifiques liées aux garanties de sécurité."

Autrement dit, il s'agit d'une coalition à différents degrés d'implication, comprenant un groupe stable de pays totalement impliqués. Le but général de cette coalition est ainsi formulé - la défense de l'Ukraine, qui devient donc le nouvel intérêt global de ces pays, l'intérêt national étant dépassé dans le monde global :

"Le format Rammstein (également connu sous le nom de Groupe de contact pour la défense de l'Ukraine), composé d'environ 50 pays, pourrait constituer la base de ce groupe plus large, qui pourrait se formaliser en une coalition de volontaires. Des dispositions devraient être appliquées pour que l'Ukraine puisse à la fois dissuader et – si nécessaire – se défendre contre une autre attaque armée ou des actes d'agression. Pour cela, Kyiv aura besoin de grandes forces de défense, de capacités robustes et d'une industrie de la défense forte et réformée. Cela doit être étayé par des investissements soutenus dans sa base industrielle de défense, des transferts d'armes importants et un soutien en matière de renseignement de la part des alliés, ainsi que des forces bien entraînées et exercées."

En lisant entre les lignes, il ne s'agit pas formellement de défense, mais l'attaque est également prévue. Et pour que l'Ukraine, ruinée, soit à même de devenir le champ de bataille de cette guerre globale, un effort de guerre est demandé aux pays cités, dont la France fait partie, afin de remonter les capacités économiques et industrielles du pays, autant que militaires. La France en a-t-elle les moyens aujourd'hui, sans elle-même tomber en ruine, nous pouvons en douter. Ce dont nous pouvons, en revanche, être certains, c'est du fanatisme de nos dirigeants et du peu d'attention qu'ils portent justement à l'intérêt de notre pays. 

Il y a donc deux domaines. L'un très concret - militaire, l'autre économique. 

L'Ukraine, selon ce document établi par Rasmussen, doit faire partie des exercices de l'OTAN et de l'UE, bénéficier de formation de son armée, de transfert gratuit de technologie, de la reconstruction de son industrie militaire, bénéficier de livraisons d'armes, etc. Rappelons, que ce pays est en faillite, elle ne pourra donc pas payer. Et en cas d'attaque, or l'Ukraine est en état de guerre contre la Russie et est déjà considérée par les pays de l'OTAN comme agressée, les pays garants doivent réagir - un peu sur le modèle de l'art. 5 du traité de l'OTAN, dont l'Ukraine ne bénéficie pas :

"Le processus décisionnel devrait reposer sur le principe de consultations collectives suivies de contributions individuelles. À la demande de l'Ukraine, les garants se réunissent pour des consultations collectives dans un délai très court (par exemple 24 heures) et décident d'amplifier les garanties sur la base d'une coalition de volontaires (par exemple 72 heures)."

Donc, les "garants" ont 72h pour passer du statut de garant à celui de partie belligérante, dès la signature de ces accords, puisqu'ils reconnaissent déjà "l'agression russe". Autrement dit, aucune consultation nationale n'aura lieu et les populations européennes, notamment, se retrouveront en guerre, sans qu'elles n'aient leur mot à dire. Le texte précise par ailleurs, que cela n'est pas une alternative à l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN. Une prémisse peut-être ... Car si ce texte est adopté, la dernière barrière psychologique sera brisée et il ne restera qu'un pas à faire, symbolique, qui sera fait.

