En cette période de Noel, chacun est sous l'influence de la magie de Noel. Mais il semblerait que certains n'en sortent pas - ou plus - de toute l'année, qu'ils s'y réfugient, qu'ils cherchent le magique faute de ne pouvoir assumer le réel. C'est déjà terrible, humainement, lorsque cet effondrement intérieur touche un individu, cela devient une question de sécurité nationale lorsqu'il s'agit du PDG de la Sberbank, H. Gref, qui est la plus grande banque publique du pays, et du gourou néolibéral A. Koudrine, à la tête de la Cour des comptes. Séminaires sur le bonheur, invitation de gourous pseudo-hindouistes, distribution d'ouvrages américains mormons, tout cela sur fond de grands shows primitifs sur le développement personnel allant jusqu'à un demi-million de roubles la place, une évolution inquiétante ... et dangereuse. L'impasse néolibérale, appuyée sur un management tout-puissant et primitif s'enfonce, comme l'on dit en Russie, dans son zastoï (impasse).
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
Affichage des articles dont le libellé est koudrine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est koudrine. Afficher tous les articles
lundi 24 décembre 2018
jeudi 15 novembre 2018
Quand Koudrine veut blanchir Serebrennikov aux frais de l'Etat : l'amitié, rien de tel !
Le très controversé Alexeï Koudrine, à la tête de la Cour des comptes russe, vient de faire une déclaration des plus étonnante, si l'on a à l'esprit qu'il n'est pas en train de faire ses premiers pas à Bolotnaya ou à une réunion de sa plateforme d'opposition néolibérale, mais qu'il s'agit bien d'un haut fonctionnaire chargé de la surveillance de la bonne utilisation des fonds publics. Ainsi, l'affaire Serebrennikov, dans laquelle le metteur en scène a été interpelé pour détournement de fonds publics à grande échelle, doit servir de base pour repenser le contrôle de l'utilisation des fonds publics - dans le domaine culturel. Certes ... Mais y aurait-il donc "détournement" inacceptable pour la masse et "détournement compréhensible" pour la bonne société culturelle ?
jeudi 30 août 2018
Billet d'humeur en retraite: les néolibéraux russes ont déclaré leur "zastoï"
La réforme des retraites en Russie est en train de couler le Gouvernement, mené par un Premier ministre dont le taux de confiance dans la population est déjà très bas, à moins de 8% en août. Ne pouvant assumer la charge politique de cette réforme globaliste, qui s'inscrit dans la logique de l'OCDE, menée parallèlement en Allemagne aussi, portée en Russie par le clan néolibéral, le Président Vladimir Poutine a dû sortir hier sur les écrans. Il ne peut sauver la réforme, mais il peut l'imposer. Les néolibéraux lui font ainsi payer le prix du soutien populaire. A chacun d'apprécier le fond de ces mouvements globalistes, le parti pris sera de toute manière idéologique. Ce qui nous intéresse ici concerne plus les implications sur la gouvernance en Russie, lors du dernier mandat d'un leader qu'il sera difficile de remplacer. Il semblerait que l'Occident aide à nouveaux ces "libéraux" à recréer artificiellement les conditions de la fin de l'URSS: impression de stagnation politique, désaveu social et mythologie économique. Un cocktail qui rappelle le "zastoï" (stagnation) de Brejnev, remis au goût du jour en "zastoï" néolibéral et qui nous a été bizarrement été servi hier surtoutes les chaînes et sur tous les tons. A quoi bon?
mercredi 23 mai 2018
Russie: Koudrine prend la direction de la Cour des comptes
Alexeï Koudrine est une personnalité idéologiquement très marquée - et très appréciée en Occident, qui vient du "Cercle de Saint-Pétersbourg" à l'époque de la chute de l'Union soviétique, à savoir des proches d'A. Sobtchak et de V. Poutine. Idéologue néolibéral, il fut ministre des finances de 2000 à 2011 et quitta son poste après un clash avec Medvedev. C'est alors que son parcours se radicalise et qu'il passe dans l'opposition avec le mouvement Bolotnaya, qui ne l'a pas adopté. A la tête de différentes ONG, notamment le Comité des initiatives citoyennes, il est l'une des courroies de transmission des recommandations internationales en Russie, en ce qui concerne des domaines aussi divers - mais cruciaux - que l'histoire, la réforme de justice, la police ou les ONG. "Projets" portant des dénominations bien connues comme "Open Police" ou "Open ONG". C'est cette personne qui vient d'être placée à la tête de la Cour des comptes. Ce qui soulève bien des questions ...
