La grande fête européenne n'a pas eu lieu en Moldavie. Il s'agirait même plutôt d'un véritable tour de force. Le référendum pour l'entrée de la Moldavie dans l'UE, que les médias et les élites globalistes annonçaient gagné d'avance, est passé d'un cheveu, grâce au vote aussi inattendu que massif de Moldaves de l'étranger. Personne n'ose parler de manipulation ... sinon bien sûr de la part de la Russie.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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mardi 22 octobre 2024
jeudi 7 avril 2016
Les leçons du référendum hollandais
Les résultats du référendum hollandais sur l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine sont tombés. Logique et rationnel: non. Sans ambigüité. Alors que le Parlement national l'avait ratifié. Deux leçons peuvent, immédiatement, en être tirées: 1) Il concerne tout autant l'UE en général que l'Ukraine en partiuclier; 2) La dissociation entre les peuples d'Europe et leurs organes dirigeants s'accentue depuis 2005.
lundi 4 avril 2016
Le référendum hollandais: pour l'Ukraine ou contre la Russie?
Le 6 avril, les néerlandais doivent se prononcer sur l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine. La population reste, dans l'ensemble, défavorable malgré une campagne, financée par G. Soros, défiant toutes les limites, voire les lois du pays.
lundi 6 juillet 2015
La Grèce remet en cause le bien-fondé d'une UE néolibérale
Les résultats du référendum sont tombés hier soir: à plus de 60%, le peuple grec s'est prononcé contre la politique d'austérité que les instances européennes veulent continuer à lui faire avaler en guise de cure de jouvence. Pour autant, nous ne connaissons pas encore le véritable résultat de ce référendum. Je ne parle pas des chiffres. Je parle des enjeux politiques.
mercredi 14 mai 2014
De réelles sanctions contre la Russie dépendent des accords énergétiques avec la Chine ou la question de l'intérêt légitime des Etats Unis
Voir: http://el-murid.livejournal.com/
http://www.gazeta.ru/politics/2014/05/13_a_6028881.shtml
http://www.gazeta.ru/politics/2014/05/13_a_6028581.shtml
http://www.gazeta.ru/business/2014/05/13/6029645.shtml
http://www.gazeta.ru/politics/2014/05/13_a_6028881.shtml
http://www.gazeta.ru/politics/2014/05/13_a_6028581.shtml
http://www.gazeta.ru/business/2014/05/13/6029645.shtml

Biden père et fils défendent leurs intérêts en Ukraine
De nouvelles sanctions ont été prises contre la Russie car les régions de Lugansk et de Donetsk, en Ukraine, ont organisé un référendum sur leur autodétermination, référendum que la Russie leur avait officiellement demandé de reporter pour donner une chance au dialogue nationale.
Toutefois, suite aux crimes commis par le pouvoir ukrainien actuel à Odessa et à Mariupole, les population de l'Est ne veulent plus être soumises à un pouvoir qui les considèrent en gros et en général comme terroristes.
Elles ont donc organisé un référendum et Moscou, ou plus précisément le régime sanglant de V. Poutine, est responsable. Logique. Donc il faut le sanctionner. Logique. En ce qui concerne les morts et les disparus par centaines, dommage. Ce ne sont manifestement que des dégâts collatéraux d'une guerre énergétique venue définitivement dévoyer l'idée de démocratie et d'autonomie de l'Europe, même de cette Veille Europe surannée qui fait rêver. Au fait de quoi la Russie est-elle responsable? Principalement de sa souveraineté et de sa puissance énergétique.
Donc, sortons du rêve. Deux réalités sur lesquelles il est possible aujourd'hui de s'appuyer pour analyser ce qui se passe autour de l'Ukraine. Comme nous l'avons répété à plusieurs reprises, l'Ukraine n'est qu'une occasion pour un conflit plus général. Géopolitique, certes, mais comme la puissance passe par l'argent, les racines énergétiques apparaissent de plus en plus clairement.