Le volet économique est également intéressant, car les pays "garants-belligérants" perdent le pouvoir de décision en ce qui concerne les sanctions adoptées contre la Russie. Or, nous voyons aujourd'hui à quel point les pays sont divisés, autant en ce qui concerne le gaz, que les visas. Sous couvert de l'Ukraine, c'est l'OTAN, qui va alors pouvoir déterminer des politiques étrangères des pays signataires. Et cela va très loin :

"Nonobstant le mécanisme de sanctions décrit ci-dessous, les garants doivent s'abstenir de lever les sanctions contre la Russie convenues depuis 2014, jusqu'à ce que Moscou : a) cesse son agression contre l'Ukraine ; b) garantit qu'il n'attaquera pas l'Ukraine à l'avenir ; c) indemnise l'Ukraine pour les dommages causés lors de l'invasion. Toute décision de levée ou de suspension temporaire des sanctions, dans le cadre d'un accord de paix négocié, doit être prise en étroite coordination avec l'Ukraine. L'accord de garantie de sécurité devrait contenir une disposition selon laquelle les sanctions seront réimposées (dispositions de relance) en cas de nouvelles attaques ou agressions. Les sanctions doivent être maintenues jusqu'à ce que la Russie ne soit plus une menace pour la souveraineté ukrainienne.

L'ensemble de sanctions doit être initié et mis en œuvre par les garants de la sécurité de l'Ukraine, en étroite coordination avec d'autres organismes internationaux tels que le G7 et l'UE. D'autres pays partageant les mêmes idées et soutenant les sanctions (par exemple, la Suisse, la Norvège, Singapour, la Corée du Sud, l'Australie et d'autres) devraient également être invités à se joindre."

Et pour aider financièrement, il est proposé de saisir les biens et les fonds russes, afin de contribuer à la reconstruction de l'Ukraine. Et ainsi d'achever ce qu'il reste de l'Etat de droit.  

Le but de ce texte est très clairement exprimé par Rasmussen.

"Lorsque cette guerre sera terminée, nous devons veiller à ce que la Russie ne puisse plus jamais envahir l'Ukraine. La meilleure façon d'y parvenir est que l'Ukraine dispose d'une force militaire importante capable de résister à toute future attaque russe », a-t-il (Rasmussen) souligné. Comme l'a noté Anders Fogh Rasmussen, la constitution et le maintien d'une telle force exigera des décennies d'engagement de la part des alliés de l'Ukraine. "

C'est bien la mise à mort politique et économique des pays membres de cette coalition belligérante, constituée directement par l'OTAN au nom de l'Ukraine. Et la porte-parole russe du Ministère des Affaires étrangères l'a souligné en ces termes :

""Mettre les pays occidentaux dans une dépendance totale, les obliger à continuer une telle assistance au régime de Kiev, c'est les incinérer. Imaginez, il est proposé de faire cela aux États, qui réfléchissent maintenant à la façon dont ils peuvent survivre à l'hiver. (...) Et maintenant, les pays développés ont instantanément chuté au niveau des pays sous-développés, qui ne savent pas se chauffer", a déclaré Zakharova. Elle a ajouté que les pays se trouvant déjà dans cette situation "se voient également offrir une servitude si terrible, qu'il faille le signer de tout leur sang, ce qui ce sera une horreur sans fin".

Mais pour l'OTAN, la fin en vaut les moyens (surtout lorsque ce sont les autres qui paient), puisqu'il s'agit de l'anéantissement de la Russie comme puissance. Or, la Russie ne peut exister que comme puissance, sinon elle disparaît, comme l'avait à juste titre rappelé Vladimir Poutine il y a encore quelques années. Yermak, le chef du Bureau du Président ukrainien de déclarer :

"Nous devons faire en sorte que le slogan "Nous pouvons le refaire" provoque des crises de panique et de mauvais souvenirs chez les Russes, qu'ils ne répondent que "Plus jamais ça !". Pour cela, nous avons besoin d'une puissance militaire suffisamment forte pour décourager la volonté des Russes de désirer se venger. Et capable de causer des dommages irréparables à l'agresseur, si ce désir s'avère irrésistible. Les garanties de sécurité visent à nous aider à créer un tel pouvoir », a déclaré Andriy Yermak. 

