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dimanche 12 mai 2019

Les 5 ans du référendum d'indépendance du Donbass


Il y a 5 ans, le 11 mai 2014, en pleine guerre civile, le Donbass veut suivre la voie de la Crimée, organise un référendum et déclare son indépendance. Depuis, les habitants ont défendu leur terre les armes à la main et payé au prix fort le refus de se soumettre à un régime extrémiste et répressif d'opérette, devant cacher sa véritable raison d'être, à savoir la défense des intérêts atlantistes, en détruisant l'Etat ukrainien, en instrumentalisant l'Ukraine contre la Russie.

lundi 2 octobre 2017

Billet d'humeur: quels 90%? De la manipulation du référendum catalan

L'indépendance de la Catalogne avec des slogans en anglais

Hier a eu lieu une grande farce tragi-comique, qui n'a rien à voir avec les grandes messes démocratiques. Nos médias furent remplis d'images de violences policières contre des gens "qui ne veulent que voter", nous mettant dans l'émotion, interdisant toute réflexion. Comment analyser face à un visage tuméfié? Alors reprenons notre liberté et osons poser quelques questions face à ces soi-disant 90% de oui à l'indépendance.

mercredi 27 septembre 2017

Que signifie la volonté d'indépendance de la Catalogne?



Avant la tenue du referendum sur l'indépendance de la Catalogne, organisé contre la légalité espagnole, mais porté par le fantasme de la toute puissance des minorités agissant, évidemment, contre les Etats répressifs, il est bon de revenir avec la tête froide sur ce qui se passe chez notre voisin. Car ce peut aussi se passer chez nous. C'est non seulement l'intégrité de l'Etat espagnol qui est en jeu, mais la possibilité de préserver les Etats dans le cadre de l'Union européenne.

mardi 28 juin 2016

La pétition truquée pour un nouveau referendum en Grande Bretagne

 Дэвид Кэмерон — Премьер-министр Великобритании

Le Brexit fait peur, très peur. Et plus encore à l'extérieur qu'à l'intérieur de la Grande Bretagne, car comme l'écrit le Guardian, la pétition pour un second referendum concernant la sortie du pays de l'UE est ... truquée. N'importe qui peut la signer. Le Parlement a immédiatement déjà pu annuler des dizaines de milliers de signatures. Avis aux tenants de la manipulation démocratique bon ton.   La Grande Bretagne sortira de l'UE, car cela est nécessaire. Pour qui et pour quoi, autres questions.

jeudi 12 mai 2016

2 ans après le référendum sur l'indépendance de Lugansk et Donetsk


2 ans après le référendum sur l'indépendance organisé à Donetsk et Lugansk, la population n'a pas changé d'avis, la volonté de construire une autre vie que celle proposée par Kiev n'a pas faillie. Et face à cette détermination, à ce courage quotidien, les négociations de Minsk avancent mal. Mais peut-il en être autrement?

dimanche 28 décembre 2014

Le statut juridique de la Crimée ou pourquoi personne n'est obligé de faire la révolution

Головко Леонид

La question du statut juridique de la Crimée, depuis que ce petit territoire a eu l'outrecuidance de refuser la "voie européenne" imposée par Kiev par le knout et s'est prononcé par référendum pour son indépendance et son retour dans le giron de l'Etat russe, n'a de cesse de soulever l’ire des gouvernants occidentaux. Oubliant, refusant ou au mieux manipulant le discours juridique, ils n'acceptent pas de voir la question sous l'angle de l'articulation entre les principes du droit à l'intégralité territoriale, qui est au fondement de la stabilité de notre vie quotidienne, et du droit à l'autodétermination des peuples, qui est au fondement de la reconnaissance de notre liberté collective.

Sur cette question, je vous propose de lire la traduction intégrale en français de l'article publié par le professeur Léonid Golovko intitulé "Le statut juridique de la Crimée" sur le site de l'agence d'information russe Tass. 

La conclusion est à réfléchir dans les chancelleries occidentales: si vous organisez une nouvelle révolution dans un pays, vous détruisez les structures étatiques et donc vous libérez les territoires de leur obligation de faire partie de cette entité juridique, le choix leur appartenant de renouveler ou non leur confiance à la nouvelle entité juridique. Bref, il faut choisir: soit la stabilité politique et vous aurez la stabilité territoriale, soit l'instabilité politique, qu'aucun territoire n'est obligé de supporter.

lundi 17 mars 2014

La Crimée rentre à la maison

Voir: http://itar-tass.com/mezhdunarodnaya-panorama/1052196
http://www.gazeta.ru/politics/2014/03/15_a_5951217.shtml
http://lenta.ru/news/2014/03/17/whitehouse/
http://rus.ruvr.ru/news/2014_03_16/Inostrannie-nabljudateli-deljatsja-vpechatlenijami-o-hode-referenduma-v-Krimu-6903/



