Hier, suite au tir d'un missile américain HIMARS dans la région de Lougansk, six personnes sont mortes : trois journalistes et trois civils. Un autre journaliste a été gravement blessé, ainsi qu'un adolescent de 14 ans. Les HIMARS ne peuvent être utilisés sans l'aide des Etats-Unis. Revenons toujours donc à la même question, celle qui dérange et que beaucoup refusent de se poser : Trump ne veut pas réellement la paix ou ne contrôle-t-il pas la situation ? Dans tous les cas, l'intérêt de prendre autant de temps et de pincettes pour "négocier" avec quelqu'un qui ne peut pas ou ne veut pas résoudre un problème, soulève de nombreuses questions ...
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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mardi 25 mars 2025
jeudi 16 mai 2024
Conflit en Ukraine : l'avancée de l'armée russe et le retour du mirage du processus de paix
Alors que l'armée russe avance et a repris l'initiative sur l'ensemble du front, les médias anglo-saxons regorgent de déclarations concernant un possible processus de paix autour du conflit en Ukraine. Cela n'a rien d'étonnant, la stratégie est toujours la même : réussir par un combat politique, ce que les armes ont échoué à réaliser. Pendant ce temps, les pays de l'Axe se mobilisent pour renforcer leur aide militaire à l'Ukraine.
vendredi 15 mai 2020
Donbass : visite de Kozac en Allemagne, donc c'est possible à l'époque du Covid ?
Dans le plus grand secret, le vice-président de l'Administration présidentielle russe, Dmitri Kozac, en charge du Donbass depuis le départ de Vladislav Surkov, alors que les frontières sont officiellement fermées parce que la "peste Covid" menace l'humanité d'extinction et qu'il est sous sanction de l'UE, s'est physiquement rendu en Allemagne pour discuter avec la Chancelière allemande de la situation dans le Donbass. Bref, l'extinction attendra et le numérique ne permet pas de discuter des questions vraiment importantes. Mais en ce qui concerne les fameux et éternels "progrès" qui doivent ouvrir la voie à de non moins éternelles "discussions constructives", généralement suivies (et précédées) de quelques bombardements ukrainiens, une certaine lassitude se fait sentir. Il semblerait que, ici comme ailleurs, le rapport de faiblesses ait remplacé le rapport de forces. Et la situation s'éternise, puisqu'il reste juste assez de force (et de volonté) pour qu'elle ne s'aggrave pas (trop), mais il en manque sérieusement pour qu'elle puisse être réglée. Au-delà des poussées maladives d'autoritarisme de par le monde, nous vivons une époque d'une extrême faiblesse. Ceci explique peut-être cela.
jeudi 14 avril 2016
Syrie: vers une victoire politique et militaire de Bachar el-Assad?

Le Président syrien, envers et malgré la communauté internationale, continue à défendre les intérêts de son pays. Ca marche et ça énerve. Non seulement, l'armée régulière syrienne est sur le point de reprendre Alep aux mains du groupe terroriste Al-Nusra, mais les élections législatives organisées hier ont provoqué l'engouement de la population et l'ire de la coalition américaine. Le mirage du "Gouvernement de transition", doux euphémisme pour une gouvernance étrangère, s'éloigne et le réarmement des "terroristes modérés" est à nouveau à l'ordre du jour occidental.
jeudi 31 mars 2016
Syrie, Irak: de quel côté fait-on la guerre?

Etrangement, la reprise de Palmyre par l'armée régulière syrienne avec l'appui aérien de l'aviation russe, n'a pas provoqué une vague de soulagement aux Etats Unis ni en Europe. Surprenant, le recul de l'ennemi numéro Un, l'état islamique, devrait faire de cette victoire stratégique non seulement une victoire syrienne, mais mondiale dans sa lutte contre le terrorisme. La surprise devient simplement désolation après l'interview d'Assad: la France, l'Angleterre d'autres pays ne luttent pas contre le terrorisme, ils le soutiennent.
vendredi 25 mars 2016
Kerry et Steinmeier à Moscou: quand la Russie dicte le calendrier

Le secrétaire d'état américain et le ministre allemand des affaires étrangères arrivent, en même temps à Moscou, pour rencontrer leur homologue russe et le Président V. Poutine. Pour autant, la presse reste plus qu'évasive sur la teneur de cette rencontre. Peut être parce que plus que la teneur, c'est justement le fait qui est important.
mardi 15 mars 2016
La Russie en Syrie: fin de l'opération militaire, déploiement du front diplomatique
Hier, à la surprise générale, le Président russe V. Poutine a annoncé la fin de l'opération militaire russe en Syrie. Certes, après en avoir discuté vec le Président syrien B. Assad et en avoir informé le Président américain Obama. Le fait que le retrait doive commencer le 15 mars, jours du début officiel des pourparlers avec l'opposition syrienne est un signal fort lancé à l'occident. Un signal de paix et de force tranquille. Mais la situation est-elle suffisamment stabilisée pour permettre un réel engagement du processus de paix? Si la mission militaire est sans aucun doute remplie, l'évaluation de la stabilité politique ne peut sa faire qu'en ayant connaissance du contenu des accords tripartites avec Obama et Assad. Donc voyons les faits.
vendredi 4 mars 2016
Ukraine, Syrie : guerres post-modernes?