Très discrètement, la compagnie Burisma, qui est leader du marché éneregétique en Ukraine, vient de faire entrer Hunter Biden dans le Conseil de direction de l'entreprise. Mais si, c'est bien lui, le fils. Le fils de Joe Biden, vice-président des Etats Unis. Mais tout est normal, les intérêts du business en général, et du fils du vice-président en partiuclier, ne vont pas du tout interférer sur les décisions qui seront prises par un Etat démocratique. Parce qu'il faut se demander où est la cause et où est la conséquence? Toujours est-il que ce conflit d'intérêt flagrant fait tomber le masque démocratique de ce conflit.
Si les Etats Unis poussent les pays européens dans un combat violent visant à séparer hermétiquement la Russie de l'Ukraine et la Russie de l'UE, c'est pour garantir et faire prospérer les intérêts américains en matière énergétique. Le gaz de schiste c'est mignon, mais pas exportable avant 2020 minimum. En attendant, il y a de l'argent à faire.
Donc l'UE, transformée en drône politico-économique, remplit son rôle et les pays totalement soumis aux Etats Unis, comme la France par exemple, déclarent que les véritables sanctions économiques, qui toucheront notamment les domaines de l'énergie ou de la défense, seront prises si les élections présidentielles ne se déroulent pas normalement.
Et la Russie en sera évidemment responsable. Bref, la décision de prendre de véritables sanctions semble, elle, avoir été prise. Reste à trouver l'occasion de les prononcer. Or, la Russie n'a pas envoyé ses troupes à Odessa après le massacre, elle n'a pas réagit non plus à Mariupole, elle n'a pas officiellement reconnu les républiques de Donetsk et Lugansk, elle n'a pas répondu à leur demande prématurée d'entrer dans la Fédération de Russie. Bref, la Russie ne donne pas l'occasion de prononcer les sanctions la tête haute.
Il risque de falloir les prononcer la tête basse et le regard fuyant. Pour cela, deux dates.
Le 20 mai, le Président russe sera en Chine pour conclure des contrats divers et variés, notamment en matière énergétique. Si cela est le cas, peu importe les apparences, les intérêts vitaux des Etats Unis seront touchés, l'UE devra agir. Oui, l'UE en première ligne.
Le 25 mai, les élections présidentielles auront lieu en Ukraine, quand tout le territoire ne veut pas les organiser, quand les candidats d'opposition se sont fait agresser pour retirer leur candidature, quand il risque d'être dans l'intérêt international de les faire échouer. Pour que la Russie soit responsable et que l'on puisse prononcer ces merveilleuses sanctions qui doivent remodeler le rapport de force économique global. Sans oublier que les voisins, gentils européens, de l'Ukraine commencent à avoir les dents qui poussent. Par exemple, la Hongrie affirme ses intérêts légitimes sur le bassin des carpates en Ukraine et demande la double nationalité pour les hongrois de souche ainsi que l'autonomie de la région.
Autrement dit, si l'Ukraine continue sa politique, elle conduira au démentèlement du pays, ce qui semble être le but des dirigeants actuels, et l'intérêt de leur sponsor principal.
En ce qui concerne l'UE, il est triste de constater qu'elle n'est pas en meilleur état que l'Ukraine, au moins du point de vue moral ou éthique. Comment sommes-nous passés de Cassin et Delors à Ashton et Fabius ?
lundi 12 mai 2014
Référendum de Donetsk et Lugansk: de l'Ukraine à Novorossia?
Voir: http://izvestia.ru/news/570617
http://itar-tass.com/politika/1179030
http://www.kommersant.ru/doc/2468725

http://itar-tass.com/politika/1179030
http://www.kommersant.ru/doc/2468725

Malgrè les déclarations de V. Poutine, Président du pays censé destabiliser l'Ukraine et donc soutenir les mouvements indépendantistes, demadant le déplacement du référendum, malgrè les menaces intérieures de Kiev sur la responsabilité des organisateurs de ce référedum, les régions de Dontesk et de Lugansk ont choisi l'indépendance. Pour autant, le sort de ces nouvelles républiques indépendantes n'est pas évident.