Malgrè les pressions et les menaces internationales rien n'est venu perturber, hier, la tenue du referendum permettant aux habitants de Crimée de choisir eux-mêmes leur avenir: rester dans l'Ukraine mais avec l'autonomie que leur accordait la Constitution de Crimée de 1992 ou entrer dans la Fédération de Russie comme entité fédérée.
Vu l'enthousiasme général ces derniers jours, les résultats ne faisaient pas de doute, seul le chiffre restait une énigme. Résolue. A 96,6%, les habitants de Crimée se sont prononcés pour l'entrée dans la Fédération de Russie, avec un taux de participation record de 89,5%. Ce qui a donné lieu à une liesse générale hier soir, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus.
Le Conseil de la Fédération a immédiatement déclaré faire le nécessaire au plus vite pour que la Crimée puisse faire partie intégrante de la Russie et régler les questions techniques en suspend. De son côté, en Crimée en affirme passer très rapidement au rouble, peut être d'ici une semaine.
Evidemment aussi, les Etats Unis et donc l'UE et l'OSCE ne reconnaissent pas la légitimité du référendum, car, selon le Président Obama, il viole la Constitution ukrainienne, puisque sa tenue n'a pas eu l'accord du Gouvernement de Kiev - arrivé au pouvoir en violation de la même Constitution ukrainienne.
Pourtant, les observateurs internationaux présents soulignent l'absence de violations et le respect des standards internationaux. Pour le député du Parlement européen au nom de l'Italie, le référendum est propre et il y a peu de chances pour que quelqu'un puisse remettre en cause les résultats, qui sont par ailleurs prévisibles. Il en profite pour féliciter les autorités de Crimée pour leur position vis-à-vis des minorités, qui ont eu leur mot à dire. Bruxelles doit officiellement tenir compte de ces résultats. Quant au député du Parlement européen au nom de l'Autriche, il estime que l'Europe ne peut ignorer la volonté du peuple de Crimée de librement déterminer son destin. Que cela fasse ou non plaisir aux fonctionnaires européens, la communauté internationale sera bien obligée de reconnaître ce référendum. Il estime également que les opposants en Europe à ce référendum doivent se rapprocher de la réalité, en tenir compte et non l'ignorer simplement parce que les habitants de Crimée préfèrent entrer en Russie plutôt que de faire partie de l'Ukraine. Quant au membre grec du Parlement européen, il rappelle que tout peuple a droit de déterminer lui-même son avenir, ce qui est par ailleurs une valeur européenne fondamentale. Il serait possible de continuer à détailler la position des observateurs internationaux, mais elles ne diffèrents pas de ce qui a été écrit.
Donc la communauté internationale va se trouver en difficulté. D'une part, oui, il va falloir prendre des sanctions, tout en gardant la ligne diplomatique. Mais les sanctions, surtout économiques, vont avoir du mal à passer. Car quelles populations vont vouloir restreindre leur niveau de vie pour soutenir un Gouvernement en Ukraine dont ils ne comprennent pas très bien les buts ni la politique. En plus, les médias occidentaux ne peuvent plus totalement cacher "les tendances " extrémistes de ces charmants politiciens, qui ne tiennent plus la rue, ni les régions. Les gens savent que l'Ukraine est pauvre et qu'il va falloir payer. Mais pourquoi eux?
En plus des risques économiques, très rapidement vont se développer des risques politiques. Car si les fonctionnaires européens ne craignent pas des élections qui ne les concernent pas, les dirigeants des Etats membres de l'UE vont bien devoir repasser devant les électeurs. Ils jouent leur fauteuil en ce moment. Et les populations sont moins hystériques contre la Russie que leurs gouvernants, elles ont d'autres préoccupations.
Bien sût, la facture pourra être élevée pour la Russie. Mais au moins elle, elle sait pourquoi. Et même en Russie les premiers à traîner la patte, sont les libéraux. Car le business a pour but de faire de l'argent et d'utiliser la politique et les mécanismes démocratiques pour faire encore plus d'argent, pas pour défendre des causes, des idées, une vision du pays ou de la Nation. Et ce business est modialisé. Il ne sera pas plus facile de le convaincre aux Etats Unis ou en Europe.
La sortie pour l'Occident est de laisser tomber la Crimée dans l'oubli et de se concentrer sur la pacification et la normalisation de la situation en Ukraine. Pourtant, quand Poutine propose la fédéralisation, ils trainent les pieds, car le pays ne sera plus aussi manipulable de loin, sans comprendre qu'au moins il restera un pays. Quand Poutine propose d'envoyer des observateurs de l'OSCE dans toutes les régions de l'Ukraine, Obama ne saute pas joie: les observateurs risquent d'observer...
Maintenant la diplomatie "musclée" reprend ses droits, allant alterner menaces ouvertes, discussions cachées, tentatives occultes et parfois dévoilées pour finalement devoir sortir de l'impasse dans laquelle un aveuglement incohérent a poussé les occidentaux.

vendredi 7 mars 2014

Crimée: la Russie comptera-t-elle bientôt un nouveau Sujet de la Fédération?

