L'ACTUALITE RUSSE EN FRANCAIS MISE AU POINT PAR RUSSIE POLITICS SUR Facebook ET Twitter!

vendredi 3 avril 2020

L'état de droit suspendu en Russie pour raison de coronavirus : qui pourra le restaurer ?



Hier, le Président russe a adopté un oukase mettant de facto la Russie dans un régime d'état d'urgence pour cause de coronavirus, sans pour autant fonder sa décision en droit. Et ce directement jusqu'au 30 avril, allant encore plus loin que les pays Europens. En effet, l'oukase présidentiel, qui donne au Gouvernement et aux régions des pouvoirs exceptionnels pour suspendre les libertés individuelles et le fonctionnement normal des institutions, n'est pas fondé sur l'article 88 de la Constitution russe, qui reconnaît pourtant ce pouvoir au Président - et l'encadre, mais sur l'article 80, faisant du Président le garant des institutions, et ne lui conférant strictement aucun pouvoir normatif. Par cet acte, la hiérarchie des normes en Russie est momentanément, espérons-le, suspendue, l'exécutif est supérieur au législatif et sans contrôle, et les pouvoirs locaux s'affirment hors cadre légal face au pouvoir législatif central noyé dans la détermination du montant des amendes. C'est d'ailleurs, comme le rappelle parfois la presse russe, la voie qui avait conduit, sous Eltsine, au démembrement de l'Union soviétique. C'est en tout cas la suspension de l'Etat. 

jeudi 2 avril 2020

Ubu couronné : le coronavirus, triste parodie de la peste



Il faudrait choisir : soit le coronavirus est la nouvelle peste et dans ce cas aucune exception n'est possible, les cadavres doivent emplir les rues et ce n'est pas le moment pour acheter son pain ou sauver les migrants, soit ce n'est qu'un virus de plus et l'on pourrait peut-être nous lâcher le pompon et s'occuper réellement de renforcer l'Etat afin que nous soyons en sécurité, notamment sanitaire ... En attendant, le spectacle vaut son pensant d'or. Le confinement de la population est une mesure globale (sauf la Suède), les médias du monde entier vous expliquent que la mort vous attend au coin de la rue (ce qui ne fut jamais le cas avant, lorsque l'homme était un Atlante). De leur côté, les policiers sont transformés en agent de financement du monde global, beaucoup moins sympathiques que les pervenches, mais tout aussi efficaces. Et pendant ce temps-là, "l'élite des experts" est immunisée contre ce virus très sélectif.  Les migrants doivent à nouveau pouvoir circuler, manifestement ils appartiennent à la nouvelle race humaine, invulnérable. La justice devient électronique ... et expéditive. L'école est une parodie, même s'il n'en restait déjà pas grand-chose. Heureusement, la propagande est parfaitemenr rôdée et on ne peut plus vitale pour ce système. Même si elle produit les effets de toute propagande - le rejet.

mercredi 1 avril 2020

Chronique du monde réel : Pendant ce temps-là la guerre civile en Ukraine continue

Usine métallurgique


Pendant ce temps-là, dans la vraie vie, la guerre dans le Donbass continue. L'armée ukrainienne bombarde les jeunes républiques, pendant que les pouvoirs locaux et la population tentent de reconstruire les maisons détruites. Sans aide de l'Occident. Coronavirus ou pas, il a d'autres priorités. Et les médias sont trop occupés à maintenir la mayonnaise bien ferme, avec l'aide de l'OMS qui finalement ne publie plus les chiffres des personnes guéries du coronavirus, car ils seraient incomplets. Bref, pendant que certains mènent une guerre psychologique, d'autres défendent leur terre, leur vie, leur culture contre un danger autrement réel et existentiel.

mardi 31 mars 2020

Le coronavirus ravive le fantasme de la surveillance générale et du contrôle total



Les effets politico-sociaux du coronavirus dépassent largement ses conséquences sanitaires. La communication autour de cette crise, qui n'est ni la première ni la dernière, place les populations dans une ambiance mortifère, renforce la massification de la personnalité, diluée dans la catégorie des malades potentiels ou des malades confirmés. Puisque l'homme a disparu derrière le malade, qui est devenu la forme d'existence sociale, que la forme d'existence individuelle est bannie car considérée et montrée comme dangereuse, les pouvoirs nationaux ont les mains libres pour tenter de réaliser l'éternel fantasme de la surveillance générale et s'engager sur la voie du contrôle total. Le rêve totalitaire réalisé sur la demande provoquée d'une population conditionnée. Quelques voix s'élèvent pour dénoncer les dangers d'un remède pire que le mal et qui lui survivra indubitablement. Snowden est de ceux-là.

lundi 30 mars 2020

Coronavirus : La Russie sommée d'abdiquer devant le monde global unipolaire



Avec l'annonce très étrange dans la forme de la mise en place à Moscou et dans la région de Moscou d'un régime strict de confinement, avec l'accord de l'Administration présidentielle mais sous la responsabilité personnelle du Maire et du Gouverneur de la région de Moscou, la Russie se retrouve dans la même impasse juridico-politique que les pays européens. Ces mesures liberticides prises sans bases législatives, par des personnes qui n'en ont pas le pouvoir, hors régime juridique de circonstances exceptionnelles. Et dans le cas spécifique de la Russie, avec le silence total du Président Poutine ... Ce combat des élites dont nous parlions semble prendre des proportions inquiétantes. L'annonce de Gordon Brown de mettre en place un gouvernement global pour sortir de la situation a manifestement fait des émules, même au sein de la Russie. Ce qui en général s'est très mal fini pour elle, à chaque fois qu'elle a fait le choix de la voie occidentale contre la voie nationale, que ce soit en février 1917 ou en 1991.

