Chers Amis, je voulais aujourd'hui vous souhaiter de belles fêtes de Noël! Noël, qui est le symbole d'une paix, que nous avons perdue et qu'il va nous falloir reconstruire. Une paix, qui peut être une paix de soumission ou une paix de liberté. A nous de choisir. Et pour nous accompagner, voici un poème de Paul Verlaine, Noël.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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samedi 24 décembre 2022
vendredi 27 décembre 2019
Billet entre deux : Quand le mythe de la liberté totale conduit à la mise en place d'une surveillance totale
Au nom de l'Individu-Roi, aucune limite ne doit - théoriquement - être imposée à l'expression et à la réalisation du caprice. Ce qui, petit à petit se met en place. Réduisant d'autant l'être humain. En contrepartie, la surveillance se développe à grands pas, touche de plus en plus de domaine de la vie privée par l'accès à de nombreuses informations nous concernant, sans provoquer de grands mouvements de défense des libertés réelles. La dernière, discrète, en date : l'accès aux informations concernant nos réservations de transport remises à la Police nationale. Le terrorisme autorise beaucoup, la liberté réelle se réduit d'autant. Toute la difficulté dans nos sociétés est de trouver cet équilibre entre la protection, et donc la nécessaire surveillance, et la liberté, qui ne peut être réduite à la dictature de l'Individu.
jeudi 2 octobre 2014
La presse et la sécurisation de l'internet russe

Le net russe déborde de déclarations plus grandiloquantes les unes que les autres se résumant en ceci: le régime totalitaire russe de V. Poutine veut isoler l'internet russe, bloquer l'accès des internautes russes aux informations du Monde Libre, etc. La situation est beaucoup plus prosaïque: suite à l'augmentation des cyber-attaques, il faut renforcer la sécurité de l'internet russe pour des raisons de sécurité nationale, sans pour autant toucher aux droits des particuliers.
lundi 27 janvier 2014
Ukraine: quand nos valeurs sont-elles devenues des slogans?
Dans toutes révolutions ou tentatives de révolution, on retrouve des constantes: une minorité organisée qui entraîne une majorité, un groupe politique minoritaire qui veut prendre le pouvoir, des slogans qui doivent légitimer et couvrir le sang.
Si l'on est moins théorique, on y retrouve de la chaire humaine sur les pavés, des cris, des larmes, du sang et des chants pour colorier la couverture médiatique et rassurer.
L'on retrouve tout cela en Ukraine. Dans un pays au bord de la faillite, qui se déchire, qui risque de se diviser. Et les représentants du département d'Etat américain, de l'Union Européenne, détournent un regard myope pour répéter l'horreur de la politique russe qui veut reconstruire l'Union soviétique. Une Russie pourtant bien absente de la scène médiatique.
Et les valeurs, nos valeurs, de liberté, de respect de la personne humaine, du droit des peuples à l'autodétermination sont tournées en dérision par ceux-là mêmes qui doivent les protéger. Pour les avancer sans rougir, il ne faut pas parler des soldats de Maîdan, cagoulés et bien entraînés, par qui d'ailleurs, la question reste ouverte. Il faut cesser de respirer lorsque les cocktails molotov et les balles sortent des rangs des manifestants pacifistes. Il ne faut pas voir le portait de ce triste sire Bandera guider ces résistants de la place Maîdan. Triste sire s'il en est et bien loin des valeurs européennes, à la pointe du nationalisme ukrainien, terroriste, collaborateur lors de la Seconde Guerre mondiale. Un palmarès qui semble donner des ailes à cette opposition dénommée démocrate.
Pourquoi nos dirigeants soutiennent-ils à l'étranger des mouvements qu'ils essaient à tout prix de discréditer chez eux? Y aurait-il deux poids deux mesures? Pourquoi les médias tiennent-ils sur ces questions un pieux silence? Dérangeant et gêné. Qu'avons nous fait de la liberté chez nous?