Voir: http://www.stoletie.ru/lenta/sevastopol_reshil_stat_subjektom_rf_825.htm

Alors que la Crimée avait annoncé, au départ, un referendum fin mars sur le retour au statut de 1992, idée logique dans le cadre d'une possible réelle fédéralisation de l'Ukraine qui permettrait de sortir du conflit sans fin opposant une population partagée presque également, la situation a radicalement changée hier.
Sébastopol a officiellement émis le souhait d'entrer en tant que Sujet dans la Fédération de Russie. Pour sa part, la Crimée organisera un referendum, auquel Sébastopol prendra part, le 16 mars, posant deux questions:
  • "Etes-vous pour le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie en tant que Sujet à part entière?
  • Etes-vous pour la restauration de la Constitution de la République de Crimée de 1992 et pour le statut de la Crimée comme partie de l'Ukraine?"
Les habitants de la région devront donc formuler leur choix d'avenir: soit rester dans le cadre de l'Ukraine, mais avec une autonomie renforcée qui leur permettrait de se protéger des excès du pouvoir central actuel, ou entrer à part entière dans la Fédération de Russie. Il est intéressant de remarquer avec quelle vitesse évolue la situation. Plus elle se radicalise à Kiev et en Occident, plus la Crimée court se réfugier dans les bras de la Russie. Sans même parler des différents scandales, que seuls les dirigeants européens ont encore le manque de professionnalisme d'ignorer, la diplomatie bizantine menée à l'égard de la Russie est un échec total. Echec pour lequel aucun fonctionnaire européen, pas même Mme Ashton, n'encourt la moindre responsabilité politique. Surprenant dans un système démocratique ...
Immédiatement, le procureur de Kiev appelle à l'arrestation des dirigeants de facto de Crimée. Tourtchinov annonce que Kiev a annulé la décision d'organiser ce referendum. Sur la scène internationale, Barack Obama donne le ton: dans une déclaration spéciale, il affirme que les Etats Unis estiment ce referendum contraire à la Constitution - ce qui en soi ne manque pas d'humour ... L'UE, pour sa part, a décidé de suspendre les négociations concernant l'assouplissement du régime des visas avec la Russie - négociations qui sont de toute manière au point mort depuis longtemps.
Pour autant, en dehors des déclarations politiques, ni les Etats Unis, ni les pays de l'UE ne se pressent pour adopter les sanctions dont ils avaient menacé la Russie. La France a des contrats en cours qu'elle veut remplir, l'Allemagne est trop impliquée économiquement avec la Russie ... Il reste le Congrès américain pour appeler le Président Obama à ne pas participer au G8. La nouvelle répartition des forces géopolitiques est en train de se décider.

mardi 11 février 2014

Pourquoi le referendum suisse sur la limitation de l'immigration a un écho particulier en Russie?

Voir: http://svpressa.ru/politic/article/82021/

Dimanche dernier, la Suisse, par referendum, s'est prononcée pour une immigration contrôlée. L'UE a violemment réagit, en paroles, montrant toute une surprise de façade face au raz-le-bol populaire du multiculturalisme dont les Etats européens n'ont plus les moyens. Cette situation n'est pourtant pas propre à l'Europe et le discours en Russie est plutôt favorable à la position suisse.
 
L'immigration de masse est considérée comme une bombre à retardement. Si l'immigration de travail est acceptable tant qu'il y a du travail pour tous, elle devient sujet à tensions sociales lorsque la situation socio-économique se dégrade. C'est une évidence. L'autre évidence est que l'Europe est en crise, économique et politique, le chômage est à son point le plus haut, les entreprises ont du mal à se développer, donc à créer des emplois qui ne soient pas subventionnés par l'Etat, bref de l'emploi réel, et les institutions sont en perte de confiance. Sur un autre plan, le manque d'intégration et le début de ghéttoisation des sociétés renforce un rejet de l'autre, rejet encore renforcé par la stigmatisation de la criminalité. Dans ce contexte, la surprise affichée par les autorités européennes, leur air outragé, surprend. Soit ils vivent dans un autre monde, sans immigrés clandestins qui luttent pour leur survie, sans immigrés qui ont une culture autre que la culture du pays d'accueil et ne soulève pas toujours l'emballement populaire des premiers jours, soit ils sont naïfs de penser que le multiculturalisme se résumme à de jolies expositions dans des salles modernes avec conférences et cocktail à la fin, soit ils sont hypocrites.
 