Evidemment, Bruxelles et Washington ne reconnaissent ni la légitimité du référendum, ni les résultats. Evidemment, le Président par interim de l'Ukraine, qui n'a jamais été élu rappelons-le et est arrivé au pouvoir par la force et par la rue, qualifie ce référendum de farce de propagande qui n'aura aucunes conséquences juridiques, si ce n'est la responsabilité pénale de ses organisateurs. Quant à la Russie, elle garde le silence, son Président V. Poutine se prononcera après l'annonce des résultats officiels.
Pourtant la population de ces toutes jeunes républiques autonomes de Donetsk et de Lugansk s'est déplacée en masse. Le taux de participation dans la région de Donetsk est de 74,87%, ce qui fait environ 2,24 millions de votants. 89,07% se sont prononcés en faveur de la déclaration d'indépendance de la région de Donetsk et 10,19% contre (0,74% de bulletins nuls). Dans la région de Lugansk, le taux de participation est de 81%, soit environ 1,3 million de votants et 95,98% se sont prononcés pour l'indépendance de la région de Lugansk. Cette réussite fut une grande surprise pour les médias, mêmes occidentaux, qui en parlent. Maintenant, que faire?
Après la Crimée et Sébastopole, la politique radicale et discriminatoire menée par les nouvelles autorités de Kiev viennent de faire perdre à l'Ukraine encore deux régions. Mais plus que cela, c'est bien l'avenir de l'Ukraine elle-même qui est en jeu. Et le pouvoir en place peut voir son assise vaciller. Pour exemple, le magnat de la métallurgie ukrainienne, Rinat Akhmetov, bien placé au niveau mondial, par l'intermédaire de la compagnie Metinvest, commence à faire pression sur Kiev pour qu'il change sa politique avant d'avoir provoqué l'explosion de toute l'Ukraine. Pourtant, ce magnat était un des sponsors de Maïdan. Mais, le mouvement qui devait aboutir à un changement d'élites et d'oligarques n'avait pas prévu la perte des territoires, surtout quand une grande partie de ses actifs en Ukraine se trouve justement dans le Sud-est.
Si le sort de l'Ukraine devient inquiétant, car toute insécurité aux portes de l'UE risque d'entraîner une opération de sauvetage en urgence, dont les pays européens n'ont ni les moyens ni la volonté en ce moment, sans même parler des politiques d'austérité que la population ukrainienne devra endurer pour payer son "rêve européen". Le sort de ces nouvelles républiques est également incertain. L'idée avait été lancée de (re)créer la République de Novorossia. Mais, dans les frontières de ces deux régions, le territoire sera difficilement viable de manière autonome et la Russie, à la différence de la situation avec la Crimée et Sébastopole, ne semble pas se dépêcher de récupérer de nouveaux arrivants. Quant à l'organisation de référemdum dans d'autres régions, ce n'est pas évident. Donc, il faudra bien construire l'indépendance, sans la reconnaissance internationale, donc sans aide internationale. Quant à l'entrée de cette toute jeune république dans l'Union douanière, elle ne sera pas automatique: le Kazakhstan ne saute pas de joie à l'idée de reconnaître ce nouveau sujet de droit international. Quant à la formule des "états associés" comme avec la Biélorussie, celle-ci devra donner son accord ou bien faudra-t-il lancer une nouvelle formule de partenariat intégré. Et reste encore en suspend la question de la Transnistrie, où Rogozine se trouvait il y a quelques jours, ce que toute la communauté internationale et l'OTAN n'ont pas manqué de savoir. Depuis longtemps ce territoire veut rentrer en Russie, depuis tout aussi longtemps, la Russie traîne la patte. La reconstitution d'une République Novorussia ne serait-elle pas une porte de sortie?
