L'ACTUALITE RUSSE EN FRANCAIS MISE AU POINT PAR RUSSIE POLITICS SUR Facebook ET Twitter!
Affichage des articles dont le libellé est programme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est programme. Afficher tous les articles

mercredi 22 février 2012

Les promesses électorales de V. Poutine: 8% du PIB pour 2012

Сколько стоит Путин
Зарубежные экономисты оценили предвыборные обещания Владимира Путина


Des experts étrangers ont chiffré les promesses électorales de V. Poutine. Il s'agit en gros d'une augmentation budgétaire de 4,8 trillions de roubles, soit 8% du PIB de 2012. Pour financer ces dépenses, la Russie a besoin d'un cours moyen du pétrole à 130$ le baril, soit 11% de plus que le prix prévu par le budget.

Seulement en ce qui concerne l'armée, il est prévu de dépenser 23 trillions de roubles, bien que le pouvoir précise qu"il ne s'agit pas d'une militarisation du budget. Ces fonds doivent être affectés à divers secteurs, comme les forces nucléaires, la défense aérienne et spatiale, le renseignement, les communications, les avions sans pilotes, etc.

En matière sociale, il est promis une augmentation des pensions de retraite sans recul de l'âge de la retraite, une augmentation des salaires moyens dans la fonction publique, augmentation des bourses et autres qui correspondent à 1,5% du PIB.

Sans oublier l'ambitieux programme de relance de l'activité économique "Les 100 pas", ayant pour but de faire passer la Russie de la 120e à la 20e place du classement Doing Business de la Banque mondiale. Sans être chiffré, il doit faciliter l'obtention des documents adinistratifs en réduisant la bureaucratie, la simplification de la comptabilité, la création d'un Ombudsman pour les entrepreneurs, l'harmonisation de la législation avec les standards européens, etc.

Selon les analyses de Capital Economics, les promesses peuvent être tenues avec un prix du baril à 130%. En 2012, le budget se base sur un prix du baril à 117% et en 2008 il se basait sur un prix du baril à 55%. Parallèlement, les trois budgets à venir sont prévus déficitaires: 876,6 milliard de roubles en 2012, environ 1 trillion de roubles en 2013 et 491 milliards de roubles en 2014.

Mais pour l'instant la dette publique de la Russie n'est pas très élevée, environ 10% du PIB, ce qui laisse une marge de manoeuvre au Gouvernement.

L'augmentation des dépenses publiques provoque des critiques de la part de certains experts, rappelant que sous A. Koudrine il y avait une certaine discipline budgétaire, qui ne semble plus être la règle.

D'autres rappellent que l'augmentation des dépenses dans certains secteurs risque de se financer par la réduction des dépenses dans d'autres secteurs. Mais pour l'instant il est difficile de dire lesquels.

Il est vrai que la politique budgétaire russe tranche avec ce qui se passe en Europe aujourd'hui, avec les diktats des instances monétaires et financières européennes et internationales. Pourtant où est le problème?

La Russie a besoin de moderniser ses équippements, de relancer son économie et de soutenir la fonction publique. Il est nécessaire de faire progresser le niveau de vie de ses citoyens.

Ce qui est prévu ici.

Ce qui va à l'encontre des politiques budgétaires européennes et américaines. Mais les résultats dans ces pays sont-ils à ce point enviables qu'il faille défendre à tout prix leur extension à tous les pays?

Les populations seraient plus sceptiques que leurs gouvernants dans la réponse.

Si la Russie a les moyens de sa politique, elle a peut être une porte de sortie pour éviter le cercle vicieux qui est en train d'étouffer l'Europe.

mardi 18 octobre 2011

Le programme d'Edinaya Rossiya contre la voix populaire du Front

Единороссы услышали голоса
Партия включила выдвижение Путина в предвыборную программу, составленную из цитат премьера и президента
http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2011/10/15_a_3802126.shtml

Le programme du Front préparé tout l’été par l’Institut du sénateur Fédorov, après avoir repris les demandes des diverses populations, les propositions de plusieurs experts, ne sera ni présenté par Edinaya Rossiya, ni repris par le parti dans son programme officiellement présenté à la commission électorale fédérale. Celui-ci est uniquement composé d’extraits des discours de V. Poutine et de D. Medvedev au Congrès d’Edinaya Rossiya.

Le programme reprend donc les idées déjà annoncées par Medvedev, comme la modernisation de l’économie, le développement du secteur industriel et l’amélioration du climat d’investissement, la lutte contre la corruption (et l’oublie de la déclaration des dépenses), l’humanisation de la législation pénale, une police efficace et une armée forte.

De V. Poutine, on retrouve les idées sociales de l’augmentation des retraites et des salaires ainsi que l’idée d’une politique extérieure « raisonnable » (notamment avec le développement de l’Eurasie).

Le programme ne comporte aucune nouveauté et ne se présente que comme une continuation de la politique actuelle, ce qui est somme toute logique. Pourtant se pose la question de ce Front populaire. Il a certainement été utilisé pour renouveller un peu la composition du parti Edinaya Rossiya. Mais son rôle s’arrête là où doit commencer la prise de décision. Le rejet volontaire du programme concocté par l’Institut de Fédorov montre clairement que chacun doit jouer dans son registre. Le rôle du Front est secondaire : c’est un rôle de soutien politique, mais il n’appartient pas aux organisations qui y sont entrées de participer de manière décisionnelle à l’orientation politique du pays. Quand elles l’auront réellement compris, il sera intéressant de voir combien de temps encore cet objet juridico-politique non identifié pourra continuer à exister.