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lundi 6 mars 2023

L'Ukraine, va-t-elle encore perdre des régions ?


Le problème du gouvernement à Kiev aujourd'hui est de devoir tenir les régions de l'Est par la force et la terreur. Des bruits commencent à courir selon lesquels, des régions pourraient ce printemps rejoindre la Russie - par la volonté de leurs habitants. Mais pour cela, il leur faudra bien la protection physique directe de la Russie.

L'on entend souvent parler, certes pas dans les médias atlantistes, des répressions conduites par les autorités ukrainiennes contre les populations locales dans les régions de l'Est. Ces populations sont considérées, en fait, par les autorités locales comme l'ennemi. Ce qui est surprenant, c'est la surprise qui continue à filtrer chez ces gens, quand ouvertement les civils refusent d'être "évacués" vers l'arrière de l'Ukraine, comme c'est le cas à Artemovsk, et partent avec l'armée russe. Pour preuve, cette vidéo d'un soldat ukrainien, qui n'en revient pas ...


Se conduire comme une force d'occupation et non pas comme un pouvoir légitime agissant dans l'intérêt des habitants provoque inévitablement une crise sociale, qui est pour l'instant étouffée par l'état de guerre en Ukraine et la pression exercée sur les habitants.

Le gouverneur par interim de la région de Zaporojie, Evgueny Balitsky, vient de déclarer, que ce printemps, de nouveaux territoires pourraient encore rejoindre la Russie :
"Littéralement au printemps, il y aura une crise, c'est ma prévision. Eh bien, après cela, les régions commenceront à faire leur choix : les régions de Nikolaev, d'Odessa et de Zaporojie elles-mêmes commenceront à passer pacifiquement de notre côté, du côté du bien"

Rappelons, que la région de Zaporojie est entrée juridiquement dans la Fédération de Russie, mais tout le territoire n'est pas administré par la Russie, notamment le centre régional, la ville de Zaporojie. Selon le gouverneur :

"les autorités de la région de Zaporojie "ont des liens avec Dnepropetrovsk, avec Zaporojie, avec Kharkov". De nombreuses sources rapportent, que dans les régions contrôlées par l'Ukraine, le degré de découragement augmente. Les habitants comprennent que la guerre est inutile et que le régime doit être changé."

La radicalisation de la situation et le temps jouent contre le régime atlantico-ukrainien, les gens étant fatigués d'une guerre fratricide commanditée par l'OTAN. Sans pour autant sous-évaluer l'énorme travail de propagande, qui a été très professionnellement fait ces dernières années afin d'éloigner ces populations du Monde russe,  le mécontentement social monte, le lien historique, millénaire, avec la Russie est ravivé par le conflit. L'espoir renaît, surtout dans le chaos de cette Ukraine post-Maîdan, globalisée.

Mais soyons également réaliste, tant que la Russie n'aura pas pris pied physiquement et étatiquement dans ces territoires, les gens ne pourront pas d'eux-mêmes relever la tête, éviter les répressions de masse et renverser le régime en place par la seule force de leur volonté pour organiser un référendum et entrer pacifiquement en Russie. Même s'ils en ont la volonté, ils ne pourront pas le faire sans la protection physique de la Russie, qui doit déjà terminer de reprendre le contrôle de son territoire national, notamment en ce qui concerne justement cette région de Zaporojie, sans attendre un coup de baguette magique, qui résouderait le problème tout seul.