Quant aux sanctions économiques? Les Etats Unis et l'UE ont déjà montré, chacun, leurs intérêts et leurs limites. La construction d'une nouvelle République indépendante, zone tampon entre la Russie et l'OTAN, n'y changera strictement rien, car le fondement des sanctions économiques est bien ailleurs.
jeudi 8 mai 2014
Russie / OSCE: comment comprendre la diplomatie de V. Poutine à propos de l'Ukraine?
Voir: http://el-murid.livejournal.com/1782949.html
http://www.gazeta.ru/politics/2014/05/08_a_6022297.shtml
http://pavel-shipilin.livejournal.com/273750.html
http://censor.net.ua/news/284373/yatsenyuk_udivlen_obsujdeniem_ukrainskogo_voprosa_v_moskve_dorojnaya_karta_kotoruyu_peredal_mid_suschestvenno
http://www.gazeta.ru/politics/video/putin_prizval_otlozhit_referendum_na_yugo-vostoke_ukrainy.shtml

Pavel Gubarev, Gouverneur populaire libéré hier
http://www.gazeta.ru/politics/2014/05/08_a_6022297.shtml
http://pavel-shipilin.livejournal.com/273750.html
http://censor.net.ua/news/284373/yatsenyuk_udivlen_obsujdeniem_ukrainskogo_voprosa_v_moskve_dorojnaya_karta_kotoruyu_peredal_mid_suschestvenno
http://www.gazeta.ru/politics/video/putin_prizval_otlozhit_referendum_na_yugo-vostoke_ukrainy.shtml
Pavel Gubarev, Gouverneur populaire libéré hier
Hier, à Moscou, a eu lieu une rencontre entre le président de l'OSCE Didier Burkhalter et V. Poutine à propos de la crise en Ukraine. A la suite de cet échange, V. Poutine a demandé au Sud-Est ukrainien de reporter pour l'instant le référendum d'autodétermination, qui doit avoir lieu le 11 mai, pour donner une chance à la négociation politique à l'intérieur du pays, entre toutes les parties. Evidemment, certaines conditions furent posées, toujours les mêmes, concernant le désarmement des milices privées, la fins des opérations militaires contre la population, l'organisation de tables rondes avec les représentants du Sud-est, la libération de tous les prisonniers politiques. Dans ce cas, si toutes ces conditions sont réunies, la Russie envisage alors la possibilité de reconnaître la validité des élections présidentielles du 25 mai.
Inutile de dire que la surprise fut générale. En début d'après-midi, la libération du gouverneur populaire Pavel Gubarev est annoncée et provoque une réaction de liesse populaire dans la région, surtout avant le référendum du 11 mai devant déterminer du statut des régions de Lugansk et Donetsk. Enfin un vrai leader pour la région. Et le soir, V. Poutine leur demande de suspendre l'organisation du référendum.
Le moment est-il bien choisi? Oui et non.
Non, car après le massacre de Odessa, pour beaucoup d'habitants de l'Est, l'Ukraine est restée dans les ruines de l'immeuble des syndicats. D'autant plus que l'horreur est pire que ce que l'on pensait. Comme le confirme aussi le Procureur général ukrainien, ce qui s'est passé est une action planifiée et organisée à l'avance par de hautes personnalités de Kiev et avec la participation active des forces de polices locales. Ainsi, des extrémistes sont entrés dans le bâtiment avant que la foule ne vienne s'y réfugier, ils ont préparé les lieux, déjà tué et violé, bloqué certains accès et déposé des produits inflammables. Quand la foule est entrée, le feu a été mis de manière à bloquer la sortie principale et le "nettoyage" a été fait dans les étages. Ce qui prouve cette version, confirmée également par l'examen des lieux par les experts de l'OSCE, est le fait que les corps ne soient que partiellement brûlés, que d'autres soient en position de viol (il y en a même eu un enregistrement diffusé sur Youtube), etc. Plus de détails ici sur la préparation de l'opération: http://el-murid.livejournal.com/1774760.html
Et pour l'analyse des corps: http://m.livejournal.com/read/user/frallik/781599
Par ailleurs, comme le confirme les personnes relâchées par la police sur demande de la Procuratura, et comme le confirme le Procureur général, une partie des gens furent gazés avant d'être achevés une balle dans la tête, et enfin localement brûlés pour en partie détruire des preuves potentielles, sans oublier que la liste des disparus qui ne fait qu'augmenter et que le nombre réel de personnes ayant péris dans ce massacre peut atteindre 200 personnes. 200 être humains, plus la centaine de morts lors de Maïdan, plus les civils tués et blessés par les opérations militaires, plus les militaires tués et blessés. Tout ça pour finalement destructurer totalement le pays, mettre des oligarques dans les régions et faire élire le candidat-oligarque américain Poroshenko? Cela en vaut-il réellement la peine? Surtout que derrière, Timochenko promet une troisième révolution si elle n'est pas élue.