Est-ce parce que nous traitons avec cynisme nos propres valeurs que nous les laissons mettre à terre à nos frontières?
La liberté devient l'obéissance bon ton, le respect de la personne humaine devient celui de certains, les peuples peuvent s'autodéterminer comme il leur est expliqué de le faire. C'est, semble-il, ce que nous exportons le mieux ces derniers temps.
A quel moment avons-nous pris la mauvaise direction? A quel moment avons-nous fait des valeurs pour lesquelles nos ailleux se sont battus de simples slogans ?
mardi 10 juillet 2012
Nouveau projet de loi: le contrôle d'internet ou la lutte pour la protection de l'enfance?
Alors que le climat est tendu entre la société civile et le pouvoir en raison de la discussion du projet de loi sur le financement étranger des ONG à vocation politique, en raison d'affaires qui scindent la société, comme l'affaire Pussy Riot, la Douma commence l'examen d'un projet de loi qui vise à contrôler le contenu disponible des sites internets sur le territoire de la Fédération de Russie.
Une partie de la presse parle de la mise en place d'une censure signe des méthodes employées en Chine, de la fin de la liberté d'internet en Russie, Wikipédia en russe s'est mis en grève et ne diffuse plus d'information en signe de protestation contre la censure possible. Le projet de loi est alors présenté de la manière suivante (voir http://www.gazeta.ru/politics/2012/07/10_a_4676113.shtml). Sous couvert de lutte contre la pédophilie, contre l'incitation au suicide, un registre serait mis en place interdisant certains sites ou certaines informations publiées en Russie. Si dans les 24h de l'avertissement, le contenu n'est pas enlevé, le site est fermé. Mais le projet de loi ne parlerait pas de la pédophilie et autres et indiquerait simplement "tout contenu interdit en Russie", ce qui laisserait les mains libres à une interprétation arbitraire et liberticide. Il est reproché au projet de loi de ne pas faire expressément référence à la protection de l'enfance, pourtant ...
Regardons le projet de loi de plus prêt (voir ici http://asozd.duma.gov.ru/main.nsf/(Spravka)?OpenAgent&RN=89417-6). Le projet concerne la modification de deux textes de loi, le premier est la loi sur la protection des enfants contre les contenus informatifs pouvant causer un dommage à leur santé ou à leur développement et le second est la loi sur l'information, les technologies d'information et la défense de l'information. Dans le premier texte, les mesures sont détaillées. Dans le second, les journalistes ne se sont arrêtés, étrangement, qu'à la lecture de l'intitulé du nouvel article 15 de la loi, sans lire la suite. Du coup, cela est interprété comme une interdiction générale, quisqu'il s'agit de l'interdiction de diffusion de toute information interdite sur le territoire russe. Mais dans l'alinéa 4.1), il est précisé que cette information concerne l'information pornographique pour les mineurs, l'incitation au suicide, les lieux où il est possible de se procurer de la drogue, les moyens de la fabriquer à domicile etc.
L'alinéa 4.2) pourrait soulever plus de questions, puisqu'il est précisé que l'interdiction concerne également toute information déclarée illégale suite à une décision de justice devenue définitive. Un député Edinaya Rossiya dit qu'il serait possible que cette modification législative concerne également l'information considérée comme extrémiste. Ce qui entrerait dans le champ prévu par cette disposition.
Quel est le problème? Le texte de loi en lui-même? Non: qui peut souhaiter la propagation d'une information nuisible à ses enfants, qui peut soutenir la liberté d'une information extrémiste? Personne. Le problème est ailleurs. Il est dans l'absence de confiance en le pouvoir pour réguler dans l'intérêt de la société la boîte de Pandorre qu'est internet. Il est également dans l'absence de confiance en la justice. C'est ici un cercle vicieux. L'Etat ne pourra mener aucune réforme utilement, tant que le lien de confiance ne sera pas rétablie.
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