vendredi 27 mars 2020

Billet du vendredi : Coronavirus, avènement et défaite du monde global



A première vue paradoxalement, même si à la réflexion il n'y a pas forcément paradoxe, le coronavirus est à la fois l'avènement et la défaite du monde global. Avènement, parce que, que ce soit avec enthousiasme ou avec réticence, les puissances se sont soumises, la plupart des pays ont introduit des mesures liberticides, les Etats ont suivi des impératifs extérieurs et abdiqué leur souveraineté. Défaite, car le monde global se présente comme une société carcérale, faible, chaotique et barbare. Mais il n'y a pas forcément paradoxe, car l'idéologie néolibérale, qui porte le monde global, est une déconstruction, elle n'est pas porteuse d'une vision positive, ni de l'homme qu'elle a réduit à l'individu, ni de l'Etat qu'elle combat. Mais elle tente de modifier le système de valeurs et les comportements sociaux, de modifier donc l'homme de l'intérieur. Ce qui en fait un totalitarisme. Et pose la question de la fin du libéralisme.

jeudi 26 mars 2020

Coronavirus : La Russie restaure pleinement ses frontières et n'impose pas de confinement à la population



Suite à l'intervention présidentielle d'hier soir, la Russie a adopté de nouvelles mesures dans le cadre de la crise globale du coronavirus. Une semaine chômée, pas de confinement obligatoire mais recommandé, mise en avant des frontières nationales contre la propagation du coronavirus par l'annulation de tous les vols internationaux. Un Etat, des frontières, des mesures sociales, des mesures économiques, une réaction rationnelle. Qui tranche avec l'hystérie que nous voyons tristement se propager en Occident. Et une déclaration qui force à une pause, l'intervention du professeur Rochal, déclarant que la manière dont les Etats réagissent lui fait penser à une répétition générale d'une guerre biologique, appelant également à ne pas tomber dans la psychose: ce virus est loin d'être des plus dangereux, mais oblige à revoir la réforme (néolibérale) de la médecine qui a entraîné une baisse significative de postes et de lits. 

mercredi 25 mars 2020

La tyrannie de la peur permanente : vous avez aimé le coronavirus, vous allez adorer l'hantavirus



Le problème du coronavirus est qu'il n'est pas particulièrement résistant, l'été arrive et selon les virologues son intensité va chuter, avec ou sans vaccin. Une si belle mécanique de transformation totalitaire de la société est en route, les populations sont à point, elles demandent elles-mêmes à sacrifier leur liberté, l'homme à genoux ose à peine lever les yeux vers le soleil, l'on ne va pas s'arrêter en si bon chemin pour une question de calendrier. Il nous faut un risque estival, afin de faire le lien en attendant l'automne et la prochaine saison naturelle des virus. Pour les populations prennent leurs habitudes carcérales. Et que l'on puisse les y aider. Pour leur bien. Puisque l'on n'envisage aucunement la restauration des services publics, notamment hospitalier. La Chine est décidément notre planche de salue : un homme est mort du hantavirus. Ca tombe bien, celui-ci est surtout efficace en été ... Comme écrivait La Boétie, "Les tyrans ne sont grands, que parce que nous sommes à genoux". 

mardi 24 mars 2020

Billet du jour : Cachez-moi ces billets coronavirussés que je ne saurais voir !



La disparition de l'argent liquide, dans nos sociétés dites développées, est programmée. La question restant de savoir par qui ... On vous l'a affirmé. On vous le répète. D'ailleurs, il aurait déjà disparu, comme il le lui a été intimé au nom du culte numérique, s'il n'était pas si mal élevé et ne cessait de s'inviter à une table qui n'est pas dressée pour lui. Sans oublier qu'en période d'incertitude, les gens reviennent presque instinctivement vers les fondamentaux. Et l'argent liquide, c'est physique, ça se touche. Sans pour autant aller jusqu'à une obsession à la Picsou, le liquide rassure beaucoup plus que les transactions virtuelles. Autant utiliser notre très cher coronavirus pour implanter les dogmes globalistes, il est prêt, là, il attend, il a le temps. Un virus contre le monde réel, humain, physique, c'est une occasion à ne pas rater. Surtout que le culte du virtuel bugue et que l'on voit se renforcer l'opposition de nos deux mondes : le monde du réel, de la vie, des hommes et celui post-humain, post-moderne et globaliste. En Russie aussi. 

lundi 23 mars 2020

Coronavirus: combien de temps la Russie pourra-t-elle résister à la vague globaliste?

Michoustine, Premier ministre russe


J'aimerais tant pouvoir parler d'autre chose, mais ce blog étant politique, il est impossible de se taire sur la crise politique qui touche nos pays aujourd'hui, cette crise du coronavirus. Oui, crise bien plus politique, voire idéologique, que sanitaire, ce qu'illustre le monopole du discours non pas des virologues, mais des politiques. Qui font pression sur leurs voisins, trop réticents à suicider leur pays pour cause de virus, au nom d'une société propre, déshumanisée, post-industrielle, sans personnes âgées, sans malades. Une société sans hommes et sans âmes. Car il y a deux manières, finalement, de lutter contre une maladie : soit renforcer les services publics de santé et donc laisser les citoyens vivre leur vie, puisqu'il est possible d'efficacement les prendre en charge; soit mettre les citoyens en "prison individuelle", car les services publics de santé, déjà en temps normal, ne sont plus aptes à prendre en charge la population. La seconde solution, celle choisie par le monde néolibéral globaliste, présente en plus l'intérêt politique de réduire à néant toute possibilité de contestation du modèle. Elle a donc été retenue. Et elle doit être globale. Sinon, la faiblesse du système néolibéral globaliste deviendrait impossible à cacher. Aucune concurrence idéologique n'est possible, car elle lui serait défavorable. Une pression sans précédent est donc mise en oeuvre contre les pays qui ne se plient pas assez rapidement. Ce qui se passe en Russie aujourd'hui est à cet égard très intéressant.

