L'ACTUALITE RUSSE EN FRANCAIS MISE AU POINT PAR RUSSIE POLITICS SUR Facebook ET Twitter!

vendredi 3 avril 2020

L'état de droit suspendu en Russie pour raison de coronavirus : qui pourra le restaurer ?



Hier, le Président russe a adopté un oukase mettant de facto la Russie dans un régime d'état d'urgence pour cause de coronavirus, sans pour autant fonder sa décision en droit. Et ce directement jusqu'au 30 avril, allant encore plus loin que les pays Europens. En effet, l'oukase présidentiel, qui donne au Gouvernement et aux régions des pouvoirs exceptionnels pour suspendre les libertés individuelles et le fonctionnement normal des institutions, n'est pas fondé sur l'article 88 de la Constitution russe, qui reconnaît pourtant ce pouvoir au Président - et l'encadre, mais sur l'article 80, faisant du Président le garant des institutions, et ne lui conférant strictement aucun pouvoir normatif. Par cet acte, la hiérarchie des normes en Russie est momentanément, espérons-le, suspendue, l'exécutif est supérieur au législatif et sans contrôle, et les pouvoirs locaux s'affirment hors cadre légal face au pouvoir législatif central noyé dans la détermination du montant des amendes. C'est d'ailleurs, comme le rappelle parfois la presse russe, la voie qui avait conduit, sous Eltsine, au démembrement de l'Union soviétique. C'est en tout cas la suspension de l'Etat. 

jeudi 2 avril 2020

Ubu couronné : le coronavirus, triste parodie de la peste



Il faudrait choisir : soit le coronavirus est la nouvelle peste et dans ce cas aucune exception n'est possible, les cadavres doivent emplir les rues et ce n'est pas le moment pour acheter son pain ou sauver les migrants, soit ce n'est qu'un virus de plus et l'on pourrait peut-être nous lâcher le pompon et s'occuper réellement de renforcer l'Etat afin que nous soyons en sécurité, notamment sanitaire ... En attendant, le spectacle vaut son pensant d'or. Le confinement de la population est une mesure globale (sauf la Suède), les médias du monde entier vous expliquent que la mort vous attend au coin de la rue (ce qui ne fut jamais le cas avant, lorsque l'homme était un Atlante). De leur côté, les policiers sont transformés en agent de financement du monde global, beaucoup moins sympathiques que les pervenches, mais tout aussi efficaces. Et pendant ce temps-là, "l'élite des experts" est immunisée contre ce virus très sélectif.  Les migrants doivent à nouveau pouvoir circuler, manifestement ils appartiennent à la nouvelle race humaine, invulnérable. La justice devient électronique ... et expéditive. L'école est une parodie, même s'il n'en restait déjà pas grand-chose. Heureusement, la propagande est parfaitemenr rôdée et on ne peut plus vitale pour ce système. Même si elle produit les effets de toute propagande - le rejet.

mercredi 1 avril 2020

Chronique du monde réel : Pendant ce temps-là la guerre civile en Ukraine continue

Usine métallurgique


Pendant ce temps-là, dans la vraie vie, la guerre dans le Donbass continue. L'armée ukrainienne bombarde les jeunes républiques, pendant que les pouvoirs locaux et la population tentent de reconstruire les maisons détruites. Sans aide de l'Occident. Coronavirus ou pas, il a d'autres priorités. Et les médias sont trop occupés à maintenir la mayonnaise bien ferme, avec l'aide de l'OMS qui finalement ne publie plus les chiffres des personnes guéries du coronavirus, car ils seraient incomplets. Bref, pendant que certains mènent une guerre psychologique, d'autres défendent leur terre, leur vie, leur culture contre un danger autrement réel et existentiel.

mardi 31 mars 2020

Le coronavirus ravive le fantasme de la surveillance générale et du contrôle total



