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lundi 27 mai 2013

Elections: Prokhorov soutient tous les candidats ... et si possible le gagnant

Voir: http://izvestia.ru/news/550915

M. Prokhorov promettait la création d'un parti original, comme jamais il n'en avait existé en Russie auparavant, ni nulle part ailleurs. Et c'est vrai. Prokhorov tient sa promesse.

Lors des élections législatives de la ville de Moscou en 2014, le parti de Prokhorov est en discussion pour mettre en place une coalition d'opposition avec notamment PARNAS, Pravoe delo, Iabloko etc.
 
Mais pour autant, ils n'excluent pas de soutenir les candidats sur la liste Edinaya Rossyia.
 
La logique est imparable. L'essentiel est de gagner. Et le mieux est donc de ne pas faire de politique. Car là où il y a politique, il y a risque.

mardi 21 août 2012

Election du maire de Khimki: l'opposition entre dans le jeu politique

Voir: http://www.kommersant.ru/doc/2005161

Suite à la démission du maire de la petite ville de Khimki, aux portes de Moscou, célèbre pour le combat mené par les habitants contre le tracé d'une voie rapide reliant Moscou à Saint Petersbourg, traversant la forêt et portant un préjudice certain à l'environnement, de nouvelles élections doivent être organisées le 14 octobre.

En dehors du candidat Edinaya Rossiya, la surprise vient de l'opposition. Personnalité forte de la société civile, à la tête du mouvement de contestation du tracé, fortement active lors des manifestations de cette année, Evguénia Tchirikova présente finalement sa candidature après de nombreuses hésitations. Elle avait tout d'abord ne pas vouloir se présenter, préférant s'occuper des différents programmes écologiques, mais suite aux demandes d'un grand nombre de ses partisans, elle a changé d'avis. Il faut rappeler que E. Tchirikova avait déjà participé aux élections municipales de 2009, où elle était arrivée en troisième position avec un score honorable de 15%. Ceci lui garantie une certaine expérience et permettra d'apprécier son évolution.

Sa décision de participer aux élections municipales est un très bon signe. Cela montre l'évolution du mouvement contestataire, qui, en entrant dans le jeu politique par l'intermédiaire des élections, fait preuve d'une volonté constructive de changement, ce qui devrait avoir une répercussion positive sur son image dans l'électorat et, avec le temps, permettra de normaliser la situation: voter pour un candidat de l'opposition alors "dure" peut devenir un acte normal. Sur cette voie peut se construire un réel pluralisme politique.

Il est a souhaiter également que l'opposition ait tiré les leçons de l'échec du bloggeur Varlamov aux élections de Omsk cette année. En tête des blogs, il était arrivé en vainqueur dans la ville ... et n'avait pu réunir les 10 000 signatures nécessaires pour l'enregistrement de sa candidature, faute d'un soutien réel de la population, dans cette ville de plus d'un million d'habitants. Ce qui a illustré tout l'espace qui existe entre "le monde" d'internet, avec ses figures de proue, et le "monde" réel, avec ses besoins très concrets.

En ce qui concerne les élections de Khimki, l'opposition réagit de manière différente, selon sa nature, à la cadidature de E. Tchirikova. Les mouvements, qui ne sont pas des partis politiques, et des représentants de la société civile, comme l'organisation de Koudrine ou le bloggeur Navalny, les mouvements politiques qui savent ne pouvoir remporter ces élections, comme le mouvement de Udaltsov, toute cette partie de la société civile soutient la cadidature de E. Tchirikova, car c'est une candidature réelle qui a une chance de succès. Mais les partis d'opposition qui voient bien en elle une cadidature réelle, voient également en elle une concurrente. Les communistes pensent présenter leur propre candidat. Le parti républicain PARNAS ou encore Iabloko, sont également plus froids, rappelant que Tchirikova n'avait pas mené de consultation au sein du mouvement des partis d'opposition avant de présenter sa candidature, ils peuvent donc difficilement maintenant la soutenir car ils pensaient présenter également leur candidat.

Bref, la vie politique s'anime. Chacun veut présenter des candidats, ce qui est un excellent signe. L'idée d'une candidature unique pour toute l'opposition n'est pas réaliste, et le petit exemple de Khimki le montre. Et tant mieux, car la vie politique n'a pas besoin qu'un groupe réduit choisisse qui doit être candidat ou élu, c'est aux électeurs de faire de choix.

