Vous adorez la globalisation ? Pourquoi n'aimez-vous pas Chauprade et Peskova - la fille jet-setteuse du porte-parole du Kremlin ? Un monde sans frontières, où il n'y a que des gentils (d'où l'inutilité des frontières), c'est bien ça la globalisation. Car si elle n'est pas globale, elle n'est plus. Mais tout à coup, l'on se rappelle les peuples et les pays, les Etats et les intérêts stratégiques. Une globalisation ... pas si globale que ça donc. Juste pour les amis. Pas pour la Russie. Qui, au fait, elle, est souverainiste. Mais pas sa jeunesse dorée. Soyez donc les bienvenus au bal des hypocrites, il y a de la place pour tout le monde.
Je vous souhaite la bienvenue sur ce blog où nous allons tenter de décrypter l'actualité politique russe, donner la dimension de toute sa richesse et sa complexité. Sans clichés et sans partis pris. Sans vouloir plaire à tout le monde.
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mardi 26 février 2019
vendredi 26 octobre 2018
Prix Sakharov: Avec Sentsov, le Parlement européen célèbre la liberté du terrorisme
Sans que cela ne soit une grande surprise, le Parlement européen a remis le prix Sakharov à Oleg Sentsov, cinéaste ukrainien condamné pour terrorisme en Russie alors qu'il préparait des attentats en Crimée, opposant ainsi sa liberté individuelle à celle de la population de Crimée, droit que le Parlement européen vient de reconnaître. Je me demande quand les basques, les brigades rouges et tous les autres "activistes de la liberté" ayant utilisé la violence pour imposer leur volonté individuelle contre celle d'un peuple seront décorés ...
lundi 6 novembre 2017
Soros et l'Union européenne: un partenariat dont les médias ne parlent pas
L'Open Society de Soros, selon un rapport interne divulgué par DCLeaks, peut influencer environ un tiers des eurodéputés. No Borders et Migrants Welcome, LGBT comme politique publique prioritaire, globalisation et conditionnement psychologique à la "Tolérance" exclusive. Pourtant, parler de l'influence de Soros dans les structures européennes et dans les pays européens est considéré comme relevant au mieux du fantasme, au pire de la psychiatrie grâce à la très utile théorie du complot.
Un chat est un chat et l'influence de Soros en Europe est réelle, assumée ... et tue. Retour sur un élément expliquant largement la radicalisation de la politique européenne ces dernières années: la liste des députés européens favorables à Soros.
lundi 2 mai 2016
Arte censure un film russe d'opposition disant la vérité sur Browder

Le journaliste russe d'opposition, Andrei Nekrassov, vivant à l'étranger, a décidé, il y a trois ans, de commencer un film sur l'affaire Magnitsky, ce juriste de Hermitage capital (société de fonds d'investissement), société dirigée par B. Browder. La version qui, jusque-là, avait les faveurs médiatiques est que Magnitsky est mort car il a découvert des malversations faites par le pouvoir russe et a été tué en prison sans recevoir de soins. Cette version a servi de fondement à la mise en place de la première "Liste", regroupant les personnalités russes que l'Occident "ne peut fréquenter sans se salir".
C'est dans cet état d'esprit que A. Nekrassov a commencé son reportage, persuadé de l'intégrité de Browder. Mais il le termine en démontant totalement la version "officielle" occidentale, démontre l'impossibilité de la position de B. Browder sur le fond et, en fait, disculpe la Russie. Finalement, son documentaire, trois ans de travail, est interdit de projection au Parlement européen et Arte le déprogramme sine die.
jeudi 9 octobre 2014
Conchita Wurst, la Marianne de l'Union Européenne
Cela aurait aussi pu s'appeler: billet d'humeur faute d'humour...
Pour célébrer la tolérance sexuelle, le respect de la différence toujours sexuelle, le Parlement européen, qui ne semble manifestement pas être débordé ces temps-ci, a organisé un mini-concert de l'égérie de la tolérance, le visage européen du respect de la différence, le vainqueur de l'Eurovision - pour le coup dépoussiéré et érigé en émission hautement culturelle tout en étant moderne.
Bref, le mélange volontairement étrange et de mauvais goût qu'est Conchita Wurst est sur le devant de la scène européenne. Un véritable symbole de l'époque. Une époque qui pense qu'en mélangeant tout, un retour de la femme à barbe, on va provoquer la tolérance. En fait, on provoque tout court. Sans respect, ni tolérance. Comme si toutes les minorités sexuelles devaient s'identifier à ce personnage.
Tout simplement parce que l'on ne peut pas respecter la différence lorsqu'on la stigmatise. On ne peut pas non plus parler de tolérance lorsque l'on ne veut pas voir les différences naturelles. Parce que la tolérance ne s'arrête pas à la sexualité. En tout cas lorsque l'on a dépassé l'adolescence.