vendredi 20 mars 2020

Coronavirus : La Russie a commencé à tester un vaccin



La recherche d'un vaccin contre le coronavirus suscite une concurrence accrue entre les pays. Ce qui est surprenant, car l'on aurait pu s'attendre à ce qu'un danger présenté comme exceptionnellement grave, rien moins que pour l'humanité entière, ait poussé à une collaboration entre les pays. Or celle-ci est très limitée. Ce qui prouve bien l'inexistence de la globalisation comme phénomène d'union des pays. De son côté, ignorée par la presse occidentale, la Russie a commencé les tests d'un vaccin. Espérons que ce sera le bon!

jeudi 19 mars 2020

La propagande antirusse surfe sur la vague du coronavirus



S'il y a bien une chose que le coronavirus n'a pas arrêtée, c'est évidemment la russophobie. D'une seule voix, les Etats-Unis et l'UE, qui pour l'instant, à la différence de la Russie, ont eu une gestion pour le moins inefficace de la crise sanitaire, accusent la Russie de volontairement semer la panique ... en diffusant de fausses informations sur le coronavirus. On prend les mêmes et on recommence : lorsque l'on est incompétent, il faut bien trouver un coupable. La Russie est toujours le coupable idéal, pour masquer ses propres erreurs. Et la presse, dans son exemplaire indépendance, se montre toujours prête à soutenir ses maîtres. 

mercredi 18 mars 2020

La Russie néolibérale: le coronavirus et la numérisation à marche forcée de l'enseignement

L'Université d'Etat de Moscou (Lomonossov)


Alors que le corps enseignant, de l'école à l'Université, résistait aux tentatives diverses et variées d'intégrer de plus en plus de numérique sous la pression du clan néolibéral, le coronavirus semble être l'occasion rêvée pour d'un coup de mattraque suspendre l'enseignement classique, comme l'on fait beaucoup d'autres pays. L'on notera l'intervention assez surprenante en ce sens de deux oligarques russes, ayant de très sérieux problèmes avec la justice américaine. Surprenante, car ils ne se prononcent habituellement pas sur des questions politiques. Et le culte numérique n'est pas neutre, il est l'incarnation même de l'image de ces sociétés fantasmées dans les classiques de la littérature de sciences fictions. Ce fantasme qui doit devenir réalité.

mardi 17 mars 2020

Coronadictature: n'oubliez pas votre Ausweis!



Macron a fait un discours ... très attendu. Comme nous le soulignons régulièrement, la tendance autoritaire, sans intervention des contre-pouvoirs, se renforce. Et veut être justifiée par une "guerre sanitaire", qui, confinant la population dans la peur, permet de gouverner sans être contraint par les limites constitutionnelles posées au pouvoir. Macron restreint drastiquement les libertés sans déclarer l'état d'urgence. Macron monopolise le pouvoir réel sans recourir à l'article 16. Nous sommes dans une situation hors droit ... justifiée par une crise sanitaire, découlant notamment de la mise à sac des services publics (dont hospitaliers) et d'une gouvernance globaliste.

lundi 16 mars 2020

Le coronavirus et la matrice de la peur pour changer de société



Alors que la France doit être confinée chez elle pour raison de coronavirus, mais que les autorités, suivant les recommandations de l'OMS et de l'UE, n'ont pas envisagé la fermeture des frontières, car il est des choses sacrées, il devient urgent de sortir de cette pandémie d'hystérie collective pour reprendre ses esprits. Avant que, jouant à merveille du ressort de la peur, nos populations aux aguets n'en appellent, affolées, à un système dictatorial. Pour les sauver de quoi ? De la maladie ? De la mort ? Soulignons simplement que le coronavirus a été découvert en 1937 et qu'il s'agit déjà de sa seconde pandémie. 

vendredi 13 mars 2020

Facebook et Twitter contre les "faux" comptes russes : près de 300 comptes africains fermés



Une question à se poser : de quoi est-il encore possible de parler sur les réseaux sociaux ? Facebook et Twitter ont retrouvé des "faux" comptes, évidemment, russes. What else ? Et ils les ont fermés. Près de 300 en tout. Se trouvant en Afrique. Cette fois-ci, ces comptes ne cherchaient même pas à influencer la politique américaine. Ils ne faisaient que diffuser de l'information sur les Etats-Unis, les Noirs, la mode, les potins. Dans les groupes. Donc, ce sont de faux comptes. D'ailleurs, des journalistes de CNN ont participé au démantèlement de ce réseau ... de trolls du Kremlin africain ?

jeudi 12 mars 2020

Kozak annonce un nouvel espace de discussions directes entre Kiev et le Donbass



Lors de la dernière réunion à Minsk, la Russie et l'Ukraine se sont mis d'accord pour mettre en place un nouvel espace de discussions, afin de conduire par un dialogue direct les parties au conflit, pour rappel l'Ukraine et le Donbass, sur la voie d'une sortie de crise. La question centrale est finalement de savoir si la mise en place de cet énième espace de discussions est le résultat d'une volonté politique à Kiev de mettre fin à la guerre civile, et donc de reconnaître la guerre civile, ou si la Russie espère ainsi faire naître cette volonté politique. Les chances de réussite dépendent directement de la réponse à cette question, que nous ne connaissons pas.

mercredi 11 mars 2020

Billet poutinien: le moment est venu de se rappeler que l'éternité n'est pas de ce monde