Pour sa part, le gouverneur Choïgu, qui a plutôt bonne réputation dans la population, a promis de garantir des élections nettes. Et c'est effectivement l'intérêt du pouvoir. Si E. Tchirikova gagne, elle entre dans les mécanismes d'Etats, elle est obligée de normaliser ses relations avec la région et avec le Centre pour des raisons budgétaires, elle devient une figure "normale" de la politique, doit s'occuper de différentes questions et pas seulement d'écologie et des manifestations. Bref, elle devient moins "opposante radicale" pour se transformer en un élément du système d'Etat, ce qui n'enlève rien à sa liberté de penser, de s'opposer, mais les moyens changent. Elle-même affirme vouloir montrer ce qu'est une politique "normale" de la ville.

Décidément, en Russie comme en France, nous entrons dans l'ère de la normalité politique!

mercredi 4 avril 2012

Signature de la loi sur les partis politiques

Президент Медведев подписал новый закон о партиях


Hier le Président Medvedev a signé la loi sur les partis politiques, qui entre aujourd'hui 4 avril en vigueur (voir le texte de loi ici). L'apport principal de la loi est l'abaissement du nombre de membres nécessaires pour l'enregistrement des partis, de 40 000 hier à 500 aujourd'hui.

En présentant la réforme, Medvedev avait invité une quarantaine de leaders potentiels de nouveaux partis. Certains d'entre eux étaient déjà dans la vie politique dans les années 90, notamment le Parti de pirates, dont le programme se base sur la liberté d'internet.

Les représentants du PARNAS et Udaltsov du Front de gauche ont refusé l'invitation, ne voyant aucun intérêt à venir écouter simplement le discours préparé de Medvedev.

Le Président a présenté la réforme comme un grand pas vers la libéralisation de l'espace politique, enjoint le Ministère de la Justice en charge de l'enregistrement des partis à modifier sa pratique pour ne jouer que le rôle d'un filtre et à argumenter ses décisions de refus.

Il faut souligner que le Ministère précise déjà les fondements de ses refus, mais ils sont contestés par les destinataires qui n'y voient qu'un formalisme au service d'une volonté politique.

Le grand absent est l'autorisation de constituer des blocs électoraux, en l'absence desquels tous ces petits partis (70 sont déjà en attente d'enregistrement) vont se concurrencer les uns les autres, sans rien apporter au débat politique du pays.

La question qui se pose est de savoir s'il s'agit réellement d'une réforme ou simplement d'un retour aux pratiques des années 90, qui n'ont rien apportées en terme de démocratisation de la vie politique. L'opposition politique aura-t-elle réellement les moyens de se construire, ou la vie politique va-t-elle se noyer dans un océan de protagoniste qui permettra le renforcement des partis déjà institutionnalisés, valeur sûre pour l'électorat?

L'avenir le dira.

mardi 11 octobre 2011

La CEDH vient au secours des partis d'opposition russes

Лидер Республиканской партии намерен добиваться ее регистрации
Владимир Рыжков решил обратиться в Верховный суд с заявлением

Наталья Башлыкова


Vladimir Ryjkov, leader du Parti républicain interdit par le ministère de la justice, veut s'adresser à la Cour suprême afin que celle-ci revienne sur sa décision concernant l'enregistrement du parti, suite à la survenance de nouveaux faits juridiques. Cela est en effet devenu possible depuis que la Cour de Strasbourg a déclaré l'interdiction du Parti républicain contraire aux principes européens. V. Ryjkov estime très favorablement ses chances devant la Cour suprême.

Dès le 15 septembre, V. Ryjkov a appris que la CEDH rejetait le recours de l'Etat russe contre la décision européenne tendant à l'annulation la décision du ministère de la justice russe. Maintenant, la décision de la Cour est définitive. Mais pour s'adresser aux juridictions nationales, il faut attendre d'avoir l'original, le faire traduire en russe et certifier la traduction devant un notaire. C'est pourquoi d'ici un mois, le leader du Parti républicain pense pouvoir s'adresser à la Cour suprême afin de faire enregistrer le parti.

Selon Ryjkov, une fois le parti enregistré, les membres du PARNAS pourront continuer leur activité dans le cadre du Parti républicain et donner un nouvel élan à leur activité politique, d'autant plus que toutes les antennes régionales du parti sont toujours actives.

