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jeudi 12 mai 2016

2 ans après le référendum sur l'indépendance de Lugansk et Donetsk


2 ans après le référendum sur l'indépendance organisé à Donetsk et Lugansk, la population n'a pas changé d'avis, la volonté de construire une autre vie que celle proposée par Kiev n'a pas faillie. Et face à cette détermination, à ce courage quotidien, les négociations de Minsk avancent mal. Mais peut-il en être autrement?


Il y a deux ans, le 11 mai 2014, malgré les pressions exercées de toutes parts, Lugansk et Donetsk tiennent bon et mettent en place le processus de leur indépendance. Voir notre article ici.

La population de ces toutes jeunes républiques autonomes de Donetsk et de Lugansk s'est déplacée en masse. Le taux de participation dans la région de Donetsk est de 74,87%, ce qui fait environ 2,24 millions de votants. 89,07% se sont prononcés en faveur de la déclaration d'indépendance de la région de Donetsk et 10,19% contre (0,74% de bulletins nuls). Dans la région de Lugansk, le taux de participation est de 81%, soit environ 1,3 million de votants et 95,98% se sont prononcés pour l'indépendance de la région de Lugansk. 

Vous pouvez voir ici l'annonce des résultats à Lugansk, la joie et le soulagement sur les visages. Mais également la tension. L'on y entend tout à la fois la déclaration de mettre en place un système étatique indépendant de l'Ukraine, mais aussi la volonté de construire un état de droit où chacun doit être soumis à la loi, qu'il soit dirigeant ou simple habitant. Les combattants ne se cachent plus le visage, ils construisent leur nouveau pays en pleine lumière.


Il ne faut pourtant pas oublier dans quel contexte se sont passées ces opérations de vote, qui sont beaucoup plus que des opérations électorales. L'Ukraine a bloqué la liste des votants qu'il a fallu rétablir, le 2 mai l'armée ukrainienne attaque Slaviansk par air et par terre, le 9 mai l'armée attaque Mariupol, tire sur la foule, des chars traversent la ville à toute vitesse. Malgré les menaces physiques très concrètes, les gens se sont déplacés en masse. Voir la vidéo :




Malgré la guerre civile qui fait rage, malgré les morts, les souffrances, les bombardements, les gens gardent espoir en un monde meilleur, un monde qu'ils peuvent construire. Eux-mêmes. Et les manifestations célébrant les 2 ans du référendum en sont le signe. Pour l'occasion le couvre-feu a été levé.


Pendant ce temps là, le processus de paix de Minsk, dans la droite logique de tous ces processus de réconciliation, devant conduire les victimes à pardonner à leurs bourreaux pour vivre tous ensemble dans la paix et l'harmonie, ce processus s'enlise au son des canons qui reviennent sur le front. Difficile de pardonner à un bourreau qui sourit. Et qui se retient manfestement d'un fou rire face à tant d'efforts de civilisation. 

C'est en tout cas l'impression que donne la dernière rencontre, tout aussi inutile que les précédentes, de ce format de Normandie regroupant l'Ukraine, la France, l'Allemagne et la Russie. Où petit à petit est apparu, on ne sait sorti d'où, un drapeau européen alors que l'UE n'est pas partie aux négociations dans ce format. Et où hier la délégation ukrainienne a apporté une carte de l'Ukraine que les allemands ont gentillement posé en bout de table, en position d'honneur. Carte sur laquelle la Crimée est ukrainienne. Et personne n'a réagit. Ni les allemands. Ni les français. Ni les russes. Et les discussions ont continué. Et la porte-parole du ministère des affaires étrangères, Maria Zakharova, poste ses photos sur Facebook. 

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Tout continue tranquillement jusqu'à ce que les journalistes de la chaîne d'information continue Life ne regardent la carte de plus prêt et, choqués, lancent la bombe: la Crimée y est indiquée ukrainienne. Alors Maria Zakharova arrive à l'écran, défend comme elle peut l'indéfendable, avec juste ce qu'il faut de force et de légèreté comme elle sait très bien le faire. Mais ça ne passe pas, la journaliste insiste. Mais personne n'a tenté d'enlever cette carte, personne n'a contesté la modification des frontières? 

Non, personne.

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