Toute la presse occidentale s'emballe: Poutine a préparé son retour avec cette réforme constitutionnelle. Il faut dire qu'hier le grand écart fut consommé. Nous étions partis d'une interdiction de plus de deux mandats (non plus simplement consécutivement) pour en arriver à l'adoption d'une dérogation spéciale remettant à zéro le compteur du décompte des mandats exercés et donnant ainsi la possibilité à Vladimir Poutine de participer à de nouvelles élections après l'adoption de la révision constitutionnelle ... si la Cour constitutionnelle n'est pas contre. L'impératif des deux mandats est une transposition du système récent américain, qui en soi n'a pas que des avantages. Mais pourquoi, si cette règle est présentée comme fondamentale pour le pluralisme de la politique russe, ne l'appliquer qu'aux "autres" futurs Chefs d'Etat? Bref, Poutine aura-t-il la sagesse de résister à la tentation et ne pas croire pouvoir devenir l'image immortelle que différents groupes construisent de lui ... dans des buts très différents.

mardi 10 mars 2020

Donbass : Pour Chevtchenko, "Imaginer Mozgovoï assassiner des gens pour de l'argent est un non-sens"

Chevtchenko et Mozgovoï


A l'occasion d'une affaire ouverte contre l'un des participants à la résistance du Donbass dans la République de Lougansk, Alexandre Kostine, dont la réputation est quelque peu douteuse, le nom de Mozgovoï, le commandant légendaire du bataillon Prizrak (Fantôme), s'est trouvé éclaboussé. Affaire aussi étrange qu'instrumentalisée, la situation dans la région étant pour le moins instable. Pour éclaircir cette affaire, Russie Politics s'est adressé à Yuri Chevtchenko, ancien chef de l'état-major du Bataillon Prizrak, puis à la mort de Mozgovoï, commandant de ce Bataillon, qui nous a donné une interview exclusive. Selon lui, Mozgovoï est hors de cause, il ne s'agit pas d'une opération de discrédit ni du Bataillon, ni de son commandant légendaire. En revanche, se posent de nombreuses questions quant au professionnalisme, notamment du procureur, dans cette affaire. Ce qui finalement fait les choux gras de la presse ukrainienne.

vendredi 6 mars 2020

Billet du jour : Touche pas à Cendrillon, ma fille est une fille et je suis une femme



Des petits génies, qui iront loin, ont eu l'idée grandiose, même si pas très originale aujourd'hui, de repenser le conte classique de Cendrillon, au regard des dogmes idéologiques de l'époque. Bref, d'en faire une bouillie "non-genrée". Au nom de la "liberté" de l'enfant de sortir du carcan idéologique des adultes, ils cherchent à imposer un nouveau carcan, le leur, encore marginal, sans aucune liberté finalement.

jeudi 5 mars 2020

Quand la Russie entend constitutionnaliser les valeurs traditionnelles, BFM disjoncte



BFM est très inquiet, la Russie se prépare à inscrire dans la Constitution que le mariage (faites attention, vous allez avoir un choc) est une union entre un homme et une femme (ça va, toujours vivant?) et va même, en cette période néobolchévique hystérique, faire une référence historique à la croyance en Dieu dans le Préambule. Panique à bord, mais quel exemple dé-plÔ-ra-ble la Russie va encore donner au monde progressiste et postmoderne ... Pourtant BFM a tort, ce n'est pas "Poutine" qui en est l'auteur, mais les représentants de la société civile ... Une erreur (volontaire?) de taille, qui veut réduire la volonté d'une société à celle de son président, afin de la neutraliser. Car comment un peuple pourrait aujourd'hui ne pas attendre avec impatience la prochaine Gay pride, évènement culturel (voire cultuel) central ? 

mercredi 4 mars 2020

Syrie: l'hypocrisie atlantiste et la Russie encore une fois accusée ... de lutter contre le terrorisme




La position des pays de la coalition américaine en Syrie a été toujours plus qu'ambigüe: d'une part, le spectacle de la lutte contre le terrorisme est parfaitement réglé par les médias et les déclarations politiques, d'autre part jusqu'à l'intervention de la Russie à la demande d'Assad, les groupes terroristes se sont continuellement développés. Maintenant, c'est la Turquie, autre pays de l'OTAN, qui tente de défendre les intérêts de ces groupes terroristes dans la région d'Idlib, dernière place forte des groupes islamistes. Et étrangement, c'est la Russie et Assad qui sont accusés de provoquer une catastrophe humanitaire en luttant contre eux, alors que la Turquie menace l'Europe de cette arme ... Ne faut-il donc pas lutter contre le terrorisme ? Puisqu'il s'agit quand même de cela ... Dans ce cas, nous sommes en droit de nous demander quelle est la mission réelle de ces groupes dans la région, pour bénéficier d'un tel soutien.

mardi 3 mars 2020

Conflit ukrainien: Interpol va-t-il décider de protéger le bataillon punitif Aïdar?



Sur demande de la Russie à Interpol, l'ancien commandant du bataillon punitif Aïdar, financé par l'oligarque Kolomoïsky, a été interpellé à la frontière gréco-bulgare. Tout commençait très bien ... trop bien. Une véritable coopération, contre les criminels de guerre ukrainiens, avec le soutien de l'organe incarnant la réussite de la coopération policière du monde global, donc d'un monde où les criminels ne peuvent plus se cacher. Amen! Eh bien non. Finalement, Interpol réfléchit ... faut-il réellement envoyer Serguey Melnychuk en Russie, qui y a été condamné ? 

lundi 2 mars 2020

Russie / OTAN : le mythe de l'agression russe et l'équilibre des forces



Le mantra de l'agression russe est dévenu incontournable dans les discours politico-médiatiques occidentaux. Il est vrai que son utilité n'est pas à démontrer en période de fortes turbulences géopolitiques et de dissensions au sein du groupe des pays de l'OTAN. Ce mantra est également incontournable pour maintenir les pays européens sous domination américaine, la "protection" a un prix, toutes les salariées du domaine vous le confirmeront. Dans cette vague grossissante, le Président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie avait pour but de mettre en place une situation dans laquelle il ne viendrait à l'esprit de personne de l'attaquer. Ce qui n'est pas vain en ce moment ...

vendredi 28 février 2020

Billet du vendredi : Le coronavirus aurait-il contaminé les élections en Macronie ?