On rappellera que le Parti républicain a été interdit en 2007 par une décision de la Cour suprême arpès vérification du Service fédéral d'enregistrement. Celui-ci avait établi que le parti ne remplissait pas les conditions de la législation fédérale, notamment en ce qui concernait le nombre de membres inscrits au parti (50 000) et dans les antennes régionales (50 000 également). La direction du parti a contesté la décision de la Cour suprême devant la CEDH et a reçu gain de cause en avril. En juillet, le gouvernement russe a fait appel de la décision européenne, mais le recours n'a pas été accepté.

Aujourd'hui, le leader du Parti ROT-Front, Sergueï Udaltsov, s'est également adressé à la CEDH pour contester la légalité de l'action du ministère de la justice qui a déjà refusé par 6 fois l'enregistrement du parti. Selon le requérant, les autorités russes violent les droits politiques des citoyens inscrits non seulement dans la Convention européenne des droits de l'homme, mais également dans la Constitution russe.

La pratique du pouvoir russe de rejet systématique de l'enregistrement de tout nouveau parti non autorisé au préalable par lui-même est largement connue et reconnue. Ce qui ne signifie pas qu'elle soit légale. La Cour suprême n'a, en principe, pas d'autre choix que de revenir sur sa décision préalable. Mais formellement, le Parti républicain peut être obligé à repasser toute la procédure d'enregistrement, ce qui prend du temps et de nouvelles incompatibilités avec la législation peuvent toujours être trouvées. Il suffit de le vouloir. Et la volonté semble bien présente en cette période pré-électorale particulièrement sensible.

mercredi 24 août 2011

Kasparov et l'opposition "non systémique" proposent une action coordonnée

Октябрьский марш

На дебатах решили готовить марш "Нет незаконным выборам"


A nouveau dans le centre Sakharov, le 23 août, se sont tenus des débats sur le thème: "Elections 2011: boycott ou participation?". Lors de ces débats, un comité de coordination pour une action commune lors de la période pré-électorale a été constitué, et qui a prévu d'organiser en octobre une manifestation sous le slogan "Non aux élections illégales". L'idée de lancer des élections alternatives libres a également été envisagée.

Ces débats ont réunis une grande partie de l'opposition "libre" russe et sont intervenus G. Kasparov (Solidarnost), E. Limonov (Drugaya Rossiya), B. Nemtsov (Solidarnost), S. Udaltsov (Levuy front, Mossovet), E. Tchirikova (V zachitu Khimkinskogo lessa), K. Kociakine (Levuy front) ainsi que d'autres représentants de l'opposition "non systémique", des représentants du Parti communiste et du Parti Iabloko.

Un grand nombre de partis et mouvements se sont joints au comité de coordination qui va regrouper: ROT-front, PARNAS, Drugaya Rossiya, Rodina - zdravyï smysl, PZRK - Rus, Volia, Partia dela, Velikaya Rossiya, Levuy front, Solidarnost, Za otvetsvennuiou vlast, Trudovaya Rossiya, etc.

Quand l'opposition sort de la cuisine, elle peut devenir efficace. La coordination des mouvements et des actions dans cette période pré-électorale semble une idée plus sérieuse - et plus efficace - sur le plan politique que l'éruption d'un mouvement artistico-politique nuisible dans son idée même à l'image de l'opposition politique en Russie. Celle-ci a en effet besoin de se positionner dans la pensée collective comme une force politique alternative et non comme une farce politique.

mardi 23 août 2011

Boris Nemtsov lance le mouvement "Nakh-Nakh" ou comment discréditer l'opposition russe

Sur le sujet, voir:
http://www.ej.ru/?a=note&id=11278
http://www.kommersant.ru/doc/1756750
http://www.pravda.ru/politics/parties/other/22-08-2011/1088735-nahnah-0/
http://www.mk.ru/politics/article/2011/08/22/616298-porosenok-quotnahnahquot-golosuet-protiv-vseh.html

Comme le pouvoir ne connaît que les modalités soviétiques de gouvernance, certains opposants se souviennent manifestement avec nostalgie de l'ambiance enfumée des cuisines, qu'ils remettent au goût du jour en les dépoussiérant légèrement.

