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jeudi 13 février 2014

Il faut sauver le journaliste Viktor Shenderovitch!

Voir: http://www.echo.msk.ru/blog/shenderovich/1255508-echo/
http://izvestia.ru/news/565579

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Viktor Shenderovitch est un journaliste, essayiste, aimant la satyre politique, devenu célèbre lors des marionnettes politiques sur NTV de 1994 à 2002. Il est dans l'opposition, rejette le système comme légitime et s'est fait battre aux élections législatives en 2005, ce qui lui a permis de sortir un livre sur son expérience de candidat perdant en 2006. Ca, vous n'êtes pas obligé de le savoir, cet ouvrage n'a laissé de traces ni dans la littérature, ni dans la politique.
Bref, la vie de Viktor Shenderovitch, dont le métier est de critiquer le régime, surtout sous les présidences Poutine, se complique et devient intenable avec les JO de Sotchi.
Tout d'abord, dans l'ensemble, la cérémonie d'ouverture a été reconnue à l'étranger comme une grande réussite. Et souvenez-vous, la présentation de l'alphabet cyrillique et des grands hommes qui ont fait l'histoire du pays, des grandes périodes de son évolution.
Cela devient très difficile pour Viktor Shendorovitch. Il déteste la Russie Poutine et voit partout l'ombre du Président. Un véritable cauchemard pour ses nerfs mis à rude épreuve après tant de combats pour la justice et la démocratie, pour les marionnettes etc.
Mais là, la coupe est pleine, notre héros craque. Une jeune patineuse de 15 ans, oui 15 ans, Yulia, Lipnitskaya, Russe ethnique donc symbole du poutinisme grandissant, fait une prestation qui retient l'attention et les applaudissements du monde entier. Et il n'en peut plus.
Alors tout sort dans un billet dégoulinant de haine aux Echos de Moscou. Non, il ne faut pas lui en vouloir. Lui-même parle de schizophrénie. Il ne supporte plus cet alphabet cyrillique (mais écrit en russe), il ne supporte pas l'histoire de ce pays, les grands hommes de ce pays - ce Gagarine quelle plaie! -, ces sportifs qui osent faire ... du sport et gagner des médailles ... sans faire de politique.
Et cette jeune fille! Trop jeune, trop russe, trop brillante! Elle lui fait penser à ces sportifs nazis en 1936, qui portaient les couleurs de ce régime O combien comparable à celui de Poutine. A l'époque aussi, ils étaient jeunes, beaux, en pleine santé et voyez ce qui s'est passé après.
Alors tout y passe, dans le désordre, la Tchécoslovaquie, Hitler, Kharlamov (légende du hockey soviétique), l'alphabet, Gagarine, Léningrad, Dachau etc.
Ne me demandez pas la logique de cet amalgame, il n'y en a pas. Comme l'auteur le dit lui-même, il est au bord de la schizophrénie.
Pour autant des députés n'ont pas particulièrement apprécié ses sorties plumitives et accusent son texte de fascisme. Ils se trompent. Son texte n'est pas fasciste, il est raciste. C'est du racisme basique anti-russe. Et là, ça pose un problème de formulation, en Russie comme ailleurs. On a l'habitude de protéger la société du racisme contre les noirs, les musulmans, les juifs, maintenant les arméniens, bref les minorités protégées. Mais que faire du racisme anti-russe? Du racisme contre une majorité?
Donc il faut aider Viktor Shenderovitch. J'en appelle à votre conscience, à votre humanité. Cet homme ne peut continuer à vivre ainsi, c'est trop destructeur pour lui. L'obliger à cotoyer un peuple et un pays dont il ne supporte plus ni l'histoire, ni la culture, c'est inhumain. Il pourrait certes aller rejoindre les siens à New York ou en Israel, mais il y a un problème. Il est bien qu'il soit en Russie pour écrire cela, sinon il ne représente aucun intérêt. Qui va donc le payer pour critiquer le pays dans lequel il vit? Dommage, c'est une impasse ...

mardi 14 février 2012

Gazprom média contre la radio Les échos de Moscou

Voir: http://www.specletter.com/news/2012-02-14/44772.html et
http://www.kommersant.ru/doc/1873162

Gazprom média est un holding de médias (télé, radio, presse, cinéma, etc.) dirigé par A. Miller (un proche du pouvoir), qui possède notamment la chaîne de télévision NTV, la radio City FM, qui sont reconnues comme "indépendantes". Ce qui est aussi le cas de la radio Les échos de Moscou, dont le principal actionnaire est gazprom média.

En pleine campagne électorale, en pleins discours sur la libéralisation politique, sur la nécessité d'écouter la voix de l'opposition, au beau milieu de tous ces discours bien-pensant, Gazprom média exige la démission anticipée du conseil de direction de la radio Les échos de Moscou.

A. Venedictov et V. Varfolomeev l'ont quitté. Mais Venedictov rappelle que la ligne politique de la radio est déterminée par le rédacteur et non par le comité de direction. Rien ne devrait changer.

Seulement quelque chose a déjà changé. C'est la première attaque récente contre un symbole de liberté et d'opposition. C'est une pression directe. En plus peu de temps après l'altercation entre V. Poutine et V. Venedictov lors de sa rencontre avec les journalistes.

La question n'est pas ici de savoir si l'on est d'accord ou non avec ce qui est dit sur cette radio. L'important est qu'ils aient le droit de le dire en toute liberté. Puisque cela fait partie du dialogue normal dans une société démocratique.