Difficile de vivre ensemble avec tout cela. C'est pourquoi aussi la réaction de V. Poutine a pu surprendre. Quand parallèlement, les forces armées intensifient leurs attaques contre les forces d'autodéfense, mais également contre la population civile, où des dizaines de civiles ont trouvé la mort ces trois derniers jours.
Mais c'est peut être pour cela qu'il est urgent de s'asseoir à la même table. Qu'il faut trouver une porte de sortie. Ce que semblent avoir compris certains parenaires européens et certains individus à Kiev.
L'autre paramètre rendant la proposition russe actuelle, est la question du gaz. L'Ukraine ne paie pas et ne paie rien. Si elle continue encore deux mois, les réserves de gaz en Ukraine seront trop faibles pour qu'elle puisse assurer le transit et l'Europe risque de se retrouver en difficulté cet hiver, sans même parler des entreprises.
Pour autant, la situation a beaucoup d'inconnues. Tout d'abord, les réactions à Kiev sont diversifiées. Le Premier ministre Iatséniouk est particulièrement en colère: il a été totalement contourné, non seulement par la Russie, mais surtout par l'OSCE. Et hier soir, il déclarait qu'il ne comprenait pas pourquoi l'OSCE et la Russie, sans la participation des Etats Unis et de l'UE et évidemment de l'Ukraine elle-même, ont pu prendre une décision concernant l'Ukraine. D'autant plus qu'avec ses conseillers (américains) ils avaient préparé et envoyé une autre feuille de route, qui est très sensiblement différente de celle-ci. Le ministre des affaires étrangères déclare, pour sa part, qu'il faut discuter avec les représentants de l'Est, tout le monde est fatigué de cette guerre. Le Président par intérim et chef du Parlement Tourchinov, lui, ne veut pas en entendre parler.
D'autre part, hier, que ce soit le coordinateur du mouvement de O. Tsarev ou des groupes d'autodéfense, tout le monde a déclaré que la décision de reporter ou non le référendum appartient à la population elle-même. La décision sera prise aujourd'hui. Pour l'instant, Donetsk a déjà décidé d'organiser le referendum.
Bref, une certaine dissenssion se fait au sein du pouvoir en Ukraine, mais également au sein des "partenaires" de la Russie. Diviser pour mieux règner, il semblerait que la Russie ait joué cette carte, qui du même coup enlève tout son sens aux sanctions économiques. Jouant dans le même temps les pays européens contre l'UE et les Etats Unis. Les intérêts américains reposent sur la rupture entre l'Europe et la Russie pour un meilleur contrôle de la région et ce contrôle passe par le contrôle énergétique. Mais l'UE n'est pas un Etat et les Etats ont un instinct de survie qui vient de leur nature politique, nature qui fait défaut à l'UE et la rend plus facilement manipulable.
L'Allemagne en tête, suivie de nombreux Etats européens, félicitent le Président russe. Les marchés sont repartis à la hausse. Les Etats Unis sont hésitants.