Ainsi ce dimanche, Boris Nemtsov réunit ses "amis" (Viktor Chenderovitch, Dmitri Bykov,Olga Romanova, Evguénia Albats, Alexandre Rykline et autres) dans les "cuisines" du centre Sakharov pour artistiquement discuter de la situation politique en Russie dans cette période pré-électorale. Avec l'humour qui caractérise certains de ces personnages un nouveau mouvement est créé, notamment en réaction du refus d'enregistrer PARNAS, c'est le mouvement "Nakh-Nakh". L'appellation en elle-même est un jeu de mot. Il y a bien sûr le petit cochon du conte Les trois petits cochons qui s'appelait Nafnaf. En remplaçant le son "f" par la lettre russe "x", c'est-à-dire phonétiquement "kh", on passe du registre enfantin des contes à celui beaucoup moins poétique du mat (langage à la pointe de la vulgarité criminelle, très en vogue notamment dans les milieux artistiques afin de montrer plus facilement son non-conformisme). Bref, pour le sens, il s'agit des les envoyer se faire f....

Le projet est d'une simplicité enfantine, elle aussi: inciter les gens à rendre les bulletins de votes non valables. Soit en mettant un grand "X", soit en inscrivant "pour le parti des menteurs et des voleurs" (idée lancée déjà précédemment par le blogger Navalny), soit en inscrivant encore par exemple "contre tous". Les moyens ne sont pas limitatifs. Il s'agit également de lancer des annonces en ce sens via internet, d'en faire la propagande dans les bureaux de vote en allant voter, etc.

Comment interpréter ce "mouvement"?

Tout d'abord le but. Si les 7% sont atteints, cela montre l'existence de fait d'un parti d'opposition dont l'enregistrement n'a pas accordé. Toutefois, tous les bulletins non valables peuvent-ils être automatiquement attribués à ce mouvement? C'est peut-être un peu présomptueux. Si les 40% sont atteints, dans ce cas les élections peuvent être contestées. Mais soyons réalistes, déjà atteindre 7% serait un record! Il suffit de voir comment se sont déroulées les élections de Valentina Matvienko. Des revendications politiques, des manifestations... Ce qui n'a pas empêché Mme Matvienko d'être élue et la commission électorale de lui reconnaître un score digne des républiques bananières, sans que la justice n'y trouve rien à redire. Donc quel est le but??? Faire savoir que PARNAS avait légitimement le droit d'exister ou proposer une alternative politique à celle avancée par le pouvoir. Si c'est le premier cas, on reste effectivement dans le registre enfantin, si c'est le deuxième cas, rien de constructif n'est avancé.

Ensuite la nature du projet. Est-ce un projet politique ou un projet artistique? Comme on vient de le dire, la nature politique du projet est particulièrement limitée, c'est le retour au vote contre tous qui existait déjà. En revanche, ce peut être un projet artistique commercialement viable, comme il en existe plusieurs aujourd'hui dans le registre de la caricature poétique (par exemple "Grajdanine poet"). Dans ce cas, rien de nouveau non plus n'est avancé.

Enfin, les effets de ce projet. Dans la mesure où il est peu probable que le score atteint soit significatif - les experts l'estiment à 2-3% - les voix seront simplement redistribuées proportionnellent aux partis vainqueurs, donc essentiellement à Edinaya Rossiya. Cela permettra également d'enlever peut être quelques voix aux partis de l'opposition intégrée ou à Pravoe delo s'il passe la barrière. Donc l'effet direct est nul.

En revanche, l'existence même de ce mouvement pose certaines questions. Le projet PARNAS est-il fini? Son échec est-il ainsi ouvertement annoncé par certains mêmes de ses membres? Quoi qu'il en soit Boris Nemtsov a trouvé le meilleur moyen de déclarer sinon la force du pouvoir en place, du moins la faiblesse d'une certaine partie de l'opposition politique russe, son impasse intellectuelle. Car de facto il affirme que pour lutter contre le pouvoir en place ... il n'a rien trouvé.

Quelle que soit la réponse, c'est une démarche improductive sur le plan politique. Elle permet certes de se faire de la publicité, puisque déjà la création de ce mouvement a largement été commentée, mais il en faut plus - et il faut certainement autre chose - pour que cela fasse bouger les gens. Simplement vraiment s'intéresser à eux ... et moins à soi-même.

lundi 15 août 2011

Sergueï Mironov cherche à se positionner dans l'opposition russe

"Им нужно занимать жесткую оппозиционную позицию" http://www.kommersant.ru/doc/1752358

Spravedlivaya Rossiya doit devenir de l'opposition dure. Sergueï Mironov tente de conduire ses codisciples sur cette voie. Il est même recommandé de renforcer la coopération avec les figures les plus connues de l'opposition actuelle, comme Boris Nemtsov, Vladimir Ryjkov et Igor Yourguens. Dans un inteview, Vladimir Ryjkov,co-fondateur du parti PARNAS, commente avec certains doutes la position de Spravedlivaya Rossiya.

