Alors que le conflit en Ukraine repart, le Pentagone demande à ses Alliés de lever les restrictions de vente d'armes létales à l'Ukraine ... pour qu'elle se défende. Manifestement, les pays aujourd'hui doivent se "défendre" contre leur propre peuple, chacun avec ses armes. C'est en tout cas un message clair : l'instrument ukrainien est renforcé dans le combat contre la Russie, où les élites globalistes dirigeantes sont actuellement particulièrement occupées à piqouiller et coder à tours de bras, réalisant ainsi leur "rêve européen" et affaiblissant le pays, alors que les défis géopolitiques qui se présentent sont de plus en plus sérieux.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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vendredi 29 octobre 2021
jeudi 12 décembre 2019
Contre Trump, le Sénat veut faire déclarer la Russie - Etat soutenant le terrorisme
Alors que Lavrov se rend aux Etats-Unis pour rencontrer le Secrétaire d'Etat Pompeo et le Président Trump, afin de rationaliser un peu les relations entre les pays, le Sénat en profite pour contraindre le Département d'Etat à reconnaître la Russie Etat soutenant le terrorisme et empêcher ainsi l'exécutif de restreindre l'hystérie antirusse qui s'est emparée de la politique intérieure américaine.
jeudi 29 août 2019
mercredi 28 août 2019
Politique américaine envers la Russie : y a-t-il un pilote dans l'avion US ?
Le G7 fut l'occasion d'une passe d'armes entre le Président américain Donald Trump et une bonne partie des autres pays membres, à l'exception notable de la France, quant à un potentiel retour de la Russie dans ce Club très privé. Qu'un désaccord sur des questions stratégiques ait lieu entre différents pays est chose courante, en revanche le conflit intérieur quant à la ligne politique des Etats-Unis est plus surprenant. L'on peut d'ailleurs se demander s'il y a un pilote dans l'avion US ...
lundi 26 août 2019
La grande foire du G7 s'est terminée, c'est merveilleux comme rien n'a changé !
Biarritz libéré, c'est bien le seul acquis tangible de ce G7. Pour le reste, comme l'a martelé à juste titre le Président Macron sur tous les tons à des journalistes qui, régulièrement et légitimement, tentaient de savoir quand même à quoi tout cela menait : le G7 n'est qu'un Club informel, non pas un lieu de prise de décision. C'est une zone de soft power, dont l'influence est de plus en plus faible, les dirigeants de ces Etats membres étant eux-mêmes de plus en plus faibles. Quant à l'annonce d'un retour de la Russie ... ce n'est pas gagné, ce qui ne change pas grand-chose pour elle. Mais la fête idéologique a battu son plein, la grand-messe a été dite, les méchants ont bien été identifiés comme méchants encore pour un round, les slogans ont été ravivés et c'est bien là l'essentiel.
jeudi 18 juillet 2019
ONU : Les Etats-Unis expriment leur fatigue face au Venezuela, qu'ils se reposent
Affirmer que les organismes internationaux soient devenus l'espace de jeu privé du clan atlantiste est une lapalissade. Mais nos chers amis ne s'arrêtent pas là, maintenant ils veulent décider de quels dirigeants sont légitimes - ou non - à siéger à l'ONU. Le critère est simple : le bon vouloir. Etrange conception du droit international illustré ici avec le Venezuela. Mais cela aujourd'hui semble beaucoup les fatiguer. C'est en tout cas ce qu'affirme la délégation américaine à l'ONU en quittant la salle ...
mardi 11 juin 2019
Pour Amnesty International, Assange n'est pas un prisonnier politique
Pour l'incontournable Amnesty International, donnant le la de la bonne conscience occidentale, Julian Assange n'est pas un prisonnier politique. En effet, quelle idée ? Il n'a pas été contraint de se réfugier pendant des années dans une ambassade à Londres en raison de ses idées et cette ambassade n'a pas été contrainte de le donner en raison de ses idées. Alors pourquoi le défendre ?
