Le Président sortant B. Obama a décidé, hier, d'expulser 35 diplomates russes et d'adopter de nouvelles sanctions contre le FSB et le renseignement militaire russe (GRU), en se fondant sur cette mythique attaque des serveurs du Parti démocrate lors des élections américaines, ayant mise à jour les manipulations du Parti en faveur de H. Clinton, qui elles ne furent pas sanctionnées. Un parfum de Guerre froide plane sur cette fin de présidence pas très glorieuse ...
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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vendredi 30 décembre 2016
jeudi 22 décembre 2016
D'Obama à Debaltsevo: la politique de la terre brûlée
Avant de quitter son poste, le Président sortant américain, B. Obama, fait tout son possible pour dégrader la situation et compliquer les cartes pour son successeur. Et ce, sur tous les fronts, tant intérieur qu'à l'international. La dernière tentative sanglante de l'armée ukrainienne de prendre Debaltsevo en violation des accords de Minsk en est un des éléments. Et a causé la vie à nombre de soldats ukrainiens. Pour rien.
jeudi 15 septembre 2016
Quand Obama insulte la Russie en pleine campagne présidentielle
| Regard glacial au G20 |
Que les campagnes électorales soient l'occasion de tous les dérapages, c'est une habitude, un fait établi, presque une tradition. Mais de la part des candidats, pas d'un Président élu, en fonction, qui engage l'image de son pays et porte sur ses épaules l'obligation de mettre en oeuvre une politique, notamment internationale, la plus à même de défendre les intérêts de son pays. Or, quand le Président américain traite le Président russe - en substance - de dictateur, il dessert les intérêts de son pays. Puisque les Etats Unis ne sont pas à même de résoudre seul les conflits internationaux et que le monde n'est plus unipolaire.
mercredi 4 mai 2016
La fin du rêve européen
L'Europe ne fait plus rêver. Je ne parle pas de l'UE, comment rêver d'une administration obèse? Non, l'Europe, avec ces petites rues, ces cafés, sa gastronomie et surtout son insolence. Son goût, bon goût, de la liberté qui ne se confond pas avec la vulgarité. Nous sommes passés de Devos à Bigard, de Rosa Luxembourg aux Femens, le foie gras tchèque est vendu à côté de celui du Gers et le fromage est fait au lait pasteurisé. Nous ne faisons plus rêver, car nous nous sommes perdus. Nous manifestons pour des slogans, plus pour des idées. Et nos voisins russes, tellement francophiles, qui en arrivent même - ce que j'ai toujours du mal à comprendre - à vouer un véritable culte à Napoléon, ont ouvert les yeux. Et ce n'est pas une nouvelle chaîne de propagande en russe qui changera les choses. Ils ont ouvert les yeux sur une réalité objective.
jeudi 14 janvier 2016
Quand Obama a quelques difficultés avec la politique internationale

Le Président américain sortant, B. Obama, a fait son dernier discours sur l'état de l'Union devant le Congrès. Si la presse française est, bien évidemment, en admiration devant "la classe américaine" - je cite Télérama - certains aspects de son discours, passés ici sous silence, soulèvent quelques interrogations sur son degrè de compréhension de la situation internationale.
mercredi 25 novembre 2015
Russie / Turquie: désamorcer en toute méfiance

Après avoir abattu le bombardier russe SU 24, la Turquie s'est immédiatement tournée vers l'OTAN et les Etats Unis, comme si elle avait été victime et non agresseur. Certes, la protection a été accordée, mais en faisant compendre que ça n'irait pas plus loin que des paroles. Dans le même temps, la Russie dispose des systèmes de défense anti-aérien S 400 en Syrie tout en se disant prête au dialogue.
mardi 29 septembre 2015
La nouvelle stratégie internationale russe révélée à l'ONU
L'Assemblée générale de l'ONU n' a pas permis de grandes révélations. Les relations entre les Etats Unis et la Russie sont tendues, mais "ouvertes au dialogue". C'est connu. L'Ukraine fait la claque pour son maître et les pays européens suient le mouvement de leur clan, Hollande répétant que, en Syrie, Bachar Al-Assad étant un élément du problème ne peut faire partie de la solution. Rien ne change, mais les cartes sont plus claires. Notamment en ce qui concerne la stratégie internationale de la Russie, qui déconcerte ces derniers temps. Un pas en avant, deux pas en arrière. Pour le Donbass, l'Ukraine. Et c'est annoncé pour la Syrie. La Russie ne cherche pas à gagner le combat, elle empêche son adversaire de gagner.
lundi 29 septembre 2014
Ukraine: le vide du politique et l'approche de l'hiver ... social
Poroshenko et Yatseniuk: Qui donne le baiser de Judas?
Juste avant les négociations de Berlin sur le gaz entre Gazprom et l'Ukraine, Yatseniuk accuse depuis New York la Russie de faire du chantage à l'Ukraine pour la faire geler et geler toute l'Europe cet hiver. Alors que l'accord d'association entre l'UE et l'Ukraine devait entrer en vigueur fin 2015, délai permettant une transition normale des règlementations du marché avec la Russie et la zone de libre-échange de la CEI, Poroshenko annonce qu'il n'en sera rien et cet accord prendra toute sa force juridique au 1er novembre de cette année. Bref, l'Ukraine joue l'escalade en période pré-électorale et joue son va-tout politique dans une situation désespérée, menée par des hommes qui ne s'intéressent pas au sort du pays et des gens.
vendredi 30 mai 2014
Comment la doctrine militaire américaine conforte le conflit en Ukraine ou jouons au pocker menteur