Les effets politico-sociaux du coronavirus dépassent largement ses conséquences sanitaires. La communication autour de cette crise, qui n'est ni la première ni la dernière, place les populations dans une ambiance mortifère, renforce la massification de la personnalité, diluée dans la catégorie des malades potentiels ou des malades confirmés. Puisque l'homme a disparu derrière le malade, qui est devenu la forme d'existence sociale, que la forme d'existence individuelle est bannie car considérée et montrée comme dangereuse, les pouvoirs nationaux ont les mains libres pour tenter de réaliser l'éternel fantasme de la surveillance générale et s'engager sur la voie du contrôle total. Le rêve totalitaire réalisé sur la demande provoquée d'une population conditionnée. Quelques voix s'élèvent pour dénoncer les dangers d'un remède pire que le mal et qui lui survivra indubitablement. Snowden est de ceux-là.

lundi 30 mars 2020

Coronavirus : La Russie sommée d'abdiquer devant le monde global unipolaire



Avec l'annonce très étrange dans la forme de la mise en place à Moscou et dans la région de Moscou d'un régime strict de confinement, avec l'accord de l'Administration présidentielle mais sous la responsabilité personnelle du Maire et du Gouverneur de la région de Moscou, la Russie se retrouve dans la même impasse juridico-politique que les pays européens. Ces mesures liberticides prises sans bases législatives, par des personnes qui n'en ont pas le pouvoir, hors régime juridique de circonstances exceptionnelles. Et dans le cas spécifique de la Russie, avec le silence total du Président Poutine ... Ce combat des élites dont nous parlions semble prendre des proportions inquiétantes. L'annonce de Gordon Brown de mettre en place un gouvernement global pour sortir de la situation a manifestement fait des émules, même au sein de la Russie. Ce qui en général s'est très mal fini pour elle, à chaque fois qu'elle a fait le choix de la voie occidentale contre la voie nationale, que ce soit en février 1917 ou en 1991.

vendredi 27 mars 2020

Billet du vendredi : Coronavirus, avènement et défaite du monde global



A première vue paradoxalement, même si à la réflexion il n'y a pas forcément paradoxe, le coronavirus est à la fois l'avènement et la défaite du monde global. Avènement, parce que, que ce soit avec enthousiasme ou avec réticence, les puissances se sont soumises, la plupart des pays ont introduit des mesures liberticides, les Etats ont suivi des impératifs extérieurs et abdiqué leur souveraineté. Défaite, car le monde global se présente comme une société carcérale, faible, chaotique et barbare. Mais il n'y a pas forcément paradoxe, car l'idéologie néolibérale, qui porte le monde global, est une déconstruction, elle n'est pas porteuse d'une vision positive, ni de l'homme qu'elle a réduit à l'individu, ni de l'Etat qu'elle combat. Mais elle tente de modifier le système de valeurs et les comportements sociaux, de modifier donc l'homme de l'intérieur. Ce qui en fait un totalitarisme. Et pose la question de la fin du libéralisme.

jeudi 26 mars 2020

Coronavirus : La Russie restaure pleinement ses frontières et n'impose pas de confinement à la population



Suite à l'intervention présidentielle d'hier soir, la Russie a adopté de nouvelles mesures dans le cadre de la crise globale du coronavirus. Une semaine chômée, pas de confinement obligatoire mais recommandé, mise en avant des frontières nationales contre la propagation du coronavirus par l'annulation de tous les vols internationaux. Un Etat, des frontières, des mesures sociales, des mesures économiques, une réaction rationnelle. Qui tranche avec l'hystérie que nous voyons tristement se propager en Occident. Et une déclaration qui force à une pause, l'intervention du professeur Rochal, déclarant que la manière dont les Etats réagissent lui fait penser à une répétition générale d'une guerre biologique, appelant également à ne pas tomber dans la psychose: ce virus est loin d'être des plus dangereux, mais oblige à revoir la réforme (néolibérale) de la médecine qui a entraîné une baisse significative de postes et de lits.