Et sur le plan sexuel, l'Europe semble très perturbée. Dans le même temps, l'on n'a pas le droit de dire "Madame LE président". Allez savoir pourquoi... la grammaire au service de la politique, du sexe, mais quelle position politique? Il n'y a donc pas de place pour le transexualisme en politique? C'est une chasse réservée au show-bizness? Et un député français, J. Aubert, qui pensait manifestement suivre l'exemple de Conchita Wurst, symbole de tolérance tout de même, s'est vu vertement agressé, verbalement rassurez-vous, par LA présidente de séance, qui y tient tellement. Et même condamné à perdre un quart de son salaire. Au nom du respect de la différence. Cette tolérance inévitable.
On y perd son latin à force de trop de tolérance. Conchita, la femme à barbe ou l'homme en tailleur, a le droit d'être comme tout le monde, alors que LA présidente de séance à l'Assemblée Nationale a le droit à la différence? Et pourquoi la tolérance ne touche que la sexualité? Pourquoi certaines différences sont stigmatisées et érigées en vertus quand d'autres sont déniées? Finalement qu'en est-il de la tolérance?
En fait, peu importe la tolérance et le respect. Peu importe la protection des minorités, sexuelles, féminines, fromagères ou autres. Nous ne sommes pas dans un monde "désidéologisé", mais un monde dont l'idéologie à le visage de Conchita Wurst. La quintescence de ce qui doit être, mais pas partout ... et pas pour tous ... juste ce qu'il faut, quand il faut, où il faut. Une idéologie pour l'autre. Non négociable, non discutable, Absolue. Mais pour l'autre. Dont les règles changent en permanence, pour être insaisissables.
jeudi 5 juillet 2012
Le financement des organes de la société civile, suite des débats
Voir: http://www.kommersant.ru/doc/1974311
Les débats sur l'adoption de la modification du statut juridique des organes de la société civile financés de l'étranger et ayant une activité politique continue, en dehors des murs de la Douma.
Les directeurs des organisations les plus importantes de la société civile se sont adressés aux députés en leur demandant de ne pas se dépêcher à adopter ces modifications. Elles auraient pour effet de destructurer la société civile, de porter une atteinte sérieuse à sa réputation mais également auraient des effets négatifs sur l'image de l'Etat russe à l'étranger.
Il est vrai que l'atteinte à la société civile peut être importante, surtout en raison du flou qui entoure la définition possible de l'activité politique de ces organisations, permettant ainsi au pouvoir une atteinte sélective.
Il faut toutefois rappeler que ce type de législation existe dans d'autres pays et il ne s'agit pas de la Corée du Nord. Qu'il ne s'agit pas d'interdire l'activité de ces organisations mais de permettre une plus grande transparence.
Tout ceci pourrait sembler donc finalement bien inofensif. Toutefois ... toutefois ... le tension entre le pouvoir et la société (pas uniquement civile), la pratique judiciaire et administrative demandent une analyse qui ne soit pas purement formelle. Et les risques existent pour toute une série d'organisations - qui n'ont rien de politiques - alors que celles qui ont réellement une activité politique pourront tranquilement continuer. Le projet a sérieusement besoin d'être travaillé.
On regrettera toutefois également la réaction de certains représentants de cette même société civile. Penser s'adresser au Parlement européen pour inclure dans la liste Magnitsky les députés Edinaya Rosiya qui défendent et adopteront le projet (certaines sources d'informations parlaient également d'une requête au Congrès américain en ce sens) a un relent détestable de guerre froide. Quel est le rapport entre la liste Magnitsky et la réglementation des ONG? Il s'agissait de sanctionner les personnes ayant pris part d'une manière ou d'une autre à la mort du juriste Magnitsky en détention, mais l'élargissement de cette liste à des problèmes qui n'y sont liés d'aucune manière en ferait un acte politique d'un autre temps ...
vendredi 25 novembre 2011
Poutine: la victoire d'Edinaya Rossiya est nécessaire pour sauver le pays
Или будет кризис
Путин объяснил фракции «Единой России», почему нельзя проигрывать http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2011/11/24_a_3847590.shtml
Путин объяснил фракции «Единой России», почему нельзя проигрывать http://www.gazeta.ru/politics/elections2011/2011/11/24_a_3847590.shtml
Lors de sa rencontre de jeudi avec la direction du parti Edinaya Rossiya, V. Poutine a déclaré que si Edinaya Rossiya n'obtient pas une majorité suffisante au Parlement, une crise sérieuse et similaire à ce qui se passe en ce moment en Europe attend la Russie. Il attend donc du Parti qu'il obtienne le nombre de mandats nécessaires.