vendredi 1 décembre 2017
Sobianine et les 15 millions de russes inutiles ou lorsque les politiques ne peuvent dépasser leurs complexes
Le 26 novembre, lors du Forum organisé par Koudrine, le gourou néolibéral de la Russie postmoderne, le maire de Moscou, Sobianine, devenu connu en Occident pour son gigantesque programme de destruction d'immeubles à Moscou portant le nom de "Rénovation", annonce tranquillement que, d'une certaine manière, en Russie aujourd'hui 15 millions de personnes vivant dans les villages sont inutiles. Le silence de la classe politique suite à cette déclaration laisse songeur, surtout en période pré-électorale.
mercredi 10 août 2016
La préparation de l'affaire "Medvedev" et la question du choix politique
Une campagne médiatique contre le Premier ministre russe D. Medvedev a été lancée début août. Il est vrai que l'intéressé est un habitué des petites phrases qu'il aurait mieux fallu éviter, comme chaque homme politique en compte à son actif. Mais tous ne bénéficient pas d'une campagne lancée par The Financial Times. Alors pourquoi? Ou ... Pour qui?
vendredi 20 mai 2016
Pourquoi Koudrine ne veut pas de la croissance économique en Russie

Quelle surprise! Alors que l'ancien ministre de l'économie russe et actuel conseiller du Président, A. Beloussov, annonce une possible reprise de l'économie dès 2018 à hauteur de 4%, Koudrine, à la tête du groupe de travail du Conseil économique auprès du Président s'y oppose immédiatement. La Russie n'a pas besoin d'une croisance économique de 4%, ce pourrait même être dangereux, elle doit abandonner la voie du soutien de l'économie nationale pour s'enliser dans celle des réformes institutionnelles éternelles. Le secteur réel de l'économie russe commence à montrer les dents. Ou quand le choix idéologique joue contre l'économie.
mardi 12 janvier 2016
Le retour de Koudrine reporté sine die

En fin d'année, nous avions écrit sur le risque - et les dangers - d'un retour du gourou néolibéral A. Koudrine aux commandes (voir ici). Des rendez-vous avaient été pris, des mots lancés, des portes-paroles s'étaient prononcés. Et la vague est retombée. Il semblerait que le clan néolibéral ait plus de difficultés que prévu pour obliger la Russie à remettre en cause sa politique. Ce qui est plutôt bon signe pour le pays.
mercredi 30 décembre 2015
Le gourou néolibéral Koudrine serait-il de retour au Gouvernement russe?

Depuis début décembre, l'espace politico-médiatique russe frissonne autour de rumeurs diverses et variées prévoyant le retour de A. Koudrine, ex-ministre des finances (2000-2011) et grand gourou du néolibéralisme russe, aux commandes. En cette période d'instabilité économique et financière, cette personnalité est contestable, sur le plan politique. Mais A. Koudrine-2 est-il apte à ne s'occuper "que" de questions techniques? L'on peut en douter.
vendredi 11 septembre 2015
Glazyev v. Koudrine: la souveraineté financière contre la reddition mondialiste

Le rapport que doit remettre dans quelques jours S. Glazyev, conseiller du Président pour les questions économiques n'est pas encore sorti qu'il provoque déjà l'ire de la caste néolibérale influente. Car en effet, un crime risque d'être commis: proposer de réfléchir aux mécanismes d'une souveraineté financière à l'heure où il est évident que la Russie ne peut attendre aucune coopération profitable avec l'Occident. Il s'agit bien d'un crime. Un crime contre ces économistes intégrés dans les mécanismes globaux et off shores, mécanimes grâce auxquels ils vivent très bien, même si le pays, lui, le supporte moins bien.
mardi 23 juin 2015
Quand Koudrine se verrait bien au Kremlin
Il était une fois ... Il était une fois un puissant calife, bien aimé de son peuple, Haroun El-Poussah, qui fit le désespoir de son pas si fidèle vizir, Iznogoud qui veut le pouvoir pour lui seul. Et le calife ne voit rien. Pourquoi je vous raconte cette histoire? Car le triste sir A. Koudrine vient de faire son coming out. Non, ses préférences sexuelles ne nous intéressent pas. Ce sont ses préférences politiques qui sont intéressantes. Et il vient de le crier haut et fort: il veut être calife à la place du calife. Sinon comment interpréter son insistance à provoquer, sans raison objective, des élections présidentielles anticipées en Russie?
jeudi 23 avril 2015
Russie: quand les néolibéraux s'attaquent à l'Etat

Jusqu'où va l'influence de Koudrine?
