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jeudi 15 octobre 2015

Russie: destabiliser la société en recréant le manque

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Parallèlement aux réussites de la politique russe sur la scène internationale, l'on apperçoit des tentatives internes de destabilisation de la société. Les recettes sont toujours les mêmes: créer le manque et l'incertitude, donner l'impression d'enfermement, le monde libre étant de "l'autre" côté. 


Les médias sont utilisés pour lancer des signaux différents et contradictoires, donner de la résonnance à des initiatives incongrües, etc. Bref, il est important de chahuter le bateau, il est trop stable, ça se passe plutôt bien malgré toutes les pressions internationales.

Contrairement à ce qui était attendu, les sanctions n'ont pas mis les gens dans la rue, mais au contraire ont renforcé leur patriotisme. Alors il faut renverser la vapeur. Le signal est lancé, évidemment, par RBK - qui avait été qualifié il y a peu d'agent d'influence étranger.

Ainsi, il semblerait que les produits tombés sous le coup des sanctions peuvent être légalement achetés sur internet, lorsqu'ils le sont dans un but de consommation personnelle. Telle serait désormais la position du Département des douanes.

Cette information a été à l'origine de toute une série de publication en ligne dans la presse, qui la reprenait et la commentait en boucle. Traduction: on lance une possibilité que l'on sait fausse dès le départ. Et de ce fait, on oblige les services d'état à diffuser un message d'interdiction, donc à consonnance négative.

Et en effet, quelques heures plus tard, sur l'agence nationale d'information TASS, le démentie du Département des douanes est publié. Evidemment, la vente sur internet de produits interdits est illégale. C'est une évidence, mais de cette manière on veut artificiellement rappeler que certains produits ne sont plus accessibles. Alors qu'ailleurs ils le sont. Et qu'avant ils l'étaient. Avant quoi au fait? Vous vous souvenez? Pas la peine d'insister. Le mouvement est lancé.

Dans un autre genre, la presse diffuse et médiatise des intitiatives manifestement néfastes pour la société et même le business. Ainsi, l'assemblée législative de Moscou veut adopter une loi interdisant un jour dans la semaine la vente d'alcool dans la ville. Espèrons que ça ne concernera pas les bars et restaurants. Car après l'interdiciton de fumer leur chiffre d'affaire  a déjà baissé, si en plus on ne peut boire que du thé, les soirées promettent d'être passionnantes ... Et comme lorsque la bêtise prend les commandes elle ne fait pas les choses à moitié, le vendredi a été choisi. Ce qui inquiète déjà St Pétersbourg demandant que, au moins, ce soit un autre jour, le mercredi par exemple.

Bref, revenons à cette époque de la "Loi sèche" qui interdisait la vente d'alcool. La prohibition n'ayant jamais permis de lutter contre les problèmes d'alcoolismes, les exemples américains et soviétiques ayant tous deux aboutis à la surproduction d'alcools fôlatés. Ici, on portera simplement un coup dur de plus au business. Intelligent. Et comme ça la société sentira le poids d'une limitation non fondée. Cela permettra de suciter ce mécontentement populaire qui tarde tant à monter.

D'autant plus que l'initiative ne vient pas de l'intérieur du pays. Ainsi lit-on que les pays de l'OCDE ont un problème avec l'alcool. Même si leur consommation ne cesse de baisser, soit dit en passant. Et dans le rapport, publié le 12 mai 2015, on apprend que :
"Si les petits buveurs (80% de la population) "diminuaient leur consommation d’alcool d’une dose par semaine" (l’équivalent d’un verre de vin), les risques sanitaires associés à ce type de consommation diminueraient sensiblement."
Alors on y va tous. En France, le prof. Naassila dit qu'il faut créer en France une journée sans alcool. La France a déjà perdu le goût des digestifs nationaux au profit des wisky ou de la vodka de mauvaise qualité. Elle peut aussi arrêter le vin, de toute manière la plupart des fromages sont déjà au lait pasteurisé. Bref, pas forcément l'alcool, mais les alcools font partie de la culture nationale et il serait peut être temps de les réintroduire. Car ils entraînent tout un mode de vie beaucoup plus sain, une façon d'être, de se condérer, qui n'est absolument pas compatible avec la restauration rapide.

Donc, pour les teneurs de cette grande idée en Russie, on y retrouve une source commune, source que l'on retrouve pour beaucoup d'initiatives désastreuses, celle des organismes internationaux. Car si en France ce pourra être une déclaration d'intention, une journée symbolique où l'on organisera des colloques sur la question une fois l'an, en Russie on doit adopter des lois et tout l'arsenal qui va avec. Le législateur russe devrait apprendre, lui aussi, à faire semblant pour ne pas finir par être le dindon de la farce.




1 commentaire:

  1. Jean-Marc Ducret16 octobre 2015 à 16:48

    Madame, vos billets et commentaires sont comme des jalons de lucidité et de bon sens dans ce Capharnaüm d'informations déformées et d'analyses biaisées qui défile inlassablement sous nos yeux.

    Merci de vos commentaires, je les trouve très précieux car ils nous invitent à la réflexion. Cordialement.

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