Toutefois, le revers de la médaille est l'impression plus que mitigée que va laisser dans le Sud-est cette position. Donetsk va déjà organiser le référendum, et la population peut se sentir trahie. D'autant plus qu'à Mariupol, par exemple, la tension monte à nouveau aujourd'hui. Il y a même eu utilisation de gaz.
Donc comment interpréter cette diplomatie russe?
Mieux vaut une mauvaise paix que n'importe quelle guerre? Peut être. Mais le moment de la paix est important, il aurait mieux fallu attendre trois jours.
De toute manière il faut sortir du conflit qui commence à coûter cher et le clan "libéral" russe est revenu en force. Vendre les populations du Sud-est contre des points sur les marchés internationaux?
Il est évidemment que les conditions ne seront pas réunis et le référendum aura quand même lieu. Mais la Russie ne pourra plus être accusée de faire dégénérer la situation.
Attendons pour voir, déjà, ce qui se passera dimanche.
vendredi 21 mars 2014
La guerre des nerfs ou l'escalade des sanctions
Voir: http://izvestia.ru/news/567880
http://itar-tass.com/mezhdunarodnaya-panorama/1063956
http://itar-tass.com/mezhdunarodnaya-panorama/1063956
Hier, les Etats Unis ont annoncé un élargissement de la liste des personnalités russes visées par les santions, à savoir refus de visa et gel des actifs. L'UE y réfléchie du coup aussi. La Russie a déjà répondu aux Etats Unis et affirme avoir une réponse adaptée pour chaque nouvelle sanction à venir. Autrement dit, la Russie signifie qu'elle "n'offrira" pas la Crimée une deuxième fois.
Dans la liste américaine, on voit apparaître plusieurs personnalités russes soupçonnées de soutenir l'adhésion de la Crimée à la Russie. Vue l'argumentation sur laquelle se fonde la liste des personnes, on peut s'étonner qu'elle soit aussi courte finalement, car le soutien est généralisé. Ce dont les partenaires occidentaux de la Russie devront finir par se rendre compte.
En dehors d'un conseiller du Président, du chef de l'administration présidentielle, du président de la chambre basse, etc, on voit apparaître également le business avec des hommes d'affaires et ... une banque. Les représentants de la banque Russie ne comprennent pas très bien ce qu'ils viennent faire dans cette affaire. Ils passent un audit complet chaque année, leur banque a un statut international reconnu et respectent la législation nationale et internationale.
Pour sa part, la Russie a également mis dans sa liste des politiciens américains défendant un point de vue ouvertement anti-russe et des responsables. Toutefois, elle n'est pas allée jusqu'à toucher le business ou les banques américaines. Donc, réponse il y a, mais elle n'est pas symétrique. Et l'on pourrait dire, heureusement.
Les européens, pour leur part sont embarrassés. Ils peuvent eux aussi élargir la liste, qui était déjà plus large que la première liste américaine. Mais ils ont peur d'aller trop loin et de porter préjudice à leur propre économie. Une barrière, nouvelle, semble émerger. De la tenue du référendum, l'on était passé aux résultats de ce référendum pour finalement, selon l'Allemagne, poser comme ligne rouge à l'introduction de sanctions contre le business, l'introduction de troupes russes dans l'Ukraine de l'Est.
En effet, la situation dans l'Est fait peur. Car la politique destructrice menée par Kiev commence à soulever la population dans la région. Des groupes appellent aussi la Russie à l'aide, certains parlent de référendum. Pour l'instant, cela ne semble pas sérieux, mais plutôt un moyen de négociation avec Kiev pour obtenir la paix et des avantages. Mais les actions, revendiquées ou non, par les hommes de Kiev ne vont pas dans le sens de l'appaisement à l'Est. Ils risquent eux-mêmes de provoquer la dislocation du pays, comme une député de la Rada l'a rappelé hier, sous les sifflements de ses petits camarades.
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