De l'étendue de la sphère d'influence de Koudrine, dépendra la capacité de la Russie à se renforcer dans cette phase de tension géopolitique. Non pas parce que Koudrine va aider la Russie à passer le cap, au contraire, mais parce que sa capacité de nuisance est très forte. Le Ministère des finances de la Fédération de Russie, dirigé par l'élève du chantre du néolibéralisme, a décidé de reprendre le programme de "rationalisation" des structures étatiques initié en 2010 par Koudrine lui-même et abandonné en 2012 car n'ayant produit aucun effet positif. Il s'agit d'une forte réduction de la fonction publique, d'une remise à plat du système de santé, d'enseignement et même de la culture. Tout doit être productif et rentable, rentrer dans les normes de l'OCDE. En cette période de fragilité sociale, le ministère des finances soit joue volontairement avec le feu, soit fait preuve d'une totale inconscience. Il n'en reste pas moins vrai que sa politique pousse au soulèvement social.
vendredi 28 février 2014
Koudrine prône l'Etat minimaliste au Forum économique de Krasnoïarsk
Voir: http://itar-tass.com/ekonomika/1010192
Au Forum économique de Krasnoïarsk, Koudrine, l'ancien ministre des finances, remet en cause les choix de politique économique fait par le pouvoir en insistant qur le rôle trop important et irréaliste attribué justement à l'Etat.
La position de Koudrine ressort du néolibéralisme classique. L'Etat ne peut intervenir de manière efficace dans l'économie, il faut bloquer les salaires et ne pas soutenir le fond de pension, mais augmenter l'âge de la retraite. Sans Etat, avec des salaires bas et de faibles pensions, la croissance économique devrait donc être au mieux. Pour qui? Peu importe.
Venant de sa part, on ne peut pas dire que ces propositions surprennent. Elles peuvent toutefois rendre sceptique quand on voit le rôle prépondérant de l'Etat, dans d'autres pays occidentaux, pour aider à sortir de la crise. Car la crise n'est pas venue de l'Etat, mais d'un manque de contrôle de sa part, d'un manque de régulation. Quant aux politiques d'austérité, partout où elles ont été employées, elles ont montré non seulement leur faiblesse, mais également leur contreproductivité. Mais qu'à cela ne tienne, le discours de l'ancien ministre des finances n'évolue pas.
Sur le plan politique, il est également intéressant de souligner qu'il attaque l'investissement prévu dans le domaine de l'armée, affirmant que cela va ralentir la croissance économique. C'est possible, pourquoi pas. Mais M. Koudrine semble oublier que la Russie n'est pas un protectorat, elle a besoin d'une armée forte, moderne et réactive, pour justement ne pas avoir à l'utiliser.
En d'autres termes, ce que propose M. Koudrine, c'est la remise en cause de la politique de souveraineté que défend la Russie. C'est pourquoi il arrive presque à faire l'unanimité contre lui. Le Gouvernement affirme que les choix politiques ne seront pas modifiés, position également soutenue par Edinaya Rossiya.
lundi 15 juillet 2013
Koudrine: le libéralisme contre la démocratie
Voir: http://komitetgi.ru/news/news/719/
Lors de la réunion du 11 juillet du Comité des intiatives citoyennes (Komitet grajdanskykh initsiativ), A. Koudrine a fait une déclaration très significative, et de sa position, et de la conception moderne de la vie politique.
En dressant le bilan de l'activité récente du Comité et en présentant les perspectives d'évolution, une ligne générale se dessine très clairement. La bulle libérale, en manque crucial de leader, se regroupe autour de Koudrine. Que cela concerne l'activité des ONG financées de l'étranger (et le rapport choc du procureur général démontrant l'ampleur du phénomène n'y change rien), le contrôle des élections (en récupérant l'activité de Golos) ou les questions touchant la réforme de la justice (justice administrative), la politique étatique de sécurité intérieure (réforme des forces de l'ordre), de la santé publique etc. Sur tous ces sujets, et sur bien d'autres encore, A. Koudrine prend la tête de ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui le milieu libéral, de que l'on pourrait appeler les milieux atlantistes (si le politiquement correct n'avait déjà remisé ce terme aux calanques de la conspirologie). Puisque dans tous ces domaines, c'est bien la conception outre-atlantique qui, matériellement, domine. Sans aucune conspirologie.
Mais puisque toutes ces tendances politiques sont dans la nature sociale, ce n'est pas le plus important. Ce qui, en revanche, est significatif et destructeur pour le système et étatique et démocratique c'est la manière dont cela se passe. Hors système étatique, puisque hors partis politiques. Donc hors contrôle de la société, autrement dit des électeurs. Donc hors démocratie.
En effet, tout ce discours pourrait être formulé en programme politique. Et même en très bon, techniquement, programme politique, puisqu'il touche tous les domaines sensibles de la vie du pays: l'économie et les investissements, la sécurité, la justice, l'immigration, la santé, etc.
Alors pourquoi n'en est-il pas ainsi? Pourquoi ne pas créer un parti politique avec ce programme et le défendre lors d'élections? Pourquoi priver les électeurs du droit de s'exprimer et de choisir le cours des réformes de leur pays?
