Hier, suite au tir d'un missile américain HIMARS dans la région de Lougansk, six personnes sont mortes : trois journalistes et trois civils. Un autre journaliste a été gravement blessé, ainsi qu'un adolescent de 14 ans. Les HIMARS ne peuvent être utilisés sans l'aide des Etats-Unis. Revenons toujours donc à la même question, celle qui dérange et que beaucoup refusent de se poser : Trump ne veut pas réellement la paix ou ne contrôle-t-il pas la situation ? Dans tous les cas, l'intérêt de prendre autant de temps et de pincettes pour "négocier" avec quelqu'un qui ne peut pas ou ne veut pas résoudre un problème, soulève de nombreuses questions ...
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
mardi 25 mars 2025
lundi 3 avril 2023
L'assassinat de Vladlen Tatarsky : le silence coupable de l'Axe atlantiste
Manifestement, les hommes ne sont pas plus égaux dans la mort, qu'ils ne le sont dans la vie. Hier, Vladlen Tatarsky (Maxime Fomine), correspondant de guerre, est décédé dans un attentat à Saint-Pétersbourg. Pas un message de condoléances, pas une condamnation dans la classe politico-médiatique occidentale. Son tort : être mort en raison de ses convictions. Et elles sont inacceptables pour l'Axe atlantiste aujourd'hui : né en Ukraine, il soutient la Russie et le Donbass depuis 2014. Il ne peut exister.
vendredi 18 février 2022
Billet d'humeur (très mauvaise) : l'Ukraine se lance dans le combat sur tous les fronts
Les deux journalistes de TF1, dont le reportage donnant la parole aux habitants du Donbass et se voulant assez modéré, sont devenus des célébrités. La très "pro-démocratique" Ukraine les a listés dans la liste des terroristes à abattre, sur le site Mirotvorets, tristement célèbre pour les journalistes abattus qui y ont figurés. En attendant, les tirs d'artillerie sont de plus en plus intenses, Donetsk a été touché, les routes d'accès sous le feu, les écoliers retournent dans les abris, Volodine rappelle l'urgence d'agir et Peskov affirme que la situation pourrait s'enflammer. En général, l'on n'attend pas que le feu ait dévoré la maison pour appeler les pompiers.
lundi 7 décembre 2020
Globalisation : Les journalistes travaillant pour la Russie dans le viseur
Etre un journaliste russe semble être une profession difficile, non pas tant en raison de la profession, que de la nationalité. En Turquie le 3 décembre, deux journalistes russes de NTV se sont fait interpeller et risquent d'être accusés d'espionnage, ce qui rappelle leur traitement en Ukraine. Mais parfois, simplement collaborer avec des médias russes, dans la très démocratique UE, entraîne une responsabilité pénale. C'est ce qui se passe avec quatre journalistes russophones, interpellés également le 3 décembre en Lettonie, même si la Lettonie est habituée depuis plusieurs années à bloquer le travail et à faire pression sur les médias russes. Un Monde, une information, rien ne doit dépasser, le discours doit être formaté.
mercredi 24 avril 2019
Gaspar Glanz, Kirill Vyshinsky ou Oleg Sagane : du compromis à la compromission des organisations professionnelles
mercredi 30 mai 2018
Mort à Kiev du journaliste A. Babchenko: assassinat ou victime sacrificielle?
vendredi 18 mai 2018
Kirill Vyshinsky, rédacteur en chef de RIA Novosti Ukraine arrêté pour trahison en raison de ses obligations professionnelles
jeudi 22 mars 2018
Billet du jour: Cachez-moi ce Sloutski que je ne saurais voir!
mercredi 25 octobre 2017
Russie: L'agression de T. Felguengauer et le syndrome du journalisme français
mercredi 30 août 2017
Ukraine: Expulsion de deux journalistes espagnols dans l'indifférence générale
mercredi 20 juillet 2016
Le journaliste Pavel Cheremet victime d'un attentat à Kiev

vendredi 11 mars 2016
Open Russia, Vilnius: quand l'opposition russe fuit devant les journalistes
lundi 31 août 2015
Répressions: le prix de la nouvelle démocratie ukrainienne

vendredi 20 mars 2015
La Moldavie de plus en plus européenne

Après un long chemin controversé qui a conduit la Moldavie sur la voie de l'association avec l'UE, en même temps que la Géorgie et dans le modèle de l'Ukraine, ce petit pays de l'Est, qui affirme ainsi "être enfin rentré à la maison", fait preuve d'une grande servilité envers ses nouveaux maîtres, pardon, partenaires européens et se lance, à l'image de l'Ukraine, dans la restriction des médias en langue russe et l'interdiction de journalistes. Bref, la Moldavie a compris quelles sont les nouvelles valeurs européennes.
lundi 30 juin 2014
Ukraine: mort du 6e journaliste en 2014 et avenir de la liberté d'expression en Europe

vendredi 25 avril 2014
Journalisme: le prix du silence en Ukraine, le prix du sang
http://www.vesti.ru/videos?vid=594242