Deux remarques finales :

Tout d'abord, à la différence des deux guerres mondiales précédentes, il s'agit ici d'une guerre globale et non, à ce jour, mondiale. Les guerres mondiales étaient des guerres d'Etats pour recouvrer ou agrandir leur souvenraineté et leur puissance. Cette guerre globale est une guerre dirigée par des instances de gouvernance globale contre la souveraineté et la puissance étatique, avec l'aide de structures formellement étatiques parfaitement contrôlées. Ce n'est donc pas une guerre d'Etats, mais une guerre contre l'Etat, puisqu'elle dévore autant les structures étatiques qu'elle instrumentalise.

Ensuite, à la différence des deux dernières guerres mondiales, cette fois-ci, il y a une tentative de limiter le champ de bataille principal à l'Ukraine principalement, et dans la mesure du possible de l'étendre à la Russie. Il existe bien des sursauts dans le Haut-Karabakh ou à Taïwan, mais la logique est (encore) quelque peu différente, même si affairante. Le manque objectif d'alliés militaires de la Russie est ici utilisé par l'OTAN, pour impliquer les pays membres à travers une sorte de Traité de Kiev, doutant de la capacité militaire de la Russie de mener un combat sur un front aussi large et surtout de sa volonté politique. Et l'on en revient toujours au fait, que les armes inédites et superpuissantes ne sont dissuasives, que si l'adversaire est persuadé que vous pouvez les utiliser.

28 commentaires:

  1. le danois rasmussen a toujours été un fanatique !

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  2. Bonjour,
    Une petite mais néanmoins importante question me taraude !
    Ce traité peut-il être signé par les états membres de l’OTAN sans consultation préalable de leur population ?
    Si oui, à quel titre ?
    D’avance merci de votre réponse si vous avez un peu de temps à y consacrer.
    Fabrice 04

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  3. Encore merci pour votre lucidité, Madame, aussi effarant que soit le tableau que vous nous brossez. La sécurité de la Russie étant menacée, et les pressions politiques internes venant davantage des radicaux que des modérés, les armes hypersoniques finiront par être utilisées, directement contre les Etats impliqués.

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  4. Prendre à témoin les populations des ''Etats'' alliés ne marchera pas : sur des problèmes existentiels internes, elles ont soit échoué, soit baissé les bras, face à l'évidence d'un blocage politique, médiatique, économique, monétaire, culturel et religieux...d'un blocage total trop ancien et trop ancré pour pouvoir être défait subito.
    On en revient à une attente de la Guerre Eschatologique (et non seulement Mondiale ou même Globale) dont l'issue ''pire que le Déluge'' permettra aux survivants, non seulement ''d'envier les morts'' mais de resusciter l'Ekklesia après une Tabula Rasa où Dieu lui-même interviendra directement au final : Guerre Angélique...

    Donc aussi anxiogène que soient les informations, elles ne font que compléter les perceptions immédiates du quotidien mondial ( pénuries, crimes, déliquescence, épidémies...) dans un tableau plus que géopolitique.... ce qui paradoxalement permet l'Espérance !

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  5. l'OTAN est une organisation de fou ! les peuples doivent absolument être consulté, notre vie en dépend..

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  6. Un traité qui a pour but de détruire la Russie en tant que nation, mais aussi de tenir en laisse étroite les pays signataires.
    En exigeant une capitulation sans conditions de la Russie, ce traité ferme la porte à toute négociation côté Russe ; la guerre à plus grande échelle est inévitable.
    Voilà ce qu'il en coûte de laisser une guerre durer indéfiniment ; l'ennemi se renforce et devient de plus en plus menaçant; il trouve sans cesse de nouveaux moyens de nuisance et élargit son cercle d'alliance y compris par la menace et la contrainte.
    L'ennemi lui est clair dans sa volonté de détruire le pays, il ne s'en cache pas, il est presque honnête dans son but de guerre affiché.
    Le camarade Poutine est tout sauf clair; ses actions , et non ses paroles, transpirent l'ambiguïté et les hésitations, tout en demi-mesures inefficaces à dissuader l'adversaire.
    Beaucoup sont à deux doigts de voir en lui, malgré les belles paroles, un agent actif du NOM, multipolaire ou non.
    Un dirigeant qui veut le bien de son peuple fait tout pour qu'une guerre soit courte et victorieuse.
    Lui s'arrange à dessein, de faire durer le plus possible la guerre, en privant ses militaires des moyens de la victoire.
    La Russie est un pays de 140 millions d'habitants, et elle ne pourrait mobiliser autant d'hommes que la France lors de la guerre d'Algérie dans les années 50 ?
    La France alors peuplée de 45millions d'habitants a pu mobiliser presque un million d'hommes, sans que cela ne paralyse nullement le pays, qui était plus prospère qu'aujourd'hui.
    Et la Russie ne pourrait en faire autant?
    Soyons sérieux un instant seulement...