Pour une très simple raison: jamais ils ne pourraient arriver au pouvoir, en Russie, suite à des élections libres. Leur marge de manoeuvre est alors très limitée. Comme le rappelait par ailleurs Goldman Sachs dans leur dernier rapport, prônant la fin des régimes démocratiques, leur durcissement, pour faire passer de force les idéaux nécessaires, les masses électorales ne sont pas favorables à des réformes ultralibérales destructurantes. Donc, soit il faut supprimer les élections comme mode d'accès au pouvoir, soit il faut supprimer la masse électorale permettant l'accès au pouvoir. La deuxième branche de l'alternative étant quand même encore trop extrême (pour l'instant la manipulation des représentations est suffisante), la première a été choisie.
Et c'est ainsi que l'on remarque que toutes les questions importantes pour la société se discutent et se préparent en dehors du système des partis et donc de la vie politique normale, par des "groupes d'experts" qui ne sont ni indépendants ni objectifs, mais là justement pour argumenter en un sens très précis et ne prendront jamais le risque de passer devant les électeurs.
Leur accès au pouvoir est loin d'être négligeable, pourtant ils ne seront jamais élus. Ils passent par des mécanismes d'influence, par des analyses de projets de loi, par des propositions de réformes, le tout soupoudré de lobbyisme.
L'important est que l'électeur n'ait rien à dire, car ils agissent quel que soit le courant politique en place. Que ce soit le libéralisme basique et inefficace de Medvedev ou le léger conservatisme de Poutine, aucune importance. Ils peuvent aussi bien être dans le Gouvernement de Medvedev pour entrer ensuite dans le Front populaire de Poutine. Les partis politiques ne sont alors que des marionnettes entre leurs mains.
C'est ça la crise démocratique. N'est-ce le cas que de la Russie?
lundi 9 avril 2012
Le "Comité" Koudrine: un Comité pour quoi?
Voir: http://www.gazeta.ru/politics/2012/04/05_a_4129205.shtml
et http://ria.ru/politics/20120405/619068480.html
et http://ria.ru/politics/20120405/619068480.html
A. Koudrine, ancien ministre des finances - qui a quitté son poste suite à un conflit ouvert et public avec D. Medvedev - a mis en place un "Comité des initiatives sociétales". L'idée, pas très claire, serait de faire remonter et de traiter les besoin locaux concrets, en collaboration avec les pouvoirs locaux, quelle que soit leur couleur politique.
Ce Comité met en place plusieurs projets prioritaires, "l'école de l'auto-administration locale", "la transparence de la police", "la solidarité citoyenne", "la santé pour tous", etc. Qui peut être contre? Personne. Mais que signifient concrètement ces projets, personne non plus ne peut le dire. Poser une question aussi vague, ne préjuge pas de la manière de la règler.
Pourtant certains éléments laissent entendre le type de réponse qui peut leur être apportée.
Pour cela il est intéressant de regarder de plus près la personnalité des premiers membres de ce Comité. Des personnalités très marquée par le libéralisme ambiant "à la russe". E. Iacine, E. Gontmakher, A. Netchaev, M. Dmitriev ou encore I. Urgens. Ces personnalités, par leurs écrits, rapports, analyses, par les centres de réflexions qu'ils dirigent, dont ils font parti, avec lesquels ils collaborent, ont déjà plus ou moins traité ces questions. Du moins, leur position n'a rien d'inattendu.
Ce sont les égéries du libéralisme tout crin. La question qui se pose, sur le fond, est de savoir ce qu'ils pourront apporter de plus dans le cadre de ce Comité, qu'ils n'ont déjà apporté jusque là? Ce n'est pas clair.
L'autre aspect problématique de ce Comité, est sa forme. Ni parti politique - mais pourrait le devenir, ni Think Tank mais en revendique le mode de fonctionnement, association - mais pas enregistrée.
Autrement dit, A. Koudrine n'a pas fait de choix, il se ménage toutes les voies possibles. L'autonomie du projet est censée être garantie par le financement exclusivement russe et exclusivement en provenance du bisness - donc indépendance par rapport à l'Etat. Mais n'est-ce pas aussi une forme de lobbying caché? Cela renforce en tout cas l'encrage quasi "ultra" libéral du groupe.
Ce projet s'inscrit dans la situation politico-sociale résultant du cycle électoral passé. La droite a besoin d'une représentation populaire, mais n'arrive pas à la gagner, les gens étant encore très attachés aux réponses sociales - réflexe normal dans un contexte social délicat. Et les réponses apportées par la droite libérale ne sont ni comprises, ni acceptées par la population, dans sa majorité, à l'exception normale des hommes d'affaires.