Tout d'abord, V. Ryjkov rappelle que ce parti n'a pas défini clairement son positionnement politique et n'a pas pris de décision commune, ce qui exclu, contrairement aux rumeurs dans ce sens, toute possibilité de négociation notamment avec le PARNAS. Il hésite toujours à entrer réellement dans l'opposition ou à continuer à conduire sa politique de semi-opposition et de semi-loyauté au Parti du pouvoir.

Il est nécessaire de faire dès à présent une remarque quant à cet article de Kommersant, en itallyque pour la forme. En effet, Yourguens n'est pas dans l'opposition, il ne l'est en tout cas pas plus que Medvedev dont fait fonction de boîte à idées. En ce qui concerne plus précisément Sravedlivaya Rossiya, la période est bien évidemment propice à des rapprochements, les élections parlementaires approchent et il y a des risques à ce que Spravedlivaya Rossiya ne puisse plus bénéficier à l'avenir de ressources "technologiques", comme elles sont appelées ici, que lui garantissait son allégence à Edinaya Rossiya. De fait, comme le souligne V. Ryjkov dans son interview, les intentions de vote sont tombées à 3-4% et ne cessent de baisser - ce qui correspond déjà, à notre avis, plus au niveau réel de ce parti artificiel . C'est pourquoi il lui semble nécessaire que Spravedlivaya Rossiya détermine précisément ses intentions politiques et son programme, afin de pouvoir bénéficier du soutien des électeurs. En ce sens, toujours selon Ryjkov, si Pravoe delo et Spravedlivaya Rossiya occupent ce terrain de l'opposition, ils peuvent attendre de bons résultats électoraux.

On ajoutera encore pour notre part que le positionnement de Spravedlivaya Rossiya dans l'opposition va sembler, de toute manière, douteux à l'opinion publique. Tout d'abord parce que ce sursaut de conscience intervient après la disgrâce de Mironov, ce qui démontrerait plus le côté personnel d'une revanche d'amour propre que d'une vision politique mûrie et constante. Ensuite, il sera difficile de convaincre les électeurs qu'un parti qui n'a jamais voté contre un projet de loi Edinaya Rossiya, qui a toujours voté positivement le budget, qui n'a jamais présenté de candidat aux présidentielles contre les dauphins du pouvoir va défendre les intérêts de ces mêmes électeurs, au risque d'entrer dans un conflit direct inéluctable avec ses anciens "supérieurs". Enfin, et si la stratégie d'Edinaya Rossiya changeait en cours de route, Mironov résisterait-il longtemps au chant des sirènes?

Bref, pour réellement s'intéresser au développement d'une opposition politique russe digne de ce nom et constructive, il n'est pas nécessaire de perdre du temps à regarder en ce sens, sauf à vouloir brouiller les cartes avant les prochaines échéances électorales.

lundi 4 juillet 2011

Kassianov va défendre PARNAS en justice

Михаил Касьянов обжалует в суде отказ Минюста регистрировать партию ПАРНАС


Après de nombreuses hésitations, et alors que le Président Medvedev se prononçant sur la question affirmait qu'il suffisait de corriger les quelques erreurs techniques pour représenter la demande d'enregistrement, M. Kassianov, un des responsables du parti politique PARNAS, va déposer un recours en justice devant les juridictions russes pour contester la validité de la décision de refus d'enregistrement du parti politique.

Samedi, lors de la conférence du parti, Kassianov s'est déclaré pour attaquer en justice, et poursuivre l'action devant toutes les instances possibles russes, la décision de refus d'enregistrement de PARNAS, puisque cette décision ne se fonde pas sur des arguments légaux.

B. Nemtsov et V. Ryjkov sont d'accord pour attaquer en justice cette décision qu'ils qualifient d'illégale, même s'ils ne croient pas en un résultat positif. Ryjkov déclarait à ce sujet: "Je le prend comme une formalité hygiénique, comme se laver les dents le matin. J'étais au début contre le recours, mais maintenant je suis d'accord avec le fait qu'il soit possible de le faire".

Il serait en effet plus que surprenant que la justice conteste la validité du refus d'enregistrer le parti politique, mais tous les instruments doivent être utilisés avant de critiquer le système. Ce qui permet en tout cas de faire gagner du temps aux uns et d'en faire perdre aux autres ...