Lors de son discours à l'Académie militaire de West Point, le Président Obama a indiqué assez clairement sa position, celle des Etats Unis, en matière d'interventionisme et de défense de ses intérêts stratégiques: la fin justifie les moyens.
Sur la scène internationale, les Etats Unis doivent toujours être le leader qui entraîne les autres avec lui. Pour autant, lorsque les intérêts fondamentaux des Etats Unis sont en jeu, ils peuvent intervenir seuls, voire militairement si cela est nécessaire et même si l'opinion internationale est importante, rien n'est supérieur à la défense des intérêts américains, des ressortissants à l'étranger et des intérêts économiques des Etats Unis. Mais que l'on se rassure, les Etats Unis ont les moyens qui lui permettent de former l'opinion publique et d'influer sur les autres pays, lui permettant donc d'obtenir leur soutien. La conclusion logique ne se fait pas attendre: ces moyens ont permis d'isoler la Russie en amenant les pays européens et le G7 a soutenir la politique de sanctions économiques, politique donc bien prise dans l'intérêt exclusif des Etats Unis, comme le sous-entend le Président, et qui n'a rien à voir avec l'Ukraine, mais avec le non-alignement de la Russie.
Le manque de tact d'un tel discours est effarant et a été relevé dans la presse américaine, mais parfois de manière étonnante. Celle-ci y a vu un discours contre productif, qui a surtout réussi à énerver plusieurs des alliés des Etats Unis, allant de Singapour à la France. Il est vrai qu'annoncer aussi directement que la politique américaine repose sur la manipulation des autres puissances pour les amener à servir et défendre les intérêts des Etats Unis, il fallait oser le faire. Et savoir que de toute manière, à part quelques montées de salives, il n'y aura aucune conséquence. Ensuite, ce qui est surprenant, c'est la critique presqu'uniforme reprochant au Président de trop se lier les mains en matière d'interventionnisme. Bref, pourquoi se réduire à se point les possibilités d'intervention unilatérale? Pourquoi ne pouvoir intervenir unilatéralement si des intérêts supérieurs, qui n'engagent pas forcément les intérêts vitaux des américains, sont en jeu? Bref, se pourrait-il que l'Amérique n'aille plus de part le monde défendre la démocratie les armes à la main? Choking! Enfin, la dernière grande critique concerne le style du discours. Un discours général, sans rien de concret alors qu'il s'adresse a des militaires. Par exemple, il ne parle plus du renouvellement des relations entre la Russie et les Etats Unis, mais de la nécessité de brider, voire de dompter, la Russie et la Chine qui se conduisent de manière de plus en plus agressive, mais sans pour autant dire comment y parvenir. Traduction: le Russie et la Chine ne se plient plus aux règles du jeu en se mettant à servir leurs intérêts propres, ce qui en fait des concurrents dangereux à détruire. Mais par quels moyens, la question reste ouverte.
Dans ce contexte, l'Ukraine est une opportunité à ne pas lâcher. Et il faut remettre de l'huile sur le feu régulièrement, sans trop se salir les mains. Et les déclarations plus que surprenantes de la porte-parole du Département d'Etat, J. Psaki, qui ne sait pas, ne veut pas avoir, ne comprend pas, reprend uniquement les sources officielles ukrainiennes ont un sens alors: en donnant carte blanche au pouvoir ukrainien actuel, en refusant a piori toute investigation objective, tout autant que la condamnation des violences contre les populations civiles, qui se réfugient maintenant dans les sous-sols, les Etats Unis poussent le pouvoir ukrainien, qui se croit tout permis, à commettre l'irréparable, à mettre en place un chaos qu'il ne peut gérer seul ... et que les Etats Unis vont aider à entretenir et contenir, dans l'espoir de pousser en même temps la Russie à la faute. Dans tous les cas, en contrôlant la zone ukrainienne, les Etats Unis contrôlent le transit du gaz russe vers l'Europe. Joli coup, non? Et dans ce cas, peu importent les frontières de l'Ukraine, seul compte le trajet d'acheminement, les entreprises qui le contrôlent, le point de sortie etc. De ce côté là, tout ne se passe pas trop mal. Les personnes sont placées. Donc le conflit peut continuer.
La doctrine est très simple: on est les leader, on le reste, on détruit ce qui dérange et ne s'aligne pas. Comme l'argent c'est le pouvoir, l'énergie - c'est le pouvoir. On va la contrôler. Et de cette manière, on va isoler la Russie, en contrôlant sa frontière énergétique avec l'UE, avant que ses accords avec la Chine ne soient efficaces. C'est un coup de pcsker menteur, mais parfois ça peut marcher. L'inconnu restant le seuil critique d'alignement des pays européens.
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