Le conflit en Syrie et celui d'Ukraine présentent de certaines similitudes, surtout en ce qui concerne leur règlement politique. Par exemple, cette étrange tendance de vouloir organiser un "processus politique" et des "élections libres" alors que la guerre n'est pas finie.
Est-ce le signe des guerres modernes, de nouvelles guerres, dont la résolution ne passe plus par la victoire par les armes? Ou bien n'est-ce qu'une illusion?
mardi 2 février 2016
La Turquie bombarde les villages syrien dans le silence approbateur de l'Occident

Photo des tirs turcs
Alors que la Turquie ne conduit pas de combat contre l'état islamique, en Syrie ou ailleurs, mais est plutôt accusée de soutenir le terrorisme en favorisant le commerce et garantisant l'infrastructure, l'artillerie turque vient, hier 1er février, de bombarder des villages syriens, faisant des victimes dans la population civile. Pour autant, le silence, tant des chancelleries occidentales, que de la presse est assourdissant.
lundi 21 décembre 2015
Résolution Syrie à l'ONU: un cessez-le-feu qui ne met pas fin à la guerre mais à Assad
A l'unanimité, le Conseil de sécurité de l'ONU vient de prendre au sujet de la guerre en Syrie ce que la presse appelle déjà une résolution historique. Dès janvier, un cessez-le-feu complet, des négociations politiques, un nouveau gouvernement de coalition nationale. Ainsi, 4 ans et demi et 300 000 morts plus tard, serions-nous enfin parvenus à la paix?
A moins que l'état islamique ne soit qu'une vaste plaisanterie, il y a peu de chances.
dimanche 1 février 2015
Conflit en Ukraine: échec des pourparlers de paix à Minsk

Après plusieurs tentatives échouées, le groupe de contact sur la crise ukrainienne s'est à nouveau réuni samedi à Minsk pour tenter de trouver une solution politique et pacifique au conflit dans le Donbass. Ce fut un échec. Total cette fois-ci.
mardi 21 octobre 2014
L'attaque de Donetsk se précise

Alors que le cessez-le-feu est toujours en vigueur et que la plupart des publications reprennent comme un crédo qu'il est globalement respecté, une dizaine de personnes meurt chaque jour. Cela semblait devenir la norme, des tirs d'artillerie et quelques morts. On n'en parle même plus. Un cessez-le-feu, nous rappelle-t-on nécessite du temps pour être en vigueur. Soit. Mais il faut avant tout qu'il y ait une véritable volonté politique. Et l'évolution de la situation du côté de l'armée ukrainienne, quels que soient les organes en cause en font douter. L'attaque, hie,r de la ville de Donetsk au missile balistique Tochka-U en est la preuve.
mardi 19 août 2014
Le résultat de la guerre en Ukraine passe par celui des clans russes
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| Anatoly Chubais, à la tête de Rosnano |
Plusieurs guerres simultanées sont menées aujourd'hui autour du conflit ukrainien. En Ukraine elle-même, une guerre chaude et sanglante. On dirait presque entre les putschistes de Kiev contre les loyalistes du Donbass. En Occident, une guerre d'influence et de prise de contrôle des Etats Unis sur l'Europe, qui a tourné à l'avantage des Etats Unis. En générale, une guerre idéologique qui débouche sur une guerre économique et politique entre les Etats Unis, envoyant en tête de proue les Etats inféodés, et la Russie, cela sur fond de conflit ukrainien. Et comme la clé de toutes ces confrontations est la vision du monde qui en découle, l'imbroglio se défera, en grande partie, en fonction de la guerre politique que se mènent les clans russes.
D'une part se trouve le néolibéralisme triomphant, qui ne veut d'aucun conflit pouvant porter atteinte à ses bénéfices et se moque du chef, qu'il soit russe, américain ou chinois, l'importe peu, son mode de fonctionnement est mondialisé. Il fait de l'argent, il est conditionné pour cela. D'autre part, l'on trouve les libéraux classiques, qui fonctionnent dans un cadre étatique national et ont besoin d'un Etat souverain et fort. Ils comprennent que perdre ce cadre conduit à la destruction des repères identitaires de la population.
L'alternative est donc relativement simple: soit la Russie oppose sa souveraineté, rejette le cadre économique mondialisé et doit renforcer son indépendance économique, soit la Russie fait l'impasse sur sa souveraineté et accepte la domination économique étrangère qui se transformera en domination politique à très court terme.
Et tout cela sur fond de conflit ukrainien, qui sert de catalyseur.
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