Si vous aviez encore des illusions au sujet de l'impartialité de cette organisation ...
mercredi 15 mai 2019
Rencontre Lavrov / Pompeo : à la recherche d'un nouvel équilibre international
La rencontre entre Pompeo et Lavrov à Sotchi s'inscrit dans une série de discussions houleuses entre les Etats-Unis et la Russie, où chacun défend des intérêts loin d'être convergents. Le fait que la Russie affirme son droit à avoir des intérêts propres surprend les Etats-Unis, qui pensaient être les seuls dans cette situation privilégiée. C'est la recherche d'un nouvel équilibre international qui est en jeu.
jeudi 2 mai 2019
Guaido ou le coup d'Etat américain au Venezuela : démonstration
Que l'on aime ou non Maduro, la question n'est pas là. Il ne s'agit pas de préférences personnelles, mais du fonctionnement institutionnel d'un Etat, de sa souveraineté. Maduro a été élu, ne plaît pas au clan atlantiste, car les ressources pétrolières du Venezuela sont trop importantes pour rester en dehors du contrôle américain. Pour y remédier, les Etats-Unis lancent une "communauté internationale" d'états satellites dociles, décrétant que le fantoche Guaido est le président légitime non élu. Une troisième tentative de renversement du pays est en cours. Et la machine politico-journalistique tourne à plein régime pour faire oublier une scandaleuse et banale ingérence.
mercredi 27 mars 2019
Venezuela : une nouvelle forme de guerre - numérique ?
Le Venezuela est la cible d'une cybetattaque sans précédent, qui semble dessiner les traits d'une nouvelle forme de guerre : après avoir lancé le mouvement du tout-numérique sur la vague "progrès par la globalisation" et de l'importance "de ne pas être en retard", les moyens d'une intervention à distance ont été donnés, sans chars, tanks, avions, permettant de déstabiliser le pays en pianotant sur un clavier. Comme nous l'avons souvent répété, de la virtualisation de l'Etat à sa disparition, il n'y a qu'un pas. Le Venezuela est un exemple à réfléchir.
mardi 26 mars 2019
Le crash des Boeing 737 MAX : le crash de la dérégulation
Discrètement, l'on apprend dans la presse américaine que Boeing avait obtenu de réduire le contrôle des organes étatiques, contrôle transféré à ses propres ingénieurs avec les résultats que l'on connaît pour la modique somme de 15 millions de dollars. Avec cette furie de la dérégulation qui s'empare des Etats, et atteint des sommets inquiétants en Russie, il serait bon de revenir sur cette histoire. Car en fin de compte, l'intérêt du business n'a rien à voir avec l'intérêt public et le business ne peut en aucun cas être destiné à le "protéger". Le crash des deux Boeing 737 MAX, c'est le crash de la dérégulation. Le crash du marché tout-puissant.
samedi 23 mars 2019
Ukraine / US : de la relativité du culte de la lutte contre la corruption et de l'indépendance de la justice
Une information surprenante est apparue dans la presse américaine, qui est passée plutôt inaperçue en France. Lors de son interview à The Hill, le Procureur général ukrainien a directement accusé l'ambassadrice américaine d'ingérence dans les affaires pénales et judiciaires internes, fournissant une liste "d'intouchables". Bref, de la relativité de l'indépendance de la justice et de l'importance encore plus relative de la lutte contre la corruption en Ukraine ...
lundi 4 février 2019
La fin du FNI : la Russie relève le défi
Après l'annonce, sans grande surprise, par les Etats-Unis de la suspension de leur participation au Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), le Président russe a déclaré la suspension symétrique par la Russie de sa participation à un Traité, qui perd alors tout son intérêt stratégique, rappelant que depuis longtemps les Etats-Unis préparent le réarmement du pays et violent l'équilibre des forces établi. Finalement, ce sont les pays européens qui risquent de payer le prix fort pour leur dépendance stratégique.
mercredi 26 décembre 2018
Billet en passant : Cette autre guerre, celle de l'idéologie
Beaucoup s'interrogent sur la Troisième Guerre mondiale, d'aucuns de prévoir où elle commencera, et les zones de conflits ne manquent pas, d'autres de l'assimiler au terrorisme. A chaque fois, l'on imagine une guerre comme elles furent. Avec des Etats et des armées, qui se lancent les unes contre les autres. D'où "troisième". D'où "mondiale". Celle-ci aura pourtant très peu de chance d'avoir lieu, faute d'Etats et d'hommes d'Etat. Faute d'être contraire aux intérêts du commerce. Mais la guerre nouvelle, effectivement la dernière, est en cours. Cette guerre non pas des Etats, mais contre les Etats, cette dernière guerre de ce monde errant autour de l'idéologie libérale. Qui a fait autant de morts que le communisme, qui a enchaîné les hommes à leur outil de travail puis à leurs découverts bancaires, qui a retourné des systèmes politiques, détruit des Etats, ouvert des guerres locales, massacré, brûlé, gazé en masse. Et continue. Avec des Etats affaiblis ne pouvant réagir comme Etat. Des managers falots à la place des politiques. Cette guerre est la Chienlit généralisée. Parfaitement illustrée dans la zone ukrainienne.