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  7. Fallait peut être pas se lancer dans l’invasion de l’Ukraine en février , je commence à m’inquiéter des conséquences.

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  8. Aucune consultation comme vous le dites si bien, comme toujours L'Otan fait ce qu'elle veut, si l'état français est d'accord pour ruiner son économie, les gens ne le sont pas, hors de question de nous sacrifier pour l'Otan, Macron sera responsable de ce désastre, je me demande d'où vient tout cet argent pour L'Ukraine, rien pour les Français ! Décidément il faut arrêter ces fous qui nous gouvernent, personne ne veut d'un conflit avec la Russie encore moins en payer les frais pour un pays comme l'Ukraine en ruine et corrompu pour satisfaire l'Otan, dont beaucoup pays membres sont aussi corrompus !
    Merci pour votre analyse, toujours très intéressant de vous lire

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  9. Il faudrait que la Russie soit vaincue en Ukraine, c'est loin d'être fait. Pauvres cinglés qui prennent leurs désirs pour des réalités.

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  10. C'est clair : si la Russie ne fait pas de frappes nucléaires, elle est morte ; si Poutine ne réagit pas, il sera assassiné et quelqu'un d'autre réagira à sa place ; il n'y a plus désormais d'alternative.

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    1. La Russie ne fera pas de frappes nucléaires, car elle n'est pas un Etat terroriste, à la différence des USA que cela ne dérange aucunement.

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    2. A ce sujet, il est utile de rappeler que le seul Etat à avoir déjà utilisé l'arme nucléaire sont les US en 1945 à Hiroshima et Nagasaki. Ces deux bombes A n'étaient absolument pas destinées à mettre un terme à la WW2, le Japon étant déjà exsangue, mais à servir d'avertissement dissuasif contre l'ex URSS, ce qui n'a servi strictement à rien, celle-ci s'étant dotée de l'arme atomique peu après, d'où la guerre froide. Oui, les US sont bel et bien un Etat terroriste, en témoigne toutes les guerres asymétriques qu'ils ont menées dans le monde depuis 1945 (Corée, Viet-Nam, Irak, Afghanistan, Syrie, etc...)
      Le problème d'aujourd'hui est qu'ils n'ont même plus de chef d'Etat responsable à leur tête comme pendant la crise des missiles de Cuba d'Octobre 1962, à deux doigts de déboucher sur une WW3. Pour éviter une guerre mondiale, il faut être deux. Aujourd'hui, Poutine est tout seul.

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    3. Du calme, vous écoutez trop LCI et BFM. C'est la Russie qui va gagner, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.

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    4. LANGUEDOC30 : Expliquez comment la Russie pourra gagner. Actuellement 225.000militaires "ukrainiens" VS 170 militaires russes.

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    5. Je répondrai à Karine qu'effectivement la Russie (à l'inverse de l'URSS) n'est pas un État terroriste, ce qui ne l'empêche pas d'employer l'arme nucléaire si elle se voit acculée à cette extrémité. À mon avis, c'est ce qui va arriver : ceux qui croient anéantir la Russie seront alors eux-mêmes anéantis.