En effet, pour V. Poutine, la Russie a pu sortir rapidement de la crise grâce à la majorité parlementaire, contrairement aux pays d'Europe où l'opposition parlementaire est trop forte.
La faiblesse de l'opposition russe a permis de limiter les discussions au sein de l'institution parlementaire, de prendre rapidement les décisions et d'adopter sans trop de discussions les textes nécessaires au prélable établis par le Gouvernement. Et cela n'a été possible que parce que le Parlement n'est contrôlé que par un seul Parti.
B. Gryzlov, président de la Douma, rappelle qu'ainsi il a été possible d'adopter 1608 textes de loi, soit 500 de plus que lors de la précédente législature. Ce qui n'aurait pas été possible dans une autre conjoncture politique.
La Russie a donc pu éviter de s'engager dans une économie spéculative, de prendre de mauvaises décisions ou simplement de ne pouvoir réagir à la situation, comme cela a été le cas en Europe, où les Etats vivent à crédit et non en fonction de leur revenu.
L'opposition critique évidemment cette position, rappelant que toutes les décisions ont été loin d'apporter un bénéfice pour le pays et qu'en Russie aussi l'économie est dans une large mesure spéculative. Ajoutant que si la dette publique a été baissée à 10% du PIB, elle est en train de remonter.
Ce discours est un dangereux mélange de populisme, d'autosatisfaction et de mauvaise foi.
Tout d'abord, la quantité des lois adoptées est loin de garantir leur qualité, il suffit pour cela de voir le nombre de modifications - et leur rythme - qui sont adoptées aux textes en vigueur.
Ensuite, la présence de l'opposition permet justement le débat, ce qui est l'essence d'une institution représentative comme le Parlement, à la différence de la logique gouvernementale. Si le Gouvernement doit effectivement représenter la politique du parti vaiqueur, le Parlement doit représenter la pluralité des courants politiques de la société afin de pouvoir réellement défendre ses intérêts. Ce qui n'est pas le cas en situation de monopole artificiel.
Enfin, la majorité parlementaire ne garantie pas de faire les bons choix politiques, elle permet simplement de les adopter plus facilement, quelle que soit la position du reste de la société. Ce qui dangereux à terme. La crise en Europe ne peut donc en aucun cas être attribuée à l'existence d'une opposition parlementaire. Etablir un lien entre la composition formelle du Parlement et la résolution de la crise est une absurdité totale.
lundi 20 juin 2011
La souveraineté des uns s'arrête où commence celle des autres
ЦИК не явился на "Предстоящие выборы"
Владимир Чуров не поехал в Европарламент
http://www.kommersant.ru/doc/1660023
Владимир Чуров не поехал в Европарламент
http://www.kommersant.ru/doc/1660023
Le 14 juin 2011, le Parlement européen a organisé des débats sur le thème des élections en Russie. Le Président de la commission centrale électorale, Vladimir Tchurov, dans la lettre présentée au Parlement par le représentant de la Fédération de Russie, a souligné son impossibilité à participer à des débats politiques sur ce thème au regard de sa position officielle et a proposé que des experts affiliés à la commission soient invités à sa place. La lettre précise que la commission centrale électorale ne peut organiser ou participer à des débats politiques, surtout quand ces débats sont organisés par des organisations internationales dont la Russie n'est pas membre.
Les organisateurs ont déploré cette absence, puisqu'ils voulaient organiser des débats équilibrés, donner la parole à toutes les parties.
On rappellera que ces débats interviennent après que le Parlement européen ait déjà pris, le 9 juin, une résolution soulignant leur désaccord avec les mesures restrictives concernant l'enregistrement des partis politiques d'opposition en Russie.
Que les partis politiques russes soient muselés, peu de personnes vous diront le contraires. Que les élections se déroulent sous une pression forte du pouvoir, cela est chose reconnue. Mais la question qui se pose est de savoir ce que le Parlement européen vient faire dans ces problèmes, somme toute, intérieurs.
Le Parlement européen a-t-il la légitimité nécessaire, faute d'en avoir les bases légales, pour influer sur la législation et la pratique russe en matière électorale? Des doutes persistent.
Quel poids, dans la politique intérieure russe, aura cette résolution et ces débats quand de toute manière la Russie a les mains libres sur le plan des échanges économiques?
Les élections sont une question de souveraineté intérieure, dans laquelle les organisations internationales et les pays étrangers ne peuvent être qu'observateurs. Si leurs paroles se durcissent, si ces acteurs décident d'entrer dans une logique de conflit ouvert et non plus simplement d'influence indirecte, ce qui en l'occurence est largement fondé, ces paroles doivent alors être suivies d'effets concrets.
C'est leur crédibilité qui est en jeu. Maintenant l'opposition russe est dans l'attente ... et montre les signes d'une certaine déception.
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