Le vice-président de la région du Nord (Hauts-de-France, puisque le Nord est en haut - logique) a affirmé qu'une réunion se tenait à Matignon pour envisager le report des élections municipales, qui doivent se tenir le 15 mars. Pourquoi ? Non pas parce que les LREM ne se sentent pas particulièrement à l'aise dans cette campagne (d'ailleurs, ce ne sont pas les seuls ...), mais parce que la pandémie coronavirusienne guette le bon peuple de France. Donc le Gouvernement veille. Toutefois, la porte-parole du Gouvernement (oui, celle qui affirme mentir pour protéger le Président) assure que rien de tel n'est envisagé. Pour le moment.

jeudi 27 février 2020

Russie : La députée de Crimée Poklonskaya s'inquiète d'une folklorisation de la Douma



A l'approche des élections législatives de 2021, de nouveaux visages, des plus inattendus, arrivent dans le paysage politique russe. Le problème est qu'ils ne connaissent rien à la politique, ne s'y sont jamais intéressés, mais sont célèbres dans leur domaine - la chanson et le show-business. La Macronie nous a apporté son lot d'incompétents, tant à l'Assemblée nationale qu'au Gouvernement,  avec les résultats que l'on connaît. Souhaitons à la Russie un autre avenir.

mercredi 26 février 2020

Russie : La constitutionnalisation de l'interdiction de négociation du territoire dérangerait-elle?



Le groupe de travail de la société civile sur la réforme constitutionnelle a fait plusieurs propositions inattendues. L'une d'entre elles consiste en la formulation d'une interdiction constitutionnelle de négociation du territoire russe avec des Etats étrangers. Surprenant ? Pas vraiment. Car la question fut cruellement d'actualité lorsque la Russie a relancé les négociations du traité de paix avec le Japon, il y a quelques années, et qu'une partie des îles Kouriles Sud étaient dans la balance. Ce qui fut particulièrement impopulaire. Il y a donc ici une volonté de limiter formellement par le droit les errances possibles des élites politiques. Mais quand tout à coup, les journaux télévisés parlent d'inscrire cette atteinte à l'intégrité territoriale, constitutive en fait d'une trahison d'Etat, dans le Code des infractions administratives, prévoyant des amendes pour des infractions mineures, l'on se demande et d'où sort cette aberration et quel en est le but.

mardi 25 février 2020

De la Banque Mondiale à la CEDH : l'impasse des temples du monde globalisé



Ces derniers jours, les rapports s'accumulent et mettent à mal les lieux sacrés de la globalisation, des esprits et des sociétés. Qu'il s'agisse du rapport Puppinck / Loiseau de l'ECLJ, qui démontre les liens inquiétants entre les ONG en général et celle de Soros en particulier avec la CEDH, ou de l'étude interne à la Banque mondiale "Elite Capture of Foreign Aid", qui dénonce le détournement à grande échelle de l'aide financière apportée aux pays pauvres, les dérives du monde global commencent à aller trop loin. Suffisamment loin pour que la presse se décide à ne plus détourner les yeux. Pourtant, la question fondamentale est de savoir si ces institutions sont réformables. Autrement dit, s'agit-il réellement d'un dysfonctionnement ou bien réalisent-elles ce pour quoi elles existent dans ce monde global, à savoir soutenir et justifier le système idéologique dont elles font partie ?

lundi 24 février 2020

Le rapport Nemtsov contre la Russie, présenté par l'OSCE ... à la demande de la fille Nemtsov



La vice-présidente de l'assemblée parlementaire de l'OSCE, la Suédoise Margarita Cedenfelt, a été lancée, à la demande de la fille de Nemtsov et de son avocat, pour ressortir des tiroirs l'affaire Nemtsov, afin de relancer dans le cadre de cette organisation internationale, les pressions contre la Russie en général et contre son système judiciaire en particulier.  Que faire, faute de grives, l'on mange des merles. La Russie a immédiatement réagi en refusant, heureusement, toute enquête internationale sur son territoire, opposant ainsi à la politique internationale les limites de sa souveraineté.

vendredi 21 février 2020

Ingérence russe : faute de pouvoir gagner dans les urnes, les Démocrates relancent la propagande



La politique américaine n'en finit pas de se répéter, à l'absurde, à l'ennui, à l'exaspération des humeurs et des résistances. Les Démocrates n'ayant pas réussi à obtenir un Impeachment de Trump et ne pouvant réécrire l'histoire de leur défaite électorale tout en se sentant mal partis pour les prochaines présidentielles, accusent par avance la Russie - et personnellement Poutine - de leur futur échec. En effet, comment risquer de croire que leur idéologie mortifère ne satisfait pas la population, qui veut sortir de l'impasse socio-économique où elle a été plongée ? Trump a effectivement de très bonnes chances, ce que le Deep State ne peut accepter. Un morceau de propagande digne des grandes oeuvres de la Pravda dans le New York Times de ce matin : ils en sont certains, la Russie va chercher à faire élire Trump. Des preuves ? Quelle importance. Ils sont convaincus - j'hésite sur le nombre de syllabes.

jeudi 20 février 2020

Pourquoi le départ de Surkov ne va pas changer le cours de la politique en Russie