"Presse"
jeudi 10 avril 2014
Ukraine: journalistes russes s'abstenir
http://www.rg.ru/2014/04/08/osce-anons.html
- L'UE n'est pas un pays, donc on ne peut pas lui reprocher d'être non démocratique. C'est un organisme international, supra-national, pré-fédéral, on ne sait plus très bien ce que c'est, mais ce n'est pas un Etat. Elle n'est donc pas obligée d'être démocratique, elle est composée d'Etats démocratiques. Et leur légitimité démocratique semble automatiquement teinter l'UE de démocratisme. Un peu comme le linge dans la machine, les couleurs déteignent.
- Dmitry Kisselev n'est pas un journaliste mais un propagandiste, car il défend un point de vue différent de celui de ses confrères européens. Donc l'interdiction d'exercer son métier ne touchent pas le journalisme, il s'agit bien au contraire d'une saine protection contre la propagande, qui elle, on le sait bien, est interdite dans nos pays aux médias tant diversifiés.
jeudi 6 mars 2014
Russie, attention à la dérive sécuritaire
http://izvestia.ru/news/567031
jeudi 30 janvier 2014
Kiev: La liberté de la presse selon Catherine Ashton
http://vz.ru/news/2014/1/29/670239.html
http://www.echo.msk.ru/news/1248076-echo.html
http://tvrain.ru/articles/rossijskih_zhurnalistov_ne_pustili_na_brifing_eshton_v_kieve-361627/
lundi 11 novembre 2013
L'affaire du sénateur Korovnikov et la question de la limite de l'immunité parlementaire
http://lifenews.ru/#!news/122475
Choqués par cette attitude, des membres de la Douma et du Front populaire de Poutine veulent renforcer la protection des journalistes en cas d'agression lors de l'exercice de leur métier de la part des élus et fonctionnaires, afin de ne pas faire de l'immunité une impunité.
Cela est évidemment nécessaire, pourtant au minimum deux questions se posent.
La première concerne la logique de l'immunité. Celle-ci se divise, théoriquement en deux parties. Il existe d'une part l'irresponsabilité, qui est absolue et garantie à tout parlementaire de ne pouvoir être poursuivi, pendant et après son mandat, pour les actes pris dans le cadre de l'exercice de ses fonctions parlementaires et pour les opinions qu'il a pu émettre dans l'hémicycle. D'autre part, il y a l'inviolabilité qui permet de ne pas bloquer le travail d'un parlementaire par le lancement d'affaires pénales "sur commande". Dans ce dernier cas, un parlementaire ne peut être soumis à des mesures privatives de liberté pour les actes délictuels et criminels commis en dehors de l'exercice de ses fonctions, pour la durée de son mandat. ce qui n'empêche pas les mesures d'enquête. (voir le système français ici http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/immunite.asp).
Mais la limite est ici double. D'une part, l'attitude de ce sénateur doit donner lieu à une enquête, car l'inviolabilité n'empêche pas théoriquement la sanction pour les actes délictuels avérés. D'autre part, il s'agit ici d'un délit flagrant commis devant les caméras, ce qui réduit d'autant le champ de l'inviolabilité.
La seconde question concerne la morale politique, ou la moralisation de la vie politique, slogan que nous avons souvent entendu à une période en France. Un tel comportement est-il a priori acceptable au regard de l'éthique de la profession? Non. Les parlementaires doivent comprendre que s'ils sont élus par le peuple, ce ne sont pas de Elus. Ils servent l'Etat et la Nation. Or, le corps des représentants de la Nation a-t-il besoin d'individus qui les discréditent à ce point? C'est à en douter.
Les scandales à répétition qui touchent les parlementaires, au niveau fédéral ou local, démontrent l'urgence de la mise en oeuvre d'une politique de moralisation, pour que le discrédit ne touche pas l'institution représentative dans son ensemble et n'affaiblisse d'autant l'Etat.