En Russie, la question de l'immigration se pose également d'une manière devenue cruciale. En hausse avec la chute de l'URSS, et comme le dit le proverbe, Moscou n'est pas élastique et compte environ 2 millions de clandestins. Les clandestins sont des esclaves modernes, vivant dans des conditions insalubres pour un salaires de misère. Salaire, par ailleurs, qui est réparti entre ses employeurs. Ainsi, un balayeur à Moscou qui a officiellement 50 000 roubles par mois (environ 1100 euros) n'en touche en réalité qu'un quart. Toute une partie des fonctionnaires vivent de ce bisness. Difficile à remettre les choses en cause dans ce cas, même si les tentatives ne manquent pas.
 
Pourtant, si un referendum était organisé aujourd'hui demandant aux moscovites s'ils veulent une limitation de l'immigration, plus de 60% se prononcerait positivement, selon les dires d'un député communiste.
 
Alors, pourquoi ne pas organiser de referendum sur les questions sociales importantes, comme en Suisse? Parce qu'en Russie, le recours au referendum est presque tombé dans les oubliettes au niveau fédéral, et extrêmement rare au niveau locale. Donc l'exemple suisse fait réfléchir ...
 
 

jeudi 18 août 2011

La Cour suprême russe soutient le referendum local

Верховный суд пересчитал коммунистов
КПРФ считает, что для организации референдума не нужно собираться всем горкомом

Максим Иванов


La Cour suprême de la Fédération de Russie a satisfait le recours déposé par des membres moscovites du Parti communiste visant à l'annulation de la décision de la Commission électorale de Moscou leur interdisant la tenue d'un referendum local à Moscou et contre la décision de la Cour de la ville de Moscou confirmant cette décision.

Au printemps de cette année, le Parti communiste a tenté d'initier un referendum portant sur trois questions sociales liées au gel des tarifs des impôts locaux à Moscou jusqu'en 2014, la réalisation de travaux fondamentaux de rénovation des bâtiments en fonction de leur degré de vétusté et à la modification de la loi sur la carte électronique universelle. Conformément à l'art. 8 de la loi sur les referendum dans la ville de Moscou, non seulement les citoyens (au moins 300) en ont l'initiative, mais également les groupements ayant le droit de participer aux élections. La décision d'initier le referendum a donc été prise le 2 avril par le comité de direction de la ville de Moscou du Parti communiste. La décision a été signée non seulement par le dirigeant du groupe, mais également par tous les participants, à savoir 66 membres sur les 100 que compte le Comité.

La Commission électorale de Moscou rejette la demande le 21 avril, sans motiver sa décision. Un membre de la Commission a expliqué, bien que rien ne soit précisé dans la décision, que le problème viendrait du fait que 9 des membres du Comité régional du PC ne sont pas officiellement résidents à Moscou.

Les membres du Comité du PC ont portés un recours devant la Cour de Moscou, qui a refusé de retenir comme justification légitime du refus par la Commission électorale le lieu de résidence des membres du Comité de direction locale du Parti. En revanche, la Cour a refusé de retenir l'absence de motivation comme fondement pour attaquer la décision de la Commission électorale et elle a soutenu la décision de la Comission dans le sens où toutes les signatures doivent être présentes sur l'acte, règle qui s'applique de la même manière aux individus et aux groupements politiques. Bien que la loi soit silencieuse sur ce point.

Dans son pourvoi en cassation devant la Cour suprême de la Fédération de Russie, le Comité locale du Parti communiste conteste les deux actes: et la décision de la Commission électorale et la décision de la Cour de Moscou. La Cour suprême, quant à elle, soutient la position des requérants et a déclaré illégale la décision de la Commission électorale de la ville de Moscou et a annulé la décision de la Cour de Moscou. Toutefois, il est difficile d'en tirer pour l'instant plus de conséquences, puisque la partie argumentative de la décision n'a pas encore été publiée. Si l'argumentation est formelle - liée à l'absence de motivation de l'acte - la portée de la décision sera très limitée et la Commission électorale pourra perpétuer sa pratique liberticide. Mais si l'argumentation porte sur le fond, dans ce cas une porte de la démocratie locale peut s'ouvrir.

Il faut juste rappeler qu'aucun referendum local n'a jamais pu être organisé à Moscou - et dans les autres Sujets de la Fédération non plus, sauf sur initiative du pouvoir.