Volodine, Kirienko, Surkov, trois visions de la gouvernance


Le Président russe Vladimir Poutine a signé l'oukase mettant fin aux fonctions de conseiller présidentiel de Vladislav Surkov, le cardinal gris du Kremlin, peu après que celui-ci ait fait annoncer son départ. Il est vrai que son étoile ne brillait plus depuis quelque temps, son poids s'est fortement réduit avec les années et l'intérêt qu'il portait à la crise ukrainienne était très léger par rapport à l'époque glorieuse de la conception de la politique intérieure, aujourd'hui dévolue à Kirienko. L'époque du père de la "démocratie souveraine" est passée, à tel point qu'il serait plus juste de se demander non pas en quoi son départ va changer la politique russe, mais en quoi le changement de politique en Russie a logiquement conduit à son départ.

mercredi 19 février 2020

Billet du jour : cette société de la consommation qui n'a rien à proposer à la jeunesse



Hier, le FSB a interpellé deux adolescents en Crimée, qui préparaient des attentats contre deux établissements scolaires dans la ville de Kertch. Pour continuer le thème développé il y a quelques jours ici au sujet de la condamnation pénale du groupe de jeunes anarchistes terroristes "Set", quelques données officielles sur la radicalisation par internet des adolescents en Russie. Il serait bon de s'en souvenir le jour de leur condamnation. Et d'en profiter pour réfléchir à la société déshumanisée que nous bâtissons avant tant d'acharnement. Quelle place laisse-t-on réellement à la jeunesse ?

mardi 18 février 2020

Internet : l'UE laisse le choix entre la censure et l'autocensure



Ce 17 février, le commissaire européen Thierry Breton vient d'annoncer l'intention de l'UE de prendre en main le champ d'internet, encore quelque peu trop indépendant, malgré une censure de plus en plus forte, dès que l'on sort des photos de vacances, des chats ou couchers de soleil. Le message est clair : soit les plateformes contrôlent elles-mêmes les contenus haineux, illicites et les mythiques "fake news", soit elles vont faire l'objet de "mesures contraignantes". Ah! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises! Finalement, soit la ligne idéologique est tenue, soit les plateformes vont avoir des problèmes. Donc, nous aussi.

lundi 17 février 2020

De Pavlensky au groupe terroriste "Set" : pour l'Occident, les prisonniers politiques n'existent qu'en Russie



L'Occident et l'Internationale des droit-de-l'hommistes semblent particulièrement aimer les prisonniers russes ... tant qu'ils sont en Russie. L'absolu de la liberté d'expression, sans responsabilité possible, s'arrête irrémédiablement aux frontières russes. Comme l'illustre le cas (pathologique) de Pavlensky, prisonnier politique sous Poutine, malade criminel sous Macron, voire agent de Poutine en France. Comme il faut renouveler l'objet de la compassion, la France a choisi de nouvelles "victimes", un groupe de jeunes anarchistes armés, qui viennent d'être condamnés à des peines lourdes. Comme ils sont encore en Russie, leur condamnation par la justice est injuste. C'est évident.

jeudi 13 février 2020

Le vote par internet et les errements de la démocratie



Le vote est au fondement du système démocratique, car il est le moyen technique qui permet de matérialiser les décisions individuelles qui vont donner corps à l'expression de la volonté nationale. Techniquement, il peut se réaliser de différentes manières (à main levée, à bulletin secret, à distance, etc), l'essentiel est que la manière dont il est mis en oeuvre permette de respecter, et la sincérité du choix, et son indépendance. Or, sous couvert du culte de la "révolution technologique" et d'une société "en pleine évolution", la question du vote électronique par internet, pour nos sociétés smartphonisées, est régulièrement montré comme le summum de la (post)démocratie. Chemin qui serait inéluctable. Mais est-il souhaitable ? Cette question du vote électronique, puis par internet se pose dans de nombreux pays occidentaux, notamment en 2019 au Québec. Il a été intégré dans plusieurs cantons en Suisse, a été tenté ponctuellement aux dernières législatives en Russie sans grand succès (ni enthousiasme de la population). La question se pose avec sérieux en Belgique.

mercredi 12 février 2020

Quand BFM reconnaît officiellement la dissidence en France ... et donc l'autoritarisme



Dans un article au titre quelque peu surprenant, en France, pays dont le régime politique se veut démocratique, BFM légitime dans le discours journalistique courant le terme de "dissident". Or, ce terme a été popularisé en Occident lors de la guerre froide avec l'apparition de la catégorie des "dissidents soviétiques", ceux qui s'opposaient à la ligne officielle du Parti, catégorie qui n'était censée pas exister dans les pays du Bloc de l'Ouest. Macron invite à l'Elysée les députés de sa majorité ... et les "dissidents". 

mardi 11 février 2020

Billet du jour : journalistes russes, ne plaisantez pas avec l'Etat social - les manageurs n'ont aucun humour



Lorsqu'en pleine furie néolibérale, la Russie déclare l'Etat social, c'est bien, mais il faut l'assumer. Non seulement en l'inscrivant dans la Constitution, mais en le réalisant. Autrement que formellement par quelques chiffres et pourcentages. Dans la réalité du soutien social apporté aux gens. Ce décalage entre le discours et la réalité a provoqué un fou rire de la présentatrice sur la chaîne publique Rossiya. Heureusement, pas en direct. Maintenant malaise ... le Roi est-il nu ?

lundi 10 février 2020

Gilets jaunes : ces cahiers de doléances que personne n'a l'intention de lire



Au début de la crise, le Gouvernement a lancé de grandes vagues de consultations, qui outre la campagne nationale de Macron, se sont concrétisées en diverses mesures, sans évidemment aucune portée politique, mais qui devaient permettre de gagner du temps et d'évacuer le surplus de vapeur dans la partie "tranquille" de la population. En jouant sur les associations d'idées révolutionnaires - les Gilets Jaunes se voulant révolutionnaires, mais sans prendre le pouvoir - Macron a transposé sur le plan de l'imitation un mécansme politique. Ainsi, la population a pu écrire des cahiers de doléances - que personne n'a jamais lu. Et pourquoi les élites prendraient-elles le temps de les lire, alors qu'elles sont en place justement pour réaliser cette politique, si les Gilets Jaunes, finalement, ne veulent pas prendre le pouvoir ?

