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samedi 7 mars 2015

Mikhail Fridman ou le nouveau jeu des sanctions contre la Russie

Михаил Фридман

Mikhail Fridman est un des oligarques les plus riches du pays, qui n'a jamais fait de politique et qui n'est pas tombé sous le coup des sanctions que l'Occident a imposé à un certain nombre d'hommes d'affaires russes. Pourtant, la Grande Bretagne veut bloquer l'achat d'une filiale allemande de RWE dont le capital est en partie constitué par des actifs britaniques concernant différentes zones pétrolières en Mer du Nord. La Grande Bretagne exige un autre acheteur, ce qui est une première dans les milieux d'affaires. Mais il faut dire que la situation est spéciale. Voyons en quoi.

jeudi 5 mars 2015

Ukraine: interdiction des médias russes

La Rada

Le 12 février 2014, le Parement ukrainien a voté l'interruption de l'accréditation des journalistes russes auprès des structures étatiques. Le SBU (KGB ukrainien) doit fournir la liste des médias et journalistes russes interdits de travailler en Ukraine. Etrangement, l'Occident ne semble pas s'offusquer d'une telle méthode pour museler le débat public et la liberté de la presse.

mercredi 4 mars 2015

Russie: sa force à l'international dépendra de sa stabilité intérieure

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La Russie se trouve aujourd'hui à un tournant. En se posant comme centre de pouvoir indépendant, elle oblige à revenir à un monde multipolaire, ce que les Etats Unis et leurs pays satellites ne peuvent accepter le sourire aux lèvres. En l'affirmant, elle créé une réalité alernative au discours commun en Occident, réalité combattue car si elle s'impose dans les faits au quotidien elle va obliger à repenser tous les rapports de pouvoir. Le sujet est vaste, trop pour être traité en une fois ici. Un aspect de la question, lié à l'actualité, va attirer notre attention, la question de la stabilité intérieure.

mardi 3 mars 2015

Le Président du Sénat polonais interdit de séjour en Russie

Bogdan Borusewicz en compagnie de P. Poroshenko

L'amitié russo-polonaise se porte mal. Ce qui est surprenant en se souvenant de tous les efforts du pouvoir polonais pour aider l'Ukraine à prendre la voie démocratique en douceur, la voie sans retour de l'UE. Il n'est qu'à souligner la pondération des discours polonais dans les instances européennes pour ne pas douter de l'engagement pris par le pays. Qu'il s'agisse des sanctions contre la Russie, de l'aide quasi-militaire apportée au pouvoir ukrainien, au relai politique et médiatique qui est donné à toutes les revendications de Poroshenko, la Pologne est en première ligne. Bref, la Pologne joue un rôle inespéré, pour elle, sur la scène internationale. Elle le paie cher, mais ne laisserait à aucun prix passer cette unique chance. Et peu importe que cela se fasse grâce à la diffusion d'une hystérie anti-russe, d'un appel à la haine et à la guerre. Alors pourquoi le président du Sénat polonais s'est vu refusé l'accès au territoire russe à l'occasion des obsèques de B. Nemtsov? C'est vrai, c'est étrange quand même ...

lundi 2 mars 2015

Ce n'est pas la haine qui tue, c'est l'homme

Neznaïka

Aujourd'hui, j'ai eu le privilège et la chance exceptionnelle de lire un édito d'une rare médiocrité. Décidément, Le Monde semble vouloir prendre la tête de la propagande de mauvaise qualité pour la suprématie idéologique, politique, morale et éthique du Monde Libre contre la Russie dictatoriale. Face à ce déferlement de bêtise, j'aimerais attirer votre attention sur une initiative privée, qui a le mérite de propager l'amour par la connaissance de l'autre. Une simple association de Lille, Neznaïki.

dimanche 1 mars 2015

Billet de retour perturbé par l'affaire Nemtsov

Участники траурного марша в Москве в память о политике Борисе Немцове

Après une si longue interruption pour des raisons - louables - mais indépendantes de ma volonté, j'envisageais différemment le retour de Russie Pollitics dans la blogoshère. Après trois semaines intensives de télévision française, sorte de thérapie de choc, j'avais envie de m'interroger avec vous sur le sens du glissement dictatoriale qui m'a quelque peu effrayé ces derniers jours. Parler d'influence sur un homme politique vous met au ban de la bonne société, lorsque vous osez, comme Roland Dumas, affirme que la religion de sa femme influence  la politique et le discours du Premier ministre. Non, silence, vous êtes antisémite. Et si la femme avait été catholique ou hindouiste, comment le crime eût été qualifié? Lorsque des artistes osent dire aux jeunes de se bouger et de ne pas tomber dans la politique de l'attentisme et de l'assistanat, quelle honte ces réacs. Ces réacs avant ô combien fréquentables ont franchi la ligne rouge en disant aux hommes et aux femmes de moins de 20 ans de se comporter comme des hommes et commes des femmes, c'est-à-dire de faire leur choix, d'en assumer les conséquences, bref d'être indépendant.

Or l'indépendance est manifestement devenue un délit, elle a été déposée sur l'autel d'un républicanisme radical, sectaire et destructurant, au cri de l'esprit du 11 janvier. Tout le monde doit marcher au pas de l'oie, dont le rythme est donné par un apprenti dictateur au timbre de voix martelant ses propres évidences creuses, espèrant en faire un dogme, j' en appelle à notre très respecté Premier Ministre, cet homme providentiel qui a tant besoin du pouvoir et si peu des gens.

Mais tout cela finalement, n'est malheureusement qu'une conséquence. De la perte d'indépendance nationale. De la perte d'une Europe européenne. Qui ne peut et ne doit avoir de politique.

Je voulais parler de tout cela beaucoup plus longuement, car il y  a beaucoup de choses à dire. Et puis Nemsov a été tué. Je ne le porte pas particulièrement dans mon coeur, mais sa mort fut quand même un choc. Comme quand tout être humain tombe un jour en pleine rue. Sa mort n'aura pas d'incidence particulière sur la politique intérieure de mon pays, la France. C'est en tout cas ce que je pensais, avant de lire la presse française, qui y voit évidemment la main du Kremlin qui se débarrasse d'un opposant à ce point effrayant et dangereux. C'est tellement stupide, que je m'attend maintenant au pire. Ces bonnes vieilles sanctions financières et bancaires que les Etats Unis veulent à tout prix faire adopter par l'UE. 

Et son ami Gozman, libéral de premières heures, annonce, certes depuis Washington - ce n'est pas de sa faute il s'y trouve lui aussi souvent - qu'il s'agit d'un évènement qui doit entraîner un réel changement à l'intérieur du pays. Mais non, j'espère que cela n'est qu'un cauchemar. Pour autant cette mort est particulièrement suspecte.