En la matière, Koudrine ne propose rien de nouveau, il reprend les mêmes personnes, change simplement la forme, mais sans la préciser. Il semble surtout tâter le terrain pour voir s'il a des chances politiques dans l'avenir.
mercredi 15 février 2012
Les doutes sur le projet d'un "super-parti" démocratique
Сопредседатели ПАРНАСа намерены создать суперпартию с Кудриным, Навальным и Прохоровым
Антон ОРЕХ
Антон ОРЕХ
Suite aux manifestations, de nombreuses discussions sur la nécessité de réunir les démocrates et les libéraux ont vu le jour. Il s'agit de mettre en avant un candidat commun, à la tête d'un "super-parti".
En ce sens, Kassianov, Nemtsov et Ryjkov veulent créer un parti avec le concours de Navalny, Prokhorov et Koudrine. Curieux assemblage ...
La faisabilité théorique est relativement réaliste si la procédure d'enregistrement des partis est simplifiée prochainement. L'intérêt, le leur, est évident, éviter la division pour être plus fort. Mais ils avancent une estimation de 30%. Et là, des questions surgissent: d'où vient un tel chiffre de la part de personnalité dont la représentativité est particulièrement faible?
Certes des milliers de personnes sont descendues dans les rues, non seulement à Moscou, mais dans de nombreuses villes de Russie. Mais ces gens ne sont pas venus en soutien à Nemtsov, Kassianov ou Koudrine. Ils sont sortis dans le froid pour Eux-mêmes. Parce qu'ils veulent vivre dans un pays où la situation est normalisée.
Lors de la première manifestation, où tout l'appareillage technique ne permettait pas d'entendre ces discours inoubliables, les gens de toute manière ne se sont pas formalisés, ils savaient déjà en substance ce que chacun allait dire.
Et l'on rappellera que par la suite, quand les micros fonctionnaient particulièrement bien, la plupart des orateurs se sont fait sifflés.
Donc ces 30%, soit un tiers de l'électorat, laissent rêveur.
Si les gens votent pour des personnalités concrètes, ils seront très loin du compte. En plus il est surprenant d'imaginer dans un même parti des personnalités qui lors des manifestations font leurs déclarations séparément, indépendamment les uns des autres. S'il n'est pas possible de les réunir dans un contexte aussi informel, comment les réunir dans le cadre d'un parti?
Il y a peu de chance que cette idée grandiose apporte quelque chose de nouveaux, les idées autour desquelles les gens pourraient se fédérer étant toujours absentes, il n'y a pas de programme d'action, pas de plan de route. La demande du départ de Tchurov à la tête de la Commission centrale électorale ne peut faire sérieusement office de programme!
Cela donne la désagréable impression que chacun joue pour soi en utilisant le groupe.
vendredi 6 janvier 2012
Koudrine, Navalny et autres ... les gens désespèrent!
Alors que la manifestation officielle de l'opposition "non systémique" officielle est officiellement prévue pour le 4 février, une fois que tout ce petit monde aura pu rentrer de vacances, ce matin surgit dans les agences de presse un appel à manifester le 8 janvier. D'où cela vient-il et pourquoi?
Pendant que Poutine appelle - sans se presser - au dialogue.
Que le projet de loi sur la simplification du processus d'enregistrement des partis politiques fait des tours et des détours dans les couloirs de la Douma.
Alors que Koudrine ouvre son blog aux Echos de Moscou (voir ici cette oeuvre d'art politique), entrant dans la blogosphère pour valoriser/expliquer son tout nouveau rôle d'intermédiaire entre le pouvoir et l'opposition. Mais pour qui?
Et que les médias mettent en place l'opération Navalny "le penseur politique" avec une série d'interview, très sérieux, édifiants de platitude (voir ici). Il faut quand même le rendre fréquentable après ses dérapages ultra-nationalistes largement médiatisés et utilisés par le pouvoir, dans le sens: ce n'est pas une alternative à Poutine, regardez!
Un groupe de citoyens lance un appel qui ressemble à un cri de désespoir: "Dostali!" (Ras le bol!). Dans leur appel à manifester le 8 janvier, ils mettent sur le même plan et le pouvoir poutinien et cette opposition glamour non systémique, qui dans tous les cas ne pensent qu'à leur intérêt personnel. Ils mettent sur le même plan Koudrine, Navalny, Sobtchak et toute la tribue de la parade du 24 décembre, avec leur entrée VIP, les petits fours et leur manque d'idées pour l'avenir. Ils ne voient pas en eux une alternative ... et comment ne pas les comprendre!
C'est un appel à la troisième voie. A cette voie de changement et de développement dans la logique européenne, "civilisée" comme l'on dirait ici, qui n'a rien à voir avec les éructions révolutionnaires dans les pays arabes, qui veut construire au-delà des rues un pays libre et pas seulement casser. Leurs revendications n'ont rien à voir avec le radotage de l'opposition non systémique officielle, leurs revendications sont simples et claires: régler les questions de logement, les questions des impôts locaux, les problèmes concrets que rencontre la société en l'absence d'un tissus économique réel, lutter contre les problèmes de paupérisation de la société dans un pays riche, contre les problèmes d'alcoolisme et de drogue, etc. Sur cette base, ils demandent une normalisation de la vie politique et la réalisation des réformes promises en ce sens, pour permettre l'émergence de candidats qui représentent réellement les individus et non simplement le système lui-même.