vendredi 7 février 2020

Réélections en Thuringe ou quand l'Allemagne n'assume plus le vote populaire



Les élections en Allemagne dans le land de Thuringe n'ont pas donné les bons résultats, puisque le président y a été élu, certes avec le soutien de Merkel, mais grâce aux voix de l'AfD, qui a le mauvais goût de n'être pas pro-migrants. Ne vous inquiétez pas, les électeurs seront appelés à voter à nouveau. Et le processus pourra se répéter tant que les "bons" résultats, ne seront décrétés démocratiques par Angela Merkel - car conformes à sa volonté, et non pas parce que faisant suite à des élections libres permettant d'exprimer la volonté populaire. Finalement, lorsque la position de ces élites globalisées sera définitivement inconciliable avec celle des peuples, alors les élections seront déclarées inutiles, et pourront être remplacées par une consultation sur internet, par exemple, au nom de la nouvelle "démocratie numérique". Tellement plus simple et surtout tellement mieux contrôlable. La souveraineté populaire est définitivement dépassée. Nous vivons une époque formidable, une véritable époque de progrès !

jeudi 6 février 2020

Etats-Unis : Fin de l'impeachment, Trump en route vers un nouveau mandat



Trump dépasse l'impeachment et ouvre la voie à un second mandat. Ses chances viennent tout autant de résultats intérieurs particulièrement positifs, mais aussi de l'effondrement des Démocrates dans toute la longueur. Incapables de surmonter leur défaite, ils n'ont pas su rester dans le débat politique et se sont acharnés contre Trump, sous tous les angles, se discréditant et discréditant en même temps le bipartisme américain, qui a ainsi démontré les limites de la démocratie américaine (comme toute autre démocratie, par ailleurs) à assumer une véritable alternance. Si les visages doivent changer, les système démocratiques ne prévoient pas la possibilité d'un changement réel de positions idéologiques. L'alternance politique doit se faire à l'intérieure d'une même idéologie.

mercredi 5 février 2020

Coronavirus, virus de la soumission

New York, octobre 2019, jeu de rôle sur le coronavirus


Un étrange virus semble s'emparer du monde. En comparant avec les dégâts causés par la simple grippe ou la pneumonie (non virale), ce virus corona (coronavirus ou pneumonie virale) venu de Chine, très modeste, provoque une vague politico-médiatique globale totalement disproportionnée. Ses effets économiques et politiques sont effectivement largement au-delà de l'aspect sanitaire. Alors que l'on nous parle d'épidémie mondiale, chaque apparition d'un cas isolé dans les pays euorpéens (et pas dans tous) ou outre-atlantique, provoque une vague médiatique digne de la peste noire. Le discours est à ce point caricatural, que l'on se croirait plongé dans une nouvelle production hollywoodienne, à laquelle se sont pliés la plupart des pays, notamment ceux revendiquant une certaine souveraineté, comme la Russie.

lundi 3 février 2020

L'impasse Golounov: les policiers sommés de reconnaître les faits face à un dossier d'accusation vide

Igor Liakhovets, policier qui dénonce une affaire politique


Vous vous souvenez de l'affaire Golounov, ce journaliste inconnu interpellé en juin dernier pour traffic de drogue, pour lequel tout le gratin moscovite s'est indigné, mettant dans le même camp (de manière assez surprenante?) Navalny, Khodorkovsky, Simoniane ou Zakharova ? C'est un journaliste, il est des "nôtre", donc il est innocent, donc pression sur la justice, qui devient "indépendante" lorsqu'elle suit le tribunal médiatique d'une minorité influente. Le grand journaliste inconnu libéré quelques jours plus tard par les "libéraux", allant des pro-occidentaux à ceux qui s'affichent "patriotes", retourne à son anonymat professionnel. Mais l'affaire, lancée, continue contre des policiers, sans autre preuve que le témoignage de Golounov lui-même. Les têtes tombent, la bête fauve doit être rassasiée - au moins pour quelque temps, le goût du sang donne des ailes, grise. La justice pénale ne suit pas les règles de la justice médiatique, compulsive et subjective, elle oblige à certaines formalités, qui conduisent à sérieusement s'interroger sur l'intérêt pour l'Etat de s'oublier ainsi devant les rédacteurs en chef des Echos de Moscou ou autres libéraux au long cours. Le dossier étant vide, les policiers doivent avouer. Sinon, certains ont proposé de les aider "à se souvenir".

vendredi 31 janvier 2020

Le Brexit signe la fin de l'illusion de l'UE



Si le Brexit ne va pas forcément entraîner dans ses pas une vague de sortie des pays de l'UE, faute d'une élite politique apte à reprendre les rênes du pouvoir dans nos pays, il enterre l'illusion d'une Union européenne démocratique au service des peuples. A ce sujet, et le discours de Nigel Farage, et la manière dont le micro lui a été coupé juste avant que le mot "souverain" soit prononcé, quand des drapeaux nationaux britanniques ont heurté la sensibilité de la présidente McGuinness en même temps que le règlement intérieur, illustrent la profondeur du conflit dont nous sommes témoins. "La mondialisation contre le populisme" disait Farage, à moins que ce ne soit la mondialisation contre la démocratie, les deux n'étant pas compatibles. Ce que prouve l'UE. 

jeudi 30 janvier 2020

Réforme constitutionnelle russe : le Conseil de l'Europe aux prises avec la souveraineté des Etats