      Je répondrai à Jean-Michel que le fait d'employer l'arme atomique ne signifie pas être terroriste : les États-Unis l'ont employée à bon escient pour en terminer avec la guerre puisque c'est à la suite d'Hiroshima et de Nagasaki que le Japon a capitulé. Quand je dis à bon escient, c'est une façon de parler, car une guerre étant une guerre, ça fait forcément des morts ; soutenir le contraire n'est que du rêve.

      Effectivement, Languedoc, la Russie l'emportera puisqu'elle est le bras choisi par Dieu pour châtier le monde, selon Notre-Dame de Fatima.

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    6. Réponse à "anonyme" :
      je n'ai jamais dit que le fait d'employer l'arme atomique signifiait être terroriste. J'ai juste dit que le terrorisme américain résidait dans toutes les guerres asymétriques qu'ils ont menées dans le monde depuis 1945, c'est-à dire contre des Etats plus faibles et dont la plupart étaient incapables de se défendre. Nuance ! Quant à Nagasaki et Hiroshima, ces bombes n'ont servi à rien, car le Japon exsangue était déjà à deux doigts de la capitulation et l'URSS n'a en aucun cas été dissuadée car elle est devenue une puissance nucléaire peu de temps après. Mais je me répète...

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    7. Les répétitions sont toujours bonnes : ainsi, cela entre dans la tête plus facilement.

      Pour changer de sujet, Jean-Michel : je ne vois plus de vos articles sur "Nouveau monde" et "Réseau International" ; dommage car je les trouvais excellents. Bonne journée à vous !

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    8. Merci pour les compliments. J'avais besoin pour le moment de faire une pause. Je reprendrai mes articles le moment venu. Nul doute que l'actualité brûlante devrait m'en donner bientôt l'occasion.

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    9. Et je vous lirai avec plaisir !

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    10. C’est un combat entre le monde anglosaxon, à ce jour triomphant, contre tout ce qui lui résiste…Ce « monde » a déjà gagné via la langue, source d’allégeance absolue dans tous les domaines clés d’une société émancipée : la science, le droit, les médias, le commerce …la culture. Le dernier acte est la guerre globale où tous les soumis aux anglo-saxons s’inféodent contre les intérêts mêmes de leurs peuples. Le monde slave a cogné frontalement comme souvent et il ne s’arrêtera pas…relisez « Janus » d’A.Koesler… Édifiant. Chaos, nous voilà !

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  11. Vous ne devriez pas trop vous inquiéter: la Russie a de nombreux alliés, comme l'a écrit Camembert Electrique.

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  12. Cet traité de Kiev appelle plusieurs commentaires :
    1) On sent bien ici la stratégie du « faible au fort », puisqu’il est demandé à l’Ukraine ni plus, ni moins, que de dissuader la Russie d’une nouvelle agression !
    En d’autres termes : tous derrière et elle devant ! Comme dans la chanson du petit cheval blanc de Georges Brassens…
    2) Ce texte sue l’improvisation totale (A noter l’omniprésence du verbe conditionnel) : consultations collectives dans un délai de 24 heures !!! Pratique pour faire la guerre dans une coalition d'une vingtaine de pays ! Mieux : garanties sur la base d’une coalition de volontaires sous 72 heures !!! Avec qui ? Comment ? On ne sait pas plus, et pour cause...
    3) Une absence totale d’imagination : reconductions des sanctions contre la Russie en cas de nouvelle agression, qui cache en réalité une incapacité militaire à faire plier la Russie.
    En résumé, ce texte ne repose que sur de la com et du bluff. On voit bien que ceux qui l’ont rédigé sont des stratèges en jeux video et autres plateaux télé, mais certainement pas en géostratégie militaire...
    Ils reconnaissent d’ailleurs à la fin du texte que la constitution et le maintien d’une telle force de dissuasion « exigera des décennies d’engagement de la part des alliés de l’Ukraine. » Effectivement !
    En d’autres termes, ce pacte est déjà un aveu d’échec.
    On est à des années lumières de "l'Art de la guerre" de Sun Tzu...