Mais qui sont-ils? L'appel est lancé par le parti non enregistré "Volia" (voir leur site ici), qui peut se traduire par "liberté" ou "libre", qui avait avancé la candidature - totalement inconnue - de Svetlana Peounova, candidature qui a avorté faute de pouvoir - bien évidemment - réunir les 2 millions de signatures nécessaires.
Mais dans ce système déformé, "parti non enregistré" est déjà un statut. Un statut qui a un poids dans la guerre de communication, qui se joue entre les deux cycles électoraux. Une guerre qui peut se gagner dans les médias, même si leur appel est peu repris. Beaucoup dans la blogosphère et un peu sur certains sites d'informations qui ne savent pas très bien encore comment la traiter (voir par exemple ici et ici).
Dans deux jours, la situation sera plus claire. Le mouvement est-il marginal ou est-il capable de saisir le mécontentement populaire qui ne se reconnaît pas dans la récupération bobo qui en a été faite? En tout cas, le paysage contestataire se complexifie de jour en jour, et pour le pouvoir qui ne peut trouver un interlocuteur à calmer, et pour les marathoniens de l'opposition qui sont totalement dépassés.
A suivre....
mardi 3 janvier 2012
Koudrine s'impose comme intermédiaire entre Poutine et l'opposition
Кудрин проводит встречи с представителями оппозиции
L'ex-ministre des finances Koudrine a conduit les premières rencontres avec les représentants de l'opposition, afin de discuter la possibilité d'entrer en dialogue avec le pouvoir. Sur Twitter, il a précisé avoir rencontré les dirigeants du Parti de la liberté populaire V. Ryjkov et S. Parkhomenko, ainsi que le candidat du Parti Iabloko aux présidentielles, G. Iavlinsky.
Sur sa page sur Facebook, S. Parkhomenko a raconté plus en détail la teneur de cet entretien. Selon lui, Koudrine lui aurait affirmé avoir eu une discussion avec V. Poutine au cours de laquelle il aurait expliqué au Premier Ministre la nécessité de faire une déclaration claire sur sa disposition à entrer en discussion avec les contestataires. Poutine réfléchirait sur la manière et le moment de donner ce signal.
Selon Parkhmenko, le début de discussion avec le pouvoir ne peut être un prétexte pour interrompre le mouvement de protestation populaire qui évolue naturellement, selon la volonté même des manifestants.
Toutefois le Comité du mouvement "La table ronde du 12 décembre" est prêt à entrer en discussion avec le pouvoir à 3 conditions: la libération du coordinateur du mouvement Front de gauche S. Udaltsov, la garantie de l'indépendance de la justice et l'arrêt de la diversion menée sur internet par le pouvoir.
Selon Kassianov, Saratov et Alekseeva, la discussion doit alors porter sur l'établissement d'un programme commun de sortie de la Russie de la crise politique.
Intéressantes discussions en perspective! Juste une question: à quoi servent-elles?
Peu vraissemblablement au pouvoir qui n'a pas de réel interlocuteur en l'absence de leaders dans l'opposition qui aient une réelle représentativité populaire. A certains membres de l'opposition? Certainement plus, puisque cela leur donne une reconnaissance officielle par le pouvoir, faute de jouer sur la scène politique selon la loi. Pourquoi ne pas leur laisser passer l'épreuve des urnes?
Ces discussions ne servent à rien, sinon à faire une opération de communication. Pour Poutine qui se présente en grand libéral. Pour cette opposition qui a tant besoin de publicité. Pour Koudrine qui doit se repositionner.
Mais quel intérêt pour les gens?
lundi 26 décembre 2011
Retour sur évènement: les leçons de la manifestation du 24 décembre
Voir: http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2011/12/23_a_3938614.shtml et http://www.kommersant.ru/doc/1846077
Première leçon. La manifestation n'a pas de leader, et l'opposition non plus.
Deuxième leçon. La manifestation représente des mouvements très différents les uns des autres, l'opposition aussi.
Troisième leçon. La manifestation a du mal à se politiser, l'opposition a du mal à proposer.
Quatrième leçon. La manifestation n'est pas révolutionnaire, l'opposition, elle, ne sait pas.
Il y a certainement beaucoup d'autres leçons à tirer sur les deux manifestations qui ont eu lieu à Moscou - et dans d'autres villes de Russie - les 10 et 24 décembre et ont regroupé près de 100 000 personnes à chaque fois, mais nous faisons ici le choix de voir plus particulièrement ces aspects fondamentaux pour comprendre l'évolution du mouvement lui-même et les réactions du pouvoir.
