Alors que la France part en croisade pour la liberté de la presse, qui est une des composantes de la liberté d'expression, le système politico-social développe des techniques de rétention de paroles dignent d'un système totalitaire. Voyons la suite du cas Zemmour ...
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
mardi 13 janvier 2015
lundi 12 janvier 2015
La vague Charlie Hebdo: réveillez-vous avant la gueule de bois!

L'on n'aurait jamais vu autant de monde dans les rue de Paris depuis la Libération. Plus de 4 millions de gens dans les rues de France ce dimanche pour manifester. Il aurait simplement, peut-être, fallu préciser pour quoi l'on manifestait. En soutien humain aux familles des personnes violemment et froidement assassinées du 7 au 9 janvier en France? Ce soutien est inconditionnel et ne se discute pas. Ou seulement aux journalistes de Charlie Hebdo? Est-ce pour la liberté d'expression, pour la liberté de la presse, pour toutes les presses, toutes les libertés? Est-ce donc un mouvement libertaire qui doit enfanter le nouveau corps de la Nation? Ou est-ce encore en soutien finalement aux juifs qui selon nos dirigeants fondent la France? Et si l'on n'y participe pas, on est rejeté de la nouvelle Nation? Voir de la République? Beaucoup de questions et aucunes réponses.
jeudi 8 janvier 2015
Charlie Hebdo : maintenant il faut protéger la République

Ce qui s'est passé hier a surpris, choqué, horrifié chacun d'entre nous. 12 morts, tous les grands caricaturistes de Charlie Hebdo froidement assassinés. Le journal satyrique est décapité. Je ne reprendrai pas pour autant les phrases pompeuses entendues, ce n'est pas forcément le coeur notre pays, qui est touché.
Charlie Hebdo correspond à une certaine frange de l'idéologie, aujourd'hui au pouvoir, il y en a d'autres. C'est une certaine manière de toucher le liberté d'expression, mais c'est surtout une radicalisation dans le combat entre les tenants radicaux de deux camps: car s'il y a des radicaux religieux, il ne faut pas non plus oublier les libertaires libéraux qui veulent tuer Dieu et surfent sur la vague politique gouvernante contemporaine en Europe. Chacun avec ses armes, ils sont aussi destructeurs, même s'il est ne faut pas le dire. C'est aussi pourquoi il ne faut pas oublier que la liberté d'expression a depuis longtemps déjà et hélas été attaquée en France.
Mais hier une étape a été franchie: des tueurs armés peuvent mener une opération punitive commanditée - qui fait plutôt penser au grand banditisme ou aux services spéciaux - pour des motifs idéologiques. Nous ne sommes plus dans la logique habituelle du djihad, nous sommes sur un autre mode opératoire. Ce n'est pas une voiture qui explosa et qui tue aveuglément des civils innocents. Ce sont des cibles précises, même protégées par la police, qui peuvent être concrètement touchées. Le but n'est plus la terreur de masse. Cela fait penser à un coup de snipper. Comme l'on a fait exposer la société ukrainienne sur le Maïdan. Mais pour quoi? Là est toute la question.
mardi 6 janvier 2015
Comment la presse ukrainienne déforme les paroles de F. Hollande

D'aucuns aiment s'étendre sur la "propagande" diffusée par le Kremlin, sur la manière dont la Russie déforme l'information, c'est-à-dire sur le fait que la Russie diffuse une autre interprétation des faits et diffuse de l'information sur d'autres faits, qui sont tus dans le "Monde libre". Pourtant, ces hérauts occidentaux autoproclamés de la pureté et de la probité s'en tiennent à un révérencieux silence devant la propagande ukrainienne, même lorsque celle-ci déforme totalement les paroles du président français F. Hollande.
lundi 5 janvier 2015
2015: Accepter le conflit ou périr

L'impasse intellectuelle dans laquelle se trouve notre société nous oblige à nier l'existence de tout conflit. Il ne peut y avoir de conflit entre la France et l'Union européenne, comme il ne peut y en avoir entre le droit national et le droit européen. Il ne peut y en avoir entre les valeurs historiques européennes et les exigences idéologiques modernes. Sinon tout s'écroule. Mais comme elles persistent à vouloir exister, il ne suffit pas de les nier pour régler le problème. Alors comme l'acceptation du conflit oblige au choix et que ce choix est inavouable, on louvoie et de grands concepts tels que l'harmonie, la tolérance sont vidés de leur sens pour être utilisés comme couvertures d'appoint.
mardi 30 décembre 2014
Les députés ukrainiens votent un budget fictif
Yatséniuk montrant le budget aux députés, qui ne pourront le voir de plus près.
Pour continuer le théâtre de l'absurde en Ukraine. Imaginez un Parlement, son rôle, son prestige. Une des fonctions clés des parlementaires est l'adoption du budget. Certes, l'adoption. Mais surtout la discussion, point par point, car ainsi ils exercent leur contrôle sur l'exécutif, c'est-à-dire sur le Gouvernement. Mais l'Ukraine, une fois de plus, nous a montré que tout est possible: les députés ont discuté pendant des heures d'un budget dont ils n'ont pas lu la rédaction modifiée par le Premier ministre et qu'ils ont fini par adopter en désespoir de cause, au petit matin, en le voyant de loin agité dans les mains de Yatséniuk, plus cynique que jamais. Vive la démocratie ukrainienne!
dimanche 28 décembre 2014
Le statut juridique de la Crimée ou pourquoi personne n'est obligé de faire la révolution

La question du statut juridique de la Crimée, depuis que ce petit territoire a eu l'outrecuidance de refuser la "voie européenne" imposée par Kiev par le knout et s'est prononcé par référendum pour son indépendance et son retour dans le giron de l'Etat russe, n'a de cesse de soulever l’ire des gouvernants occidentaux. Oubliant, refusant ou au mieux manipulant le discours juridique, ils n'acceptent pas de voir la question sous l'angle de l'articulation entre les principes du droit à l'intégralité territoriale, qui est au fondement de la stabilité de notre vie quotidienne, et du droit à l'autodétermination des peuples, qui est au fondement de la reconnaissance de notre liberté collective.
Sur cette question, je vous propose de lire la traduction intégrale en français de l'article publié par le professeur Léonid Golovko intitulé "Le statut juridique de la Crimée" sur le site de l'agence d'information russe Tass.
La conclusion est à réfléchir dans les chancelleries occidentales: si vous organisez une nouvelle révolution dans un pays, vous détruisez les structures étatiques et donc vous libérez les territoires de leur obligation de faire partie de cette entité juridique, le choix leur appartenant de renouveler ou non leur confiance à la nouvelle entité juridique. Bref, il faut choisir: soit la stabilité politique et vous aurez la stabilité territoriale, soit l'instabilité politique, qu'aucun territoire n'est obligé de supporter.
Inscription à :
Articles (Atom)