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    1. Le fait est que l'élégance militaire n'étant pas l'objectif des fous au pouvoir...nous avons matière à quelque peu "angoisser".
      Ils reconnaissent peut être un process abouti en "décennies " mais dès la signature l'application sera, elle, bien "immédiate", avec les ressources humaines et matérielles actuelles...
      Ce qui est déjà amplement suffisant pour créer un désastre...


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    2. Dans ce cas, ce traité de Kiev n'est qu'un rideau de fumée et Medvedev a peut-être raison en affirmant qu'une guerre nucléaire est imminente.
      (Voir RI : Avertissements russes, une guerre nucléaire est imminente) Alors que faire ?

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  13. https://www.chroniquesdugrandjeu.com/2022/09/y-a-t-il-un-pilote-dans-l-avion.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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  14. Merci pour l'information. Le document (appelé pudiquement "recommandations) confirme le but des USA, un but poursuivi depuis 40 ans : coloniser la Russie pour la dépouiller de ses ressources. L'Ukraine sert d'avant-poste. Avec la publication d'un tel document, les Dirigeants occidentaux auront beau dire que rien n'est fait. Ils sont déjà en guerre sans l'avoir officiellement déclaré. Les appels téléphoniques de Paris ou de Berlin vers Moscou sont inutiles. Quant aux dédommagements de l'Ukraine, c'est du "pipeau". L'Occident s'est battu en Afghanistan pour chasser les talibans et leur rendre ce pays 20 ans après. . Pour la reconstruction de ce pays, l'Occident fait appel à la Communauté Internationale. Il en fait de même après ses interventions en Irak et en Syrie.... et au passage en volant le pétrole de ces pays.

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  15. La publication de ce document n'est pas anodine. C'est fait pour prendre à témoin l'opinion du public des engagements pris par les occidentaux à l'égard de Kiev car à l'approche de l'hiver, des petits pays membres de l'OTAN pensent plus aux conditions de vie de leurs habitants que d'aller faire la guerre contre la Russie.
    Dans ce conflit, le volet " communication" est important comme il le fut en Syrie jusqu'à la prise de Raqqa en Syrie par les forces kurdes.... Depuis, on ne parle plus de ce qui s'y passe, de l'occupation illégale de ce pays par les USA et du vol du pétrole.
    Le volet "communication" : ce qui se passe à Kiev ne fait plus les gros titres des médias. A la radio, aujourd'hui, le journal de 8 heures était le suivant :
    - les titres,
    - hausse de salaires à Air rance,
    - énergie : les mesures gouvernementales,
    - justice : révision d'un jugement,
    - Londres,
    - séisme politique en Suède,
    - fait divers : accident de voiture à Kiev,
    - disparition des éleveurs en Normandie,
    - sports : les Bleus.
    Merci pour votre billet sans lequel l'info n'aurait pas été communiquée,
    Merci pour le décryptage du document. Très curieusement, certains pays de l'hémisphère Sud (Australie, Japon, Corée du Sud) sont associés à ce projet. Tous les pays vassaux de l'empire des USA sont réunis...... ce qui fait craindre l'ouverture de plusieurs fronts simultanés contre la Russie. Un conflit nucléaire deviendra inévitable.

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    1. J'ajouterai que c'est surtout un conflit mondial qui deviendra inévitable, car ni la Chine, ni la Corée du Nord ne resteront les bras croisés. L'Inde, on verra bien. La Turquie pourrait en profiter pour reconstituer l'Empire Ottoman sur le dos de ses voisins, à commencer par la Grèce.
      Donc l'ouverture de plusieurs fronts ne se fera pas seulement contre la Russie, mais aussi contre tous les autres pays qui résisteront au Nouvel Ordre Mondial straussien du deep state américain, à commencer par la Chine.
      Que cette WW3 qui s'annonce soit nucléaire, c'est indéniable. C'est là que nous verrons que les armes inédites et superpuissantes de la Russie, (missiles Kinjal, Sarmat et autres Zircon) au delà de leur aspect dissuasif, ont été aussi créées pour être utilisées.

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