La manifestation n'a pas de leader.
Parmi les manifestants, toutes les tendances possibles étaient représentées, notamment les nationalistes, les révolutionnaires "orangistes", les simplements "pas content" - qui étaient les plus nombreux. Et des politiques de tous bords ont pris la parole ... et tous se sont fait sifflés. Koudrine, quelque peu en mission. Iavlinsky, qui a du mal à convaincre, son temps est passé. Un nationaliste, qui n'a pas convaincu en voulant créer un comité de salut national. La manifestation reste donc pour l'instant orpheline. Et c'est peut être justement ce qui sauve le mouvement. Car il ne s'agit pas d'un mouvement politique déterminé. Il s'agit d'un réel mouvement populaire. Ce qui fait peur. Car il n'existe pas cet interlocuteur qu'il serait possible de persuader, contrôler ... acheter. Le mouvement se propage presque naturellement.
La manifestation représente des mouvements très différents.
La pluralité de la société a éclaté au grand jour. Si le pluralisme politique n'est pas une réalité dans la vie institutionnelle russe, elle l'est dans la Russie de tous les jours. C'est pourquoi les manifestants demandaient déjà le 10 décembre l'enregistrement de tous les partis politiques d'opposition. Mais ouvrir la porte aux partis ouvre la porte au Pouvoir. Car si pour l'instant le Kremlin peut filtrer l'accès aux médias et ne laisser passer que quelques clowns et ainsi décrédibiliser l'opposition aux yeux de la population, en institutionnalisant l'opposition dans les partis institués, le jeu politique va se corriger de lui-même. Le filtre est en train de tomber. Medvedev avait annoncé la simplification des procédures d'enregistrement pour 2013, ce qui avait provoqué la fureur des manifestants. Dès le jour de la manifestation du 24 décembre, Timakova, son porte-parole, a annoncé que la loi devrait être rapidement votée par le Parlement et dès sa signature par le Président elle pourra entrer en vigueur. Première victoire réelle du mouvement populaire.
La manifestation a du mal à se politiser.
Les revendications ne sont pas politicienne. Il ne s'agit pas de soutenir un parti en particulier. Quand Koudrine a tenté d'appuyer son idée de la création d'un nouveau parti libéral, il a été très loin de provoquer un engouement. Les gens ont des attentes beaucoup plus simples d'une part, et beaucoup plus profondes d'autre part. Faire partir Poutine. Rétablir de véritables élections - donc avec le départ de Tchourov qui incarne la faiblesse face au pouvoir. Et là aussi, une victoire: le Conseil auprès du Président pour les droits de l'homme et la société civile se fait l'échos des manifestants ... avec un retard significatif, comme s'il n'avait pas remarqué plus tôt les problèmes électoraux... Et des attentes plus profondes: les demandes sont systémiques. Les gens veulent simplement un pays dans lequel les institutions fonctionnent, indépendamment des personnalités. Tellement simple ... et le plus difficile à réaliser, tant d'intérêts sont entremêlés, même parmi les orateurs. Comme le rappelait - avec courage - ksénia Sobtchak qui, malgrè les sifflements constants, a rappelé qu'elle avait ici quelque chose à perdre, mais il fallait changer le mode de fonctionnement du pouvoir et ne pas agir contre le pouvoir.
La manifestation n'est pas révolutionnaire.
Si les observateurs remarquent en général une radicalisation du discours par rapport au 10 décembre, le plus radical fut Navalny. Son court séjour en prison (15 jours) a manifestement provoqué une vocation. Rappelons-nous la surprise qu'avait causé alors la particpation de Navalny en novembre à une manifestation nationaliste. Jusque là, à aucun moment, il n'avait laissé sous-entendre de sympathies particulières pour les mouvements ultranationalistes. La surprise avait été générale. Le 24 décembre, son entrée en scène a définitivement levé le voile sur un aspect de sa personnalité et l'a décrédibilisé: présenté par les nationalistes, appelé à diriger leur comité politique, Navalny prend la parole. Et c'est le seul a appeler à la révolution. A prendre le Kremlin et la Maison blanche (siège du Gouvernement russe), puisqu'ils sont assez nombreux pour le faire. Mais il ne fait pas recette et deux pas en arrière précise que ce n'est évidemment pas à l'ordre du jour pour l'instant, mais que cela le sera bientôt. L'année prochaine, il promet de rendre le pouvoir au peuple. Comment? Mieux vaut pour l'instant ne pas le savoir! 93 est encore trop frais dans toutes les têtes.
