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lundi 22 octobre 2018

Le nouveau film-scandale "La Fête" du blocus de Léningrad de Krassovsky ou des limites de la liberté artistique



Dans toute société, il y a un consensus autour des éléments sacrés qui forgent la mémoire nationale. Même si cela n'est pas formellement écrit dans la loi, l'on ne tournera pas de comédie autour du 11 septembre aux Etats-Unis, l'on ne tournera pas au ridicule l'Holocauste et ce pas uniquement à Tel Aviv, parce que ce sont des tragédies qui ont marqué les peuples, qui les soudent autour d'une même histoire. Parce que la conscience d'un peuple est faite de sang séché et de chaires brûlées. De cadavres qui ont permis de sauver le pays. De corps inertes sur lesquels les vivants s'appuient et sans lesquels ils tombent. En Russie, le blocus de Léningrad appartient à cette catégorie. Du 8 septembre 1941 au 27 janvier 1944, environ 1 million de personnes sont mortes et la plus grande partie d'entre elles de faim.
C'est dans ce "décor" que le nouveau réalisateur à la mode, Alexei Krassovsky, tourne une comédie noire mais légère pour le Nouvel An, qui se passe dans une famille "aisée" fêtant de manière gargantuesque le 31 décembre 1941, en petite robe légère, alors qu'il s'agit de l'hiver le plus froid, qu'il n'y a plus ni électricité ni chauffage. Une telle hargne du réalisateur face à l'histoire de son pays, cette manie de travestir la réalité en reprenant la propagande allemande et la participation d'acteurs connus obligent à s'interroger sur les déchirures de la société russe contemporaine, où une certaine "élite" postmoderne joue un rôle central dans la déstructuration du pays.

vendredi 19 octobre 2018

Extrémisme: l'héroïne de Chargounov s'enfuit à Kiev ou les limites du "bobo-progressisme"



Il devient difficile de prendre ce monde au sérieux! Tout a commencé lors de la ligne directe avec le Président lorsque le député-écrivain-à la mode Chargounov a mis en scène son indignation, réduisant le problème à une parodie digérable par le plus grand nombre. Comment pour de simples clics dans les réseaux sociaux, certains se retrouvent sous le coup d'une condamnation pénale pour extrémisme, incitation à la haine sociale, etc? Bref, libéralisons, dérégulons, et tout rentrera dans l'ordre. Pour illustrer cela, une jeune étudiante qui risquait 5 ans de prison a été montrée sur les plateaux de TV. Elle est aujourd'hui à Kiev et remercie tout le monde pour ce soutien.

Il serait peut-être temps de se réveiller: le monde merveilleux des bobos-progressistes est possible dans les pays qui n'ont pas à se gouverner, pour les autres, comme la Russie, cela devient plus dangereux.

mercredi 17 octobre 2018

L'Eglise orthodoxe turque porte plainte contre le Patriarche de Constantinople devant la justice



Un rebondissement vient de se produire hier, alors que le Patriarche de Constantinople, Bartholomée, poursuit la procédure d'attribution de l'autocéphalie à l'Eglise orthodoxe d'Ukraine, après l'avoir unilatéralement sortie du Patriarcat de Moscou, auquel elle est attachée depuis le 17e siècle. Dans ce conflit plus politique que religieux, vient d'entrer en scène la méconnue Eglise orthodoxe turque, qui s'est adressée à la justice turque contre les agissements du Patriarcat de Constantinople, outrepassant ses compétences et les limites très précises dans lesquelles sa présence en Turquie est tout juste tolérée. Les Etats-Unis sembleraient avoir oublié le facteur "Constantinople", qui n'entre pas du tout dans les intérêts de la Turquie moderne.

mardi 16 octobre 2018

Quand l'Estonie revendique son caractère nazi



L'Estonie, qui faisait partie de la Russie depuis le 18e siècle, demande des compensations justement à la Russie, qui l'a libérée malgré elle d'une occupation par l'Allemagne nazie avec laquelle elle collaborait plus qu'activement et dont elle se souvient toujours aujourd'hui avec enthousiasme. A l'heure des pleurnicheries incessantes érigées au rang de politique institutionnelle, l'on ne peut qu'être surpris du silence consentant des pays de l'Union européenne face à une telle glorification du nazisme au sein même de l'Europe. 

lundi 15 octobre 2018

Billet d'humeur: combien de sang le Donbass doit-il verser pour que les Etats retrouvent leur dignité?

Nastia, tuée samedi par un obus ukrainien


Si les Hommes doivent préserver leur droit à l'indignation, ils ont le devoir de l'utiliser. Non pas le laisser en réserve pour des jours moins périlleux, prendre la poussière derrière une pile d'invitations, car tout d'abord il faut faire carrière, de faire réélire, soulever un sourcil en choeur et dans les règles, bref donner des garanties sociales. S'indigner est le premier et dernier cri de l'âme. Lorsque les hommes vont trop loin. Lorsqu'ils cessent d'être des Hommes. Lorsque les Etats les oublient, détournent le regard, s'occupent d'affaires plus pressantes - et plus rentables, protègent leurs inféodations diverses et variées. Combien de sang le Donbass doit-il verser pour que les hommes et les Etats retrouvent leur dignité?

vendredi 12 octobre 2018

Le Patriarcat de Constantinople entre dans la guerre contre la Russie



La question des liens entre l'Eglise et l'Etat est rhétorique: s'il est de coutume d'en appeler à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, organiquement, il est soit hypocrite, soit naïf d'en déduire la séparation des Eglises de la politique. Elles furent de tout temps un élément de la politique des Etats, elles en furent même les acteurs depuis leur émergence. Car tout groupement humain organisé représente un pouvoir - abouti ou potentiel. Le schisme en cours dans l'Eglise orthodoxe est le résultat d'un changement brutal géopolitique, il est la suite logique de la guerre, certes sans les chars mais ils n'en ont pas le monopole, qui se joue aujourd'hui entre le clan atlantiste et la Russie, pour la question fondamentale, dans le sens premier du terme - fondement, du modèle de gouvernance qui va régir les rapports internationaux. Et à la guerre tous les coups sont permis. Le Patriarcat de Contantinople s'est vu confier la mission du combat contre l'influence du Patriarcat de Moscou, le point faible a été trouvé: la division de l'Eglise orthodoxe en Ukraine.

jeudi 11 octobre 2018

Quand Volker décide des lois en Ukraine et des sanctions antirusses en Europe: que reste-t-il de la souveraineté?



Rappelons que les responsables de l'UE et les dirigeants des pays européens répètent à qui mieux mieux que les sanctions qu'ils adoptent à l'égard de la Russie ne sont en rien liées à la politique américaine, qu'elles reflètent, au contraire, la politique propre de ces pays, totalement indépendante des Etats-Unis. Le représentant américain en Ukraine, Kurt Volker, manifestement pas au courant de ces nuances, vient de faire voler en éclats cette jolie fable affirmant devant les députés ukrainiens que s'ils ne s'exécutent pas, il fera lever les sanctions européennes contre la Russie. Quid de l'indépendance, de la souveraineté, de ces mythes nécessaires au fonctionnement des Etats? Mais heureusement, la presse européenne n'en parle pas. Le déshonneur est sauf!