La mise en garde à vue de Gaspar Ganz et l'interdiction qui lui a été faite de paraître à Paris les samedis jusqu'au jugement en octobre, alors qu'il est journaliste engagé, pour avoir fait un doigt d'honneur aux policiers, a provoqué une montée de bouclier de la profession. Ce qui est heureux. Pour autant, le cas d'autres journalistes, incarcérés à nos portes, pour avoir exercé leur métier ne sont jamais évoqué dans la presse française. Même lorsque eux sont torturés - dans le sens direct du terme. Est-ce par ce que l'Ukraine post-Maïdan est a priori démocratique et que le rédacteur en chef Kirill Vyshinsky ou le documentaliste Oleg Sagane ne peuvent être des prisonniers politiques ? A laisser la terreur progresser, elle finit toujours par vous rattraper. Et la répression dont les journalistes font l'objet depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes devrait faire réfléchir la profession au bien-fondé de son parti pris idéologique. L'on ne peut s'indigner pour un homme, en laissant les autres croupir en silence, en espérant lâchement ainsi laisser passer la vague.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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