vendredi 16 novembre 2018
Syrie: le camp de réfugiés de Rukban, nouveau camp de concentration en zone américaine
La situation humanitaire est telle dans le camp de réfugiés Rukban, situé dans la province de Homs tenue par les Etats-Unis, que certains le comparent aux camps de concentration. De fait, les réfugiés sont pris en otage par les terroristes, qui s'y réfugient et, dans l'indifférence totale de la communauté internationale, leur font subir les pires sévices. C'est le cri d'alarme que lance le centre russe de réconciliation basé en Syrie, faisant partie du ministère de la Défense, qui s'occupe de l'aide humanitaire et de la surveillance du cessez-le-feu dans le pays.
jeudi 6 septembre 2018
Vers la fin de la guerre en Syrie?
La guerre en Syrie semble toucher à sa fin, la bataille d'Idlib, malgré les exhortations américaines de ne pas blesser leurs terroristes, se met en place et sous l'égide de la Russie une conférence internationale sur les réfugiés est prévue. Si tout cela arrive à son terme, ce sera la plus grande défaite, politique et militaire, du clan atlantiste, pouvant sérieusement remettre en cause la croyance en un monde unipolaire, ce qui explique la réaction de Trump.
vendredi 10 août 2018
Les nouvelles sanctions américaines contre la Russie: un pas est franchi dans l'affrontement
Après que les Présidents russe et américains se soient rencontrés, après l'invitation lancée par Trump à Poutine pour poursuivre la discussion à Washington, les Etats-Unis se préparent à lancer une attaque sans précédent contre la Russie, par l'annonce de sanctions particulièrement violentes et surtout en annonçant des conditions de sorties absolument dégradantes pour la Russie. Comment en est-on arrivé là? Entre les Etats comme entre les individus, chacun occupe la place que l'autre lui laisse occuper. Ou pourquoi la Russie a laissé le champ libre à cette guerre ouverte?
samedi 4 août 2018
Nouvelles sanctions américaines contre la Russie: quelle place pour la dissidence internationale?
Les Etats-Unis viennent d'adopter de nouvelles sanctions contre la Russie, ou plutôt contre une petite banque russe qui aurait offert ses services au représentant d'une banque nord-coréenne - basé à Moscou. Le département américain du Trésor porte haut le drapeau du gendarme international, question de principe, qui oblige à s'interroger à la marge de manoeuvre de la Russie dans ce Concert des Nations.
mardi 17 juillet 2018
Le renouveau des relations US/Russie: du bouton au ballon
La rencontre qui s'est déroulée hier à Helsinki entre les présidents Trump et Poutine n'a pas changé la face du monde, aucune rencontre entre des Présidents, en soi, n'en a le pouvoir. Leur force dépend du contexte dans lequel elles se déroulent. Celle-ci, dans le cadre de la remise en cause toujours plus forte du monde monopolaire, de l'affermissement de la Russie comme acteur international, de la remise en cause des organes de la globalisation, tel l'UE, cette rencontre ouvre la voie à une possible rediscussion de l'équilibre international où l'Etat souverain retrouve toute sa place.
mardi 10 juillet 2018
Le sénateur américain Kennedy ou pourquoi la russophobie n'est pas conjoncturelle
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| sénateur J. Kennedy |
Début juillet, un groupe de sénateurs américains était venu en visite en Russie, tester le terrain avant le sommet Trump / Poutine du 16 juillet. Sur place, leurs déclarations avaient été plutôt contenues, ce qui avait provoqué l'ire de la presse américaine (voir notre texte ici). De retour dans leurs pénates, le vent tourne et la haine du pays ressort par la bouche du sénateur Kennedy: le Gouvernement russe n'est qu'une mafia qui n'a aucune philosophie politique, Poutine est un dictateur, aucune négociation n'est possible, le mieux est de tenter de les contenir. Mais pourquoi une réaction à tel point viscérale alors que finalement la Russie a repris la plus grande partie des traits occidentaux? Ou peut-être en raison de cela. Retour sur les faux espoirs, à chaque fois relancés dans l'establishment russe, d'être "enfin" accepté parmi "les siens". Comme si cela pouvait être un but de politique nationale.
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