 

 



10 commentaires:

  1. En attendant que les Russes investissent l'intégralité du territoire ukrainien, nos médias propagandistes commencent à changer de disque, et publient par petites touches des images de la réalité sur le terrain : des gamins et des vieux enrôlés de force, non formés au combat et envoyés comme chair à canon sur les points chauds, sans équipements adéquats, avec aucune munition ou dans le meilleur des cas et au compte-goutte des munitions qui datent de la seconde mondiale : https://www.bfmtv.com/international/europe/ukraine/on-nous-avait-promis-desabuses-des-soldats-ukrainiens-racontent-l-enfer-de-la-bataille-de-bakhmout_AN-202303060033.html
    Ah j'oubliais, ces soldats dont la durée de vie est de 4 heures dans le chaudron de Bakhmut, pourraient dire avant de trépasser : "Ave, Caesar, morituri te salutant !". Et c'est peut-être pour cela qu'ils ont le droit aux louanges de Zelenski qui doit étudier en ce moment les modalités de son exfiltration et laquelle de ses maisons de luxe il va rejoindre...je ne serais pas surpris si les USA et l'UE le proposent pour le Prix Nobel de la Paix (Obama, l'homme aux mains pleines de sang, l'a bien eu, lui). Comme pour le Covid-19 dont le virus a été fabriqué dans des laboratoires américains et ukrainiens, la vérité finit toujours par ressortir (même si elle prend les escaliers alors que les mensonges prennent l'ascenseur).

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    1. Président Zelenski et ses commandants, n'ont aucun respect pour la vie des soldats ukrainiens, Autrement, comment pourait on expliquer qu'ils laissent mourir les soldats et des merseneurs de l'armée ukrainiens mourir dans l'enfer de Bahmut sans ordonner leurs retraites par encore une ou deux voies praticables..

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  2. Kadyrov propose de reprendre les territoires situés à l'est de l'Allemagne. Tant qu'à faire, il serait dommage de ne pas profiter d'une bonne dynamique... (https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/le-chef-tch%C3%A9tch%C3%A8ne-kadyrov-menace-de-reprendre-les-territoires-situ%C3%A9s-%C3%A0-lest-de-lallemagne/ss-AA18hmIj#image=3)

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    1. La bonne dynamique, oui...
      Au rythme où ils vont, en 2150 Berlin-est sera le nouveau chaudron-hachoir-à-viande.

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    2. Selon la situation sur le terrain,l'armée russe devrait gagner cette guerre et ce serait la fin de l'angoisse et de L'incertitude pour tous poeuples d'Ukraine qui refusent

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  3. Pour le moment je dirai que c’est plutôt la Russie qui risque de perdre les régions de Kherson et de Zaparozhie puisqu’elle n’en contrôle pas les capitales de région .

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  4. Il faut tout d'abord que l'armée russe gagne enfin ce conflit avant d'organiser le futur des territoires de feu l'Ukraine.
    Mais idéalement, il est évident qu'au moins les 4 régions de Novorossyia qui manquent encore à l'appel (Nikolaiev, Odessa, Dnipropetrovsk et Kharkov) devraient intégrer la Russie, les autres se répartissant principalement entre la petite Russie/Malorossyia au centre et la Ruthénie à l'ouest.
    Elles pourraient former des états russes autonomes (un peu à l'instar du Bélarus) mais dont la dénazification et la débandérisation devraient être soigneusement effectuées et suivies cette fois, particulièrement en Ruthénie (Les néonazis et les néo bandéristes ayant hélas une bonne partie de l'Occident géopolitique pour terre d'accueil, pour refuge et comme nouveau centre et il sera vital que la Russie continue à combattre et vainque leurs tentatives de ré infiltration).

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  5. Vous avez tout à fait raison quand vous écrivez :Il faut tout d'abord que l'armée russe gagne enfin ce conflit avant d'organiser le futur des territoires de feu l'Ukraine.
    Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs .Attendons la grande offensive de mars .

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    1. Regardons la carte : à la vitesse actuelle de progression des armées alliées pouvez vous imaginer que la carte de l'Ukraine serait beaucoup modifée dans un an ?

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    2. L'Histoire regorge d'exemples où les conflits peuvent basculer très vite, dans un sens comme dans l'autre.
      Donc la lenteur actuelle ne préjuge pas du futur à moyen ou long terme ...

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