Le débat sur la réforme constitutionnelle russe est arrivé jusqu'au Conseil de l'Europe, qui, comme nous l'avions sans difficulté prévu, s'est indigné de ce qu'un Etat membre ose encore penser à garantir sa souveraineté, sans pour autant savoir comment s'y prendre. Ici aussi l'Ukraine a été utile pour faussement soulever la question de la supériorité de la Constitution sur le droit international, "originalité"  décriée qui est pourtant historiquement le lot des Constitutions, au moins en Europe occidentale. La balle est renvoyée à la Commission de Venise, qui va devoir se prononcer, finalement sur le droit des Etat à être souverain. L'enjeu est simple : dans ce monde global, il faut réussir à fixer formellement la fin de la supériorité formelle du droit national - les instances européennes vont-elles oser le pas?

mercredi 29 janvier 2020

Réécriture de l'histoire : quand les Etats-Unis s'attribuent la libération du camp d'Auschwitz par l'armée soviétique



Les tentatives de réécriture de l'histoire se multiplient ces derniers temps sous l'effet de la radicalisation du combat mené par le Clan atlantiste, pour faire passer les Etats-Unis d'une position dominante à un monopole. Afin de justifier les interventions militaires en dehors de tout cadre légal, les régimes d'occupation et d'expropriation menés sur les territoires étrangers en fonction des intérêts économiques et stratégiques des Etats-Unis, il est fondamental que le pays soit présenté comme le seul représentant du Bien, le reste ne pouvant alors qu'être le Mal (en l'occurrence la Russie). En ce sens, la Seconde Guerre mondiale doit être réécrite au profit des Etats-Unis et l'inculture grandissante actuelle facilite la tâche. Chaque symbole est attaqué, chaque épisode est retravaillé, patiemment et constamment, jusqu'à épuisement des résistances. Maintenant, c'est au tour de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau par l'armée soviétique, que les Etats-Unis eux-même s'attribuent. Et ce n'est pas une erreur, c'est une stratégie : face à la résistance de la Russie, les Etats-Unis doivent se mettre en situation de monopole - sinon le monde global ne peut être.

mardi 28 janvier 2020

Le problème de la démultiplication des partis politiques en Russie



De nouveaux partis politiques en Russie sont appelés à venir rapidement compléter la myriade des groupements déjà existants, dont le rôle politique de la majorité d'entre eux reste plus que douteux. Cet éclatement extrême du paysage politique ne permet pas de structurer un discours politique cohérent et constructif : la faiblesse de l'opposition entraîne la fragilité fondamentale du pouvoir. Un danger pour la stabilité du pays apparaît quand le système des partis politiques ne permet plus la représentation dans les organes de pouvoir de la pluralité des points de vu, mais la préservation des intérêts d'une élite politique de plus en plus éloignée de la population.

lundi 27 janvier 2020

L'Ukraine relance le conflit dans le Donbass : le calendrier atlantiste l'exige



Après la trêve de Noël, l'armée ukrainienne a commencé à intensifier les tirs dans le Donbass. Alors qu'il y eut la fameuse et inutile réunion du Format Normandie, alors que la presse cherche à évacuer un conflit qui ne termine pas derrière les énièmes promesses désavouées d'une Ukraine, dont le seul intérêt aujourd'hui sur la scène internationale, est justement l'entretien de ce conflit. L'Ukraine, devenue territoire faute de n'avoir su être Etat, ne peut plus se permettre l'indépendance, car elle a rendu les rênes du pouvoir. Si elle ne veut pas être laissée à l'état de friche sociale, elle n'a pas d'autre choix, que celui d'offrir son territoire et son peuple au jeu atlantiste qui la dépasse.

vendredi 24 janvier 2020

Billet de fin de semaine : Ukraine, le nouveau Raj atlantiste



L'Ukraine post-Maïdan se dirige lentement, mais sûrement, sur la voie du néocolonialisme. L'on se souvient des intérêts de la famille Biden pour les ressources énergétiques ukrainiennes. Ne s'arrêtant pas en si bonne voie, elle propose à l'Allemagne ses chemins de fer en concession pour 10 ans. Le nouveau Raj atlantiste est prêt, le fantasme démocratique global montre son véritable visage. Mais l'état de délabrement de l'Ukraine est tel, que l'Allemagne reste sur ses gardes. 

jeudi 23 janvier 2020

JO : l'AMA intensifie son combat contre la Russie



L'attaque contre la Russie de la part des instances olympiques continue et la pression s'intensifie sur le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui doit traiter de la question de la suspension de la Russie des JO et des compétitions sportives internationales importantes pendant 4 ans. Il faut dire que c'est l'existence de la Russie comme pays sur la scène sportive internationale qui est en jeu. Tous les coups sont permis. Pourtant, l'atteinte portée au mouvement des Jeux olympiques par cet acharnement des Etats-Unis contre la Russie n'est pas moindre.

mercredi 22 janvier 2020

ONU : La Russie prouve la mise en scène de l'attaque chimique à Douma en Syrie



Ce 20 janvier 2020, la Russie a réuni le Conseil de sécurité de l'ONU pour présenter les preuves de la mise en scène de la pseudo attaque chimique de Douma en Syrie du 7 avril 2018, dont la responsabilité a immédiatement été imputée au Gouvernement syrien, justifiant ainsi un bombardement des sites militaires syriens par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Ce qui certainement a renforcé la lutte contre le terrorisme ... Or, de nombreux éléments remettant en cause le caractère véridique de cette attaque sont depuis sortis dans les médias, notamment par Wikileaks. Mais les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne considèrent cela que comme de la propagande russe contre l'OIAC. Ils ne peuvent se permettre la reconnaissance de l'évidence, sans risquer de le payer d'une accusation devant un tribunal pénal international. Finalement, si l'on avait besoin de prouver la mort clinique des organes internationaux, l'on ne s'y prendrait pas mieux.