Bref, le mouvement se développe, notamment sous l'influence de l'incompétences des dirigeants. Poutine, dans son allocution télévisée a largement contribué à conduire les gens à la manifestation de samedi. Medvedev aussi avec ses discours auxquels plus personnes ne croient. Mais pour l'instant personne ne sait très bien quoi faire. Ni le pouvoir qui tente une nouvelle perestroïka et les programmes télévisés en deviennent écoeurant, cherchant même à "autoriser" une chaîne de télévision de la société pour libéraliser l'audiovisuel. Ce pouvoir qui tente de monter une deuxième opération Prokhorov - qui d'ailleurs ne s'est pas risqué à prendre la parole - et hésite encore avec un Koudrine qui est de toute manière trop marqué. Alors que les gens se demandent très justement pourquoi simplement ne pas libéraliser tout le système audiovisuel? Pourquoi ne pas laisser les simples citoyens choisir leurs représentants? Mais ce temps arrive. Comment il arrivera, pour l'instant c'est encore une inconnue. Car l'opposition politique non plus ne sait pas très bien comment agir. En tout cas une troisième victoire, même les partis d'opposition de la Douma, cette "opposition de poche", se sont rappelés qu'ils étaient d'opposition. Peut être le jeu du parlementarisme permettra de corriger en douceur le système.
mardi 13 décembre 2011
Une nouvelle opération Prokhorov?
Les manifestations de samedi dans de nombreuses villes de Russie, le mécontentement ouvertement affiché de la population envers le pouvoir, l'absence d'un leader qui pourrait canaliser et faire "fructifier" ce mouvement populaire est en train de produire ses premiers effets.
Pour le pouvoir, un moment d'angoisse: comment canaliser ce mécontentement et l'utiliser? Pour les politiques: comment rentabiliser ce mouvement de foule et profiter de ce moment unique pour mettre en place un mouvement politique de la classe moyenne?
En d'autres termes: Prokhorov contre Koudrine? Prokhorov contre Poutine? Poutine contre Prokhorov et Koudrine?
Une inconnue: en dehors des schémas montés par ces particpants, la population arrivera-t-elle à garder le contrôle de son mouvement et à le transformer en une force d'action positive? Ou bien le mouvement sera-t-il récupéré par les joueurs traditionnels de l'échiquier politique - et peu importe lequel alors ?
Comme le remarquent les analystes, en ce qui concerne Prokhorov, bientôt les choses seront claires. Rappelons qu'aucun candidat non-kremlin n'a jamais pu enregistrer sa candidature aux présidentielles, soit pour des raisons techniques, soit parce qu'il n'a pu réunir les 2 millions de signatures nécessaires.
Hier, lors de sa conférence de presse, M. Prokhorov a annoncé sa volonté de participer aux présidentielles. Ces derniers mois, son staff aurait réussi à réunir les signatures demandées. Ils seraient en mesure de déposer sa demande officielle mercredi ou jeudi auprès de la Commission centrale électorale. Mais il ne donne aucune autre information concernant la composition de son staff électoral, de la liste de ses membres, de son programme ...
Pour les analystes, la situation sera alors claire: si sa candidature est enregistrée, il bénéficie du soutien du Kremlin, bien que niant avoir eu toute discussion avec Poutine ou Medvedev; si sa candidature n'est pas enregistrée, il agit réellement de manière indépendante et aura au moins eu la possibilité de laver son image après l'échec de sa direction du parti Pravoe delo.
En tant qu'indépendant, il a peu de chances. Toutefois, la situation politique se complique après les manifestations. Quelqu'un doit prendre en charge le mécontentement et répondre aux attentes politiques d'une population de plus en plus déçue par les partis institués. D'où l'idée de Koudrine d'une nouveau parti de droite. D'où l'annonce de Prokhorov. Même s'il est enregistré, il ne sera d'aucun danger pour Poutine, mais permettra de redonner de l'oxygène dans une vie politique au bord de la fossilisation.
S'il est officieusement lancé par le Kremlin, qui évidemment jamais ne le reconnaîtra, l'enregistrement de sa candidature ne posera pas de problèmes. Il apparaît même alors, dans le jeu intérieur, comme une alternative à l'échec de l'opération "Medvedev - grand libéral - aimé du bon peuple". En ce qui concerne le libéralisme, il n'est visible que pour une catégorie très précise de la société, quant à l'amour populaire, il suffit d'aller sur sa page Facebook et de lire les commentaires pour en avoir froid dans le dos. Comment le dirigeant d'un pays peut-il s'abaisser à ce point là?
Et là, Prokhorov devient une alternative libérale neuve. Un premier ministrable à la place d'un Medvedev en échec.
La question, qui n'a rien à voir avec les élections, reste pourtant de savoir si le Pouvoir a plus à perdre avec le maintien de Medvedev ou avec son départ.
Et la question qui a tout à voir avec les élections est de savoir si la population acceptera de se faire si facilement manipuler? Les dernières évolutions laissent perplexes ... et plein d'espoirs!
Inscription à :
Articles (Atom)




